S'il y a bien une chose que je n'avais plus fait depuis des années, c'est une nuit blanche. Une vraie. Avec la véritable incapacité de trouver le sommeil en rentrant chez moi aux petites heures de la matinée, le soleil pointant déjà son nez à l'horizon.
Mais quel bonheur que de s'être laisser un peu aller à la folie d'une des nuits qui aura sans doute été l'une des plus chaudes de l'été !
Le trottoir du Belgica était bien peuplé, mais pas bondé comme il peut l'être certaines fois. L'ambiance cependant, était bien au rendez-vous. Et les mini bars respectifs postés devant les portes des autres établissements gays de la rue pour vendre les mojitos à prix fort ont fini par avoir raison de ma sobriété habituelle !
Patrick m'avait offert un Martini-Ka, et Sébastien insistait pour que je Mojitote avec lui... Truc de fou. Surtout pour moi qui ne bois jamais ce type de rafraichissements.
La tête a tourné, mais jamais rien de catastrophique.
Juste cette impression de légèreté et la sensation que soudainement, tous les garçons deviennent beaux. Avec bien sur, le besoin compulsif d'aller leur dire ! Ah ah.
Cela dit, la technique franche et directe a ses adeptes et ses aficionados. Et le plaisir de voir se dessiner un large sourire sur le visage d'un monsieur qu'on trouvait bien plaisant une heure auparavant sans oser l'approcher, a des vertus magiques dignes de celles que trouve Mickey dans "L'apprenti sorcier".
Et j'ai du côté de l'Allemagne à présent, quelques portes qui me sont chaleureusement ouvertes si je prévois un city trip un de ces quatre.
Contact international ! Qui l'eût cru ?
Discussions animées sur le potentiel d'untel ou d'untel autre.
Fou-rire et grandes vérités, pour refaire le monde dans la moiteur de ces inespérés 32°C ne descendant pas.
Fin de nuit dans un chez Maman vide, toujours à cause des 32°C.
Et l'envie de recommencer ce soir ! Même si le corps est un tout petit peu meurtri.
Les sourires en valent trop la peine...
On s'y retrouve ?
Saturday, July 10, 2010
Friday, April 09, 2010
Anniversaire.
9 avril 2010.
Ambiance étrange. Réveil à 11h45, gorge gonflée. Sinus congestionnés et cernes marquant profondément le visage. Juste envie de rester dans mon lit et de me réveiller quand mon corps sera en forme et ma tête allégée de tout questionnement existentiel.
Mais mes yeux s'ouvrent et mon esprit commence à cogiter 100 000 choses. C'est parti.
Et déjà cinq, six messages sms affichés sur l'écran de mon téléphone. Les amis ont pensé à moi avant même que ma journée ne démarre.
Je me sens paumé. ( Dieu que je le dis, ça, depuis quelques temps ! )
Perdu au début de ce premier jour d'une nouvelle année de vie. 31 ans. Tant d'envies, l'an dernier à la même heure. Si peu aujourd'hui.
Perte de vitesse dans la tête, au cours d'une année où les multiples voyages ont pourtant fait ressembler les semaines presque à des secondes.
Qui suis-je ?
Et pourquoi toutes ces craintes ?
Aucune envie de célébrer quoi que ce soit.
En route pour le boulot. Ça m'évitera de penser à moi...
Ambiance étrange. Réveil à 11h45, gorge gonflée. Sinus congestionnés et cernes marquant profondément le visage. Juste envie de rester dans mon lit et de me réveiller quand mon corps sera en forme et ma tête allégée de tout questionnement existentiel.
Mais mes yeux s'ouvrent et mon esprit commence à cogiter 100 000 choses. C'est parti.
Et déjà cinq, six messages sms affichés sur l'écran de mon téléphone. Les amis ont pensé à moi avant même que ma journée ne démarre.
Je me sens paumé. ( Dieu que je le dis, ça, depuis quelques temps ! )
Perdu au début de ce premier jour d'une nouvelle année de vie. 31 ans. Tant d'envies, l'an dernier à la même heure. Si peu aujourd'hui.
Perte de vitesse dans la tête, au cours d'une année où les multiples voyages ont pourtant fait ressembler les semaines presque à des secondes.
Qui suis-je ?
Et pourquoi toutes ces craintes ?
Aucune envie de célébrer quoi que ce soit.
En route pour le boulot. Ça m'évitera de penser à moi...
Thursday, April 08, 2010
...and downs...
Je le savais.
Je le sais. Pertinemment.
On me l'a dit. Tellement de fois.
Avant que je ne prenne ma direction professionnelle.
Au cours de ma formation de comédien au Conservatoire.
On me le répétait et me le répétait encore.
Et malgré cela, le retour au rien est la chose la plus difficile à vivre dans mon métier.
L'obligatoire non-passionné. Les projets que l'on accepte parce qu'ils noircissent quelques cases sur les cartes de chômage et couvrent une période d'inactivité non souhaitée dans notre saison, plutôt que parce qu'ils nous passionnent...
Ces projets sur lesquels on redevient le stagiaire, le gars assis dans le noir derrière un pendrillon, devant lequel on passe sans le saluer parce qu'on oublie qu'il s'y trouve. Dans son espace un peu inconfortable et pas tout à fait défini. Entre une chaise sur laquelle il ne peut pas vraiment s'asseoir parce qu'elle est accessoire de scène et un plateau tournant dont il actionne le moteur électrique.
Le garçon de 30 ans qui attend.
Que le service de travail de 14h commence, parce qu'il est toujours l'un des seuls à être là 25 minutes à l'avance. Seulement, dans le meilleur des cas ce n'est pas avant 15h30, tant il y a toujours d'autres choses prioritaires à terminer, qu'on avait oubliées la veille.
Que les comédiens se préparent, finissent leurs conversations de loges et descendent sur le plateau.
Que le spectacle avance, pour pouvoir marquer ses repères de façon efficace.
Mais le temps est long et le reste.
Et de son petit poste, qui est-il pour penser cela ?
La lumière froide des néons de service lui donne l'impression de devenir gris à l'intérieur. Il travaille dans un environnement qui ne lui est pas familier avec des gens qui ne le connaissent pas vraiment et ne savent donc pas bien que lorsqu'il est sur une scène, d'habitude, ce n'est pas "ça" qu'il fait.
Je le sais. Pertinemment.
On me l'a dit. Tellement de fois.
Avant que je ne prenne ma direction professionnelle.
Au cours de ma formation de comédien au Conservatoire.
On me le répétait et me le répétait encore.
Et malgré cela, le retour au rien est la chose la plus difficile à vivre dans mon métier.
L'obligatoire non-passionné. Les projets que l'on accepte parce qu'ils noircissent quelques cases sur les cartes de chômage et couvrent une période d'inactivité non souhaitée dans notre saison, plutôt que parce qu'ils nous passionnent...
Ces projets sur lesquels on redevient le stagiaire, le gars assis dans le noir derrière un pendrillon, devant lequel on passe sans le saluer parce qu'on oublie qu'il s'y trouve. Dans son espace un peu inconfortable et pas tout à fait défini. Entre une chaise sur laquelle il ne peut pas vraiment s'asseoir parce qu'elle est accessoire de scène et un plateau tournant dont il actionne le moteur électrique.
Le garçon de 30 ans qui attend.
Que le service de travail de 14h commence, parce qu'il est toujours l'un des seuls à être là 25 minutes à l'avance. Seulement, dans le meilleur des cas ce n'est pas avant 15h30, tant il y a toujours d'autres choses prioritaires à terminer, qu'on avait oubliées la veille.
Que les comédiens se préparent, finissent leurs conversations de loges et descendent sur le plateau.
Que le spectacle avance, pour pouvoir marquer ses repères de façon efficace.
Mais le temps est long et le reste.
Et de son petit poste, qui est-il pour penser cela ?
La lumière froide des néons de service lui donne l'impression de devenir gris à l'intérieur. Il travaille dans un environnement qui ne lui est pas familier avec des gens qui ne le connaissent pas vraiment et ne savent donc pas bien que lorsqu'il est sur une scène, d'habitude, ce n'est pas "ça" qu'il fait.
Tuesday, April 06, 2010
Faire du théâtre intelligent.
Ça tient à fort peu de choses, en fait. Un lieu. Une ambiance de travail. Un certain type d'écriture. Et on fait soudain du théâtre intelligent. Pas de recherche de l'efficace. On essaie juste de s'en tenir à la sincérité. C'est cette gymnastique-là qui devient discipline principale. Pas de souci de démonstration. Seuls les mots sont là, l'artifice n'a pas d'intérêt.
Et ça semble évident. Finalement beaucoup moins intellectuel qu'on a tendance à en donner l'image. La simplicité du récit suffit.
On exalte un peu moins les sentiments, on triche toujours mais plus de la même façon. Et bien qu'on ne passe pas énormément plus de temps en réflexion psychologique que sur d'autres projets, le résultat est diamétralement différent de celui d'un autre format de théâtre dans lequel j'ai depuis longtemps trouvé mes repères.
Autre expérience. Autre moment. On fait du théâtre intelligent.
En prenant peut-être un peu trop de temps sur certaines indications, mais je ne sais pas si j'aime plus ou moins pour autant...
C'est différent. Les respirations, l'énergie.
ais c'est plutôt stimulant de redécouvrir complètement, de temps en temps.
Et ça semble évident. Finalement beaucoup moins intellectuel qu'on a tendance à en donner l'image. La simplicité du récit suffit.
On exalte un peu moins les sentiments, on triche toujours mais plus de la même façon. Et bien qu'on ne passe pas énormément plus de temps en réflexion psychologique que sur d'autres projets, le résultat est diamétralement différent de celui d'un autre format de théâtre dans lequel j'ai depuis longtemps trouvé mes repères.
Autre expérience. Autre moment. On fait du théâtre intelligent.
En prenant peut-être un peu trop de temps sur certaines indications, mais je ne sais pas si j'aime plus ou moins pour autant...
C'est différent. Les respirations, l'énergie.
ais c'est plutôt stimulant de redécouvrir complètement, de temps en temps.
Sunday, April 04, 2010
Un certain âge...
Tu crois qu'à partir d'un certain âge, les gens sentent que ce n'est plus la peine de s'aimer avec la même force qu'au début de leur relation ?
Que la notion de doute qui rend tout si fragile et précieux, parce qu'instable, n'a plus aucun espoir de subsister ?
Que tout est convenu définitivement ?
Que rien ne changera plus ?
Et que du coup, on peut se permettre de ne plus faire autant attention à la façon dont on s'adresse à l'autre ?
Que la notion de doute qui rend tout si fragile et précieux, parce qu'instable, n'a plus aucun espoir de subsister ?
Que tout est convenu définitivement ?
Que rien ne changera plus ?
Et que du coup, on peut se permettre de ne plus faire autant attention à la façon dont on s'adresse à l'autre ?
Monday, March 22, 2010
Plus rien ne sert de courir...
Quand ce que vous faites de vos journées vous semble superflu.
Quand ce que vous êtes vous parait dénué d'intérêt.
Quand personne ne semble percevoir votre détresse parce que vous êtes passé maitre dans l'art de la cacher pour ne pas vous faire peur à vous-même et parce qu'il faut garder une image de personne forte face à l'adversité.
Quand votre sang semble se transformer en solution effervescente.
Quand vous avez presque tout le temps envie de hurler.
Quand vous savez pertinemment que vous êtes en train de devenir fou à l'intérieur et que les autres vous persuadent du contraire pour vous rassurer.
Quand votre apparence n'a plus aucune importance.
Quand votre corps vous dégoûte.
Quand votre sexualité ne vous intéresse plus.
Quand le système tout entier vous parait obsolète.
Quand vous aimer est impossible.
Quand votre coeur s'assèche plus vite que ne le fait votre peau.
Quand votre estime de vous n'évolue pas.
Quand vous avez cette pression constante au niveau des poumons.
Quand votre métier ne vous apporte plus rien.
Quand votre tristesse ne se calme pas.
Alors plus rien ne sert de courir...
Quand ce que vous êtes vous parait dénué d'intérêt.
Quand personne ne semble percevoir votre détresse parce que vous êtes passé maitre dans l'art de la cacher pour ne pas vous faire peur à vous-même et parce qu'il faut garder une image de personne forte face à l'adversité.
Quand votre sang semble se transformer en solution effervescente.
Quand vous avez presque tout le temps envie de hurler.
Quand vous savez pertinemment que vous êtes en train de devenir fou à l'intérieur et que les autres vous persuadent du contraire pour vous rassurer.
Quand votre apparence n'a plus aucune importance.
Quand votre corps vous dégoûte.
Quand votre sexualité ne vous intéresse plus.
Quand le système tout entier vous parait obsolète.
Quand vous aimer est impossible.
Quand votre coeur s'assèche plus vite que ne le fait votre peau.
Quand votre estime de vous n'évolue pas.
Quand vous avez cette pression constante au niveau des poumons.
Quand votre métier ne vous apporte plus rien.
Quand votre tristesse ne se calme pas.
Alors plus rien ne sert de courir...
Friday, March 19, 2010
Et si...
Fatigue...
Remise en question de beaucoup de choses.
Soirs où l'on rentre chez soi et où, bien que tout ait été plutôt bien durant la journée, l'esprit ne s'arrête pas de tourner. De se poser en juge du trajet que l'on a accompli jusqu'à aujourd'hui.
Comment ?
Pourquoi ?
A quoi bon ?
Et soudain le doute envahit tout le corps. Tant sur l'apparence, sur le talent ou le plaisir, que sur le rapport à soi-même.
Parfois, certaines phrases résonnent en nous comme des alertes. Comme des signes.
De l'inutilité d'une activité. De l'absence de sens à donner à ce que l'on fait avec foi depuis si longtemps. Prendre du recul est-ce la solution ?
L'impression de tourner en rond. De ne pas savoir ce qui est réellement bon pour moi. De perdre pied dans ce que je crois être une passion mais qui ne me fait toujours pas vivre correctement après 10 ans de pratique.
Et si tout ça n'était qu'une illusion ? S'il était temps de faire complètement autre chose de ma vie ? Quitte à revenir dans 20 ans, si d'une passion bien réelle il s'agissait finalement...
Remise en question de beaucoup de choses.
Soirs où l'on rentre chez soi et où, bien que tout ait été plutôt bien durant la journée, l'esprit ne s'arrête pas de tourner. De se poser en juge du trajet que l'on a accompli jusqu'à aujourd'hui.
Comment ?
Pourquoi ?
A quoi bon ?
Et soudain le doute envahit tout le corps. Tant sur l'apparence, sur le talent ou le plaisir, que sur le rapport à soi-même.
Parfois, certaines phrases résonnent en nous comme des alertes. Comme des signes.
De l'inutilité d'une activité. De l'absence de sens à donner à ce que l'on fait avec foi depuis si longtemps. Prendre du recul est-ce la solution ?
L'impression de tourner en rond. De ne pas savoir ce qui est réellement bon pour moi. De perdre pied dans ce que je crois être une passion mais qui ne me fait toujours pas vivre correctement après 10 ans de pratique.
Et si tout ça n'était qu'une illusion ? S'il était temps de faire complètement autre chose de ma vie ? Quitte à revenir dans 20 ans, si d'une passion bien réelle il s'agissait finalement...
Saturday, November 14, 2009
L'arrivée à Shanghai !
07h55 et je transpirais à grosses gouttes.
N’ayant trouvé personne de disponible pour me droper en voiture à l’aéroport ce matin-là, je suis assis dans l’ Airport Express, le shuttle qui assure la liaison avec Zaventem tous les quarts d’heure.
Bien entendu, j’avais raté le tramway qui devait m’emmener à la gare du midi, car à ces heures matinales - un weekend qui plus est - les transports en commun non contents d’être en retard le reste du temps, sont au contraire à l’avance, ce qui n’arrange personne. Coup de chaleur donc sur le quai de la station Bourse, en compagnie de l’ivrogne endormi dans son vomi et de son ami le sdf parlant très fort et cherchant à tout prix un contact avec les trois personnes sobres présentes… Mais passons les considérations sur la condition sociale et le rapport à autrui, totalement obsolètes en l’instant. L’attente m’a semblé interminable, d’autant que je me rendais compte que mes prévisions vestimentaires étaient inutiles. Chemise manches longues et pull en laine, quelle mauvaise idée. J’étais en nage. Tout collant. Et j’avais juste peur de me choper une crève avec les différences chaud/froid et les courants d’air.
Petit stress donc, mais arrivé de justesse au guichet, j’avais pu acheter mon billet et me voilà assis, valises entre les jambes, sur les beaux sièges en skaï de la seconde classe SNCB.
J’arrive à l’aéroport bien trop tôt, mais l’avantage de cette propension à toujours être en avance c’est qu’elle me permet de profiter au mieux des situations dans lesquelles je me trouve. Je suis donc le premier à enregistrer mes bagages pour les deux vols Finnair que vais effectuer puisqu’il n’y a que le guichet « Premium Class » qui est ouvert, mais que j’ai le culot de m’y présenter avec mon E-ticket Economy, malgré tout. J’ai deux heures et demie à tuer avant le premier décollage. Je vais prendre un petit déjeuner trop cher au salon d’observation des pistes, puis je flâne un peu dans les duty free shops pas encore tous ouverts, vu l’heure matinale.
Le voyage avec Finnair fût sans grande surprise niveau service, mais tout à fait agréable.
Escale à Helsinki où il neige fort, au point qu’on ne distingue la piste que quelques secondes seulement avant de s’y poser. Impressionnant. Pendant les deux heures d’attente, je repère un bagage abandonné dans les toilettes. ( Très chouette ! Je préviens la sécurité qui vient de suite le fouiller. ) Petite balade dans les boutiques dédiées aux personnages de la série des Moomins et l’on appelle déjà les passagers pour le départ vers Shanghai…
L’avion n’est pas vraiment rempli. Le bonheur pour un long courrier ! Je me dis que je vais pouvoir étendre les jambes, vu qu’il n’y a personne sur les deux sièges à côté de moi.
Mais c’est sans compter sur le message du commandant de bord, quelques secondes après que le sourire se soit dessiné sur mon visage… « - En raison des fortes tempêtes de neige sur la ville chinoise, les atterrissages à Pekin sont annulés jusqu’à nouvel ordre. Aussi, allons-nous optimiser l’espace disponible dans cet appareil afin de permettre à un maximum de voyageurs d’arriver en Chine malgré tout. » Youppie ! D’autant que pendant cette petite annonce, je vois venir se placer de l’autre côté du couloir où je me trouve, le SEUL chinois toussant, crachant et éternuant à grand fracas sous son masque de protection médical. Super, en ces temps de psychose de contamination H1N1 ! Je vais passer 9 heures la tête tournée dans la direction opposée, et sous ma couverture.
Seulement, lorsque le vieil ébéniste finlandais en pull synthétique qui s’avérait être mon nouveau compagnon de voyage vint s’asseoir et retira immédiatement ses chaussures, laissant découvrir au reste de la cabine le pouvoir aromathérapique rare des chaussettes confectionnées justement dans la même matière que son pull, je compris toute la contre signification du mot « chance ». Surtout que la première judicieuse idée de celui que j’appellerai pour le coup Lilleroy, fut de poser ses humides extrémités sur mon sac de voyage. Je ne vous raconte pas la tête de Mickey imprimé dessus… Le pauvre !
Après avoir rapidement dîné d’une goulash de bœuf en portion miniature, j’ai avalé un Zolpidem et me suis assoupi, persuadé que je ne me réveillerais qu’un peu avant l’atterrissage. Que nenni ! Ma mécanique biologique improbable m’a rappelé à l’ordre du réveil 4 heures avant cela ! J’ai donc patienté, yeux grands ouverts dans une cabine où tout le monde dormait, qu’on nous serve le petit déjeuner, deux heures après. Une fois l’omelette terminée, j’ai relevé mon dossier et l’avion a terminé sa descente dans l’énorme couche nuageuse surplombant la ville. Passage au contrôle médical, puis à la très sérieuse douane chinoise et après récupération de mes bagages, retrouvailles avec Edwin…
Le temps semblait plaisant. Et bien que mon dos était un peu meurtri, j’étais tout excité d’être à l’autre côté de la planète. Prêt à découvrir Shanghai.
N’ayant trouvé personne de disponible pour me droper en voiture à l’aéroport ce matin-là, je suis assis dans l’ Airport Express, le shuttle qui assure la liaison avec Zaventem tous les quarts d’heure.
Bien entendu, j’avais raté le tramway qui devait m’emmener à la gare du midi, car à ces heures matinales - un weekend qui plus est - les transports en commun non contents d’être en retard le reste du temps, sont au contraire à l’avance, ce qui n’arrange personne. Coup de chaleur donc sur le quai de la station Bourse, en compagnie de l’ivrogne endormi dans son vomi et de son ami le sdf parlant très fort et cherchant à tout prix un contact avec les trois personnes sobres présentes… Mais passons les considérations sur la condition sociale et le rapport à autrui, totalement obsolètes en l’instant. L’attente m’a semblé interminable, d’autant que je me rendais compte que mes prévisions vestimentaires étaient inutiles. Chemise manches longues et pull en laine, quelle mauvaise idée. J’étais en nage. Tout collant. Et j’avais juste peur de me choper une crève avec les différences chaud/froid et les courants d’air.
Petit stress donc, mais arrivé de justesse au guichet, j’avais pu acheter mon billet et me voilà assis, valises entre les jambes, sur les beaux sièges en skaï de la seconde classe SNCB.
J’arrive à l’aéroport bien trop tôt, mais l’avantage de cette propension à toujours être en avance c’est qu’elle me permet de profiter au mieux des situations dans lesquelles je me trouve. Je suis donc le premier à enregistrer mes bagages pour les deux vols Finnair que vais effectuer puisqu’il n’y a que le guichet « Premium Class » qui est ouvert, mais que j’ai le culot de m’y présenter avec mon E-ticket Economy, malgré tout. J’ai deux heures et demie à tuer avant le premier décollage. Je vais prendre un petit déjeuner trop cher au salon d’observation des pistes, puis je flâne un peu dans les duty free shops pas encore tous ouverts, vu l’heure matinale.
Le voyage avec Finnair fût sans grande surprise niveau service, mais tout à fait agréable.
Escale à Helsinki où il neige fort, au point qu’on ne distingue la piste que quelques secondes seulement avant de s’y poser. Impressionnant. Pendant les deux heures d’attente, je repère un bagage abandonné dans les toilettes. ( Très chouette ! Je préviens la sécurité qui vient de suite le fouiller. ) Petite balade dans les boutiques dédiées aux personnages de la série des Moomins et l’on appelle déjà les passagers pour le départ vers Shanghai…
L’avion n’est pas vraiment rempli. Le bonheur pour un long courrier ! Je me dis que je vais pouvoir étendre les jambes, vu qu’il n’y a personne sur les deux sièges à côté de moi.
Mais c’est sans compter sur le message du commandant de bord, quelques secondes après que le sourire se soit dessiné sur mon visage… « - En raison des fortes tempêtes de neige sur la ville chinoise, les atterrissages à Pekin sont annulés jusqu’à nouvel ordre. Aussi, allons-nous optimiser l’espace disponible dans cet appareil afin de permettre à un maximum de voyageurs d’arriver en Chine malgré tout. » Youppie ! D’autant que pendant cette petite annonce, je vois venir se placer de l’autre côté du couloir où je me trouve, le SEUL chinois toussant, crachant et éternuant à grand fracas sous son masque de protection médical. Super, en ces temps de psychose de contamination H1N1 ! Je vais passer 9 heures la tête tournée dans la direction opposée, et sous ma couverture.
Seulement, lorsque le vieil ébéniste finlandais en pull synthétique qui s’avérait être mon nouveau compagnon de voyage vint s’asseoir et retira immédiatement ses chaussures, laissant découvrir au reste de la cabine le pouvoir aromathérapique rare des chaussettes confectionnées justement dans la même matière que son pull, je compris toute la contre signification du mot « chance ». Surtout que la première judicieuse idée de celui que j’appellerai pour le coup Lilleroy, fut de poser ses humides extrémités sur mon sac de voyage. Je ne vous raconte pas la tête de Mickey imprimé dessus… Le pauvre !
Après avoir rapidement dîné d’une goulash de bœuf en portion miniature, j’ai avalé un Zolpidem et me suis assoupi, persuadé que je ne me réveillerais qu’un peu avant l’atterrissage. Que nenni ! Ma mécanique biologique improbable m’a rappelé à l’ordre du réveil 4 heures avant cela ! J’ai donc patienté, yeux grands ouverts dans une cabine où tout le monde dormait, qu’on nous serve le petit déjeuner, deux heures après. Une fois l’omelette terminée, j’ai relevé mon dossier et l’avion a terminé sa descente dans l’énorme couche nuageuse surplombant la ville. Passage au contrôle médical, puis à la très sérieuse douane chinoise et après récupération de mes bagages, retrouvailles avec Edwin…
Le temps semblait plaisant. Et bien que mon dos était un peu meurtri, j’étais tout excité d’être à l’autre côté de la planète. Prêt à découvrir Shanghai.
Friday, November 13, 2009
Faux positif.
Evidemment, j'aurais du me douter que le lendemain matin, je n'aurais pas les informations dont j'avais tant besoin pour pouvoir sortir la tête de mon trou noir... Seulement, l'espoir fait vivre !
Je me suis présenté à 09h au cabinet du médecin à nouveau pour rien. Pas de courrier, ni personne joignable par téléphone au laboratoire. J'ai du commencer à blêmir, parce que mon toubib m'a dit qu'il me téléphonerait à coup sur dans la journée. Que c'était un coup de malchance du au fait que mes analyses étaient justement parties au laboratoire la semaine du 11 novembre, et que le jour férié avait du retarder le délai d'annonce des résultats. Je lui ai expliqué que j'avais canalisé mon appréhension toute une semaine et que la nuit que je venais de passer avait été la pire de toutes. Se préparer à faire face à la réponse que peut amener ce test est très fatiguant psychologiquement. Et je m'étais convaincu que j'aurais ma réponse la veille. Aussi, le délai d'attente supplémentaire avait-il été tout simplement insupportable. Impossible de dormir. Car bien entendu, j'imaginais le pire.
Mais en l'heure, la seule réponse que je recevais était qu'à présent, dans l'archive informatique du laboratoire, mon résultat était noté négatif mais que ça ne voulait encore rien dire. Du coup, on ne pouvait rien me confirmer ! D'autant qu'à nouveau mes échantillons sanguins avaient été renvoyés pour analyse ? J'ai donc encore patienté jusqu'à 14h. Et lorsque j'ai reçu un sms me demandant de passer à la consultation de 17h, j'ai enfin pu me faire à l'idée que tout allait se conclure. Comment, je ne le savais pas, mais au moins on toucherait à la fin de deux semaines de tourment.
J'ai fait ce qu'on appelle un Faux Positif.
Tout rentre dans l'ordre, mais j'ai perdu 4 kg, et accumulé un retard de sommeil assez conséquent. Mais je respire autrement aujourd'hui et je peux partir en Chine le coeur tranquille.
Je ne souhaite cette attente à personne.
Un Faux positif ? Qu'est-ce que c'est ?
Le dépistage du VIH emploie la méthode ELISA°, qui utilise la réaction anticorps-antigène pour détecter la présence des anticorps anti-VIH
On réalise au moins deux tests de marque et de fabrication différentes de type ELISA sur le même échantillon sanguin et éventuellement trois en fonction du risque d'exposition du patient évalué par le médecin.
Lorsque seul l'un des tests ressort positif, les tests sont contradictoires et le médecin peut décider de refaire des tests sur un nouvel échantillon sanguin ou de réaliser directement un test de confirmation. Les tests peuvent par ailleurs ressortir comme indéterminés, dans ce cas il est conseillé d'attendre quelque semaines ou un mois avant de procéder à de nouveaux tests. Dans ce dernier cas, si les tests ne sont pas tout simplement erronés, ils peuvent révéler d'un état de séroconversion.
Les tests de dépistage lorsqu'ils sont positifs ( CE QUI ETAIT MON CAS ! ) doivent être confirmés par un test dit de confirmation. ( Test Western Blot° ) Le délai est d'une semaine supplémentaire.
Mais pourquoi les résultats sont ils parfois faux ?
Les tests de dépistage peuvent ressortir faussement positifs dans certains cas : après une vaccination anti-grippale par exemple... ( Et devinez quoi : Une semaine ét demi avant mon test, je m'étais fait vacciner contre la grippe. )
Je me suis présenté à 09h au cabinet du médecin à nouveau pour rien. Pas de courrier, ni personne joignable par téléphone au laboratoire. J'ai du commencer à blêmir, parce que mon toubib m'a dit qu'il me téléphonerait à coup sur dans la journée. Que c'était un coup de malchance du au fait que mes analyses étaient justement parties au laboratoire la semaine du 11 novembre, et que le jour férié avait du retarder le délai d'annonce des résultats. Je lui ai expliqué que j'avais canalisé mon appréhension toute une semaine et que la nuit que je venais de passer avait été la pire de toutes. Se préparer à faire face à la réponse que peut amener ce test est très fatiguant psychologiquement. Et je m'étais convaincu que j'aurais ma réponse la veille. Aussi, le délai d'attente supplémentaire avait-il été tout simplement insupportable. Impossible de dormir. Car bien entendu, j'imaginais le pire.
Mais en l'heure, la seule réponse que je recevais était qu'à présent, dans l'archive informatique du laboratoire, mon résultat était noté négatif mais que ça ne voulait encore rien dire. Du coup, on ne pouvait rien me confirmer ! D'autant qu'à nouveau mes échantillons sanguins avaient été renvoyés pour analyse ? J'ai donc encore patienté jusqu'à 14h. Et lorsque j'ai reçu un sms me demandant de passer à la consultation de 17h, j'ai enfin pu me faire à l'idée que tout allait se conclure. Comment, je ne le savais pas, mais au moins on toucherait à la fin de deux semaines de tourment.
J'ai fait ce qu'on appelle un Faux Positif.
Tout rentre dans l'ordre, mais j'ai perdu 4 kg, et accumulé un retard de sommeil assez conséquent. Mais je respire autrement aujourd'hui et je peux partir en Chine le coeur tranquille.
Je ne souhaite cette attente à personne.
Un Faux positif ? Qu'est-ce que c'est ?
Le dépistage du VIH emploie la méthode ELISA°, qui utilise la réaction anticorps-antigène pour détecter la présence des anticorps anti-VIH
On réalise au moins deux tests de marque et de fabrication différentes de type ELISA sur le même échantillon sanguin et éventuellement trois en fonction du risque d'exposition du patient évalué par le médecin.
Lorsque seul l'un des tests ressort positif, les tests sont contradictoires et le médecin peut décider de refaire des tests sur un nouvel échantillon sanguin ou de réaliser directement un test de confirmation. Les tests peuvent par ailleurs ressortir comme indéterminés, dans ce cas il est conseillé d'attendre quelque semaines ou un mois avant de procéder à de nouveaux tests. Dans ce dernier cas, si les tests ne sont pas tout simplement erronés, ils peuvent révéler d'un état de séroconversion.
Les tests de dépistage lorsqu'ils sont positifs ( CE QUI ETAIT MON CAS ! ) doivent être confirmés par un test dit de confirmation. ( Test Western Blot° ) Le délai est d'une semaine supplémentaire.
Mais pourquoi les résultats sont ils parfois faux ?
Les tests de dépistage peuvent ressortir faussement positifs dans certains cas : après une vaccination anti-grippale par exemple... ( Et devinez quoi : Une semaine ét demi avant mon test, je m'étais fait vacciner contre la grippe. )
Thursday, November 12, 2009
Interminable.
Jeudi 12 novembre 2009.
Je suis rentré hier de la répétition des Feydeau avec une lourdeur sur la poitrine. Rien à voir avec le travail artistique, naturellement. Je ne pensais qu'à une seule chose : Le rendez-vous de ce matin avec mon généraliste pour les résultats de ce deuxième test anti-vih, suite à la réaction positive du précédent. Depuis l'annonce du premier résultat, j'ai besoin de formuler vocalement chaque peur liée à la maladie. Le fait d'exprimer clairement et à haute voix m'aide à faire face à l'attente avec un tout petit peu moins d'anxiété. Je me répète donc que je "n'ai pas envie d'être séropositif" devant le miroir en me brossant les dents, au dessus de mon évier en faisant la vaisselle, allongé dans mon lit avant de m'endormir. Flippant mais exutoire.
Toujours est-il que ce matin, à la première heure, je suis dans la rue de mon médecin. Assis sur un banc de la place du Parvis de Saint Gilles, attendant qu'il arrive pour ouvrir sa salle d'attente. Il fait froid, gris, humide et j'écoute "Little Me" par Alice Ripley et Emily Skinner en boucle sur mon baladeur, pour mettre un peu de couleur dans ma tête. Le médecin passe devant moi sans me voir et j'attends qu'il soit entré dans son cabinet avant d'oser descendre la rue. C'est débile : Je vis la peur de ma vie, mais je suis incapable de ne pas penser au savoir vivre. Si j'attendais devant sa porte je serais vraiment passé pour un désespéré, et ça, ça ne va pas du tout. Ça ne se fait pas. Pourtant, c'est bien ce que je suis : Désespéré.
Mon ventre me fait mal. J'entre dans le bâtiment.Je suis seul dans l'anti-chambre. Le patient précédent sort quelques secondes plus tard et mon médecin m'explique alors rapidement qu'il n'a encore rien reçu à mon sujet, mais que le courrier est peut-être arrivé à son autre adresse, et qu'il va vite filer vérifier.
Il file donc, et 10 minutes plus tard le revoilà, bras chargés d'enveloppes. Il me fait entrer dans son bureau, épeluche les courriers, mais n'y trouve rien... Il appelle donc le labo, mais la personne qui s'occupe du service sérologique VIH est justement absente. Il me tiendra au courant dans la journée s'il y a du nouveau, promis. Je rentre donc chez moi bredouille. Plus anxieux que jamais.
J'ai attendu toute la journée espérant un message. Mais à 16h55 j'ai fini par envoyer moi même un sms pour prévenir que je passerais d'office le lendemain à la consultation du matin. Etrange journée sur le plan émotionnel. Je dois faire ma valise pour la Chine, mais je ne suis pas du tout motivé. J'ai peur.
Et je dois aller travailler, évidemment. Sauf que ce soir, j'ai tout sauf envie d'être artistique. Pourtant Léonie est en avance et on purge bébé...
Tu parles !
Je suis rentré hier de la répétition des Feydeau avec une lourdeur sur la poitrine. Rien à voir avec le travail artistique, naturellement. Je ne pensais qu'à une seule chose : Le rendez-vous de ce matin avec mon généraliste pour les résultats de ce deuxième test anti-vih, suite à la réaction positive du précédent. Depuis l'annonce du premier résultat, j'ai besoin de formuler vocalement chaque peur liée à la maladie. Le fait d'exprimer clairement et à haute voix m'aide à faire face à l'attente avec un tout petit peu moins d'anxiété. Je me répète donc que je "n'ai pas envie d'être séropositif" devant le miroir en me brossant les dents, au dessus de mon évier en faisant la vaisselle, allongé dans mon lit avant de m'endormir. Flippant mais exutoire.
Toujours est-il que ce matin, à la première heure, je suis dans la rue de mon médecin. Assis sur un banc de la place du Parvis de Saint Gilles, attendant qu'il arrive pour ouvrir sa salle d'attente. Il fait froid, gris, humide et j'écoute "Little Me" par Alice Ripley et Emily Skinner en boucle sur mon baladeur, pour mettre un peu de couleur dans ma tête. Le médecin passe devant moi sans me voir et j'attends qu'il soit entré dans son cabinet avant d'oser descendre la rue. C'est débile : Je vis la peur de ma vie, mais je suis incapable de ne pas penser au savoir vivre. Si j'attendais devant sa porte je serais vraiment passé pour un désespéré, et ça, ça ne va pas du tout. Ça ne se fait pas. Pourtant, c'est bien ce que je suis : Désespéré.
Mon ventre me fait mal. J'entre dans le bâtiment.Je suis seul dans l'anti-chambre. Le patient précédent sort quelques secondes plus tard et mon médecin m'explique alors rapidement qu'il n'a encore rien reçu à mon sujet, mais que le courrier est peut-être arrivé à son autre adresse, et qu'il va vite filer vérifier.
Il file donc, et 10 minutes plus tard le revoilà, bras chargés d'enveloppes. Il me fait entrer dans son bureau, épeluche les courriers, mais n'y trouve rien... Il appelle donc le labo, mais la personne qui s'occupe du service sérologique VIH est justement absente. Il me tiendra au courant dans la journée s'il y a du nouveau, promis. Je rentre donc chez moi bredouille. Plus anxieux que jamais.
J'ai attendu toute la journée espérant un message. Mais à 16h55 j'ai fini par envoyer moi même un sms pour prévenir que je passerais d'office le lendemain à la consultation du matin. Etrange journée sur le plan émotionnel. Je dois faire ma valise pour la Chine, mais je ne suis pas du tout motivé. J'ai peur.
Et je dois aller travailler, évidemment. Sauf que ce soir, j'ai tout sauf envie d'être artistique. Pourtant Léonie est en avance et on purge bébé...
Tu parles !
Tuesday, November 10, 2009
Attente.
Lundi 9 novembre, 16h49, et je tue du temps chez Exki devant une part de tarte brésilienne à la banane et un chocolat chaud. Depuis quatre jours, les heures semblent suspendues. J'ai l'impression d'être dans la salle d'attente de ma vie. Car la réponse que je recevrai jeudi, si tant est que les résultats d'analyses soient là à temps - ce dont je doute évidemment, vu le pessimisme lié à ma peur - dépendra le reste de mon existence. Chose difficile à envisager pour un jeune homme qui n'appréhendait jusqu'ici la vie quasiment qu'au jour le jour. Syndrôme de Peter Pan, j'imagine.
Toujours est-il que je suis maintenant terrorisé à l'idée d'être atteint de cette foutue maladie. La première répétition générale du projet Feydeau que j'ai mis en scène se déroule ce soir, et j'ai rendez-vous avec le régisseur technique pour mettre en place les différents effets sons et lumières avant l'arrivée des comédiens, mais au fond de moi, j'admets n'en avoir pas grand chose à faire. La peur ronge chaque instant, chaque minute de mon quotidien. Tout me ramène constamment à mon attente. Un mot dans une conversation anodine, ou le regard attendri d'une mère à son petit garçon qu'elle tient par la main, n'importe...
Et parce que j'ai décidé de me taire, seuls mes parents sont au courant. Seulement, le silence est pesant. J'ai même peur que mes amis m'en veuillent de leur avoir tu ma détresse, le jour où je saurai enfin.
Samedi prochain, je pars rejoindre à Shanghaï celui qui compte pour moi et je devrais être excité par mon voyage, mes bagages, et le fait de découvrir l'Asie pour la première fois. Pourtant, à l'heure qu'il est, tout cela n'a aucune espèce d'importance. Seul le fait de penser à lui et les appels réguliers de ma mère soulagent les moments de panique trop intense.
Je dors mal. Je fais des rêves étranges. Dans l'un d'eux, l'autre nuit, je m'étais enfoncé des épines d'arbre sur le dos des deux mains, et en essayant délicatement de les retirer, je ne faisais que les enfoncer davantage.
L'esprit contrôle vraiment la matière.
Toujours est-il que je suis maintenant terrorisé à l'idée d'être atteint de cette foutue maladie. La première répétition générale du projet Feydeau que j'ai mis en scène se déroule ce soir, et j'ai rendez-vous avec le régisseur technique pour mettre en place les différents effets sons et lumières avant l'arrivée des comédiens, mais au fond de moi, j'admets n'en avoir pas grand chose à faire. La peur ronge chaque instant, chaque minute de mon quotidien. Tout me ramène constamment à mon attente. Un mot dans une conversation anodine, ou le regard attendri d'une mère à son petit garçon qu'elle tient par la main, n'importe...
Et parce que j'ai décidé de me taire, seuls mes parents sont au courant. Seulement, le silence est pesant. J'ai même peur que mes amis m'en veuillent de leur avoir tu ma détresse, le jour où je saurai enfin.
Samedi prochain, je pars rejoindre à Shanghaï celui qui compte pour moi et je devrais être excité par mon voyage, mes bagages, et le fait de découvrir l'Asie pour la première fois. Pourtant, à l'heure qu'il est, tout cela n'a aucune espèce d'importance. Seul le fait de penser à lui et les appels réguliers de ma mère soulagent les moments de panique trop intense.
Je dors mal. Je fais des rêves étranges. Dans l'un d'eux, l'autre nuit, je m'étais enfoncé des épines d'arbre sur le dos des deux mains, et en essayant délicatement de les retirer, je ne faisais que les enfoncer davantage.
L'esprit contrôle vraiment la matière.
Wednesday, October 14, 2009
C'est Philippe le plus sexy !
Et les solutions ?
Dieu que je suis peu régulier à la rédaction de nouveaux articles, ces temps derniers ! Je ne sais pas trop pourquoi ; je ne prends plus le temps de mettre sur papier les choses que je vis pour en traduire le ressenti sur l’écran informatique. Est-ce simplement parce que je vais bien ? Et que du coup, je ne me pose pas autant de questions ?
Non. Mauvaise réponse. Car les questionnements relatifs à mon fonctionnement intérieur sont plus présents que jamais. Je suis tarabusté entre mes convictions personnelles, les règles et codes établis par le système et l’envie de liberté. Ce qui ne facilite pas le travail de mon cœur, et encore moins de ma tête. Pourquoi tant d’interrogation ?
Je crois que je contrôle mal mon besoin d’être « à la hauteur ». Ce malaise qui m’envahit quand je ne suis pas entièrement certain de mes choix ou des directions que prend mon quotidien. La peur de répéter des schémas que j’ai déjà vécus paralyse les bénéfiques avancées que je pourrais entreprendre. Je suis dans une sorte d’humeur « semi » qui me bloque. Je me sens entier et j’ai aujourd’hui quelqu’un qui accompagne mes jours. Mais j’ai peur de décevoir, parce que je me rends compte que mon mode de fonctionnement affectif ne correspond pas aux attentes. Attentes tout à fait légitimes, que je n’arrive pas à combler parce que je ne n’arrive pas à me projeter dans quelque chose de positif.
Un peu comme si je ne pouvais pas envisager qu’une relation amoureuse avec ma personne puisse plaire à qui que ce soit. La peur de ne pas « savoir comment » aimer. Et du coup, les doutes font surface. Parce que le corps ne répond pas présent. Et que dans mon quotidien cela ne pose pas de problème, mais qu’à mon côté, il y a quelqu’un que cela fait souffrir…
Comment retrouve-t-on le désir ?
Non. Mauvaise réponse. Car les questionnements relatifs à mon fonctionnement intérieur sont plus présents que jamais. Je suis tarabusté entre mes convictions personnelles, les règles et codes établis par le système et l’envie de liberté. Ce qui ne facilite pas le travail de mon cœur, et encore moins de ma tête. Pourquoi tant d’interrogation ?
Je crois que je contrôle mal mon besoin d’être « à la hauteur ». Ce malaise qui m’envahit quand je ne suis pas entièrement certain de mes choix ou des directions que prend mon quotidien. La peur de répéter des schémas que j’ai déjà vécus paralyse les bénéfiques avancées que je pourrais entreprendre. Je suis dans une sorte d’humeur « semi » qui me bloque. Je me sens entier et j’ai aujourd’hui quelqu’un qui accompagne mes jours. Mais j’ai peur de décevoir, parce que je me rends compte que mon mode de fonctionnement affectif ne correspond pas aux attentes. Attentes tout à fait légitimes, que je n’arrive pas à combler parce que je ne n’arrive pas à me projeter dans quelque chose de positif.
Un peu comme si je ne pouvais pas envisager qu’une relation amoureuse avec ma personne puisse plaire à qui que ce soit. La peur de ne pas « savoir comment » aimer. Et du coup, les doutes font surface. Parce que le corps ne répond pas présent. Et que dans mon quotidien cela ne pose pas de problème, mais qu’à mon côté, il y a quelqu’un que cela fait souffrir…
Comment retrouve-t-on le désir ?
Wednesday, September 09, 2009
Happy 10th "Les Misérables" !
Bon, d'accord !
On était un peu dépités de ne pas pouvoir aller voir AVENUE Q le premier soir, puisqu'en dernière minute on avait opté pour SISTER ACT ! Cela dit, on gagnait au change ! Et je suis certain qu'aucun des participants ne se plaindra, puisqu'un nouvel aller-retour se planifie déjà, de toute manière... Mordus ? Nous ? Oui !
SISTER ACT a ravi tout le monde. L'énergie du spectacle reste épatante. Julia Sutton, la petite vieille hyper dynamique était sur scène et a remporté pas mal de suffrages dans notre équipe, même si les coups de coeur vont tous à Pattina Miller ! Cette nana est tout bonnement incroyable.
Le lendemain, on s'était dit qu'on était pas obligé d'aller voir une matinée mais on a pas pu résister, et à 09h50 on faisait la file chez TKTS pour récupérer nos half-price tickets, direction... LES MISERABLES ! Ça y est, j'ai franchi le cap des 10 fois ! Je suis vraiment malade. Pourtant le plaisir reste entier, comme au premier lever de rideau. 30 ans de représentations et autant de standing ovations, ça n'arrive pas pour rien. Même si Madame Thénardier n'était pas top cette fois-ci...
A peine sortis, nous étions en route pour l'Apollo Victoria. WICKED au programme de notre soirée. J'avais adoré la version avec Kerry Ellis, mais je dois avouer qu'Alexia Khadime ajoute une dimension supplémentaire. C'est une vraie comédienne et cela change tout. Elle interprète un personnage réapproprié à son univers personnel. Plaisir plaisir ! Et surtout l'occasion de comprendre toute l'histoire, cette fois. Car j'avoue n'avoir pas tout emmagasiné la première fois. Le spectacle est complexe en lui-même, et retrace la genèse d'un conte fantastique connu de tous. Du coup, les rapprochements avec l'autre histoire sont constant, et il faut vraiment suivre.
( A suivre, je dois filer )
On était un peu dépités de ne pas pouvoir aller voir AVENUE Q le premier soir, puisqu'en dernière minute on avait opté pour SISTER ACT ! Cela dit, on gagnait au change ! Et je suis certain qu'aucun des participants ne se plaindra, puisqu'un nouvel aller-retour se planifie déjà, de toute manière... Mordus ? Nous ? Oui !
SISTER ACT a ravi tout le monde. L'énergie du spectacle reste épatante. Julia Sutton, la petite vieille hyper dynamique était sur scène et a remporté pas mal de suffrages dans notre équipe, même si les coups de coeur vont tous à Pattina Miller ! Cette nana est tout bonnement incroyable.
Le lendemain, on s'était dit qu'on était pas obligé d'aller voir une matinée mais on a pas pu résister, et à 09h50 on faisait la file chez TKTS pour récupérer nos half-price tickets, direction... LES MISERABLES ! Ça y est, j'ai franchi le cap des 10 fois ! Je suis vraiment malade. Pourtant le plaisir reste entier, comme au premier lever de rideau. 30 ans de représentations et autant de standing ovations, ça n'arrive pas pour rien. Même si Madame Thénardier n'était pas top cette fois-ci...
A peine sortis, nous étions en route pour l'Apollo Victoria. WICKED au programme de notre soirée. J'avais adoré la version avec Kerry Ellis, mais je dois avouer qu'Alexia Khadime ajoute une dimension supplémentaire. C'est une vraie comédienne et cela change tout. Elle interprète un personnage réapproprié à son univers personnel. Plaisir plaisir ! Et surtout l'occasion de comprendre toute l'histoire, cette fois. Car j'avoue n'avoir pas tout emmagasiné la première fois. Le spectacle est complexe en lui-même, et retrace la genèse d'un conte fantastique connu de tous. Du coup, les rapprochements avec l'autre histoire sont constant, et il faut vraiment suivre.
( A suivre, je dois filer )
Monday, August 24, 2009
Sunny sunny
Il fait super beau. Ça fait battre les coeurs plus vite... Bronzer la peau... Et ça fixe un sourire sur pas mal de visages dans la capitale. Wouaw ! J'aime cette vague de chaleur improbable. J'écoute HAIR à fond la caisse dans mon baladeur, et je me dis qu'être bien, c'est finalement simple comme bonjour.
3 petits jours à Londres avec le garçon qui prend un peu plus de place dans mon existence chaque fois que je le vois. Des fou-rire. Du plaisir dans les salles de spectacle. Une balade cool-down dans Holland Park. Des discussions intéressantes sur nos visions de la vie. Tout avance, les choses se mettent en place. Pas de rythme à suivre si ce n'est celui de l'intuition.
La foire du Midi s'en va aujourd'hui. Et la fin de l'été est comme accréditée par cette nouvelle. Bientôt la rentrée. Le retour à la vie normale pour ceux qui en ont une. ( Normale, j'entends ! )
Fini les soirées LOVE BOAT sur les quais du canal de Bruxelles, à boire de la Caïpirina en se trémoussant sur des musiques de sottes. Pour un an du moins. 'Va falloir s'organiser un planning de réjouissances pour l'année académique qui se profile. Pas fort compliqué, mais il faut éviter la routine qui mine le moral.
Pour le moment, les journées s'écoulent paisiblement en attendant la reprise des répétitions de Cendrillon, ce macho.
C'est encore un peu le boxon dans mon nouvel appartement. Il me manque quelques meubles pour optimaliser la déco, car n'ayant pas beaucoup de rentrées actuellement, je suis contraint d'entasser, en attendant mieux. Cela ne me dérange pas le moins du monde. J'ai l'impression d'être beaucoup moins attaché à cette perfection qui devait régir ma petite vie précédemment. Lâcher prise ? Sans doute, oui...
3 petits jours à Londres avec le garçon qui prend un peu plus de place dans mon existence chaque fois que je le vois. Des fou-rire. Du plaisir dans les salles de spectacle. Une balade cool-down dans Holland Park. Des discussions intéressantes sur nos visions de la vie. Tout avance, les choses se mettent en place. Pas de rythme à suivre si ce n'est celui de l'intuition.
La foire du Midi s'en va aujourd'hui. Et la fin de l'été est comme accréditée par cette nouvelle. Bientôt la rentrée. Le retour à la vie normale pour ceux qui en ont une. ( Normale, j'entends ! )
Fini les soirées LOVE BOAT sur les quais du canal de Bruxelles, à boire de la Caïpirina en se trémoussant sur des musiques de sottes. Pour un an du moins. 'Va falloir s'organiser un planning de réjouissances pour l'année académique qui se profile. Pas fort compliqué, mais il faut éviter la routine qui mine le moral.
Pour le moment, les journées s'écoulent paisiblement en attendant la reprise des répétitions de Cendrillon, ce macho.
C'est encore un peu le boxon dans mon nouvel appartement. Il me manque quelques meubles pour optimaliser la déco, car n'ayant pas beaucoup de rentrées actuellement, je suis contraint d'entasser, en attendant mieux. Cela ne me dérange pas le moins du monde. J'ai l'impression d'être beaucoup moins attaché à cette perfection qui devait régir ma petite vie précédemment. Lâcher prise ? Sans doute, oui...
Thursday, August 20, 2009
Mon résultat au Test Myers-Briggs
Je l'ai fait, juste pour rire...
Mais c'est impressionnant comme c'est vrai !
RESULTAT :
ENTJ (Extraversion, iNtuition, Thinking, Judgment)
You are frank, decisive, and assume leadership readily. You quickly see illogical and inefficient procedures and policies, and develop and implement comprehensive systems to solve organizational problems. You enjoy long-term planning and goal setting. You are usually well informed, well read, enjoy expanding your knowledge and passing it on to others. You are forceful in presenting your ideas. Famous people with your same ENTJ personality include: Franklin D. Roosevelt , Harrison Ford, Steve Martin, Whoopi Goldberg, Sigourney Weaver, Margaret Thatcher, Al Gore, David Letterman and Jim Carrey.
Bon, les personnalités célèbres, on s'en fout un peu... Mais, sur le fond, je suis assez épaté !
Mais c'est impressionnant comme c'est vrai !
RESULTAT :
ENTJ (Extraversion, iNtuition, Thinking, Judgment)
You are frank, decisive, and assume leadership readily. You quickly see illogical and inefficient procedures and policies, and develop and implement comprehensive systems to solve organizational problems. You enjoy long-term planning and goal setting. You are usually well informed, well read, enjoy expanding your knowledge and passing it on to others. You are forceful in presenting your ideas. Famous people with your same ENTJ personality include: Franklin D. Roosevelt , Harrison Ford, Steve Martin, Whoopi Goldberg, Sigourney Weaver, Margaret Thatcher, Al Gore, David Letterman and Jim Carrey.
Bon, les personnalités célèbres, on s'en fout un peu... Mais, sur le fond, je suis assez épaté !
Sunday, August 09, 2009
Next to normal...

Edwin est rentré de Londres pour deux jours dans la capitale des frites...
Il m'a laissé, en transit, une partie des achats qu'il a effectué dans la ville des Fish'n Chips et m'a déjà demandé d'amener une valise vide lors de mon passage à Londres ce week-end, pour ramener le "reste" ! Il est fou, j'adore !
Mais je ne me plains pas de ce "dépôt", car dans le lot de sacs, il y avait des surprises pour moi, et aussi des b.o. de... comédies musicales.
J'écoute donc "Sister Act" en boucle depuis 4 jours, avant d'aller applaudir le spectacle en vrai, dans quelques jours. Je m'amuse comme un sot en sing-along avec Stephanie J.Block sur "Get Out and Stay Out" du pas très bon "9 to 5", revival musical du film de Dolly Parton. Mais surtout, je me délecte de l'incroyable richesse musicale de "Next to Normal" pour lequel Alice Ripley a gagné cette saison, le Tony Award de la meilleure comédienne dans un spectacle musical à Broadway. ( Qui a dit "C'est quoi un Tony Award" ? )
Inutile de dire que si, comme prévu, j'ai la chance d'aller voir le spectacle à New York et de la rencontrer, je vais me pisser dessus ! Oui, je sais, je suis un peu vulgaire, mais c'est pour la bonne cause.
"Shrek" quant à lui, est sympathique, mais sans plus.
Disons que la b.o. propose quelques surprises, mais l'humour très "gros" du film a, selon moi, assez bien de mal à se transposer musicalement. A part "I know it's today" et "What's up, Duloc?", rien d'incroyable. Et la chanson sur les pets et les rots de Fiona et Shrek est assez pitoyable, et ne colle pas vraiment à Sutton Foster, qui saute pourtant à pieds joints dans un très intéressant contre-emploi.
En disant cela, je me fais vraiment penser à une vieille critique de théâtre anglaise. A vous les studios !
Tuesday, August 04, 2009
Mama Roma Forever !

Dans nos contrées européennes nordiques, on a souvent du mal à prendre sa voiture pour parcourir plus de 20 km pour se rendre à une soirée ! Et on a vraiment tort. Parce que, blasés par notre capitale et remplis de nos à priori idiots sur la piètre qualité de l'écosystème gay de province, on pourrait passer à côté d'endroits tout simplement magiques si on ne faisait pas de temps en temps l'effort d'attacher nos ceintures.
J'ai découvert, dimanche dernier, un endroit dont j'avais déjà maintes fois entendu parler mais qui était resté comme une nébuleuse dans mon esprit : LA MAMA ROMA de Liège. Ce lieu de fête où les travestis s'amusent à présenter de vrais numéros incroyablement délirants, remplis d'une auto-dérision jubilatoire pour le spectateur.
La grande Valentine Deluxe, la cynique Lazslo et la merveilleuse Joséphine Quatorze nous emmènent à vitesse endiablée dans un voyage fabuleusement Kitsch & Camp au rythme des chansons en playback. Rien de bien incroyable niveau répertoire ( Eartha Kitt, Danni Klein, Dalida... ) mais ce peps dans l'interprétation, et cette volonté de créer réellement des sketches musicaux pour divertir.
Certes, Chez Maman, on regarde avec délice la beauté sublime des grandes dames de la nuit transformiste, mais depuis combien de temps ne s'est on pas esclaffé comme aux jours premiers du célèbre cabaret bruxellois ?
Nous avons hurlé de rire dimanche soirs à Liège, applaudi à tout rompre et adoré le coté fantasque et totalement burlesque de la nuit mamaromienne !
Et dès que l'occasion se présente, on y retourne. Wanna join ?
Un bonheur !
Merci les "filles" !
Friday, July 24, 2009
Stratosphère... Rien qu'une fois, merci !

Y a des moments où on est un peu foufou dans la vie.
Des soirs où l'on a envie de se faire un peu peur, de jouer avec les limites des sensations. Dans ces cas-là, la foire du Midi est le lieu privilégié !
Entre ses machines tournantes, volantes, collantes, amusantes... On a que l'embarras du choix. Et comme chaque année il y a une nouvelle attraction plus incroyable que l'année d'avant, ceux qui ont soif de "toujours plus" sont comblés.
Cette année les assoiffés, c'était nous. ( Entendez le copain de ma soeur et moi ! ) Non que nous soyons de grands fanatiques du hurlement de terreur dans les loopings, mais à la vue du STRATOSPHERE, nos coeurs avaient battu un peu plus rapidement. Et l'idée d'être transportés à 60 mètres de hauteur dans les airs, pieds dans le vide, nous enivrait d'une force assez étrange.
Après quelques tours dans d'autres manèges, et après être passé sous ladite attraction pour observer la rapidité relative du manège et les têtes des gens qui en sortaient, nous nous sommes décidés à acheter nos billets, et à embarquer.
Sur un coup de tête en réalité, car ayant vu ce que nous avions vu, nous étions déjà moins partant. Mais justement, Vincent m'avait lancé : " - Si on ne le fait pas sur le coup de tête, on n'osera plus, alors filons au guichet tout de suite, sans réfléchir, maintenant ! "
Nous voilà donc assis l'un à côté de l'autre dans notre petite nacelle retenue à la structure par 3 câbles et demi. Et soudain retenti le jingle du départ. Première étape : une montée rapide à 20 mètres du sol. Monstrueux ! On est déjà BEAUCOUP plus haut que les arbres... Et le manège ne s'est même pas encore mis à tourner. On est suspendus, immobiles, attendant le pire... qui arrive !
On tourne à présent gentiment, et en même temps, on franchit les 20 mètres supplémentaires... puis les 20 derniers.
Pas fiers ? Non ! Pas le moins du monde. Vincent et moi, nous parlons sans discontinuer pour éviter de devoir réfléchir à l'endroit où nous nous trouvons. Et lorsqu'il me demande de lui donner la main, je n'ose même pas lui tendre tellement je suis arrimé à la barre de sécurité et à mon écharpe que j'ai peur de perdre.
Je lui lance : " - Continuons à parler, c'est monstrueux, mais c'est bientôt fini. " Et on éclate de rire. Les deux grands intrépides que nous sommes font vraiment profil bas !
Voilà qu'on descend... Mais pour mieux remonter une dernière fois.
La vue est imprenable. Et voir les voitures, petites comme des fourmis sortir, à toute vitesse du tunnel du boulevard du Midi, ne me rassure absolument pas. D'autant que, plus on monte, plus la circonférence du treuil sur lequel nos nacelles sont maintenues diminue. ( Chaque étape de 20 mètres supplémentaire étant soldée par le "Clang" retentissant de l'accrochage d'un cerceau de traction, dans l'autre ! ) Un bonheur. J'ai les mains glacées. Et sans doute le visage livide.
La descente se fait rapidement après un petit air de valse projeté lors du dernier passage à 60 mètres.
Nous retrouvons ma soeur et Florian qui nous ont admiré durant toute l'aventure. Nos mains tremblent et on ne dit presque rien, si ce n'est : " - Le Stratosphère : Une fois mais pas deux ! "
Vite ! Des frites !
Tuesday, July 21, 2009
Isn't rich ?

Bien entendu, l'aventure "A little night music" ne pouvait pas s'arrêter si vite !
Aussi, après en avoir discuté brièvement mais avec conviction, j'ai décidé d'aller tout de même à Londres applaudir l'une des représentations de ladite pièce, avant son départ des scènes anglaises pour... les Etats-Unis.
Mis à part la prestation un peu faible de Jessie Buckley ( Anne Egerman, dans le spectacle ), cette production tout en finesse et en humeur est un bijou. Et je regrette pas le moins du monde ce trop rapide* aller-retour dans la capitale britannique. ( *Le concerné se reconnaitra ! Hi hi ! )
La grande -de taille comme de talent- Hannah Waddingham est brillante en Désirée Armfeldt et la mise en espace des enchainements de lieux et de séquences est d'une superbe intelligence. Les morceaux chantés ont enfin pris leur sens devant mes yeux émerveillés. Car je connais le cd par coeur, mais certains passages seulement écoutés ne signifiaient encore rien pour moi.
Revoir Maureen Lipman : Succulent ! La respectable Madame Armfeldt cynique à souhait en chaise roulante, personnage tenu de main de maître par la comédienne, tient le fil rouge du récit... Nous emmenant tels sa petite-fille dans l'histoire, dans les méandres des passions humaines, et des constats d'amours réussis, déchus, ou naissant.
Prochaine étape : Le même spectacle, à Paris avec Kristin Scott Thomas, Leslie Caron et Lambert Wilson, au Théâtre du Chatelet, en février prochain.
Et en attendant, d'autres trips à Londres m'attendent !
Sous baxter ! On devrait me mettre sous baxter !
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