Evidemment, j'aurais du me douter que le lendemain matin, je n'aurais pas les informations dont j'avais tant besoin pour pouvoir sortir la tête de mon trou noir... Seulement, l'espoir fait vivre !
Je me suis présenté à 09h au cabinet du médecin à nouveau pour rien. Pas de courrier, ni personne joignable par téléphone au laboratoire. J'ai du commencer à blêmir, parce que mon toubib m'a dit qu'il me téléphonerait à coup sur dans la journée. Que c'était un coup de malchance du au fait que mes analyses étaient justement parties au laboratoire la semaine du 11 novembre, et que le jour férié avait du retarder le délai d'annonce des résultats. Je lui ai expliqué que j'avais canalisé mon appréhension toute une semaine et que la nuit que je venais de passer avait été la pire de toutes. Se préparer à faire face à la réponse que peut amener ce test est très fatiguant psychologiquement. Et je m'étais convaincu que j'aurais ma réponse la veille. Aussi, le délai d'attente supplémentaire avait-il été tout simplement insupportable. Impossible de dormir. Car bien entendu, j'imaginais le pire.
Mais en l'heure, la seule réponse que je recevais était qu'à présent, dans l'archive informatique du laboratoire, mon résultat était noté négatif mais que ça ne voulait encore rien dire. Du coup, on ne pouvait rien me confirmer ! D'autant qu'à nouveau mes échantillons sanguins avaient été renvoyés pour analyse ? J'ai donc encore patienté jusqu'à 14h. Et lorsque j'ai reçu un sms me demandant de passer à la consultation de 17h, j'ai enfin pu me faire à l'idée que tout allait se conclure. Comment, je ne le savais pas, mais au moins on toucherait à la fin de deux semaines de tourment.
J'ai fait ce qu'on appelle un Faux Positif.
Tout rentre dans l'ordre, mais j'ai perdu 4 kg, et accumulé un retard de sommeil assez conséquent. Mais je respire autrement aujourd'hui et je peux partir en Chine le coeur tranquille.
Je ne souhaite cette attente à personne.
Un Faux positif ? Qu'est-ce que c'est ?
Le dépistage du VIH emploie la méthode ELISA°, qui utilise la réaction anticorps-antigène pour détecter la présence des anticorps anti-VIH
On réalise au moins deux tests de marque et de fabrication différentes de type ELISA sur le même échantillon sanguin et éventuellement trois en fonction du risque d'exposition du patient évalué par le médecin.
Lorsque seul l'un des tests ressort positif, les tests sont contradictoires et le médecin peut décider de refaire des tests sur un nouvel échantillon sanguin ou de réaliser directement un test de confirmation. Les tests peuvent par ailleurs ressortir comme indéterminés, dans ce cas il est conseillé d'attendre quelque semaines ou un mois avant de procéder à de nouveaux tests. Dans ce dernier cas, si les tests ne sont pas tout simplement erronés, ils peuvent révéler d'un état de séroconversion.
Les tests de dépistage lorsqu'ils sont positifs ( CE QUI ETAIT MON CAS ! ) doivent être confirmés par un test dit de confirmation. ( Test Western Blot° ) Le délai est d'une semaine supplémentaire.
Mais pourquoi les résultats sont ils parfois faux ?
Les tests de dépistage peuvent ressortir faussement positifs dans certains cas : après une vaccination anti-grippale par exemple... ( Et devinez quoi : Une semaine ét demi avant mon test, je m'étais fait vacciner contre la grippe. )
Friday, November 13, 2009
Thursday, November 12, 2009
Interminable.
Jeudi 12 novembre 2009.
Je suis rentré hier de la répétition des Feydeau avec une lourdeur sur la poitrine. Rien à voir avec le travail artistique, naturellement. Je ne pensais qu'à une seule chose : Le rendez-vous de ce matin avec mon généraliste pour les résultats de ce deuxième test anti-vih, suite à la réaction positive du précédent. Depuis l'annonce du premier résultat, j'ai besoin de formuler vocalement chaque peur liée à la maladie. Le fait d'exprimer clairement et à haute voix m'aide à faire face à l'attente avec un tout petit peu moins d'anxiété. Je me répète donc que je "n'ai pas envie d'être séropositif" devant le miroir en me brossant les dents, au dessus de mon évier en faisant la vaisselle, allongé dans mon lit avant de m'endormir. Flippant mais exutoire.
Toujours est-il que ce matin, à la première heure, je suis dans la rue de mon médecin. Assis sur un banc de la place du Parvis de Saint Gilles, attendant qu'il arrive pour ouvrir sa salle d'attente. Il fait froid, gris, humide et j'écoute "Little Me" par Alice Ripley et Emily Skinner en boucle sur mon baladeur, pour mettre un peu de couleur dans ma tête. Le médecin passe devant moi sans me voir et j'attends qu'il soit entré dans son cabinet avant d'oser descendre la rue. C'est débile : Je vis la peur de ma vie, mais je suis incapable de ne pas penser au savoir vivre. Si j'attendais devant sa porte je serais vraiment passé pour un désespéré, et ça, ça ne va pas du tout. Ça ne se fait pas. Pourtant, c'est bien ce que je suis : Désespéré.
Mon ventre me fait mal. J'entre dans le bâtiment.Je suis seul dans l'anti-chambre. Le patient précédent sort quelques secondes plus tard et mon médecin m'explique alors rapidement qu'il n'a encore rien reçu à mon sujet, mais que le courrier est peut-être arrivé à son autre adresse, et qu'il va vite filer vérifier.
Il file donc, et 10 minutes plus tard le revoilà, bras chargés d'enveloppes. Il me fait entrer dans son bureau, épeluche les courriers, mais n'y trouve rien... Il appelle donc le labo, mais la personne qui s'occupe du service sérologique VIH est justement absente. Il me tiendra au courant dans la journée s'il y a du nouveau, promis. Je rentre donc chez moi bredouille. Plus anxieux que jamais.
J'ai attendu toute la journée espérant un message. Mais à 16h55 j'ai fini par envoyer moi même un sms pour prévenir que je passerais d'office le lendemain à la consultation du matin. Etrange journée sur le plan émotionnel. Je dois faire ma valise pour la Chine, mais je ne suis pas du tout motivé. J'ai peur.
Et je dois aller travailler, évidemment. Sauf que ce soir, j'ai tout sauf envie d'être artistique. Pourtant Léonie est en avance et on purge bébé...
Tu parles !
Je suis rentré hier de la répétition des Feydeau avec une lourdeur sur la poitrine. Rien à voir avec le travail artistique, naturellement. Je ne pensais qu'à une seule chose : Le rendez-vous de ce matin avec mon généraliste pour les résultats de ce deuxième test anti-vih, suite à la réaction positive du précédent. Depuis l'annonce du premier résultat, j'ai besoin de formuler vocalement chaque peur liée à la maladie. Le fait d'exprimer clairement et à haute voix m'aide à faire face à l'attente avec un tout petit peu moins d'anxiété. Je me répète donc que je "n'ai pas envie d'être séropositif" devant le miroir en me brossant les dents, au dessus de mon évier en faisant la vaisselle, allongé dans mon lit avant de m'endormir. Flippant mais exutoire.
Toujours est-il que ce matin, à la première heure, je suis dans la rue de mon médecin. Assis sur un banc de la place du Parvis de Saint Gilles, attendant qu'il arrive pour ouvrir sa salle d'attente. Il fait froid, gris, humide et j'écoute "Little Me" par Alice Ripley et Emily Skinner en boucle sur mon baladeur, pour mettre un peu de couleur dans ma tête. Le médecin passe devant moi sans me voir et j'attends qu'il soit entré dans son cabinet avant d'oser descendre la rue. C'est débile : Je vis la peur de ma vie, mais je suis incapable de ne pas penser au savoir vivre. Si j'attendais devant sa porte je serais vraiment passé pour un désespéré, et ça, ça ne va pas du tout. Ça ne se fait pas. Pourtant, c'est bien ce que je suis : Désespéré.
Mon ventre me fait mal. J'entre dans le bâtiment.Je suis seul dans l'anti-chambre. Le patient précédent sort quelques secondes plus tard et mon médecin m'explique alors rapidement qu'il n'a encore rien reçu à mon sujet, mais que le courrier est peut-être arrivé à son autre adresse, et qu'il va vite filer vérifier.
Il file donc, et 10 minutes plus tard le revoilà, bras chargés d'enveloppes. Il me fait entrer dans son bureau, épeluche les courriers, mais n'y trouve rien... Il appelle donc le labo, mais la personne qui s'occupe du service sérologique VIH est justement absente. Il me tiendra au courant dans la journée s'il y a du nouveau, promis. Je rentre donc chez moi bredouille. Plus anxieux que jamais.
J'ai attendu toute la journée espérant un message. Mais à 16h55 j'ai fini par envoyer moi même un sms pour prévenir que je passerais d'office le lendemain à la consultation du matin. Etrange journée sur le plan émotionnel. Je dois faire ma valise pour la Chine, mais je ne suis pas du tout motivé. J'ai peur.
Et je dois aller travailler, évidemment. Sauf que ce soir, j'ai tout sauf envie d'être artistique. Pourtant Léonie est en avance et on purge bébé...
Tu parles !
Tuesday, November 10, 2009
Attente.
Lundi 9 novembre, 16h49, et je tue du temps chez Exki devant une part de tarte brésilienne à la banane et un chocolat chaud. Depuis quatre jours, les heures semblent suspendues. J'ai l'impression d'être dans la salle d'attente de ma vie. Car la réponse que je recevrai jeudi, si tant est que les résultats d'analyses soient là à temps - ce dont je doute évidemment, vu le pessimisme lié à ma peur - dépendra le reste de mon existence. Chose difficile à envisager pour un jeune homme qui n'appréhendait jusqu'ici la vie quasiment qu'au jour le jour. Syndrôme de Peter Pan, j'imagine.
Toujours est-il que je suis maintenant terrorisé à l'idée d'être atteint de cette foutue maladie. La première répétition générale du projet Feydeau que j'ai mis en scène se déroule ce soir, et j'ai rendez-vous avec le régisseur technique pour mettre en place les différents effets sons et lumières avant l'arrivée des comédiens, mais au fond de moi, j'admets n'en avoir pas grand chose à faire. La peur ronge chaque instant, chaque minute de mon quotidien. Tout me ramène constamment à mon attente. Un mot dans une conversation anodine, ou le regard attendri d'une mère à son petit garçon qu'elle tient par la main, n'importe...
Et parce que j'ai décidé de me taire, seuls mes parents sont au courant. Seulement, le silence est pesant. J'ai même peur que mes amis m'en veuillent de leur avoir tu ma détresse, le jour où je saurai enfin.
Samedi prochain, je pars rejoindre à Shanghaï celui qui compte pour moi et je devrais être excité par mon voyage, mes bagages, et le fait de découvrir l'Asie pour la première fois. Pourtant, à l'heure qu'il est, tout cela n'a aucune espèce d'importance. Seul le fait de penser à lui et les appels réguliers de ma mère soulagent les moments de panique trop intense.
Je dors mal. Je fais des rêves étranges. Dans l'un d'eux, l'autre nuit, je m'étais enfoncé des épines d'arbre sur le dos des deux mains, et en essayant délicatement de les retirer, je ne faisais que les enfoncer davantage.
L'esprit contrôle vraiment la matière.
Toujours est-il que je suis maintenant terrorisé à l'idée d'être atteint de cette foutue maladie. La première répétition générale du projet Feydeau que j'ai mis en scène se déroule ce soir, et j'ai rendez-vous avec le régisseur technique pour mettre en place les différents effets sons et lumières avant l'arrivée des comédiens, mais au fond de moi, j'admets n'en avoir pas grand chose à faire. La peur ronge chaque instant, chaque minute de mon quotidien. Tout me ramène constamment à mon attente. Un mot dans une conversation anodine, ou le regard attendri d'une mère à son petit garçon qu'elle tient par la main, n'importe...
Et parce que j'ai décidé de me taire, seuls mes parents sont au courant. Seulement, le silence est pesant. J'ai même peur que mes amis m'en veuillent de leur avoir tu ma détresse, le jour où je saurai enfin.
Samedi prochain, je pars rejoindre à Shanghaï celui qui compte pour moi et je devrais être excité par mon voyage, mes bagages, et le fait de découvrir l'Asie pour la première fois. Pourtant, à l'heure qu'il est, tout cela n'a aucune espèce d'importance. Seul le fait de penser à lui et les appels réguliers de ma mère soulagent les moments de panique trop intense.
Je dors mal. Je fais des rêves étranges. Dans l'un d'eux, l'autre nuit, je m'étais enfoncé des épines d'arbre sur le dos des deux mains, et en essayant délicatement de les retirer, je ne faisais que les enfoncer davantage.
L'esprit contrôle vraiment la matière.
Wednesday, October 14, 2009
C'est Philippe le plus sexy !
Et les solutions ?
Dieu que je suis peu régulier à la rédaction de nouveaux articles, ces temps derniers ! Je ne sais pas trop pourquoi ; je ne prends plus le temps de mettre sur papier les choses que je vis pour en traduire le ressenti sur l’écran informatique. Est-ce simplement parce que je vais bien ? Et que du coup, je ne me pose pas autant de questions ?
Non. Mauvaise réponse. Car les questionnements relatifs à mon fonctionnement intérieur sont plus présents que jamais. Je suis tarabusté entre mes convictions personnelles, les règles et codes établis par le système et l’envie de liberté. Ce qui ne facilite pas le travail de mon cœur, et encore moins de ma tête. Pourquoi tant d’interrogation ?
Je crois que je contrôle mal mon besoin d’être « à la hauteur ». Ce malaise qui m’envahit quand je ne suis pas entièrement certain de mes choix ou des directions que prend mon quotidien. La peur de répéter des schémas que j’ai déjà vécus paralyse les bénéfiques avancées que je pourrais entreprendre. Je suis dans une sorte d’humeur « semi » qui me bloque. Je me sens entier et j’ai aujourd’hui quelqu’un qui accompagne mes jours. Mais j’ai peur de décevoir, parce que je me rends compte que mon mode de fonctionnement affectif ne correspond pas aux attentes. Attentes tout à fait légitimes, que je n’arrive pas à combler parce que je ne n’arrive pas à me projeter dans quelque chose de positif.
Un peu comme si je ne pouvais pas envisager qu’une relation amoureuse avec ma personne puisse plaire à qui que ce soit. La peur de ne pas « savoir comment » aimer. Et du coup, les doutes font surface. Parce que le corps ne répond pas présent. Et que dans mon quotidien cela ne pose pas de problème, mais qu’à mon côté, il y a quelqu’un que cela fait souffrir…
Comment retrouve-t-on le désir ?
Non. Mauvaise réponse. Car les questionnements relatifs à mon fonctionnement intérieur sont plus présents que jamais. Je suis tarabusté entre mes convictions personnelles, les règles et codes établis par le système et l’envie de liberté. Ce qui ne facilite pas le travail de mon cœur, et encore moins de ma tête. Pourquoi tant d’interrogation ?
Je crois que je contrôle mal mon besoin d’être « à la hauteur ». Ce malaise qui m’envahit quand je ne suis pas entièrement certain de mes choix ou des directions que prend mon quotidien. La peur de répéter des schémas que j’ai déjà vécus paralyse les bénéfiques avancées que je pourrais entreprendre. Je suis dans une sorte d’humeur « semi » qui me bloque. Je me sens entier et j’ai aujourd’hui quelqu’un qui accompagne mes jours. Mais j’ai peur de décevoir, parce que je me rends compte que mon mode de fonctionnement affectif ne correspond pas aux attentes. Attentes tout à fait légitimes, que je n’arrive pas à combler parce que je ne n’arrive pas à me projeter dans quelque chose de positif.
Un peu comme si je ne pouvais pas envisager qu’une relation amoureuse avec ma personne puisse plaire à qui que ce soit. La peur de ne pas « savoir comment » aimer. Et du coup, les doutes font surface. Parce que le corps ne répond pas présent. Et que dans mon quotidien cela ne pose pas de problème, mais qu’à mon côté, il y a quelqu’un que cela fait souffrir…
Comment retrouve-t-on le désir ?
Wednesday, September 09, 2009
Happy 10th "Les Misérables" !
Bon, d'accord !
On était un peu dépités de ne pas pouvoir aller voir AVENUE Q le premier soir, puisqu'en dernière minute on avait opté pour SISTER ACT ! Cela dit, on gagnait au change ! Et je suis certain qu'aucun des participants ne se plaindra, puisqu'un nouvel aller-retour se planifie déjà, de toute manière... Mordus ? Nous ? Oui !
SISTER ACT a ravi tout le monde. L'énergie du spectacle reste épatante. Julia Sutton, la petite vieille hyper dynamique était sur scène et a remporté pas mal de suffrages dans notre équipe, même si les coups de coeur vont tous à Pattina Miller ! Cette nana est tout bonnement incroyable.
Le lendemain, on s'était dit qu'on était pas obligé d'aller voir une matinée mais on a pas pu résister, et à 09h50 on faisait la file chez TKTS pour récupérer nos half-price tickets, direction... LES MISERABLES ! Ça y est, j'ai franchi le cap des 10 fois ! Je suis vraiment malade. Pourtant le plaisir reste entier, comme au premier lever de rideau. 30 ans de représentations et autant de standing ovations, ça n'arrive pas pour rien. Même si Madame Thénardier n'était pas top cette fois-ci...
A peine sortis, nous étions en route pour l'Apollo Victoria. WICKED au programme de notre soirée. J'avais adoré la version avec Kerry Ellis, mais je dois avouer qu'Alexia Khadime ajoute une dimension supplémentaire. C'est une vraie comédienne et cela change tout. Elle interprète un personnage réapproprié à son univers personnel. Plaisir plaisir ! Et surtout l'occasion de comprendre toute l'histoire, cette fois. Car j'avoue n'avoir pas tout emmagasiné la première fois. Le spectacle est complexe en lui-même, et retrace la genèse d'un conte fantastique connu de tous. Du coup, les rapprochements avec l'autre histoire sont constant, et il faut vraiment suivre.
( A suivre, je dois filer )
On était un peu dépités de ne pas pouvoir aller voir AVENUE Q le premier soir, puisqu'en dernière minute on avait opté pour SISTER ACT ! Cela dit, on gagnait au change ! Et je suis certain qu'aucun des participants ne se plaindra, puisqu'un nouvel aller-retour se planifie déjà, de toute manière... Mordus ? Nous ? Oui !
SISTER ACT a ravi tout le monde. L'énergie du spectacle reste épatante. Julia Sutton, la petite vieille hyper dynamique était sur scène et a remporté pas mal de suffrages dans notre équipe, même si les coups de coeur vont tous à Pattina Miller ! Cette nana est tout bonnement incroyable.
Le lendemain, on s'était dit qu'on était pas obligé d'aller voir une matinée mais on a pas pu résister, et à 09h50 on faisait la file chez TKTS pour récupérer nos half-price tickets, direction... LES MISERABLES ! Ça y est, j'ai franchi le cap des 10 fois ! Je suis vraiment malade. Pourtant le plaisir reste entier, comme au premier lever de rideau. 30 ans de représentations et autant de standing ovations, ça n'arrive pas pour rien. Même si Madame Thénardier n'était pas top cette fois-ci...
A peine sortis, nous étions en route pour l'Apollo Victoria. WICKED au programme de notre soirée. J'avais adoré la version avec Kerry Ellis, mais je dois avouer qu'Alexia Khadime ajoute une dimension supplémentaire. C'est une vraie comédienne et cela change tout. Elle interprète un personnage réapproprié à son univers personnel. Plaisir plaisir ! Et surtout l'occasion de comprendre toute l'histoire, cette fois. Car j'avoue n'avoir pas tout emmagasiné la première fois. Le spectacle est complexe en lui-même, et retrace la genèse d'un conte fantastique connu de tous. Du coup, les rapprochements avec l'autre histoire sont constant, et il faut vraiment suivre.
( A suivre, je dois filer )
Monday, August 24, 2009
Sunny sunny
Il fait super beau. Ça fait battre les coeurs plus vite... Bronzer la peau... Et ça fixe un sourire sur pas mal de visages dans la capitale. Wouaw ! J'aime cette vague de chaleur improbable. J'écoute HAIR à fond la caisse dans mon baladeur, et je me dis qu'être bien, c'est finalement simple comme bonjour.
3 petits jours à Londres avec le garçon qui prend un peu plus de place dans mon existence chaque fois que je le vois. Des fou-rire. Du plaisir dans les salles de spectacle. Une balade cool-down dans Holland Park. Des discussions intéressantes sur nos visions de la vie. Tout avance, les choses se mettent en place. Pas de rythme à suivre si ce n'est celui de l'intuition.
La foire du Midi s'en va aujourd'hui. Et la fin de l'été est comme accréditée par cette nouvelle. Bientôt la rentrée. Le retour à la vie normale pour ceux qui en ont une. ( Normale, j'entends ! )
Fini les soirées LOVE BOAT sur les quais du canal de Bruxelles, à boire de la Caïpirina en se trémoussant sur des musiques de sottes. Pour un an du moins. 'Va falloir s'organiser un planning de réjouissances pour l'année académique qui se profile. Pas fort compliqué, mais il faut éviter la routine qui mine le moral.
Pour le moment, les journées s'écoulent paisiblement en attendant la reprise des répétitions de Cendrillon, ce macho.
C'est encore un peu le boxon dans mon nouvel appartement. Il me manque quelques meubles pour optimaliser la déco, car n'ayant pas beaucoup de rentrées actuellement, je suis contraint d'entasser, en attendant mieux. Cela ne me dérange pas le moins du monde. J'ai l'impression d'être beaucoup moins attaché à cette perfection qui devait régir ma petite vie précédemment. Lâcher prise ? Sans doute, oui...
3 petits jours à Londres avec le garçon qui prend un peu plus de place dans mon existence chaque fois que je le vois. Des fou-rire. Du plaisir dans les salles de spectacle. Une balade cool-down dans Holland Park. Des discussions intéressantes sur nos visions de la vie. Tout avance, les choses se mettent en place. Pas de rythme à suivre si ce n'est celui de l'intuition.
La foire du Midi s'en va aujourd'hui. Et la fin de l'été est comme accréditée par cette nouvelle. Bientôt la rentrée. Le retour à la vie normale pour ceux qui en ont une. ( Normale, j'entends ! )
Fini les soirées LOVE BOAT sur les quais du canal de Bruxelles, à boire de la Caïpirina en se trémoussant sur des musiques de sottes. Pour un an du moins. 'Va falloir s'organiser un planning de réjouissances pour l'année académique qui se profile. Pas fort compliqué, mais il faut éviter la routine qui mine le moral.
Pour le moment, les journées s'écoulent paisiblement en attendant la reprise des répétitions de Cendrillon, ce macho.
C'est encore un peu le boxon dans mon nouvel appartement. Il me manque quelques meubles pour optimaliser la déco, car n'ayant pas beaucoup de rentrées actuellement, je suis contraint d'entasser, en attendant mieux. Cela ne me dérange pas le moins du monde. J'ai l'impression d'être beaucoup moins attaché à cette perfection qui devait régir ma petite vie précédemment. Lâcher prise ? Sans doute, oui...
Thursday, August 20, 2009
Mon résultat au Test Myers-Briggs
Je l'ai fait, juste pour rire...
Mais c'est impressionnant comme c'est vrai !
RESULTAT :
ENTJ (Extraversion, iNtuition, Thinking, Judgment)
You are frank, decisive, and assume leadership readily. You quickly see illogical and inefficient procedures and policies, and develop and implement comprehensive systems to solve organizational problems. You enjoy long-term planning and goal setting. You are usually well informed, well read, enjoy expanding your knowledge and passing it on to others. You are forceful in presenting your ideas. Famous people with your same ENTJ personality include: Franklin D. Roosevelt , Harrison Ford, Steve Martin, Whoopi Goldberg, Sigourney Weaver, Margaret Thatcher, Al Gore, David Letterman and Jim Carrey.
Bon, les personnalités célèbres, on s'en fout un peu... Mais, sur le fond, je suis assez épaté !
Mais c'est impressionnant comme c'est vrai !
RESULTAT :
ENTJ (Extraversion, iNtuition, Thinking, Judgment)
You are frank, decisive, and assume leadership readily. You quickly see illogical and inefficient procedures and policies, and develop and implement comprehensive systems to solve organizational problems. You enjoy long-term planning and goal setting. You are usually well informed, well read, enjoy expanding your knowledge and passing it on to others. You are forceful in presenting your ideas. Famous people with your same ENTJ personality include: Franklin D. Roosevelt , Harrison Ford, Steve Martin, Whoopi Goldberg, Sigourney Weaver, Margaret Thatcher, Al Gore, David Letterman and Jim Carrey.
Bon, les personnalités célèbres, on s'en fout un peu... Mais, sur le fond, je suis assez épaté !
Sunday, August 09, 2009
Next to normal...

Edwin est rentré de Londres pour deux jours dans la capitale des frites...
Il m'a laissé, en transit, une partie des achats qu'il a effectué dans la ville des Fish'n Chips et m'a déjà demandé d'amener une valise vide lors de mon passage à Londres ce week-end, pour ramener le "reste" ! Il est fou, j'adore !
Mais je ne me plains pas de ce "dépôt", car dans le lot de sacs, il y avait des surprises pour moi, et aussi des b.o. de... comédies musicales.
J'écoute donc "Sister Act" en boucle depuis 4 jours, avant d'aller applaudir le spectacle en vrai, dans quelques jours. Je m'amuse comme un sot en sing-along avec Stephanie J.Block sur "Get Out and Stay Out" du pas très bon "9 to 5", revival musical du film de Dolly Parton. Mais surtout, je me délecte de l'incroyable richesse musicale de "Next to Normal" pour lequel Alice Ripley a gagné cette saison, le Tony Award de la meilleure comédienne dans un spectacle musical à Broadway. ( Qui a dit "C'est quoi un Tony Award" ? )
Inutile de dire que si, comme prévu, j'ai la chance d'aller voir le spectacle à New York et de la rencontrer, je vais me pisser dessus ! Oui, je sais, je suis un peu vulgaire, mais c'est pour la bonne cause.
"Shrek" quant à lui, est sympathique, mais sans plus.
Disons que la b.o. propose quelques surprises, mais l'humour très "gros" du film a, selon moi, assez bien de mal à se transposer musicalement. A part "I know it's today" et "What's up, Duloc?", rien d'incroyable. Et la chanson sur les pets et les rots de Fiona et Shrek est assez pitoyable, et ne colle pas vraiment à Sutton Foster, qui saute pourtant à pieds joints dans un très intéressant contre-emploi.
En disant cela, je me fais vraiment penser à une vieille critique de théâtre anglaise. A vous les studios !
Tuesday, August 04, 2009
Mama Roma Forever !

Dans nos contrées européennes nordiques, on a souvent du mal à prendre sa voiture pour parcourir plus de 20 km pour se rendre à une soirée ! Et on a vraiment tort. Parce que, blasés par notre capitale et remplis de nos à priori idiots sur la piètre qualité de l'écosystème gay de province, on pourrait passer à côté d'endroits tout simplement magiques si on ne faisait pas de temps en temps l'effort d'attacher nos ceintures.
J'ai découvert, dimanche dernier, un endroit dont j'avais déjà maintes fois entendu parler mais qui était resté comme une nébuleuse dans mon esprit : LA MAMA ROMA de Liège. Ce lieu de fête où les travestis s'amusent à présenter de vrais numéros incroyablement délirants, remplis d'une auto-dérision jubilatoire pour le spectateur.
La grande Valentine Deluxe, la cynique Lazslo et la merveilleuse Joséphine Quatorze nous emmènent à vitesse endiablée dans un voyage fabuleusement Kitsch & Camp au rythme des chansons en playback. Rien de bien incroyable niveau répertoire ( Eartha Kitt, Danni Klein, Dalida... ) mais ce peps dans l'interprétation, et cette volonté de créer réellement des sketches musicaux pour divertir.
Certes, Chez Maman, on regarde avec délice la beauté sublime des grandes dames de la nuit transformiste, mais depuis combien de temps ne s'est on pas esclaffé comme aux jours premiers du célèbre cabaret bruxellois ?
Nous avons hurlé de rire dimanche soirs à Liège, applaudi à tout rompre et adoré le coté fantasque et totalement burlesque de la nuit mamaromienne !
Et dès que l'occasion se présente, on y retourne. Wanna join ?
Un bonheur !
Merci les "filles" !
Friday, July 24, 2009
Stratosphère... Rien qu'une fois, merci !

Y a des moments où on est un peu foufou dans la vie.
Des soirs où l'on a envie de se faire un peu peur, de jouer avec les limites des sensations. Dans ces cas-là, la foire du Midi est le lieu privilégié !
Entre ses machines tournantes, volantes, collantes, amusantes... On a que l'embarras du choix. Et comme chaque année il y a une nouvelle attraction plus incroyable que l'année d'avant, ceux qui ont soif de "toujours plus" sont comblés.
Cette année les assoiffés, c'était nous. ( Entendez le copain de ma soeur et moi ! ) Non que nous soyons de grands fanatiques du hurlement de terreur dans les loopings, mais à la vue du STRATOSPHERE, nos coeurs avaient battu un peu plus rapidement. Et l'idée d'être transportés à 60 mètres de hauteur dans les airs, pieds dans le vide, nous enivrait d'une force assez étrange.
Après quelques tours dans d'autres manèges, et après être passé sous ladite attraction pour observer la rapidité relative du manège et les têtes des gens qui en sortaient, nous nous sommes décidés à acheter nos billets, et à embarquer.
Sur un coup de tête en réalité, car ayant vu ce que nous avions vu, nous étions déjà moins partant. Mais justement, Vincent m'avait lancé : " - Si on ne le fait pas sur le coup de tête, on n'osera plus, alors filons au guichet tout de suite, sans réfléchir, maintenant ! "
Nous voilà donc assis l'un à côté de l'autre dans notre petite nacelle retenue à la structure par 3 câbles et demi. Et soudain retenti le jingle du départ. Première étape : une montée rapide à 20 mètres du sol. Monstrueux ! On est déjà BEAUCOUP plus haut que les arbres... Et le manège ne s'est même pas encore mis à tourner. On est suspendus, immobiles, attendant le pire... qui arrive !
On tourne à présent gentiment, et en même temps, on franchit les 20 mètres supplémentaires... puis les 20 derniers.
Pas fiers ? Non ! Pas le moins du monde. Vincent et moi, nous parlons sans discontinuer pour éviter de devoir réfléchir à l'endroit où nous nous trouvons. Et lorsqu'il me demande de lui donner la main, je n'ose même pas lui tendre tellement je suis arrimé à la barre de sécurité et à mon écharpe que j'ai peur de perdre.
Je lui lance : " - Continuons à parler, c'est monstrueux, mais c'est bientôt fini. " Et on éclate de rire. Les deux grands intrépides que nous sommes font vraiment profil bas !
Voilà qu'on descend... Mais pour mieux remonter une dernière fois.
La vue est imprenable. Et voir les voitures, petites comme des fourmis sortir, à toute vitesse du tunnel du boulevard du Midi, ne me rassure absolument pas. D'autant que, plus on monte, plus la circonférence du treuil sur lequel nos nacelles sont maintenues diminue. ( Chaque étape de 20 mètres supplémentaire étant soldée par le "Clang" retentissant de l'accrochage d'un cerceau de traction, dans l'autre ! ) Un bonheur. J'ai les mains glacées. Et sans doute le visage livide.
La descente se fait rapidement après un petit air de valse projeté lors du dernier passage à 60 mètres.
Nous retrouvons ma soeur et Florian qui nous ont admiré durant toute l'aventure. Nos mains tremblent et on ne dit presque rien, si ce n'est : " - Le Stratosphère : Une fois mais pas deux ! "
Vite ! Des frites !
Tuesday, July 21, 2009
Isn't rich ?

Bien entendu, l'aventure "A little night music" ne pouvait pas s'arrêter si vite !
Aussi, après en avoir discuté brièvement mais avec conviction, j'ai décidé d'aller tout de même à Londres applaudir l'une des représentations de ladite pièce, avant son départ des scènes anglaises pour... les Etats-Unis.
Mis à part la prestation un peu faible de Jessie Buckley ( Anne Egerman, dans le spectacle ), cette production tout en finesse et en humeur est un bijou. Et je regrette pas le moins du monde ce trop rapide* aller-retour dans la capitale britannique. ( *Le concerné se reconnaitra ! Hi hi ! )
La grande -de taille comme de talent- Hannah Waddingham est brillante en Désirée Armfeldt et la mise en espace des enchainements de lieux et de séquences est d'une superbe intelligence. Les morceaux chantés ont enfin pris leur sens devant mes yeux émerveillés. Car je connais le cd par coeur, mais certains passages seulement écoutés ne signifiaient encore rien pour moi.
Revoir Maureen Lipman : Succulent ! La respectable Madame Armfeldt cynique à souhait en chaise roulante, personnage tenu de main de maître par la comédienne, tient le fil rouge du récit... Nous emmenant tels sa petite-fille dans l'histoire, dans les méandres des passions humaines, et des constats d'amours réussis, déchus, ou naissant.
Prochaine étape : Le même spectacle, à Paris avec Kristin Scott Thomas, Leslie Caron et Lambert Wilson, au Théâtre du Chatelet, en février prochain.
Et en attendant, d'autres trips à Londres m'attendent !
Sous baxter ! On devrait me mettre sous baxter !
Tuesday, July 14, 2009
Les clefs... du paradis ?
Juillet est déjà à la moitié de sa durée et les journées sont belles chaudes et ensoleillées… enfin presque. Disons plutôt que les éphémérides sont cohérentes pour la saison, vu la désignation de juillet comme mois le plus humide de l’année, en Belgique !
Bonne nouvelle : Je suis allé cet après midi faire établir l’état des lieux d’entrée de mon nouvel appartement pour pouvoir en réceptionner les clefs au plus vite. Et on ne peut pas mieux dire, puisque le concierge me les a déjà remises ! Bonheur.
Reste à organiser le déménagement du « lourd » ( Frigo, machine à laver, lit, etc… ) pour que tout soit en place pour l’arrivée de ma sœur et son copain, fin de semaine prochaine.
C’est un peu tendu côté finances, en ce moment. Heureusement que le moral est bon, parce que je serais étouffé sous le poids des transactions relatives au déménagement, si je n’avais pas une pêche d’enfer, justement. Entre le futur double loyer du mois d’août si on ne trouve personne pour emménager dans l’appartement que je quitte, les frais d’états des lieux d’entrée d’un côté et de sortie de l’autre, les remboursements de spectacles et billets Eurostar pour le voyage londonien de septembre, l’accumulation va bon train, et je suis un peu flippé… Et je ne vous parle pas des changements d’adresse à la commune, à la banque, pour les factures et les documents administratifs importants !
Mais je ne suis pas le fils de ma mère pour rien, et mon budget ( très très serré, du coup ! ) a déjà été posé sur papier afin d’optimaliser le reste des dépenses des trois prochains mois. Mais j’avoue que subsister avec aussi peu de ressources commence à me tracasser un peu. J’ai trente ans, et j’aimerais vivre plus survivre.
Passage éclair prévu à Londres avant la fin du mois, avant le week-end en août et la semaine en septembre. Finalement, on a tout de même dégotté des places pour « A Little Night Music » avant la fermeture officielle du spectacle et je ferai donc un rapide aller-retour pour ne pas manquer l’aventure.
Demain c’est la première de « L’Avare » aux ruines de l’abbaye de Villers-La-Ville. Rendez-vous pris avec les amis pour aller y applaudir l’équipe que j’ai chorégraphiée. Espérons que le temps sera clément. Parce que je n’ai aucune envie de me choper une crève avant les opérations jimkana précitées.
Je m’inquiète pour plein de choses, ces temps-ci, mais je suis à un tournant.
Quelque chose va bientôt changer. J'en ai envie. Il est temps.
Bonne nouvelle : Je suis allé cet après midi faire établir l’état des lieux d’entrée de mon nouvel appartement pour pouvoir en réceptionner les clefs au plus vite. Et on ne peut pas mieux dire, puisque le concierge me les a déjà remises ! Bonheur.
Reste à organiser le déménagement du « lourd » ( Frigo, machine à laver, lit, etc… ) pour que tout soit en place pour l’arrivée de ma sœur et son copain, fin de semaine prochaine.
C’est un peu tendu côté finances, en ce moment. Heureusement que le moral est bon, parce que je serais étouffé sous le poids des transactions relatives au déménagement, si je n’avais pas une pêche d’enfer, justement. Entre le futur double loyer du mois d’août si on ne trouve personne pour emménager dans l’appartement que je quitte, les frais d’états des lieux d’entrée d’un côté et de sortie de l’autre, les remboursements de spectacles et billets Eurostar pour le voyage londonien de septembre, l’accumulation va bon train, et je suis un peu flippé… Et je ne vous parle pas des changements d’adresse à la commune, à la banque, pour les factures et les documents administratifs importants !
Mais je ne suis pas le fils de ma mère pour rien, et mon budget ( très très serré, du coup ! ) a déjà été posé sur papier afin d’optimaliser le reste des dépenses des trois prochains mois. Mais j’avoue que subsister avec aussi peu de ressources commence à me tracasser un peu. J’ai trente ans, et j’aimerais vivre plus survivre.
Passage éclair prévu à Londres avant la fin du mois, avant le week-end en août et la semaine en septembre. Finalement, on a tout de même dégotté des places pour « A Little Night Music » avant la fermeture officielle du spectacle et je ferai donc un rapide aller-retour pour ne pas manquer l’aventure.
Demain c’est la première de « L’Avare » aux ruines de l’abbaye de Villers-La-Ville. Rendez-vous pris avec les amis pour aller y applaudir l’équipe que j’ai chorégraphiée. Espérons que le temps sera clément. Parce que je n’ai aucune envie de me choper une crève avant les opérations jimkana précitées.
Je m’inquiète pour plein de choses, ces temps-ci, mais je suis à un tournant.
Quelque chose va bientôt changer. J'en ai envie. Il est temps.
Monday, July 06, 2009
Changement de programme...

Je l’ai appris l’autre jour en consultant l’ Official London Theatre Guide sur internet : Les représentations de « A Little Night Music », que j’étais tout content d’aller voir, sont arrêtées le 25 juillet prochain pour cause de non rentabilité. En gros, y’a personne. C’est bien ma vaine !
Moi qui me faisais une joie d’aller voir mon premier spectacle un peu plus pointu ! A croire que le hasard veut m’imposer un certain quota de manque de culture générale… ( Ce qui me fait penser que j’ai bien failli m’acheter « La Culture Générale Pour Les Nuls » l’autre jour ! )
Mais qu’à cela ne tienne ! Pas de démoralisation ! On a dégotté deux places pour « Sister Act » au London Palladium, et je pense qu’à défaut d’être aussi intellectuel, le spectacle a le mérite d’être terriblement divertissant ! En avant donc, pour les aventures de Dolores !
Tuesday, June 30, 2009
Le soleil est là !

Non, le titre de mon post d’aujourd’hui n’est pas un hommage à ma grand-mère maternelle, même s’il est vrai qu’elle chantait cette phrase chaque matin, sur un air léger dont seule elle avait le secret, lorsque les premiers rayons de l’astre de lumière perçaient par les rideaux de sa fenêtre… Non, j’ai rédigé ces quelques mots d’introduction simplement parce que, en effet, le soleil brille fort depuis quelques jours ! Tant dans les rues de la ville, que dans ma tête et mon cœur. La vie se déroule avec douceur et les projets s’enchainent.
La coïncidence est cependant amusante, de parler d’elle, puisqu’il y a tout juste deux semaines, nous sommes passés au cimetière, ma mère et moi, pour voir ce qu’il advenait de l’urne funéraire dans laquelle reposent ses cendres… Et si, de là où elle est, elle a l’occasion de lire mon blog, Mamy doit d’ailleurs se fendre la poire de nous savoir en train de nous tracasser pour un vilain pot en étain dans lequel elle n’avait déjà pas envie qu’on la dépose ! ( Je vous passerai le détail des ridicules « conflits » familiaux d’après décès… )
Bientôt dix ans qu’elle est décédée, et pas une seule journée où je ne pense à elle. Photos, musiques, mais surtout répliques devenues « Maximes » familiales nous entrainant dans les mêmes succulents fou-rire tout au long des années, chaque fois qu’on les prononce !
Mon nouveau bail est signé !
A partir du 1er août prochain, je serai locataire d’un ravissant petit studio dans le plein centre bruxellois. Parquet au sol, entièrement remis à neuf… Presque comme pour une première occupation ! Il était temps, c’est vrai, que je change de lieu de résidence. Trois ans de vie dans cet appartement où je ne me suis jamais senti réellement chez moi. Cet espace vital un peu obligé, que j’avais déniché du premier coup, à mon retour de France et qui m’avait certes bien arrangé sur le moment. Pourtant quand j’y repense, aucun meuble n’y aura jamais trouvé sa vraie place et pas une seule fois je n’aurai passé de bonne soirée « cosy » devant la télé en me sentant vraiment bien. Ajoutons que certains plans et histoires affectives un peu glauques ou sordides y resteront liées… Mais tout cela ne sera bientôt plus que passé !
Fondue Savoyarde : c’est terminé !
Une très chouette série de représentations. Un public très chaleureux et des soirées de plaisir à présenter la suite des aventures des timbrés custersiens. La dernière n’aura pas été la plus incroyable, vu que la fréquentation de salle n’était pas à son comble, mais l’ambiance aura été très bonne. Et ne parlons pas de la soirée de clôture de la saison de l’Atelier 210, dont le thème « Les années‘80 » nous a permis de faire fureur dans des costumes totalement déjantés !
Petit coup surprise : Alors que je pensais n’avoir aucun projet professionnel pour les mois de vacances qui arrivaient, voilà que Del Diffusion m’a contacté pour travailler sur les mouvements scéniques de « L’avare » de Molière que ladite société de production propose cette année sur le site des ruines de l’abbaye de Villers-La-Ville. C’est plutôt une aubaine, et je suis tout content de rencontrer Gildas Bourdet, sur ce projet sympathique. Ça me sortira la tête des caisses à remplir pour le déménagement tout proche.
Wednesday, June 24, 2009
"- Ah... Liaisooooons !"

Une bonne nouvelle n’arrive jamais seule ! Le plaisir sera décuplé lors de ce week-end britannique dont je vous parlais dans un précédent post.
Londres en août sera en effet l’occasion d’applaudir Ruthie Henshall, mais également d’assister au revival de « A Little Night Music » de Stephen Sondheim et Hugh Wheeler ! Maureen Lipman -que j’avais eu le plaisir d’applaudir dans « Thoroughly Modern Millie », pour les aficionados des divas inconnues !- y interprète le rôle Madame Armfeldt ( Sur la photo ci-dessus ), et c’est d’autant plus un bonheur que le spectacle se joue au Garrick Theater dans lequel je n’ai encore jamais eu l’occasion d’aller voir quoi que ce soit ! Double découverte, donc. Wouaw !
Mon premier Sondheim sur scène ! Je suis excité comme une puce !
Mais pourquoi avoir attendu autant de temps, me demanderez-vous ? ( Ou alors, vous ne me demanderez rien du tout car vous êtes déjà passé à autre blog ! LOL ) J’appréhendais un peu d’aller voir un Sondheim, car l’écriture musicale est bien plus complexe que celle d’Andrew Lloyd Webber ou Boublil & Schönberg, par exemple. Les superpositions de thèmes musicaux, le phrasé des personnages et la richesse des rimes et de la syntaxe sont formatés dans un style très propre à l’auteur. Et si sur cd, j’ai l’occasion de passer plusieurs fois un morceau afin d’en tirer toute la saveur, j’avais toujours un peu peur d’être démuni face à la rapidité des mots en scène… Mais c’est peur effacée à présent, puisque je me passerai le cd du spectacle une bonne cinquantaine de fois, avant d’aller assister à la représentation !
La critique est dithyrambique et, apparemment, la mise en scène tout à fait ingénieuse et novatrice.
Qui a dit « Il est fou » ?
Sunday, June 21, 2009
Sur les chapeaux de roues !
Ça fiche un peu la trouille de se retrouver avec une paire de skis, sur un plateau incliné, face à une salle hurlant de joie avant même que la première réplique de la pièce n'ait été envoyée... Et lorsque la lumière des projecteurs commence à monter, et que de son côté la musique baisse, le taux d'adrénaline dans le sang subit une véritable poussée !
On a eu chaud dans nos combinaisons de polyamide, Denis et moi ( Au sens premier comme second du terme ! ), mais le sourire était bien agrafé sur nos visages durant tout le reste de la représentation de ce jeudi 11 juin 2009 !
Quel plaisir d'entendre l'enthousiasme de nos inconditionnels "fans" et amis, venus en masse pour retrouver l'équipe de joyeux drilles que forme notre troupe.
Stéphane avait, certes, le flippomètre à cent-dix, mais le très audible bonheur des spectateurs lui a rendu confiance, et c'est avec un visage tout éclairé qu'il nous a rejoint dans les coulisses pour nous féliciter, une fois le spectacle terminé.
L'aventure "Fondue Savoyarde" a donc démarré sur les chapeaux de roues, et même si les critiques théâtrales n'ont pas tout à fait compris l'univers de notre épopée enneigée, les salles sont remplies et l'humeur est hilare durant la quasi totalité de l'heure et demie que dure l'histoire.
Cependant, une semaine de répétition en plus sur le plateau n'aurait certainement fait de mal à personne car, bien que l'on prenne chaque soir davantage de plaisir à interpréter nos personnages, l'énergie optimale de la pièce n'est arrivée qu'hier soir. ( Parfaite écoute, pas d'anticipations, et un rythme cohérent ressentis par toute l'équipe. ) Bien entendu, le spectacle était prêt à être présenté le 11, mais l'urgence des derniers jours et l'accumulation des stress et fatigues respectifs, liés aux contingents d'appréhension de décors, costumes et autres formalités, n'ont pas facilité le sentiment de "plénitude". Aussi, avons-nous éprouvé un léger goût de trop peu pour nous familiariser avec l'endroit !
Mais à présent, on peut vraiment dire que tout est en ordre de marche ! Nos « Croque-Fondue » à 2,50 € ( fromage fondu et viande des grysons entre 2 tranches de pain grillé ) font un malheur au bar , et les genièvres à la groseille filent à toute vitesse !
N’hésitez pas ! Venez nous rejoindre !
On a eu chaud dans nos combinaisons de polyamide, Denis et moi ( Au sens premier comme second du terme ! ), mais le sourire était bien agrafé sur nos visages durant tout le reste de la représentation de ce jeudi 11 juin 2009 !
Quel plaisir d'entendre l'enthousiasme de nos inconditionnels "fans" et amis, venus en masse pour retrouver l'équipe de joyeux drilles que forme notre troupe.
Stéphane avait, certes, le flippomètre à cent-dix, mais le très audible bonheur des spectateurs lui a rendu confiance, et c'est avec un visage tout éclairé qu'il nous a rejoint dans les coulisses pour nous féliciter, une fois le spectacle terminé.
L'aventure "Fondue Savoyarde" a donc démarré sur les chapeaux de roues, et même si les critiques théâtrales n'ont pas tout à fait compris l'univers de notre épopée enneigée, les salles sont remplies et l'humeur est hilare durant la quasi totalité de l'heure et demie que dure l'histoire.
Cependant, une semaine de répétition en plus sur le plateau n'aurait certainement fait de mal à personne car, bien que l'on prenne chaque soir davantage de plaisir à interpréter nos personnages, l'énergie optimale de la pièce n'est arrivée qu'hier soir. ( Parfaite écoute, pas d'anticipations, et un rythme cohérent ressentis par toute l'équipe. ) Bien entendu, le spectacle était prêt à être présenté le 11, mais l'urgence des derniers jours et l'accumulation des stress et fatigues respectifs, liés aux contingents d'appréhension de décors, costumes et autres formalités, n'ont pas facilité le sentiment de "plénitude". Aussi, avons-nous éprouvé un léger goût de trop peu pour nous familiariser avec l'endroit !
Mais à présent, on peut vraiment dire que tout est en ordre de marche ! Nos « Croque-Fondue » à 2,50 € ( fromage fondu et viande des grysons entre 2 tranches de pain grillé ) font un malheur au bar , et les genièvres à la groseille filent à toute vitesse !
N’hésitez pas ! Venez nous rejoindre !
Sunday, June 07, 2009
Ruthie in concert !
Wednesday, May 20, 2009
Vous avez dit Fondue Savoyarde ?

C'est parti ! On a commencé !
LES EX se retrouvent pour la suite des aventures de vos golden boys and girls préférés... Et vu l'ambiance actuelle des séances de répétitions, on peut s'attendre au meilleur ! C'est super gai de trouver les énergies d'envies intactes et la flexibilité des potes comédiens. Tout en ayant chacun nos parcours respectifs, on forme réellement une "famille" lorsqu'on travaille ensemble sur le projet en cours. Il y a quelque chose de l'ordre du magique, et cela va aller croissant.
Plus que trois semaines d'attente, qui vont sembler des années à nos fans chevronnés, mais qui pour nous paraissent bien trop courtes, lorsqu'on pointe la masse de choses restant à régler avant la première. Envie d'en savoir un peu plus ?
N'hésitez pas à jeter un oeil à notre teaser vidéo ! Et vos places sont déjà réservables à l'Atelier 210 : www.atelier210.be !
A très vite !
Car c'est ici que l'on cure...
Il ont terminé en force !
Et les applaudissements qui ont suivi la dernière représentation me sont allés droit au coeur ! Huit mois d'un bonheur ininterrompu, mêlant challenge, urgence, créativité et plaisir des rencontres humaines. Huit mois passés trop vite, à structurer, coordonner, mettre en place, dessiner et diriger cette fameuse équipe de "Frou Frou Les Bains", dans le cadre des spectacles de l'Union Dramatique et Philanthropique de Bruxelles.
De la première à la représentation finale, tout s'est absolument déroulé à merveille.
Le public ravi, sortait de la salle le sourire agrafé au visage pour le reste de sa semaine, et mes yeux ont brillé un peu plus fort mercredi 13 mai, lorsqu'après la représentation, Henri Billen du haut de ses 92 ans - le metteur en scène de la toute première pièce dans laquelle j'ai joué à 11 ans - est venu me féliciter pour le travail exceptionnel accompli. Précision, rythme et pertinence, un travail d'une très grande qualité, selon ses termes. J'ai d'ailleurs eu un peu de mal à aller redistribuer les notes de correction à mes comédiens par la suite, tant l'émotion me subjuguait.
Pas un seul des personnage n'a perdu sa superbe en cours de spectacle, et j'ai eu le bonheur de voir des comédiens heureux s'amuser chaque soir davantage à reconstruire et redécouvrir l'action de cette oeuvre absurde demandant la plus grande sincérité de jeu.
Je suis ravi de savoir que je retrouve très vite l'équipe sur un nouveau projet !
Feydeau, cette fois ! La cadence va être soutenue !
Et les applaudissements qui ont suivi la dernière représentation me sont allés droit au coeur ! Huit mois d'un bonheur ininterrompu, mêlant challenge, urgence, créativité et plaisir des rencontres humaines. Huit mois passés trop vite, à structurer, coordonner, mettre en place, dessiner et diriger cette fameuse équipe de "Frou Frou Les Bains", dans le cadre des spectacles de l'Union Dramatique et Philanthropique de Bruxelles.
De la première à la représentation finale, tout s'est absolument déroulé à merveille.
Le public ravi, sortait de la salle le sourire agrafé au visage pour le reste de sa semaine, et mes yeux ont brillé un peu plus fort mercredi 13 mai, lorsqu'après la représentation, Henri Billen du haut de ses 92 ans - le metteur en scène de la toute première pièce dans laquelle j'ai joué à 11 ans - est venu me féliciter pour le travail exceptionnel accompli. Précision, rythme et pertinence, un travail d'une très grande qualité, selon ses termes. J'ai d'ailleurs eu un peu de mal à aller redistribuer les notes de correction à mes comédiens par la suite, tant l'émotion me subjuguait.
Pas un seul des personnage n'a perdu sa superbe en cours de spectacle, et j'ai eu le bonheur de voir des comédiens heureux s'amuser chaque soir davantage à reconstruire et redécouvrir l'action de cette oeuvre absurde demandant la plus grande sincérité de jeu.
Je suis ravi de savoir que je retrouve très vite l'équipe sur un nouveau projet !
Feydeau, cette fois ! La cadence va être soutenue !
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