Wednesday, April 29, 2009

I'm celebrating ! Happy Birthday Antoine !


Dire que cela ne m’a rien fait du tout serait mentir, mais je mentirais tout autant si je disais que la terre s’est dérobée sous mes pieds et que mon cœur s’est mis à battre plus rapidement lorsque j’ai franchi le cap tant attendu des 30 ans, le neuf avril dernier, sous le soleil de Floride ! Tout avait été minutieusement organisé par mes soins et la journée de la veille avait été célébrée par un défi à relever pour marquer le coup de ce « Last day of the 29 » ( A savoir : oser affronter la chute vertigineuse du toboggan SUMMIT PLUMET de Blizzard Beach ! 45 mètres ), mais le jour même, j’avoue avoir été plus excité à l’idée de dépenser l’intégralité des 75 dollars d’achats offerts par Disney World à toute personne venant y fêter son anniversaire et de revoir la Parade « Celebrate a Dream come True » que par mon âge allant croissant…
Sans minimiser l’importance de l’impact de cette transition sur ma vie pour autant ! En effet, depuis une semaine, je me sens complètement épanoui. Heureux d’être enfin le moi que j’ai envie d’être depuis très longtemps. Je ne sais pas s’il y a quelque chose de fondamentalement transformé, mais je sens que dans ma tête, les choses de la vie me paraissent tout d’un coup plus simples et les projets plus accessibles.
Le voyage aux Etats-Unis s’est délicieusement déroulé, et les retrouvailles avec l’univers Disney dans toute sa splendeur m’a donné de l’énergie pour deux bonnes années au moins. Le surclassement du vol aller a d’ailleurs été la bonne petite surprise, et nos jambes ne remercieront jamais assez le capital sympathie et diplomatie du père de Stéphanie qui est arrivé à nous faire réserver des places en zone « Economy PLUS » sans aucun supplément, le matin du départ.
Retrouver Orlando et son climat paradisiaque n’a fait que me confirmer une chose : J’ai envie de voyager davantage !!!
Walt Disney World est resté pareil à lui-même. Les nouvelles attractions sont géniales ! Pour qui aime l’univers Disney, bien entendu. Pour d’autres, je fais office de cas pathologique grave lorsque j’admets adorer me faire sept jours unlimited de parcs à thèmes, je le sais. Mais si vous saviez comme je m’en fous… J’ai eu 7 ans et demi à des dizaines de moments et l’occasion de rêver comme plus depuis très très longtemps. Un petit inventaire ?

31 mars / 1er Jour Magique : Magic Kingdom !
La découverte de l’année dans ce parc que j’adore c’est Space Mountain. Non que l’attraction soit récemment apparue, puisqu’elle s’y trouve depuis 1975, mais nous n’avions pas eu l’occasion d’y grimper il y a 13 ans, lorsque j’ai fêté mon 18ème anniversaire au même endroit. Pas de loopings ni de renversés, pourtant le parcours vaut le détour et les cris de joie ont fusés ( C’est le cas de le dire, ah ah ! ) à maintes reprises dans l’obscurité de l’espace inter-galactique. Découverte également en ce qui concerne le château de la Belle au Bois Dormant, puisqu’il était transformé en gâteau de bonbons géant, pour le 25ème anniversaire du parc, à l’époque. PhilarMagic, et The adventures of Winnie The Pooh sont les petits coups de cœur de notre première journée. Quant à la parade « Celebrate a Dream Come True », sa musique restera dans mon esprit jusqu’à mes 40 ans ! Se balader dans les rues de ToonTown est une chose à faire dans une vie, rien que pour aller rencontrer les princesses dans leur petit Picture Corner !


1er avril / 2ème Jour Magique : Day Off !
Rien de mieux qu’une petite journée de shopping au Florida Mall pour se remettre doucement du jet lag. Et plein de paires de chaussures achetées à nous quatre. Qui a dit que l’avantageux cours du dollars cumulé à cette période de soldes avaient influencés notre porte-feuilles ? Et puis, un pays qui propose un magasin M&M’s ne peut fondamentalement pas être mauvais ! Ah ah !

2 avril / 3ème Jour Magique : Epcot Center.
Wouaw ! Une visite à Epcot est toujours merveilleuse, mais l’est d’autant plus lorsqu’on n’est jamais venus dans le complexe WDW, aussi grand que la ville entière de Paris. Et dans mon petit groupe, ils étaient deux à faire des yeux tout ronds pendant 24 heures ! A peine entrés, et fraichement enduits de crème solaire, nous voilà partis pour Mission Space. Une aventure incroyable à destination de la planète Mars, dans un des simulateurs les plus perfectionnés. Une puissance de 4 G et un film au réalisme surprenant. Fabuleuse mise en bouche pour le reste de notre journée ! Epcot est LE parc où il vaut mieux être bien organisé quant à l’utilisation des FastPass, car les attractions y sont tellement populaires qu’en période d’affluence les files peuvent durer jusqu’à 200 minutes ! Mais, c’est réellement proportionnel au taux d’émotions qu’elles procurent. Soarin en est l’exemple par excellence : Ce voyage au dessus de la Californie, jambes suspendues dans le vide, m’a fait frissonner de plaisir, et rien que d’écrire ces lignes, j’en ressens encore la sensation de pouvoir voler pour de vrai… Impossible de tout faire à Epcot en une seule jouréne, certes, mais nous arrivons tout de même à embarquer dans une des voitures de Test Track, et Spaceship Earth avant de nous rendre dans la seconde moitié du parc, pour découvrir les petits pavillons de World Showcase, avant le feu d’artifice « Illuminations ». ( Illuminations sera l’unique petite déception du séjour. )


3 avril / 4ème Jour Magique : Typhoon Lagoon & Downtown Disney.
En avant les maillots, on part pour le premier parc aquatique 100% Disney : Typhoon Lagoon. Une piscine géante d’où surgit toutes les 5 minutes, une énorme vague balayant le rivage et les nageurs ! Le bonheur total.
Grosse erreur de ma part : Etre venu en slip de bain ! En effet, les américains, tout puritains qu’ils sont portent ce qu’on appelle des trunks ( Maillots longs jusqu’aux genoux, comme les acteurs pornos gay, sauf que la majorité n’ont pas vraiment le même profil physique ! ) et du coup, j’ai subi les regards choqués et les moqueries toutes la durée de notre visite… jusqu’au moment de découvrir, qu’en dessous de leurs tronks, les américains portent… leurs sous-vêtement de la journée ! Vive l’hygiène !
Pour terminer la journée en beauté : Downtown Disney et ses nombreux magasins ! Question de dépenser encore un peu d’argent ! Hihi.


4 avril / 5ème Jour Magique : Hollywood Studios !
J’adooooooooooore les Hollywood Studios de Floride. L’avenue principale du parc a cette touche incroyable que n’ont pas réussi à reproduire les architectes du parc de Paris. Et la variété des attractions est à la hauteur des espérances des plus jeunes comme des plus âgés ! La tour de la Terreur reste un must, Rock’n Roller Coaster dans une version un peu différente de celle de France, et surtout le tout nouveau Toy Story Mania qui vous entraine dans une fête foraine interactive en 3 dimensions, grâce à de magiques petites lunettes !

Sous un soleil de plomb nous assitons également à la « Block Party Bash » Parade, aux danseurs survoltés et à l’énergie incomparable… Du haut de mes 29 ans, je hurle de bonheur à la demande des personnages pour activer les bombonnes d’électricité de Monstropolis !
Mais le moment de grâce de la journée aux Hollywood Studios se présente ver 17h30, lorsque faisant la file pour une attraction que nous ne ferons finalement pas, la Disney cast member nous explique que si nous voulons rencontrer les personnages de Disney, il faut que nous nous rendions dans un hall situé à quelques mètres de là… Je VEUX voir Bolt ! Pas question de rentrer en Belgique sans une photo à coté de lui ! On entre… et… il est làààààààà ! Tout pelucheux. Mes yeux brillent de bonheur comme un petit garçon à nouveau. Décidément, vais-je réellement passer le cap des 30 ans ?


5 avril / 6ème Jour Magique : Day Off 2 !
Retour au Florida Mall pour échanger une paire de chaussures, et en profiter pour en acheter une supplémentaire. Quelques t-shirts… Mais pas de temps à perdre. Il faut se rendre aux Outlet stores où nous découvrirons que notre pouvoir d’achat est encore augmenté, dans ces complexes où tout est encore moins cher que dans les boutiques traditionnelles ! Plaisir de trouver un Bath and Body Works et d’en ramener quelques lotions pour le corps.
Et pour terminer la journée farniente : Un restaurant de homard ! La bonne idée… Un repas un peu trop gras, mais délicieux. C’est ça le problème aux Etats-Unis ! On sait que c’est pas diététique, mais qu’est-ce que c’est bon.

6 avril / 7ème Jour de Magie : Animal Kingdom & Hollywood Studios.
Voilà un parc qui n’existait pas il y a 13 ans ! C’est dire si j’étais impatient de m’y rendre. Et les conseils de ma sœur et de son copain quant aux meilleures attractions à y faire, m’avaient particulièrement excité ! Nous avons donc entamé la journée par Expedition Everest ! Pas tant par soif de roller coaster de grand matin, mais parce que le 6 avril était le premier jour du fameux Spring Break américain ! Et qui dit vacances aux Etats-Unis dit monde de diiiiingue dans les parcs Disney et files d’attentes aux délais quintuplés ! Du coup, pour optimiser la journée, l’idée fut de faire toutes les « grosses » attractions rapidement, et de prendre des Fastpass directement après, pour les refaire si l’envie nous prenait. Très bon calcul, qui nous a même permis d’aller voir Nemo : The Musical. Retenons Dinosaure, et Kali Rapid River dont nous sommes sortis trempés mais ravis !

La fin de soirée fut couronnée par la représentation de « Fantasmic ! » aux Hollywood Studios ! Après avoir écouté la bande son durant un an, j’y étais ! Pour de vrai. Assis, en plein milieu du grand amphithéâtre, prêt à admirer les exploits d’un Mickey survolté et prêt à affronter toutes les forces du mal pour continuer à croire en ses rêves ! un vrai moment d’enchantement, et à nouveau des étoiles plein les yeux !

Some imagination, ha ha !

7 avril / 8ème Jour de Magie : Retour à Epcot et aux Outlet Stores !
Ne pas perdre une minute de notre temps précieux ! Epcot nous appelle à nouveau ! Direction Soarin pour collecter nos Fatspass ! Juste à temps. A 11h du matin, plus aucun Fastpass ne sera distribué pour cette attraction. Ouf, nous on a les nôtres !
Profitons-en pour terminer le parcours de World Showcase entamé quelques jours plus tôt. En passant, petite une série de photos avec Alice, Mary Poppins et Aurore que nous croisons au détour des reconstitutions d’Angleterre et de France ! Le plaisir d’une vraie grande balade, sous un soleil brillant, mais des températures rafraichies pour la saison… ( 19°C ) Aïe aïe… Dire qu’on a prévu un parc aquatique le lendemain !
Mais qu’à cela ne tienne, demain est un autre jour. Pour le moment, Nicolas et moi, nous séparons de Stéphanie et Jean-Marie pour parcourir les petits « pays » à notre rythme « à nous ». Hi hi… Repas sympa en Allemagne, on se retrouve, et hop direction la voiture pour faire la deuxième salve de Outlet stores ! ( La Floride est connue pour ce type de magasins ! )
La nuit va encore être bien méritée !


8 avril / 9ème Jour de Magie : Blizzard Beach.
Certes, on avait un peu hésité en découvrant les températures au réveil, mais, après tout on ne vit qu’une fois : Direction Blizzard Beach malgré les 20 degrés ! Au moins on a eu tous les avantages d’un parc aquatique quasiment désert, et même si nous n’avons pas pu profiter de toutes les installations vu la chair de poule qui nous gagnait à chaque sortie de toboggan, le défi de Summit Plummet fut relevé haut la main…
Bien que j’avoue honnêtement n’avoir pas fait le fier, juste avant de devoir me lancer !


9 avril / 10ème Jour Magique : Magic Kingdom !

J’ai trente ans ! Je suis le roi de la journée ! C’est génial. A pine passés les portes de Magic Kingdom, où le soleil brille de mille feux, nous fonçons tous les quatre vers Jungle Cruise que nous n’avions pas eu la possibilité de faire le premier jour. Un petit tour par It’s a Small World nous enchante avant de faire la pause midi au buffet de Tomorrowland. Un petit tour de Space Mountain plus tard, me voilà au bureau des Passeports officiels pour me faire valider ma date de naissance et recevoir ma carte cadeau ! En effet, le jour de son anniversaire on a le droit de bénéficier de plein d’avantages magiques ( 75 dollars d’achats offerts dans le parc, dans mon cas ! ) et tous les cast members nous souhaitent « Happy Birthday » car on porte un badge avec notre nom ! La journée est magique ! Et découvrir tous les petits messages d’affection que m’ont préparé mes amis, et que l’on a collecté dans une grande enveloppe pour me faire la surprise, m’émeut beaucoup ! La file de Splash Mountain n’en parait que plus courte, et c’est le bonheur ! Deux grands ploufs plus tard, nous flânons dans les rues de Main Street et je repère tous les articles que je j’achèterai plus tard avec ma carte. Un livre sur Mary Poppins, un tablier Mickey, des dvds, etc…
Celebrate a dream come true Parade en plein cagnard : J’adoooooooore !
Et danser sur Central Plaza en compagnie des personnages de la Shake It Move It celebration à 17h nous amuse beaucoup ! Encore un tour en train autour du parc… Le truc qu’on ne fait jamais quand on est là que pour un jour. Mais, comme on est hyper à l’aise, profitons du temps !
La soirée se termine à la Hoop Dee Doo Revue pour un repas « all you can eat » de ribs et de corn bread !
Je m’endors le sourire aux lèvres ! Je suis en plein rêve et j’ai atteint cet âge que j’attends depuis que j’ai 10 ans ! Youppie !


10 avril / Dernier Jour Magique !

Aujourd’hui, nous sommes bien mal pris lorsqu’en arrivant à Blizzard Beach nous découvrons que le parc aquatique est fermé pour cause de Full Capacity ! ( Le parc est complet ! ) Il fait très beau, en effet, et beaucoup de gens ont du avoir la même idée que nous. Tant pis ! Nous filons vers les Hollywood Studios pour une dernière Tour de la Terreur ! Encore un peu de boutiques, et nous filons terminer cette derniere journée de folies à Magic Kingdom, pour voir le feu d’artifice. Le Laugh Floor de Monster & Inc. est la dernière attraction que nous n’ayons pas fait ! Occasion rêvée donc. Le parc est bondé ! Mais cela ne nous ennuie pas, car nous avons déjà eu l’occasion de faire tout ce que nous souhaitions, précédemment.
Le feu d’artifice est sublime, et nous décidons d’encore faire un tour sur Big Thunder Mountain. Une manière de terminer le séjour en beauté avant de se lever aux petites heures le lendemain pour sauter dans l’avion qui nous ramènera à… la réalité !

Celebrate a dream come true and you might just find a wish for you !
When you close your eyes, then you realise : Anything is possible !

J’ai 30 ans, les gars : C'EST DEMENT !!!

Friday, March 06, 2009

Adorer son métier !



Il y a des soirs où l'on rentre chez soi, le coeur tout léger du sentiment d'avoir correctement mené à terme une mission qu'on vous avait confiée. Rempli de saine satisfaction et le regard brillant de plaisir au vu du résultat de vos heures de travail. C'est l'état dans lequel je suis revenu chez moi hier, après la représentation des "Chemins de fer" dont la dernière séance de répétition avec les comédiens s'était tenue durant la journée, juste avant l'avant-première publique !
On dit que la fin d'un contrat artistique est toujours une sorte de petite mort... Pourtant, cette fois plus que les autres, j'ai l'impression que le projet démarre seulement. Que tout a été fiablement mis sur les rails ( c'est le cas de la dire ! ) et qu'enfin le spectacle va prendre son ampleur. L'ambiance du travail a été beaucoup plus décontractée que sur certaines autres productions. C'est peut-être du au nombre restreint de services prévus, et du coup à une concentration accrue de toute l'équipe. Du bonheur.
Car voir chaque chapitre d'un travail scénique se tourner, donnant toujours de nouvelles couleurs au projet, est un privilège réservé aux membres de l'équipe qui ne se trouvent pas sur le plateau mais qui depuis la salle "construisent" véritablement les ambiances de l'aventure. Et c'est une chance de pouvoir me dire que c'est aussi un peu grâce à moi que le spectacle fonctionnera si bien. Dans ces moments-là je me dis que c'est une aubaine de pouvoir vivre les aventures des deux côtés du rideau, mes doutes s'effacent, je suis heureux et j'adore mon métier !

Sunday, March 01, 2009

Ostende by night !



J'adooooooooooooore les virées improvisées.
Les plans de soirées que l'on fait sans avoir réfléchi. Car souvent les moments les moins planifiés se révèlent les plus incroyables. Tant au niveau des découvertes humaines que des lieux saugrenus dans lesquels on peut finir la nuit.
Quel bonheur de décider au dernier moment, juste après un repas entre amis, de filer jusqu'à la côte pour marcher sur le sable humide au son lointain des vagues.
Nous avons opté pour cette idée l'autre soir, juste après un petit spaghetti à la traditionnelle Canardière. ( Ceux qui ne connaissent pas cet endroit typique devraient s'y rendre au plus vite, tant la saveur du spaghetti est proportionnelle à la complicité de la tenancière ! )
Une petite heure de route, et nous voilà tous les quatre sur la digue d'Ostende. Nuit calme, ciel dégagé, air iodé tout frais, et fou-rire lorsque, découvrant les chaises mal rangées sur le bord de la plage, j'essaie de les remettre en place sans y parvenir car elles sont en béton et soudées dans le sol. Les étoiles scintillent, et nous avançons droit vers le ressac. Petites photos de nuit. Blagues débiles. Dans la salle des fêtes qui surplombe la plage, des gens dansent au rythme d'un orchestre. Un mariage, sans doute. On observe les convives endimanchés qui nous scrutent eux aussi, se demandant probablement ce qu'on peut bien trouver de passionnant à se balader sur la digue à minuit.
Cris amusés sous les arcades un peu plus loin, pour entendre l'écho des répliques de films célèbres que nous lançons à pleins poumons. Un vélo passe, nous surprenant au coeur de nos bêtises... Rires de plus belle. Ma soeur n'en revient pas de faire autant de choses en un week-end.
Et soudain l'envie de faire une photo de la culotte-ficelle accrochée à la planche de w.c. de la cabine d'ouvriers dans laquelle nous sommes passés faire pipi en arrivant. Quelle idée saugrenue !
De faire une photo ou d'accrocher une culotte ficelle à la planche d'une toilette de cabine d'ouvriers ? Reste que ça fera des souvenirs et qu'en matière d'esthétique, on a rarement fait quelque chose d'aussi mauvais goût...
Vive la mer du Nord !

Tuesday, February 10, 2009

Carrie - The musical
























" - And God made Eve from Adam's rib and Eve was weak. And Eve was weak ! And Eve was weak ! (...) Pray or He will burn you ! He will burn you !"

Près de 19 ans que je suis comme aliéné par l'histoire de Carrie White.
Incroyable roman de Stephen King, l'aventure de cette jeune fille étouffée par le fanatisme religieux de sa mère et terrorisée par la découverte de pouvoirs télékinésiques dont elle se servira pour massacrer tous ceux qui se sont toujours moqués d'elle me fascine depuis l'école primaire.
( Je me souviens parfaitement du jour où la secrétaire me confisqua, dans le rang menant au réfectoire, le livre que ma mère m'avait acheté en collection Folio-Poche ! Mélange de satisfaction et de gêne sachant qu'elle allait découvrir qu'à 10 ans je lisais un roman pour grandes personnes dont le thème risquait de heurter la sensibilité de la direction de mon école catholique. )

On peut se demander d'où vient un tel attachement ?
C'est ma mère qui m'en a parlé pour la première fois. Elle avait vu le film de Brian de Palma dans sa jeunesse, et en gardait un souvenir effrayé. Pas franchement terrifié, mais le souvenir d'une ambiance horrifique particulièrement bien rendue.
J'ai lu, relu et relu encore la nouvelle de Stephen King. Le livre revient tous les trois quatre ans sur ma table de chevet. J'aime y redécouvrir les détails de l'histoire qui se sont effacés de ma mémoire entre deux lectures. Et la trame narrative étant déployée de façon à ne jamais donner envie de fermer l'ouvrage, je me retrouve parfois à quatre heures du matin, dans mon lit, les yeux irrités par la fatigue, mais toujours haletant... Comment va-t-elle s'en sortir cette fois ?

La découverte de la comédie musicale du même nom a été comme une révélation pour moi. Son flop monumental n'a fait qu'ajouter de la superbe aux mythes qu'étaient déjà le roman et la version cinématographique. Savoir que Linzi Hateley ( La toute première Roxie -et de loin la meilleure!- que j'ai vue dans CHICAGO ) y tenait le premier rôle et que sa monstrueuse mère était interprétée par Betty Buckley qui avait déjà tenu le rôle de la prof de gym dans le film m'a ravi. ( Voir photo ci-dessus. )

" - La seule chose terrifiante avec CARRIE-The Musical, c'est... qu'il y a un deuxième acte !" lançait Patricia Collins.

" - La musique est hideuse, les paroles à l'eau de roses sont pires encore, et on n'y chante pas, on beugle !" s'amusait Stewart Klein.

" - Le genre de spectacle dans lequel tout est mauvais. Même les costumes sont hideux ! CARRIE-The Musical est horrible !" pour Joel Siegel.

Histoire dramatique que celle de cette production sur scène de 1988, puisque les critiques l'ayant descendu en flèche, le spectacle n'a tenu que 5 représentations à Broadway avant de devenir l'une des références les plus douloureuses du théâtre new yorkais. ( 8 millions de dollars était une somme astronomique pour l'époque. )
Un essai sur le genre a même été édité : NOT SINCE CARRIE - 40 YEARS OF BROADWAY MUSICAL FLOPS !
Chorégraphies de Debbie Allen trop avant-gardistes ( On l'aimait tant pourtant en prof de danse dans FAME. ) paroles et livret musical insupportables... CARRIE-The Musical semble avoir combiné tous les pires ingrédients du style.
Reste que c'est un petit bijou dans mon coeur malgré tout, et j'écoute presque une fois par jour les quelques rares extraits musicaux que j'ai pu télécharger ici et là, grâce à la magnifique bibliothèque média qu'est devenu internet.

And Eve was weak ! And Eve was weak !
Say it woman !

Monday, February 09, 2009

Soooooooo queer !









Qui l'eut cru ?
Je m'étais tellement convaincu d'avoir détesté le personnage égocentrique de la version anglaise que m'avait montré Vincent il y a dix ans, que j'avais fait une sorte de rejet d'office de la version US dont beaucoup d'amis me disaient pourtant le plus grand bien.
Ok, ça va ! Je reviens sur mes positions : Je suis un "Queer as Folk - US" addict !
Et comme toujours lorsqu'une série me plait, je suis incapable d'être raisonnable et je m'enfile donc épisode sur épisode dès que je dispose d'un peu de temps libre !
J'adore.
D'accord, je ne suis pas convaincu par les opinions de Brian à propos la vie gay et le petit Justin m'énerve assez souvent, mais je reconnais que scénaristiquement parlant, ce sont des purs moments de bonheur. Le couple de filles est délicieusement crédible et propose une image tellement éloignée des clichés habituels sur les lesbiennes qu'on en viendrait presque à regretter de n'en être pas une. ( J'ai dit "Presque" ! ) Michael, sorte de personnage central, est craquant, mais mes favoris sont Ted et Emet ! Définitivement. A deux, ils caractérisent tellement ma personnalité que l'identification est quasi totale. ( Même si je ne suis pas américain. ) Debbie, la mère de Michael, est un peu too much, mais à tout bien réfléchir je ne serais pas contre l'idée que ma mère devienne comme elle. Et comme maman m'a déjà parlé plusieurs fois d'ouvrir son café gay, je retrouve un peu de son fantasme dans les tribulations de cette rousse enjouée qui tenait autre fois un premier rôle dans "Cagney & Lacey"

Bon, l'épisode 9 de la saison m'appelle !
Y a-t-il d'autres fans ? On discute ?

Sunday, February 08, 2009

J - 49 !
























J - 49 !
Le coeur commence doucement à prendre le rythme de l'excitation...
Je garde la frénésie pour la semaine qui précédera le départ, mais je dois bien dire que je commence à compter les jours.
Apple, anyone ? Ah ah aaaaaah...

Saturday, February 07, 2009

On voulait voir Bette !
























On ne va pas cacher notre déception : On ne verra pas Bette Midler à Las Vegas !
Le petit groupe d'amis que j'avais formé pour le mini-trip dans la ville des dollars en vue d'aller applaudir la Divine Miss M, ne s'envolera pas, puisque... le spectacle de notre truculente idole ne fait pas vraiment salle comble, et que les dates de prolongations ne sont annoncées qu'au mois par mois...
Or, pour réserver un séjour de ce type, nous pensions à prévoir notre départ le plus longtemps possible à l'avance, afin d'économiser un max sur le prix des billets d'avion. Malheureusement, c'était sans compter que les représentations n'iraient pas bon train, et que l'engagement de deux années de la sublime sexagénaire serait mis à mal.
J'avais fait estimer le budget du voyage de 5 nuits pour 6 participants durant la deuxième semaine de septembre 2009, avec une réservation à l'hôtel Paris-Las Vegas, et le forfait était de +-850 € par personne. ( Tout compris sauf les places de concert. ) Une aubaine, en cette période de crise économique. Mais Bette vient juste d'annoncer sur son site officiel qu'elle serait à nouveau à Vegas du 24 juin au 20 juillet 2009. ( http://www.bettemidler.com/?detectflash=false pour les amateurs ! )

En un tout petit peu plus d'un an j'aurais pu voir 3 de mes 4 chanteuses favorites !
Mais c'est raté... A moins que l'un d'entre vous n'ait des plans pour partir à Las Vegas pas cher en juillet ?
On se consolera avec notre prochain London trip à peu près à la même période que celle qu'on avait souhaitée, mais tout de même ! Grrrrrrrrr !

Quand est-ce que Bernadette Peters refait un concert, bordel ?

Thursday, February 05, 2009

Escapades...


FALSETTOLAND de William Finn.

Quel bonheur d'avoir quelques jours de repos entre deux projets professionnels !
L'occasion de se "retrouver" un peu. De mettre les documents bancaires en ordre ainsi que les factures. De se poser devant un bouquin avec une tasse de thé. ( La biographie de la Reine d'Angleterre, dans ce cas-ci. ) Et l'opportunité d'accepter quelques plans improvisés. Comme celui d'aller voir Valérie Lemercier au Palace de Paris sur invitation la veille de la représentation, par exemple...

Certes, pas de quoi casser une patte à canard en ce qui concerne le spectacle, mais le plaisir de revoir Cédric dans son magasin pendant la journée, l'aventure d'entrer pour la première fois de sa vie dans une boutique de luxe Rue Saint Honoré ( Givenchy ) et la joie de retrouver Emma au Starbucks pour quelques fou-rires complices, auront fait de la proposition d'Edwin l'évènement pétillant qui a boosté mon moral pour trois bonnes semaines ! Une super idée amenée par un super garçon !
Et puis ce n'est pas tous les jours qu'on peut faire trois heures de route aux côtés d'une personne qui accepte d'écouter l'album d'Idina Menzel en entier tout en l'appréciant ! Très agréable rencontre que la tienne donc, Edwin ! Et au plaisir d'un prochain "coup de tête". Pourquoi pas Amsterdam ? Vivent les Béliers !

Mais outre leur utilité administrative et décontractante, les journées de transit sont aussi pour moi l'occasion rêvée de découvrir de nouvelles oeuvres de comédies musicales. "Elegies" et "Falsettoland" de William Finn, que m'ont ramené de Londres mes amis Philippe et Florian, tournent en boucle depuis deux semaines. "Anytime" et "What more can I say ?" sont les deux chansons qui me font le plus vibrer. Carolee Carmello et Michael Ruppert sont incroyablement poignants, et bien que je n'aie pas encore pris le temps de lire les livrets, je suis déjà complètement attaché à leurs personnages.
A noter aussi : le très beau "Marguerite" de Michel Legrand et Boublil & Schönberg que m'a offert Patrick. La bande originale d'un spectacle proposé en saison limitée Au Royal Haymarket Theatre avec Ruthie Henshall et Julian Ovenden. Une superbe transposition de "La dame aux camélias" dans les années 1940, avec un thème musical remarquable et envoûtant : "Intoxication".

Qui m'accompagne en septembre pour mon prochain musical-marathon ?

Friday, January 30, 2009

I've been cryiiiiiin' fo' so looooong !
























30 janvier 2009 !
Presque la fin de la première saison de l'aventure "Cendrillon, ce macho" !
Une nouvelle ligne à rédiger avec plaisir sur le curriculum vitae.
Demain auront lieu les deux dernières représentations... avant la reprise, la saison prochaine. ( A se demander si il y aura existera encore un spectacle de Sébastien Ministru joué une seule saison, hi hi...)

Vu l'énergie que demande la pièce, nous sommes tous un peu crevés dans l'équipe mais le plaisir est présent chaque soir depuis la première et "redécouvrir le texte" n'aura jamais eu autant de sens que sur les dernières représentations ! Depuis deux semaines, en effet, chacun d'entre nous trouve de nouvelles subtilités, de nouvelles intentions, de nouvelles couleurs à apporter à son personnage. On aurait pourtant facilement pu se reposer sur les acquis, tant les "effets" fonctionnent, cependant il y a une véritable envie de porter le spectacle toujours un peu plus loin. Et même si certaines salles nous déstabilisent par la différence de niveau de réaction, nous retirons chaque soir un petit quelque chose de neuf.
La rencontre avec Julie Duroisin restera le point fort de cette nouvelle hitoire.
Son écoute, son humour, ses sourires, son regard franc et la confiance trouvée dans les rapports sur scène entre nos deux personnages me donnent envie de travailler avec elle à nouveau le plus rapidement possible !

Les projets s'enchainent...
A se demander si finalement, les conseils du "Feng Shui pour les nuls" concernant le renforcement de la zone "carrière" de mon appartement, ne sont pas à l'origine de ces multiples propositions de travail.
Embarquement immédiat pour les chorégraphies du vaudeville "Les Chemins de Fer" de Labiche au Théâtre des Martyrs. Un univers qui me convient totalement et pour lequel je serai ravi de trouver le ton juste et le détail qui façonne un rendu bien fini.

Notons aussi le très agréable travail de mise en scène de "Frou-Frou Les Bains" pour la troupe de l'Union Dramatique et Philanthropique ! Les membres de l'équipe sont des plus motivés et le plaisir de construire de toutes pièces un spectacle qu'on m'a confié me rend très heureux. D'autant qu'il s'agit d'une comédie musicale. Je suis aux anges... et selon les rumeurs, mes comédiens le sont tout autant.

Je file me raser !
Je suis sur scène dans 2 heures !

Saturday, January 17, 2009

La vie à 100 000 à l'heure !


( Je suis sur cette photo ! Trouvez-moi ! )

Des millions de choses ! Il se passe des millions de choses dans ma petite vie...
Et je ne vais pas me plaindre, car la morosité avait plutôt tendance à avaler la totalité de mon quotidien ces derniers temps.

Mais c'était sans compter sur l'effet presque toujours positif qu'ont sur moi les séries de représentations théâtrales. Puisque même si un petit coup de blues était venu ternir le début de celle de "Cendrillon, ce macho !" ( Aaaaaah mes foutues remises en questions durant mes périodes de doute ! ) je peux affirmer à présent que tout se passe pour le mieux ! Le spectacle est prolongé, les salles sont combles, les spectateurs se tordent de rire, l'équipe se porte au mieux de sa forme et la reprise du spectacle est confirmée pour la saison prochaine !

Côté plus personnel, le concert du 13 janvier s'est déroulé avec magie. Je ne peux rien dire d'autre. J'ai eu un peu peur que les réservations n'avancent pas, mais une ingénieuse idée d'impression de flyers et de tractage dans les bars et à la sortie des représentations de "Cendrillon" a permis à la salle de se remplir en totalité ! Un vrai bonheur donc, et le stress grandissant à cause des heures qui s'écoulaient avant le lever de rideau s'est dissipé grâce à la chaleur et aux réactions plus qu'enjouées du public. Une vraie réussite et le plaisir d'avoir plu aux directrices du Théâtre de la Toison d'Or. Elles ont aimé et me proposent de plancher sur un concept de seul-en-scène musical pour une série de soirées. Géniaaaaaaaaaaal ! J'ai un sourire jusqu'aux oreilles.
J'ai même reçu un courrier de spectateurs me disant :
"We saw your show last night. It is definitely the best musical theatre that we have ever seen in Brussels ! Since, as 2 Americans, we are roadway fans !"
A quand des fleurs ? Je suis aux anges !

Le voyage en Floride se rapproche ! Quelle excitation !
Plus que quelques formalités à remplir ( paiement du solde restant etc... ) et l'heure du décollage sera là ! J'ai hâte hâte hâte !
En parlant de décollage, j'ai vu hier les images de ce Boeing A320 qui a amerri dans la rivière Hudson à Manhattan... Incroyable. L'Amérique est vraiment le pays de tous les excès !
Mais pour le moment je suis en train de plancher sur un prochain départ pour Las Vegas, où nous aimerions aller applaudir Bette Midler. Le seul souci étant que son spectacle, annoncé pour une durée minimum de deux ans, ne remplit pas les salles et qu'il serait question d'en annuler une partie des dates. Aïe aïe ! Reste à espérer qu' elle joue au moins une fois par semaine.

Bref, un début d'année 2009 sur les chapeaux de roues et l'envie de faire de centaines de choses de cette "Année de mes 30 ans" qui prendra cours le 9 avril prochain. Si vous avez des idées... Envoyez-les moi !

Tuesday, December 23, 2008

Deux heures moins dix après le JT !

Comment ça, "Cendrillon, ce macho" a du succès ?
Vous voulez rire ? Maintenant on dit : phénomène de société ! LOL
Je ne serais d'ailleurs pas étonné qu'Hasbro demande tout prochainement les droits sur le merchandising pour les reproductions de nos personnages en figurines de latex !
Les représentations sont prolongées jusqu'au 31 janvier 2009, et plus aucune place n'est disponible avant la période de prolongation...

Et après avoir défrayé la chronique sur RTL-TVi dans le Face à Face, amusé les spectateurs de "50 degrés Nord" et fait la joie des animateurs radio de "Bang Bang" et "(a retrouver)", voilà que le Journal Télévisé de 13 heures de la Rtbf réclamait à son tour un passage de notre équipe sur son plateau !
Au vu des évènements politiques historiques actuels se déroulant au sein de notre capitale, on est en droit de trouver cela incroyable qu'entre deux salves de prises d'images pour les reportages en direct du Palais Royal, les journalistes de la Rtbf soient tout de même passés filmer trente cinq minutes du spectacle pour monter le sujet du journal de Thierry Belfroid !

On était très détendus et tout sourires, Sébastien, Frédéric et moi en entrant dans le studio. Une aubaine de faire le 13 heures du 23 décembre, question audimat ! ( Qui a dit "- Moi je l'ai fait à la Toussaint, c'était pas mal non plus !" ? ) Un petit 5 minutes d'antenne. Peut-être un peu trop rapide pour pouvoir dire tout ce qu'on aurait eu envie... Mais, l'important c'est que les images soient passées, que le présentateur était ravi de nous recevoir et que ce petit moment télé fait exploser les lignes de réservations de tickets pour les prochaines dates de représentations.

Noël, c'est demain. Mais je connais une équipe de comédiens qui est en train de le vivre tous les soirs depuis bientôt trois semaines. Et c'est en grande partie grâce à vous !

Meilleurs voeux !

Monday, December 15, 2008

De la difficulté de faire passer correctement les idées sur le net...

Belle leçon pour moi que celle qui m'arrive !
Il faut dire qu'avec le côté impulsif à la con du Bélier que je suis, je fais parfois table rase de toute précaution, pour foncer tête la première dans le vif des sujets qui préoccupent les instants mêmes où je rédige les posts de mon blog... Grand mal m'en a pris, l'autre jour. Et je viens à l'instant de supprimer le dernier "envoi" que j'avais fait, tant il pouvait prêter à confusion.
Heureusement, les bonnes personnes sont là, aux moments où il le faut pour vous avertir.

On a tendance à se refermer sur soi-même dans les périodes de down et à focaliser sur le côté sombre de notre vie. Et l'on est quelque fois tellement dans l'instant présent, qu'on en oublie qu'une situation-référence personnelle précise dont on rédige l'humeur noir sur blanc, ne sera pas forcément celle qui résonnera à l'esprit des gens qui nous lisent.

J'aimerais présenter mes excuses aux partenaires de l'équipe du projet dans lequel je joue actuellement qui, par une méprise certes -mais dont je suis très majoritairement responsable !- ont pu être blessés par des propos visant à décrire une généralité ne les concernant aucunement et que j'aurais du m'appliquer à développer avec plus de déontologie et de précision.
Mea culpa, je le sais. Je regrette déjà amèrement l'esquisse du sentiment de malaise que la mauvaise interprétation d'un billet lancé sur simple saute d'humeur a pu ne serait-ce qu'initier dans vos esprits et celui de notre groupe.
Vous et le projet êtes justement la bouffée d'oxygène ( Et un peu de Co2 tout de même, hein ! Lol )dans le marasme de mes petits jours pas toujours évident à gérer...

J'ai hâte de vous retrouver pour mieux vous expliquer.
Rien ne vaut le réelle communication.

Monday, December 08, 2008

Amoureux !

Il s'appelle Nicolas.
Il a trente ans.
Il habite à Poitiers.
J'adore son nez et ses petits yeux verts derrière ses lunettes...

Cendrillon, ce macho !

La première représentation est passée.
Les craintes et le stress liés aux impératifs de la production et aux différents retards accumulés à plusieurs niveaux ( costumes, décors, chorégraphies, etc... ) sont levés ! En trois soirs, le spectacle s'est déjà fait une solide petite réputation et la reprise de l'an prochain semble assurée.
Les critiques sont dithyrambiques et nos personnages s'enrichissent à chaque nouveau levé de rideau.
Moi qui pensais sans doute avoir du mal avec la longueur de la série de représentations vu mon humeur maussade de ces derniers temps, je me surprends à m'amuser bien davantage que je ne l'aurais espéré.
Cela étant, je constate quand même que quelque chose semble brisé en moi. Il y a le plaisir d'être sur scène, celui d'amuser les gens par ma technique et les géniales répliques concoctées par Sébastien Ministru, la joie des compliments d'après spectacle, mais malgré cela, j'ai l'impression qu'une partie de moi s'est éteinte. J'ai fait face et combattu l'idée un bon moment, pensant que le retour de Paris et la réintroduction dans le monde bruxellois allaient aider ma tête et mon corps à aller mieux, mais en réalité je suis obligé d'admettre que le sentiment de tristesse insidieux certes mais assez fort pour m'alourdir le coeur est toujours bien présent. Serait-ce ça qu'on appelle la dépression ? Cette constante petite voix qui dans chaque chose que l'on fait nous rappelle qu'on y prend pas de plaisir, que l'on pourrait réellement faire mieux, et être plus en accord avec soi-même ?
L'important c'est d'avancer et de continuer à croire en ses rêves et envies, naturellement... Or, j'ai l'impression de n'avoir plus envie de rien justement. Rien d'autre que d'être recroquevillé sous une couette dans le canapé devant un film de série B...

Wednesday, November 19, 2008

Lost in the smoke of "Cendrillon, ce macho !"

Par un calcul simple, et dénué de toute envie subjective, je me rends compte avec frayeur que la notion de respect d'autrui ne devrait simplement plus être évoquée concernant les personnes qui fument en présence d'individus non-fumeurs, puisqu'en réalité elle n'existe plus dès l'instant où la première bouffée de fumée est rejetée dans l'air. ( L'air qui, rappelons-le, est peut-être la dernière chose qui est à tout le monde, mais que visiblement les non-fumeurs n'ont pas le droit de gérer comme ils le souhaitent. )

En fait, ces gens n'en ont absolument rien à caler du non-consommateur de tabac lambda qui n'a qu'à simplement pas les "faire chier" avec ses demandes et remarques, puisqu'après tout, quand eux sont en majorité, les autres peuvent crever...
Et mes amis : C'est ce qu'ils font !

Si l'on compte qu'en courant secondaire ( Courant secondaire = rejet de la cigarette elle-même lorsqu'elle est fumée, ainsi que via la fumée rejetée par le fumeur après ses multiples bouffées. ) une cigarette fait inhaler une dose moyenne de 1,3 milligrammes de nicotine, 1,1 milligrammes de goudron et 2,5 milligrammes de monoxyde de carbone au fumeur passif, je me suis amusé ( Le terme a été TRES mal choisi exprès, vous l'aurez compris ! ) à faire une approximation de ma consommation personnelle de ces délicieux produits...
Accrochez-vous !

Sur "Cendrillon, ce macho !", nous sommes une équipe de 8 comédiens et un metteur en scène. 9 personnes donc, sur lesquelles, une seule est non-fumeur. ( Oui,oui, c'est moi ! )

Si l'on part du principe que par jour, en moyenne, chacun des consommateurs de tabac fume 9 cigarettes ( Bien entendu, il y en a qui en consomment bien davantage, mais je ne voulais pas "léser" ceux qui rechigneraient en prétextant que ce n'est pas à cause d'eux que les chiffres sont si alarmants ! ), on obtient un total de 9 x 8 = 72 cigarettes !

Faites le calcul sur une semaine : 72 cigarettes x 6 jours = 432 cigarettes !

Je consomme donc personnellement, sans avoir rien demandé à personne et en me sentant vraiment un emmerdeur lorsque j'ose faire une remarque :
- 561,60 mg de nicotine
- 475,20 mg de goudron
- 1080,00 mg de monoxyde de carbone par semaine.

Et je ne compte pas les consommations du régisseur lumiere, celle du personnel de réservation, et des ponctuels qui viennent alourdir le bilan.

Alors, je vais vous dire un truc tout simple. Avec un mot super violent, mais qui résume tellement bien ma position. Chers fumeurs : Je vous HAIS ! Mais alors, avec une force incroyable, proportionnelle à votre je m'en foutisme effréné constant.
Mais rassurez-vous, je m'adresse à vous en tant que consommateurs, pas en tant qu'individu...
Les individus, je les pleurerai lorsqu'ils seront morts d'un cancer.

Wednesday, October 15, 2008

Les gens importants, et puis... les autres...

Il y a les gens importants.
Ceux qu'on regarde, ceux à qui il est considéré normal de faire attention, des blagues desquels on se délecte toujours, desquels on trouve constamment les anecdotes plaisantes, qu'on écoute forcément quand ils parlent, même si c'est pour brasser du vent... Les gens importants.
Qui se donnent de l'importance. Ceux qu'on trouve géniaux quoi qu'ils fassent. Même si on est pas toujours complètement d'accord. Et malgré que certaines fois on se dise même qu'ils dépassent franchement la limite de la politesse...

La politesse ? Mais siiiii... Vous savez bien, cette foutue notion du respect des autres... Celle qui vous fait culpabiliser, vous, parce que pour la deuxième fois de votre vie vous êtes en retard de 20 minutes à un rendez-vous de répétition et que bien entendu, c'est ce jour là que l'ensemble de l'équipe -qui est toujours en retard- est au complet lorsque vous arrivez et vous congratule en riant.

Les gens importants, donc. Ceux qui justement, arrivent avec le même retard que vous presque tous les jours, mais à qui personne ne fait jamais rien remarquer. Ces gens qui ont vie tellement plus intéressante et remplie que la votre. Et qui vous lancent cyniquement, lorsque vous les croisez devant la porte en arrivant trempé de sueur d'avoir couru, ce matin là : " - Mais toi, c'est beaucoup plus grave quand tu arrives en retard !" Ces personnes qui n'existent quasiment qu'en rendant les autres invisibles. Transparents. Qui n'écoutent pas quand vous parlez. ( Sauf si c'est d'eux, bien entendu ! ) Qui ne font que vous entendre. Et encore...

Les gens importants.
Ceux qui ont l'art de ne tellement pas comprendre votre humour. De ne pas rire à vos histoires. Qui reformulent ce que vous venez dire, pour s'en approprier innocemment l'idée. Ceux qu'on oublie pas. Ceux qui veulent toujours qu'on fasse comme eux pensent qu'il serait bien de faire. Ces gens qui ont toujours une façon plus simple de formater vos techniques d'apprentissage, parce qu'après tout, c'est vrai, vous n'êtes pas efficace. Les gens importants, quoi...

Et puis, il y a ceux qui sont assis, calmement, et qui regardent.
Avec une petite dose d'humeur comparable à un mélange d'ennui, d'exaspération et d'effroi... Ces gens qui donnent quatre fois de suite un repère musical qu'on leur demande, et qu'on écoute pas quand ils préviennent. Ces gens qu'on interrompt avec une telle facilité. Qui conviennent à la conversation tant qu'il n'y a rien de mieux, mais qu'on peut laisser en plan pour un téléphone qui sonne, un attaché de presse qui passe, ou un people à deux balles qu'on vient d'apercevoir...
Ces gens que j'aime appeler les "Et puis...".

Et desquels je me sens faire tant partie, au sein du milieu professionnel dans lequel j'évolue.

A vous les studios !

Tuesday, October 14, 2008

Jour J - 167 !























Ça, c'est pour ceux qui suivent !
Hé hé hééééé...

Whisper all your cares away !



Et quoi de mieux pour chasser les petits soucis du quotidien, qu'une petite virée à Londres ? Question de fêter mon dixième "Les Misérables" et d'emmener deux potes se délecter devant les artistes tellement accomplis de la scène anglophone !
Un petit hôtel super mimi près de Victoria Station ( Merci londontown.com ) et très vite trois billets d'Eurostar ! En prévision, cette année :
- Avenue Q
- Wicked ( deuxième session, mais c'est toujours un bonheur ! )
- Hairspray
- The Sound of Music
- Les Misérables
Et peut-être plus encore...
J'ai hâte, j'ai hâte, j'ai hâte...
Même si la réservation de l'hôtel et son prix total est déjà débité de mon compte MasterCard, et que ça ne m'arrange pas du tout, au vu de mon message précédent.
Le rêve a un coût.
Mais tant que ce n'est pas le coup du lapin !!!
( C'est très mauvais ça, dis... )

Cochon payeur de sa propre vie !

Il y a vraiment des fois où on se demande si notre argent nous sert à autre chose qu'à payer des factures de merde ! Déjà qu'on est enchainé au gaz et électricité ainsi qu'à un loyer que nos propriétaires se délectent d'indexer tous les ans... Si en plus on ajoute les frais de téléphonie mobile et d'internet, ça devient limite indécent !

Mais quand en plus on a la chance comme moi, d'être artiste, donc libre et indépendant... ( Au point de vue humain, hein ! Je ne suis pas assez taré que pour en adopter le régime professionnel ! En parlant de factures il ne manquerait plus que ça. ) on est victime d'une multitude de petites dépenses forcées, si l'on a un tant soit peu d'envie créatrice, et que notre univers ne se limite pas au simples productions de spectacles habituels. Pour ceux qui ne l'auraient pas encore compris : J'en bave pour monter financièrement mon projet de concert !

Et comme à côté de cela, comme il faut rester jeune et beau ( Abonnement au club sportif oblige ), qu'on est dépendant des transports en commun ( Abonnement de métro cette fois ), et que naturellement on n'échappe pas aux maudites taxes régionales et locales ( Aaah , joie de la taxe annuelle sur les ménages ! ) il y a des fois où le salaire gagné au gré des contrats ponctuels est à peine versé sur le compte en banque, que ce dernier se retrouve déjà presqu'à blanc.
Car bien entendu, il faut aussi manger ( Même si on opte dans ces moments-là pour davantage de féculents que de légumes frais ! ) et se vêtir. ( Quoi ? En plus tu t'achètes des caleçons ? Nan, mais t'exagères, là... )

Alors, pour que les choses soient bien claires :
Un projet de concert avec 4 danseuses et 4 musiciens, c'est l'équivalent de 2500 € de frais fixes, cachets des artistes NON-compris !!! ( Conception et confection des costumes, achat du matériel son, et promotion en tout genre ! ) Et là, je vous passe l'aide déjà octroyée par les parents motivés et les vraiment bons amis qui croient en votre travail ! Oubliez rapidement tous ceux qui vous promettent toujours monts et merveilles et qui le jour où réellement vous leur demandez de l'aide vous expliquent qu'en fait ils ne peuvent rien faire pour vous, car ils doivent... aller à leur cours de natation ! Ce sont les mêmes qui vous prieront de réserver leurs billets à leur place et qui vous demanderont de rechef plusieurs fois, si vous ne pouvez quand même vraiment pas leur avoir des invitations, parce que...
Après tout, c'est vrai, nous les artistes, on vit en buvant notre propre pisse et en mangeant les sacs poubelles bleus, alors pourquoi demander de l'argent pour notre travail ? ( J'exagère...? A peine, loulou ! )

Vous me sentez un peu énervé ?
Certes, vous n'avez pas tort. Mais qu'on se rassure, cet énervement se canalise par épuration en bonnes énergies, et le fait d'avoir des parents qui m'aiment et qui stabilisent mes moments de doutes, me rend chaque fois plus fort, quand j'ai des instants de spleen...

Je voulais simplement faire un gros pied de nez à tous ceux qui ont toujours un avis bien tranché sur les jeunes qui décident d'emprunter une voix professionnelle non-conventionnelle, et qui, le jour où un semblant de réussite se fait apercevoir, sont les premiers à crier bien fort qu'ils n'ont jamais douté de la qualité et du choix dudit jeune ! Vous savez ? Ceux qui vous sortent après dix ans sans vous voir, à la sortie d'un de vos spectacles : " - Tu as de la chance, hein... Toi tu as toujours fait ce que tu avais envie. Et ça a toujours bien marché..."

Bien marché ?
Tu veux mes cinq marionnettes dans ton guignol, ou quoi ?
Retourne à ton guichet de banque, et recoiffe ta raie qui sera toujours sur ta tête lorsque tu seras dans ton cercueil !

Je tiens à remercier tous ceux qui me soutiennent REELLEMENT dans mon projet. Ces quelques-uns qui par le geste qu'ils font envers moi, me confirment que c'est pour leur type de personne que je ne laisse pas tomber comme j'aurais pourtant pu le faire à maintes reprises.
Ils se reconnaissent, je le sais.
Et ils savent à quel point il me sont chers !

Car au final, ce n'est pas la lourdeur de l'aspect de mes finances que je garderai de ma création. L'argent aide, c'est sur. Mais ce qui fait avancer ce sont les envies !
Et dieu sait que beaucoup en manquent.

Sur ce, je file manger une soupe au café "L'Union" avant d'aller mettre en scène mes petits amateurs dont l'énergie me réjouit ! ( Je vais l'adorer cette soupe, vu son prix proportionnel à mes économies... Surtout si elle m'est servie par le serveur super sexy qui me fait des gentils sourires. )

A très vite !
Et avec un graaaaaaaaaaand sourire !

Tuesday, September 30, 2008

On repart !

Outre le fait qu'en rentrant chez moi mes vêtements PUAIENT la cigarette -car bien entendu sur une équipe de 12 personnes, seules deux ne fument pas, et que les fumeurs n'ont absolument aucune considération pour les autres lorsqu'ils se trouvent aussi largement majoritaires !- on peut dire que la première lecture de "Cendrillon, ce macho..." fut un bon moment. Et bien que je sois un petit peu effrayé par le niveau déplorable de lecture à vue de certains de mes partenaires, nous avons pu voir se profiler les grandes lignes de la nouvelle comédie de Sébastien Ministru.
La présence des deux stylistes nous ayant également permis de concevoir un peu plus clairement les idées de costumes que nous porterons. Chaque rôle ayant été associé à une couleur et une personnalité du monde de la mode. ( Karl Lagerfeld, Sonia Rykiel, Hedi Slimane, etc... ) De mon côté, ils ont opté pour le bleu roi et le noir.
La pièce est fort plaisante et le public y retrouvera dans la joie, les répliques bien trempées et les personnages forts des aventures ministruyennes.
Les horaires de répétitions vont être fixés rapidement.
Espérons que les réservations aillent bon train !
Je vais nettoyer mes fringues et prendre un Alka-Seltzer tant la fumée m'a donné des maux de tête.