Je ne peux pas dire que j'appréhendais la première lecture de "Frou-Frou les bains", la pièce de Patrick Hautdecoeur que l'Union Dramatique de Bruxelles m'a offert de mettre en scène pour le début du mois d'avril 2009, mais je reconnais que je ne savais pas trop comment allait se dérouler ce premier contact avec les comédiens...
Notamment parce qu'il y avait parmi eux, un nombre de gens avec qui j'avais eu l'occasion de jouer il y a quelques années lorsque j'étais encore amateur, et que le fait de me voir ainsi propulsé metteur en scène allait peut-être pouvoir créer une certaine ambiguïté. Et puis parce que c'est ma toute première expérience en tant que metteur en scène, dans le cadre d'un projet dont je ne suis pas l'auteur. Et ça, par contre, ça me file soudain un paquet de responsabilités ! Hé hé hé...
Tout ce petit monde est arrivé bien à l'heure à la salle de répétition. ( Exception faite de l'un des comédiens qui s'est déjà fait sermonner. Il n'y a que deux choses dont j'ai horreur : les téléphones portables qui sonnent en répétition et le retard ! Ça tombait mal pour lui ! )
Après une brève présentation de chacun, je suis passé aux explications relatives au décor, et nous avons un peu parlé du point de vue de chaque comédien suite à sa lecture personnelle de la pièce. Les énergies semblent très bonnes et l'idée de comédie délirante plait à l'ensemble, malgré certaines réticenses exprimées à l'encontre de l'absurdité du propos de certains passages de l'histoire.
On a toujours un peu peur d'une première lecture, parce que certains comédiens se sentent déjà obbligés de jouer quelque chose ou de montrer, même inconsciemment, qu'ils ont compris l'essence de leur personnage... Mais rien de tel hier soir ! Un vrai bonheur de découverte. Un chouette moment. Et les propositions d'humeurs injectées dans les rôles m'ont réellement plues. Il y a des tirs à rectifier, et un peu de techinque à maitriser davantage, mais dans l'ensemble, ce que j'ai entendu me plait vraiment, et je suis ravi d'avoir une équipe motivée et constituée de si bons éléments !
On a du pain sur la planche, mais on va faire un super travail, les amis !
Thursday, June 19, 2008
Monday, June 16, 2008
Kiss and drive !
Les lundis, c'est pas des jours fun !
C'est moins pire que les dimanches, c'est vrai... mais c'est quand même beaucoup moins intéressant que les vendredis, il faut bien l'admettre.
Surtout quand en plus cette jouréne de tout début de semaine n'est remplie par aucun projet élaboré, et que le soleil n'est pas vraiment au rendez-vous. ( Le sera-t-il d'ailleurs un jours cette année ? )
Pourtant, avec ma copine Claudie, un lundi peut devenir un jour rempli de magie.
Vraiment ?
Mais oui... Un brin d'imagination, et le plus sombre des jours devient, pour notre duo de choc, l'occasion de mille aventures.
Cette fois, le plan c'était une visite au Makro. ( De Machelen, bien entendu ! Qui aurait envie de rendre à Anderlecht-la-déprimante ? )
N'importe quel quidam serait peut-être pris de convulsions à l'idée de devoir passer son après-midi dans ce magasin industriel. Pourtant, nous, on aime. Et ça va du commentaire sur les prix pas vraiment moins chers du rayon jouets en passant par la laideur des vêtements, ou l'impossibilité de résister devant les boites de bonbons d'un kilo ! Et pour couronner le tout, la joie d'un américain-frites et d'une mousse au speculoos dans la cafétaria si mal décorée de l'endroit à de quoi remplir notre coeur de bonheur pour une bonne dizaine de jours ! Parce qu'il faut bien avouer que Claudie et moi, les endroits un peu ringards, on aime beaucoup ça !
Genre : Le fameux Lunch Garden du complexe commercial d'Auderghem, célèbre pour la moyenne d'âge avancée de sa clientèle, que nous faisons passer de 95 à 75 ans rien qu'en y venant à deux... A visiter également : celui du Carrefour de Kraainem, surtout pour sa jolie baie vitrée qui rappelle... Qui rappelle quoi, d'ailleurs ? Et puis, l'incontournable de l'Innovation de la rue Neuve. Un régal tant pour l'estomac que pour les yeux et les oreilles ! Et puis quel bonheur de se dire qu'on peut se restaurer, mal certes, mais au coeur même d'un grand magasin ou l'on n'achète jamais rien.
Mais revenons à notre Makro !
Non contents d'y avoir pris un café mal torréfié et un Fanta, nous nous sommes dit qu'un petit passage au self-service de l'aéroport de Zaventem dont nous ne sommes pas si éloignés pourrait égayer encore un peu plus notre journée ! Aussitôt dit aussitôt fait, et nous voilà tout en haut du parking de Bruxelles National. L'odeur du kérozène et le bruit des avions décollant et atterissant nous donne fort envie d'en prendre un pour une destination inconnue. Pourtant, c'est impossible ! Notre café au lait Nutroma nous attends à l'étage. Petit passage par la zone de dépose-minute, où je prends vite la jolie photo, ci-dessus. En marchant dans le grand hall des départs, nous nous prenons à rêver de voyage improvisé à nouveau. Ah si on était riches... Sauf qu'on ne l'est pas ! Et le rêve, pour nous, c'est assis à la table en contreplaqué de la grande salle d'où l'on peut regarder les pistes qu'on le vit. On parle de tout et de rien. On ne se prend pas la tête... On parle des bases de l'éducation d'un enfant. Des choses importantes, et de celles qui le sont moins.
Mais bientôt le self-service ferme ses portes, et nous voilà obligés de quitter cet endroit un peu sale, mais si drôle et inattendu pour une fin de lundi.
La journée est elle terminée pour autant ?
Pas le moins du monde ! Claudie a envie d'une glace.
Quelles excellente idée.
Et à peine assis chez le glacier, nous voyons entrer Gauthier et sa copine ! Comme quoi, il y a des décisions qu'on prend au bon moment. Et moins on calcule l'occupation de son temps, plus on vit de choses. Nous refaisons le mode une dernière fois, rions beaucoup, et nous saluons sur le trottoir pour rentrer chacun dans nos pénates. On n'a pas perdu la journée...
Et pourtant aujourd'hui, c'était un lundi qui avait commencé comme tel !
Kiss and drive !
Saturday, June 07, 2008
Aileen...

Aileen Wuornos.
Ce nom ne vous dit peut-être pas grand chose ?
Exactement comme il ne me disait pas grand chose jusqu'à hier soir.
Youtube.com offre la possibilité de trouver des vidéos du monde entier, et bien souvent on s'y divertit en regardant les épisodes de séries télé piratés, en savourant le fait qu'on aura pas à acheter les dvds ! Pourtant, à diverses occasions, ce site a eu le don d'arriver à me surprendre et de capter longuement mon attention. Et je n'aurais jamais cru que je resterais autant de temps devant mon écran, si je n'étais pas tombé par hasard sur les reportages en plusieurs parties retraçant la singulière histoire d'Aileen Wuornos.
Je suis rentré de la "nocturne" de chez Ikea avec Gregory, et nous avons opté pour deux plats de sushis à emporter chez le nouveau traiteur japonais qui s'est ouvert tout près de chez moi. Repas agréable, bonus du dvd de "Enchanted" de Walt Disney, et derniers potins sur les troupes de comédiens amateurs dont nous allons nous occuper respectivement lui et moi... Puis Greg est rentré chez lui.
Je n'étais plus vraiment d'attaque pour lancer un nouvel épisode de "Six Feet Under" dans le lecteur, mais je n'avais pas envie d'aller me coucher si rapidement un vendredi soir. Aussi ai-je rallumé l'ordinateur tout en me brossant les dents.
J'avais envie de faire une recherche dans le moteur de www.youtube.com !
Etant en train de relire le "Jack l'éventreur - Affaire classée" de Patricia Cornwell, je me demandais si des documents vidéos probants avaient pu être téléchargés par les vidéastes en herbes.
Après quelques inepties visuelles ( Du type : "J'ai filmé le fantôme d'Elizabeth Stride" ), au hasard de ma recherche, je suis tombé sur une vidéo au titre singulier ! "Aileen Wuornos gone insane"
Je me suis demandé ce qu'on pouvait bien entendre par "Aileen Wuornos devenue folle", alors j'ai cliqué et la vidéo s'est mise en route.
En voyant Aileen Wuornos pour la première fois, dans ce qui s'avère être en réalité l'une des dernières parties d'un long documentaire sur son histoire, je n'ai pas pu faire le rapprochement direct avec le film "Monster" pour lequel Charlize Theron avait remporté un Oscar d'interprétation, quelques années auparavant !
Mais en prenant le temps de regarder d'autres vidéos sur le personnage Wuornos, j'ai compris qu'elle était cette première Serial Killer américaine ayant tué 7 hommes, comdamnée à mort et exécutée en 2002 aux Etats Unis.
Ce sujet qui aurait pu m'effrayer, ou simplement m'ennuyer, m'a tout bonnement captivé ! Non que je sois enclin à m'intéresser aux biographies de meurtriers, mais, dans la mesure où il semblait y avoir une réelle polémique autour du procès, je me suis surpris à rester devant les 6 parties de "A&E Biography of Aileen Wuornos" et les 10 autres de "The Life and Death of Aileen Wuornos" de Nick Broomfield.
Ce qui me frappe, dans l'analyse du personnage intriguant de Aileen Wuornos, c'est cette incroyable confrontation de notre réalité mise en défaut face à l'incohérence totale des facettes de cette femme aux si multiples personalités. Ses yeux m'ont terriblement impressionné. J'avais lu dans le roman de Patricia Cornwell que les tueurs en série n'ont en général pas le même rapport à la réalité, ni le moindre sens du bien et du mal tel que la société dite "normale" s'évertue à le définir... Pourtant, je n'avais encore jamais eu l'occasion de voir de telles ruptures comportementales dans un seul et unique individu.
Dans certaines parties de ses interviews, Aileen semble réellement possédée par des forces extérieures à elle-même. Sortes de pulsions maléfiques sous l'emprise desquelles elle n'a visiblement plus aucun recul sur elle-même, ou auxquelles elle parait en tout cas incapable de faire face.
Et ce qui est terrible, c'est qu'à d'autres moments on la voit complètement consciente de sa situation. Totalement dans le "Ici et maintenant". Mais, ce sont de tout petits décrochages dans les propos de son interlocuteur, ou la répétition trop constante d'une question à laquelle elle n'a pas envie de répondre, qui provoquent cette "disparition" comportementale vers l'impulsif maléfique.
Surfant sur le mensonge extrêmement convaincant de sa légitime défense, pour passer ensuite à l'argument du complot policier et finir par avouer chacun des meurtres comme ayant été commis de sang froid lors de sa demande d'accélération de mise à mort, le trouble de cette femme est à la limite du palpable. Il devient matière.
Clarifiant par moments de bout en bout la réalité de ce qui semble s'être réellement passé, et d'autres fois pleurant sur le sort qu'on veut lui faire subir, Aileen Wuornos intrigue et ne peut laisser personne indifférent tant elle remet en question notre perception de la valeur de la vie.
Sans parler de ses proches, plus affairés à gagner de l'argent sur l'histoire de "celle qu'ils ont connus" plutôt que d'essayer de percer son mystère.
A regarder avec intérêt.
Et à méditer sans forcément s'obliger à prendre position.
Thursday, June 05, 2008
Dépaysement, bonheur et retrouvailles !
Ça tient à quoi le bonheur ?
On n'arrête pas d'essayer de nous le vendre, de nous en donner la recette miracle, ou de nous forcer à le trouver en nous...
Le bonheur, c'est pourtant simplement ces instants où l'on ne se sent plus obligé de maîtriser les choses qu'on vit. C'est simplement les vivre, et du coup, en profiter.
A l'image du temps passé, ce week-end, allongé dans le jardin chez mes parents, à donner des croquettes au chat, une par une. Moment de complicité avec le félin fou -aux marques d'affection toutes relatives au nombre dedites croquettes !-, sous le soleil approximatif des pays du Nord de l'Europe. Mais moment VRAI.
Retour de vacance de ma soeur, avec son petit copain, distribution de cadeaux ramenés des Etats Unis, vidéo de leur tour de la Floride en voiture... Photos et café.
Plaisir de retrouvailles familiales et découverte de nouvelles facettes de tout le monde. Un chapitre se termine, une page de la vie se tourne pour laisser place à de nouvelles aventures.
Bonheur d'une promenade aux vertus légèrement "psychanalytique" dans les champs de colza avec les amoureux. Echange de confidences sur l'appréhension de la vie, et de la relation aux parents... Complicité, comme rarement. Et nouvelle façon de respirer.
Bonheur de voir ma soeur heureuse.
Et puis hier, comme si les moments épanouissant humainement se regroupaient, j'ai eu l'occasion de reprendre contact avec une amie d'enfance de laquelle je m'étais volontairement éloigné par manque de points communs entre elle et moi, à mon retour de Paris !
Plaisir de retrouver un regard. De se dire les choses franchement autour d'un repas improvisé. D'étaler à plat les différences. De se rappeler malgré tout pourquoi cet éloignement voulu. D'assumer les erreurs. De se reconnaitre. Et de se rendre compte que malgré les points de vue divergents persistant, on peut quand même partager ce qui nous rapproche.
Et confirmer avec d'autres amis le soir-même que le plaisir c'est de ressentir, pas de posséder...
Wednesday, May 21, 2008
Remise en question...
Je referme à l'instant la page de présentation des profils du site comédien.be.
Et je me pose vraiment beaucoup de questions. Sur moi-même. ( Ce qui donnera encore de la matière à ceux qui crachent sur les blogs en prétendant qu'ils ne sont que le reflet d'un narcissisme conscient ou non ! )
Je referme cette page donc, et je me demande ce que je fous de ma vie en ce moment. Ce qui vaut vraiment la peine d'être vécu dans les jours que je passe les uns après les autres et que j'ai pas mal de problèmes à affronter. Comme si je ne trouvais plus vraiment de positif.
J'ai pas de boulot avant novembre, je suis seul chez moi. Je range interminablement mon petit univers qui ne correspond pas à ce que je voudrais qu'il soit. Et malgré que j'écoute les musiques qui me plaisent, et que je ne demande rien à personne pour rêver, j'arrive pas à croire en la vie.
C'est très bête comme constat, mais, je suis perdu. Perdu face à moi-même. Je me suis fait larguer il y a deux semaines par un garçon que j'étais persuadé d'aimer. Simplement parce qu'il me pensais volage, simplement parce qu'il s'est fait son film tout seul dans sa tête... Simplement parce qu'il n'arrivait pas à m'octroyer sa confiance. Et à défaut d'avoir vécu la chose comme la catastrophe émotionnelle qu'elle était dans mon petit coeur, je me suis contenté de rester froid, digne, fort et bien entendu, j'ai géré la "crise" avec un flegme tout à fait épatant. Et maintenant je me sens terriblement seul. Triste.
Qu'est-ce qui fait que je ne me sens jamais en confiance dans mon milieu professionnel ? Qu'est-ce qui m'oblige toujours et encore à essayer de trouver une personnalité qui n'est pas la mienne pour affronter les discussions avec les autres ? Qu'est-ce qui me pousse tout le temps à me dévaluer par rapport à ce que vivent les autres ? Pourquoi suis-je celui à qui on dit qu'il est chiant quand il s'énerve parce qu'on l'a interrompu dans une conversation ? Et qu'est-ce qui me rend pourtant dingue là-dedans, au point que j'aie envie de me lever et de partir ? Et pourquoi je ne le fais finalement pas ? Est-il normal de trouver les gens aussi futiles autour de moi ? Qu'est-ce qui m'empêche de ressentir une putain de satisfaction dans les relations humaines que j'ai déjà tellement de mal à accumuler ? Pourquoi je me dis constamment qu'on ne m'emploie pas assez professionnellement ? Qu'est-ce que je pourrais bien faire pour que cela arrive ? Je me ronge les sangs...
J'ai envie d'avancer. Je ne veux pas me retrouver à quarante ans avec une carrière qui n'en est pas une, un niveau de vie pitoyable. Je n'ai aucune envie de me forcer à faire croire à tout le monde que je vis des choses merveilleuses dans des projets formidables, simplement parce qu'il faut garder la face. J'en ai marre de lutter contre mon sentiment profond parce qu'il pourrait "nuire" aux relations potentielles avec les gens qui pourraient m'employer ! Le monde entier fait cela tout le temps. Personne ne dit jamais ce qu'il pense. Et je suis certain que même à leurs psy, les gens ne racontent pas encore la vérité.
En fait j'aimerais que les choses soient simples. Je voudrais arrêter de me dire : Wouaw, lui il a vraiment une vie incroyable par rapport à moi. ( D'autant, qu'après analyse, c'est rarement vrai ! )
Je crois que je deviens fou, en fait. Je vois mes connaissances se marier, et je les trouve pathétiques. ( Ce n'est pas vrai pour toutes, évidemment ! )
J'ai envie de hurler : "Bande de cons qui suivez le petit modèle bien établi de la vie comme il faut, dans le monde comme il faut, et qui vous contentez des séries télévisées dans lesquelles on vous montre ce que vous vivrez à votre tour dans dix ans..." Je les trouve juste pathétiques. Tristes et pitoyables... Et même cela, j'ai l'impression que je n'ai pas le droit de le penser.
J'en ai marre de voir les mauvaises personnes aux mauvaises places.
Je suis seul, et ça, ça rend dingue !
Et je me pose vraiment beaucoup de questions. Sur moi-même. ( Ce qui donnera encore de la matière à ceux qui crachent sur les blogs en prétendant qu'ils ne sont que le reflet d'un narcissisme conscient ou non ! )
Je referme cette page donc, et je me demande ce que je fous de ma vie en ce moment. Ce qui vaut vraiment la peine d'être vécu dans les jours que je passe les uns après les autres et que j'ai pas mal de problèmes à affronter. Comme si je ne trouvais plus vraiment de positif.
J'ai pas de boulot avant novembre, je suis seul chez moi. Je range interminablement mon petit univers qui ne correspond pas à ce que je voudrais qu'il soit. Et malgré que j'écoute les musiques qui me plaisent, et que je ne demande rien à personne pour rêver, j'arrive pas à croire en la vie.
C'est très bête comme constat, mais, je suis perdu. Perdu face à moi-même. Je me suis fait larguer il y a deux semaines par un garçon que j'étais persuadé d'aimer. Simplement parce qu'il me pensais volage, simplement parce qu'il s'est fait son film tout seul dans sa tête... Simplement parce qu'il n'arrivait pas à m'octroyer sa confiance. Et à défaut d'avoir vécu la chose comme la catastrophe émotionnelle qu'elle était dans mon petit coeur, je me suis contenté de rester froid, digne, fort et bien entendu, j'ai géré la "crise" avec un flegme tout à fait épatant. Et maintenant je me sens terriblement seul. Triste.
Qu'est-ce qui fait que je ne me sens jamais en confiance dans mon milieu professionnel ? Qu'est-ce qui m'oblige toujours et encore à essayer de trouver une personnalité qui n'est pas la mienne pour affronter les discussions avec les autres ? Qu'est-ce qui me pousse tout le temps à me dévaluer par rapport à ce que vivent les autres ? Pourquoi suis-je celui à qui on dit qu'il est chiant quand il s'énerve parce qu'on l'a interrompu dans une conversation ? Et qu'est-ce qui me rend pourtant dingue là-dedans, au point que j'aie envie de me lever et de partir ? Et pourquoi je ne le fais finalement pas ? Est-il normal de trouver les gens aussi futiles autour de moi ? Qu'est-ce qui m'empêche de ressentir une putain de satisfaction dans les relations humaines que j'ai déjà tellement de mal à accumuler ? Pourquoi je me dis constamment qu'on ne m'emploie pas assez professionnellement ? Qu'est-ce que je pourrais bien faire pour que cela arrive ? Je me ronge les sangs...
J'ai envie d'avancer. Je ne veux pas me retrouver à quarante ans avec une carrière qui n'en est pas une, un niveau de vie pitoyable. Je n'ai aucune envie de me forcer à faire croire à tout le monde que je vis des choses merveilleuses dans des projets formidables, simplement parce qu'il faut garder la face. J'en ai marre de lutter contre mon sentiment profond parce qu'il pourrait "nuire" aux relations potentielles avec les gens qui pourraient m'employer ! Le monde entier fait cela tout le temps. Personne ne dit jamais ce qu'il pense. Et je suis certain que même à leurs psy, les gens ne racontent pas encore la vérité.
En fait j'aimerais que les choses soient simples. Je voudrais arrêter de me dire : Wouaw, lui il a vraiment une vie incroyable par rapport à moi. ( D'autant, qu'après analyse, c'est rarement vrai ! )
Je crois que je deviens fou, en fait. Je vois mes connaissances se marier, et je les trouve pathétiques. ( Ce n'est pas vrai pour toutes, évidemment ! )
J'ai envie de hurler : "Bande de cons qui suivez le petit modèle bien établi de la vie comme il faut, dans le monde comme il faut, et qui vous contentez des séries télévisées dans lesquelles on vous montre ce que vous vivrez à votre tour dans dix ans..." Je les trouve juste pathétiques. Tristes et pitoyables... Et même cela, j'ai l'impression que je n'ai pas le droit de le penser.
J'en ai marre de voir les mauvaises personnes aux mauvaises places.
Je suis seul, et ça, ça rend dingue !
Mister YOU ? Miss YOU, oui...
Qui a dit qu'on allait pas s'amuser à l'élection de Mister You, dimanche 18 juin ?
Je suis ravi d'avoir été y assister, et d'avoir pu ainsi côtoyer ce que Bruxelles et sa région comptent de plus élégant, de plus éclectique mais aussi de plus surprenant et effrayant en matière d'individus humains...
Pour les critères de votes, on repassera. Et si l'on sait tous pertinemment que le passage le plus intéressant d'une élection c'est celui où les candidats sont en sous-vêtements, on n'était pas forcé de nous le coller directement après le premier passage... Surtout qu'après, il n'y a plus rien eu du tout, puisque le jury a "délibéré" ! ( Moi, quand la question de savoir qui est le plus beau se pose, je n'appelle pas cela délibérer, mais fantasmer... quoi que dans ce cas-ci ! )
L'heureux gagnant, repartira avec son chèque cadeau chez SN Brussels Airlines tout comme ses deux dauphins... Mais quelle mauvaise idée de faire élire les deux dauphins sur base d'un dernier passage des candidats éconduits une première fois par la victoire du gagnant, en se basant sur le taux d'applaudissement ! Je crois que c'est la choses la plus humiliante à laquelle il m'a été permis d'assister... 9 garçons, marchant une dernière fois sur ce plateau de défilé, tour à tour applaudis à grands tabats, ou alors lynchés par les huées !!! Incroyablement cruel.
Mais ce qui restera à retenir de cette soirée, et de fait bien plus incroyablement cruel, c'est que personne n'aura dit à la jeune fille de la photo ci-dessus qu'elle s'était trompée d'endroit pour arborer ainsi vulgairement son paquet d'un kilo cinq-cents...
Qui a dit que le monde gay était méchant ?
Moi, je dirais juste qu'il est méchnatE ! Gna Aaah Aaaah Aaaaaah !
Sunday, May 18, 2008
Pluvieuse, mais loin d'être malheureuse !
Certes, on ne se le répètera jamais assez : Espérer une journée ensoleillée pour l'annuel défilé de la Gay Pride bruxelloise est cause perdue !
Pourtant, la journée reste l'incontournable rendez-vous des gays et lesbiennes, militants ou non, modérés ou non, beaux ou non, originaux ou non... Et ce n'est pas une bonne grosse "drache" belge qui pourra arrêter les camions bourrés de gens se trémoussant au son des beats endiablés de la techno ( Toujours de très bonne qualité, ça va sans dire ! ).
Parcours sinueux, cette année, puisque les trucks ont du se faufiler au coeur du coeur du coeur du centre de la capitale, trainant derrière eux la masse de "sottes" toutes plus hystériques les unes que les autres. Et voir un trois tonnes bondé, arrivant de la place Rouppe pour tourner depuis le coin de la rue du Midi en direction de celle du Lombard, ça reste impressionnant.
Petite déception : l'équipe de Chez Maman ne défilait pas cette année. Fort dommage, car la Mère et ses filles sont toujours sublîmes, glamourissimales et rappellent aux badaux que le transformisme à aussi des vertus émerveillantes. ( Qui a dit que j'y allais un peu fort ? Venez, on en discute ! )
Par contre le point très très positif : l'organisation du "Pride village" au sein même des rues gaies... au lieu du sempiternel vismet qui faisait généralement fuir tout le monde dès la fin du défilé, les années précédentes.
Une organisation assez bien réfléchie, puisque les échoppes des associations et des bars, mêlées à celles des vendeurs de frites, donnaient à la journée des airs de fête communales charmants. Voir les locaux se mêler aux drag-queens, et les butchs lesbiennes pousser les mêmes landeaux que les petits couples hétéros sur les pavés de la rue du Marché au Charbon faisait vraiment plaisir à voir !
L'eau froide tombant du ciel à toute berzingue n'empêchant nullement les torses nus de rester visibles, les perruques de rester arrimées sur les têtes, et les talons hauts de claquer dans les ruelles.
Place de choix pour observer l'animation, j'étais justement chez un ami dont la vitre du salon donne sur la rue du Marché au Charbon ! Impeccable pour observer les allers et venues des passants, sans mouiller ses vêtements. Petit paquet de frites à l'abri et coucous sympas aux voisins gays d'en-face, ravis de voir que les locataires à la sexualité divergente de la rue étaient en plus grand nombre qu'on ne pouvait se l'imaginer !
Et aujourd'hui, je danse sur les rythmes de la bande originale de "Xanadu-The Musical", que mon pote Philou m'a ramené des Etats Unis !
Rendez-vous le 28 juin à Paris pour voir les Mary Poppins sisters défiler dans la lumière ! Venez nous prendre en photo !
Pourtant, la journée reste l'incontournable rendez-vous des gays et lesbiennes, militants ou non, modérés ou non, beaux ou non, originaux ou non... Et ce n'est pas une bonne grosse "drache" belge qui pourra arrêter les camions bourrés de gens se trémoussant au son des beats endiablés de la techno ( Toujours de très bonne qualité, ça va sans dire ! ).
Parcours sinueux, cette année, puisque les trucks ont du se faufiler au coeur du coeur du coeur du centre de la capitale, trainant derrière eux la masse de "sottes" toutes plus hystériques les unes que les autres. Et voir un trois tonnes bondé, arrivant de la place Rouppe pour tourner depuis le coin de la rue du Midi en direction de celle du Lombard, ça reste impressionnant.
Petite déception : l'équipe de Chez Maman ne défilait pas cette année. Fort dommage, car la Mère et ses filles sont toujours sublîmes, glamourissimales et rappellent aux badaux que le transformisme à aussi des vertus émerveillantes. ( Qui a dit que j'y allais un peu fort ? Venez, on en discute ! )
Par contre le point très très positif : l'organisation du "Pride village" au sein même des rues gaies... au lieu du sempiternel vismet qui faisait généralement fuir tout le monde dès la fin du défilé, les années précédentes.
Une organisation assez bien réfléchie, puisque les échoppes des associations et des bars, mêlées à celles des vendeurs de frites, donnaient à la journée des airs de fête communales charmants. Voir les locaux se mêler aux drag-queens, et les butchs lesbiennes pousser les mêmes landeaux que les petits couples hétéros sur les pavés de la rue du Marché au Charbon faisait vraiment plaisir à voir !
L'eau froide tombant du ciel à toute berzingue n'empêchant nullement les torses nus de rester visibles, les perruques de rester arrimées sur les têtes, et les talons hauts de claquer dans les ruelles.
Place de choix pour observer l'animation, j'étais justement chez un ami dont la vitre du salon donne sur la rue du Marché au Charbon ! Impeccable pour observer les allers et venues des passants, sans mouiller ses vêtements. Petit paquet de frites à l'abri et coucous sympas aux voisins gays d'en-face, ravis de voir que les locataires à la sexualité divergente de la rue étaient en plus grand nombre qu'on ne pouvait se l'imaginer !
Et aujourd'hui, je danse sur les rythmes de la bande originale de "Xanadu-The Musical", que mon pote Philou m'a ramené des Etats Unis !
Rendez-vous le 28 juin à Paris pour voir les Mary Poppins sisters défiler dans la lumière ! Venez nous prendre en photo !
Tuesday, May 13, 2008
Une irrésistible envie de lire Têtu !
Ou comment le mensuel dont j'attendais la sortie avec impatience, est devenu au fil des ans le magazine qui traine sur le carrelage des w.c. !
Car ayant pourtant toujours défendu le canard devant ceux qui me rétorquaient qu'en le lisant je n'étais qu'un sale petit pédé de gauche conforme et bien comme il faut, je suis forcé d'admettre que depuis quelque temps, son contenu me laisse chaque fois plus perplexe.
Est-ce simplement cela qu'on appelle vieillir ? Ou bien ai-je raison de croire que les articles de fond font de moins en moins acte de présence ?
Certes, j'adore lire une bonne série de potins sur la vie de mes icônes gay favorites, mais j'ai l'impression étrange que la futilité à subrepticement remplacé le militantisme modéré qui me plaisait tant au débuts de la parution… Aujourd’hui, les articles sur la personnalité gay semblent se résumer à de drôlissimes tests sur l’influence des couleurs ou des marques de vêtements que l’on porte et les pages « histoire » prennent un peu la poussière des personnalités dont elles traitent.
Et que penser du totalitarisme publicitaire ?
Je suis abonné, et je ne compte pas mettre un terme à mon abonnement actuellement, mais je reconnais que j’hésite fort à faire suivre… Ce n'est pas de la révolte, car je suis persuadé que le format actuel de la revue plait énormément à une tranche de public. Je me rends simplement compte que je n'en fais plus partie. Et comme Têtu a participé à la "construction" de ma personnalité homo, j'en suis un peu tristounet...
Toujours est-il que « J’ai envie de lire Têtu » est devenu la forme amusante pour dire « Je dois aller aux toilettes »… Ce qui amuse énormément les amis de passage dans mon appartement !
Et tant que ça fait rire, ça ne mange pas de pain...
Car ayant pourtant toujours défendu le canard devant ceux qui me rétorquaient qu'en le lisant je n'étais qu'un sale petit pédé de gauche conforme et bien comme il faut, je suis forcé d'admettre que depuis quelque temps, son contenu me laisse chaque fois plus perplexe.
Est-ce simplement cela qu'on appelle vieillir ? Ou bien ai-je raison de croire que les articles de fond font de moins en moins acte de présence ?
Certes, j'adore lire une bonne série de potins sur la vie de mes icônes gay favorites, mais j'ai l'impression étrange que la futilité à subrepticement remplacé le militantisme modéré qui me plaisait tant au débuts de la parution… Aujourd’hui, les articles sur la personnalité gay semblent se résumer à de drôlissimes tests sur l’influence des couleurs ou des marques de vêtements que l’on porte et les pages « histoire » prennent un peu la poussière des personnalités dont elles traitent.
Et que penser du totalitarisme publicitaire ?
Je suis abonné, et je ne compte pas mettre un terme à mon abonnement actuellement, mais je reconnais que j’hésite fort à faire suivre… Ce n'est pas de la révolte, car je suis persuadé que le format actuel de la revue plait énormément à une tranche de public. Je me rends simplement compte que je n'en fais plus partie. Et comme Têtu a participé à la "construction" de ma personnalité homo, j'en suis un peu tristounet...
Toujours est-il que « J’ai envie de lire Têtu » est devenu la forme amusante pour dire « Je dois aller aux toilettes »… Ce qui amuse énormément les amis de passage dans mon appartement !
Et tant que ça fait rire, ça ne mange pas de pain...
Monday, May 12, 2008
Ce que je fuis le plus !
Voici mon résultat obtenu au quizz : "Que fuyez-vous le plus ?" de facebook.
Réponse : L'échec !
Mon profil dominant : Battant
Le travail et l’action sont les moteurs de votre vie.
Vous vous estimez infatigable, et vous êtes insatiable de résultats positifs.
Organisation, prévision, partage, création sont pour vous les valeurs de toute personne courageuse, qui « sait comment vivre » pour réussir.
Vous supportez difficilement les moments vides, synonymes d’ennui.
Vous êtes positif, avec un moral constant et, pour vous, il n’y a jamais de problèmes : il n’y a que des solutions !
Vous avez une rare faculté d’adaptation.
Cependant, vous êtes déstabilisé quand on vous demande ce que vous pensez de vous-même ou des autres. En fait, vous vous identifiez à ce que vous faites – et non à ce que vous êtes. Enfant, vous avez probablement été récompensé pour vos actes, valorisé pour vos actions. Mais vos parents ne parlaient pas de vous en tant que personne : vous en avez conclu que, pour être aimé, il faut réussir. Points forts et limites
Qualité principale : la capacité de réussite.
Motivation principale : être reconnu pour ce que vous faites.
Tendance positive : l’authenticité. Lorsqu’un battant évolue, il devient capable d’être vrai, d’exprimer ce qu’il est vraiment.
Tendance négative : la tromperie. Pour éviter les échecs, vous pouvez user de subterfuges, de mensonges, de tous les moyens pour réussir ce que vous entreprenez.
Mécanismes de défense : vous avez développé un mécanisme d’identification à ce qu’on attend de vous. Autrement dit, vous vous conformez souvent à un rôle.
Difficultés majeures : être obligé de donner en permanence le meilleur de vous-même. Vous comparer sans cesse aux autres. Vivre spontanément et simplement.
Vos principes relationnels : vous investissez beaucoup pour être accepté par les autres. Vous soignez votre image. Vous portez tant d’importance à vos activités qu’il vous arrive de négliger votre vie affective.
Ce que les autres apprécient en vous : votre capacité d’action, votre endurance au travail, votre engagement professionnel, votre assurance.
Ce que vous devez améliorer : le calme intérieur (par la méditation, par exemple). L’authenticité.
Comment les autres peuvent agir avec vous : éviter les épanchements affectifs trop voyants. Cultiver l’optimisme. Vous avez besoin d’être félicité pour votre travail.
Si vous y retrouvez ce que vous connaissez de moi, ou pas du tout, n'hésitez pas à laisser vos commentaires !
Réponse : L'échec !
Mon profil dominant : Battant
Le travail et l’action sont les moteurs de votre vie.
Vous vous estimez infatigable, et vous êtes insatiable de résultats positifs.
Organisation, prévision, partage, création sont pour vous les valeurs de toute personne courageuse, qui « sait comment vivre » pour réussir.
Vous supportez difficilement les moments vides, synonymes d’ennui.
Vous êtes positif, avec un moral constant et, pour vous, il n’y a jamais de problèmes : il n’y a que des solutions !
Vous avez une rare faculté d’adaptation.
Cependant, vous êtes déstabilisé quand on vous demande ce que vous pensez de vous-même ou des autres. En fait, vous vous identifiez à ce que vous faites – et non à ce que vous êtes. Enfant, vous avez probablement été récompensé pour vos actes, valorisé pour vos actions. Mais vos parents ne parlaient pas de vous en tant que personne : vous en avez conclu que, pour être aimé, il faut réussir. Points forts et limites
Qualité principale : la capacité de réussite.
Motivation principale : être reconnu pour ce que vous faites.
Tendance positive : l’authenticité. Lorsqu’un battant évolue, il devient capable d’être vrai, d’exprimer ce qu’il est vraiment.
Tendance négative : la tromperie. Pour éviter les échecs, vous pouvez user de subterfuges, de mensonges, de tous les moyens pour réussir ce que vous entreprenez.
Mécanismes de défense : vous avez développé un mécanisme d’identification à ce qu’on attend de vous. Autrement dit, vous vous conformez souvent à un rôle.
Difficultés majeures : être obligé de donner en permanence le meilleur de vous-même. Vous comparer sans cesse aux autres. Vivre spontanément et simplement.
Vos principes relationnels : vous investissez beaucoup pour être accepté par les autres. Vous soignez votre image. Vous portez tant d’importance à vos activités qu’il vous arrive de négliger votre vie affective.
Ce que les autres apprécient en vous : votre capacité d’action, votre endurance au travail, votre engagement professionnel, votre assurance.
Ce que vous devez améliorer : le calme intérieur (par la méditation, par exemple). L’authenticité.
Comment les autres peuvent agir avec vous : éviter les épanchements affectifs trop voyants. Cultiver l’optimisme. Vous avez besoin d’être félicité pour votre travail.
Si vous y retrouvez ce que vous connaissez de moi, ou pas du tout, n'hésitez pas à laisser vos commentaires !
Tuesday, May 06, 2008
Just believe and your dreams will come true ! Are you sure ?

Some pixie dust is just the start !
Once upon a time is forever and the day !
Parfois on a un peu du mal à "believe" in ses "dreams" !
Et je dois dire que, même si je m'attendais un peu à ce qu'ils m'annoncent qu'ils ne me suivraient pas dans l'aventure du voyage que je veux organiser pour fêter mes 30 ans l'an prochain à Disney World Orlando, j'espérais malgré tout intérieurement que la réponse de mes amis serait un "- Oui, finalement on a réfléchi, et on part tous ensemble"...
Je ne suis pas du tout fâché, car je me rends bien compte que le budget de ce voyage de 12 jours représente une sacrée somme. Comment pourrais-je leur en vouloir de ne pas être certain d'assurer financièrement, ou les obliger à faire un voyage qui ne les motive pas complètement ? Je comprends parfaitement leurs réticences.
Mais au au fond de moi, je dois bien l'admettre, je suis vraiment triste. Juste triste. Et pas tant de leur réponse négative, mais à cause de cette foutue loi de la frustration universelle. Parfois, je me demande si j'ai pas pêché le mauvais canard à la foire, un jour ?!
J'avais tout imaginé, tout calculé au plus près du porte-monnaie pour qu'aucune dépense inutile ne soit à craindre. Pour que les billets d'avions soient au prix le plus bas... Seulement tout cela demande qu'on réserve au moins onze mois à l'avance. Et visiblement, c'est ce qui pose le problème.
Je crosi que je vais donc m'organiser mon voyage de mon côté.
Et un peu moins me persuader que les gens sont prêts à vivre mes rêves avec moi aux moments où ils sont dans MA tête... puisqu'à priori, ce sont les miens et que c'est MA tête !
Elle est où cette foutue PIXIE DUST, hein ?
J'veux voir la "Dreams Come True Parade", moi, merde !
Monday, April 28, 2008
Le roi des cons !

Il y a des jours comme ça, où on a vraiment l'impression que toutes les idées lumineuses qu'on peut avoir ne sont en réalité que des stupidités profondes... Et on voudrait bien s'enfoncer très profondément dans le sable, pour oublier qu'on s'est levé !
J'étais tout content et tout excité ce matin de pouvoir aller faire ma recherche de tissu rouge pour la confection sur mesure de mon manteau de Mary Poppins, pour le défilé de la gay pride 2008 à Paris... Tout content de me dire que j'allais aller à "La Maison Dorée" où je ne vais jamais d'habitude, car c'est normalement beaucoup trop cher, mais que pour ce costume-ci, je m'offrais un petit plaisir...
Tout content de trouver un beau tissu d'ameublement, de belle qualité, dans un rouge exactement similaire à celui du spectacle que j'ai vu 4 fois à Londres. Et surtout tout heureux d'aller porter mon projet à la couturière qui s'était chargé de la confection de la salopette de mon concert !
Bref, me voilà tout souriant, entrant dans la boutique.
Regard perplexe de la couturière... Visiblement, le modèle est vraiment compliqué à réaliser, et il lui faudrait un modèle existant ou du moins un queue-de-pie qu'elle puisse découdre pour en avoir le patron. Ni une ni deux, je lui propose d'aller chercher cela chez "Les petits riens" qui se trouvent juste à deux pas, et de revenir le lui apporter ! Je file... Je ne trouve pas de queue-de-pie, mais un veste cintrée à la taille exacte de mes épaules. Ni une ni deux je l'achète et la ramène avec à ma couturière... qui me dit que ce n'est pas le bon modèle...
Et pour couronner le tout, au moment de partir, elle me lance : "Cela étant, le tissu que vous avez acheté est vraiment très beau, mais il ne va pas tomber du tout comme sur les photos que vous me montrez ! Il vous faudrait quelque chose à base de viscose, ou autre... Mais en tout cas, quelque chose de beaucoup plus souple !"
Et là, en ravalant mon sourire, qui était resté intact jusqu'alors, je suis sorti de la boutique en me disant que même si elle m'avait dit qu'elle allait se débrouiller pour trouver un patron auprès d'une de ses amies qui travaille les modèles anciens, j'étais quand même vraiment le roi des cons, avec mes 60 € de tissus et 25 € pour une veste que je n'utiliserai jamais...
Je vais d'ailleurs la jeter recta fissa !
C'est le genre d'objet chargé de mauvaises énergies qui vous pourrit le peu de feng-shui que vous êtes arrivé à entretenir dans votrer univers personnel !
Le roi des cons !
Le roi des cons !
Le roi deeeeeees coooooooons !
Friday, April 25, 2008
Je l'aimais... c'est fini !
Les représentations de "Je l'aimais", l'adaptation théâtrale de Françoise Courvoisier du roman de Anna Gavalda, touchent à leur fin au théâtre LE PUBLIC !
Un contrat qui se termine pour moi également, puisque j'ai eu l'occasion d'être le coach "enfant" d'une partie des représentations.
Coach enfant ? Toi, Antoine ? Mais, tu dis tout le temps que tu n'es vraiment pas fan du contact avec les juniors...
Eh oui, mais il y a des fois dans la vie, où on se rend compte, malgré soi, que l'on s'était trompé. Du moins sur une partie de ses a priori.
Le travail avec les trois petites comédiennes ( âgées de 9 à 11 ans ) m'aura permi de rencontrer trois petites personnalités. Bien différentes. Toutes les trois aussi riche d'intérêt. Ce qu'il y a de fantastique, c'est qu'au cours de ces multiples "heures et demi" de coaching, j'aurai pu me rendre compte de l'univers imaginaire illimité de ces petites princesses !
Sara, Clémence et Pauline vont manquer à mon paysage...
Et je suis bien heureux d'avoir eu l'idée d'apporter un carnet de dessin, dans lequel je garderai longtemps la trace de ces rencontres inattendues.
On fait vraiment le plus beau métier du monde !
Un contrat qui se termine pour moi également, puisque j'ai eu l'occasion d'être le coach "enfant" d'une partie des représentations.
Coach enfant ? Toi, Antoine ? Mais, tu dis tout le temps que tu n'es vraiment pas fan du contact avec les juniors...
Eh oui, mais il y a des fois dans la vie, où on se rend compte, malgré soi, que l'on s'était trompé. Du moins sur une partie de ses a priori.
Le travail avec les trois petites comédiennes ( âgées de 9 à 11 ans ) m'aura permi de rencontrer trois petites personnalités. Bien différentes. Toutes les trois aussi riche d'intérêt. Ce qu'il y a de fantastique, c'est qu'au cours de ces multiples "heures et demi" de coaching, j'aurai pu me rendre compte de l'univers imaginaire illimité de ces petites princesses !
Sara, Clémence et Pauline vont manquer à mon paysage...
Et je suis bien heureux d'avoir eu l'idée d'apporter un carnet de dessin, dans lequel je garderai longtemps la trace de ces rencontres inattendues.
On fait vraiment le plus beau métier du monde !
Friday, April 18, 2008
Ma réputation ?

( Dessin : Tom Of Finland )
Etrange comme on peut parfois être déconcerté face à l'annonce de certaines choses nous concernant. Surtout quand elles vous sont exprimées par ceux ou celles à qui vous commencez à vous attacher.
J'ai appris hier soir que j'avais une réputation de "Marie-couche-toi-là".
Aucune idée de la ou des personne(s) qui véhicule(nt) cette information tout à mon avantage, bien entendu...
Comme à l'habitude, il n'y a que la nouvelle qui est entendue. On ne retient pas le nom du messager si emprunt à la propager ! Et on vous fait bien comprendre qu'à quoi bon, après tout ? Une fois que la rumeur s'étend...
Toujours est-il que me voilà fixé : Selon la critique, je fais un grand "usage" de mon corps !
Dois-je répondre ? Justifier ?
Me poser des questions sur la fréquence de mes rapports sexuels ?
Je ne suis pas certain. Et si critique il y a, elle doit probablement émaner d'individus frustrés par le rythme moins soutenu de leurs libido !
Les garçons, si vous assumiez un tant soit peu plus vos envies, au lieu de poser des jugements sur ceux qui le font déjà ?
Et si le scoop émane d'un prétendant éconduit, ne serait-il pas temps de grandir un peu et de communiquer, plutôt que de reproduire un procédé de cour d'école ?
Oui j'aime le sexe ; tant pis pour ceux que cela dérange.
Jusqu'à preuve du contraire, je ne les ai pas obligé à coucher avec moi...
A bon entendeur : Branle-toi un bon coup, tu verras, ça ira mieux juste après !
( Je suis vulgaire ? Tant mieux ! )
Sunday, April 13, 2008
Trouvez la source !
Laquelle ? Mais celle de Spontin, pardi !
Incroyable journée que celle d'aujourd'hui !
Bonheur partagé de plein de petits moments et fou-rire explosif grâce à une petite bonne-femme toute en rondeur venue d'Arlon.
Cela faisait deux trois jours qu'on s'était dit qu'on aurait bien été passer la journée à Chimay pour en visiter le château, mais en dernière minute, et vu l'heure tardive de mon réveil, l'option fut prise d'aller plutôt explorer la contrée de Spontin... vu que le trajet était sensiblement moins long et que ladite ville se targuait elle aussi de posséder un château visitable.
Ce que nous ne savions pas, c'est qu'en arrivant à Spontin, le château serait fermé pour cause de rallye auto dans les rues du patelin.
Pas de drame, et du coup une petite visite ( rapide ) de la ville aux couleurs si champêtres ! Petites minutes de respiration oxygénée dans le tourbillon dissolu de nos vies citadines. ( C'est beau comme un poême de Julos Beaucarne ce que je raconte, hein ? )
Seulement, après 35 minutes, nous voilà de retour à la voiture.
Triste constat. Le château au pont levis encore en fonction, ce sera pour une autre fois. Que faire ? "Et si on allait voir la source de la ville ?". Après tout la Spontin est une eau qui coule sur nos tables bruxelloises, alors tant qu'on y est...
On embarque dans la voiture, on demarre, et au lieu dit du "croisement de la source", nous descendons sur la route indiuée par les panneaux. Pourtant, une barrière barrait ladite route en notant "Déviation". Mais en province, déviation, on sait où ça commence, pas où ça finit. Nous voilà donc bloqués par les banderoles de plastique barrant la route, pour la course rallye qui passe justement par là.
Nous sortons de la voiture, bien décidés à ne pas nous laisser priver de cette deuxième envie de visite !
Arrivés à hauteur du barrage, un homme et une femme tres "couleur locale" assis à une table qui doit visiblement servir à la vente de tickets pour assister à la course, nous devisagent...
"-Bonjour, nous cherchons la source. Pouvez-vous nous en indiquer le chemin, s'il vous plait ?"
Et la dame de nous répondre avec un accent à faire pleurer Hevré Meillon : "La source de Spontaaaaaaaaaaing ? C'est pas par icé. Icé, vouzééét pas sur la route de Spontaaaing. C't'une course de côte..."
Il est des situations où le rire prend possession de vous, sans que vous ne puissiez rien faire contre lui. Et malgré notre volonté de ne pas trop montré notre amusement, ces deux personnages en nous voyant rebrousser chemin, ont certainement du se demander pourquoi la fin de nos phrases se sera terminé chaque fois dans un nouvel éclat de rire.
Nous sommes repartis bredouille de Spontin...
Mais bien décidés à ne pas manquer une visite !
Direction namur pour manger ( Au Mc do ! Bravo ! ) et se balader jusqu'à la citadelle. "Je ne suis jamais monté, on le fait ?". Philippe me sourit et nous voilà en ascencion. Le parcours est flêché et long. Surtout qu'ilne fait que monter. Et l'impression de longueur est accentuée par mon insoutenable envie d'uriner. ( Ce que je finis par faire, presqu'au sommet de la citabdelle, en pleine etendue de gazon ! Moi, le prude ! )
Un bruit intriguant de cris et d'applaudissements nous donne l'envie de terminer la montée, juste pour savoir de quoi il retourne... Après tout, si Spontin a été aussi décevant, Namur organise peut être une super kermesse populaire au sommet de sa citadelle, et ça, c'est sertain, ça va beaucoup nous amuser !
Rien de tout cela.
Arrivés au sommet, nous découvrons un meeting-expo de tunning ! Tous ces hommes en training Kappa tournant autour des voitures, avec des casquettes imitation Louis Vuitton nous font froid dans le dos, et la grille qui nous sépare d'eux est comme la porte de deux mondes... Nous reculons, et repartons, effrayés, mais amusés par notre curiosité stupide. La descente sera plus rapide que la montée.
Retour sur Bruxelles...
Nous sommes exténués ! Mais quelle drôle de journée.
Qui nous accompagne, la prochaine fois ?
Incroyable journée que celle d'aujourd'hui !
Bonheur partagé de plein de petits moments et fou-rire explosif grâce à une petite bonne-femme toute en rondeur venue d'Arlon.
Cela faisait deux trois jours qu'on s'était dit qu'on aurait bien été passer la journée à Chimay pour en visiter le château, mais en dernière minute, et vu l'heure tardive de mon réveil, l'option fut prise d'aller plutôt explorer la contrée de Spontin... vu que le trajet était sensiblement moins long et que ladite ville se targuait elle aussi de posséder un château visitable.
Ce que nous ne savions pas, c'est qu'en arrivant à Spontin, le château serait fermé pour cause de rallye auto dans les rues du patelin.
Pas de drame, et du coup une petite visite ( rapide ) de la ville aux couleurs si champêtres ! Petites minutes de respiration oxygénée dans le tourbillon dissolu de nos vies citadines. ( C'est beau comme un poême de Julos Beaucarne ce que je raconte, hein ? )
Seulement, après 35 minutes, nous voilà de retour à la voiture.
Triste constat. Le château au pont levis encore en fonction, ce sera pour une autre fois. Que faire ? "Et si on allait voir la source de la ville ?". Après tout la Spontin est une eau qui coule sur nos tables bruxelloises, alors tant qu'on y est...
On embarque dans la voiture, on demarre, et au lieu dit du "croisement de la source", nous descendons sur la route indiuée par les panneaux. Pourtant, une barrière barrait ladite route en notant "Déviation". Mais en province, déviation, on sait où ça commence, pas où ça finit. Nous voilà donc bloqués par les banderoles de plastique barrant la route, pour la course rallye qui passe justement par là.
Nous sortons de la voiture, bien décidés à ne pas nous laisser priver de cette deuxième envie de visite !
Arrivés à hauteur du barrage, un homme et une femme tres "couleur locale" assis à une table qui doit visiblement servir à la vente de tickets pour assister à la course, nous devisagent...
"-Bonjour, nous cherchons la source. Pouvez-vous nous en indiquer le chemin, s'il vous plait ?"
Et la dame de nous répondre avec un accent à faire pleurer Hevré Meillon : "La source de Spontaaaaaaaaaaing ? C'est pas par icé. Icé, vouzééét pas sur la route de Spontaaaing. C't'une course de côte..."
Il est des situations où le rire prend possession de vous, sans que vous ne puissiez rien faire contre lui. Et malgré notre volonté de ne pas trop montré notre amusement, ces deux personnages en nous voyant rebrousser chemin, ont certainement du se demander pourquoi la fin de nos phrases se sera terminé chaque fois dans un nouvel éclat de rire.
Nous sommes repartis bredouille de Spontin...
Mais bien décidés à ne pas manquer une visite !
Direction namur pour manger ( Au Mc do ! Bravo ! ) et se balader jusqu'à la citadelle. "Je ne suis jamais monté, on le fait ?". Philippe me sourit et nous voilà en ascencion. Le parcours est flêché et long. Surtout qu'ilne fait que monter. Et l'impression de longueur est accentuée par mon insoutenable envie d'uriner. ( Ce que je finis par faire, presqu'au sommet de la citabdelle, en pleine etendue de gazon ! Moi, le prude ! )
Un bruit intriguant de cris et d'applaudissements nous donne l'envie de terminer la montée, juste pour savoir de quoi il retourne... Après tout, si Spontin a été aussi décevant, Namur organise peut être une super kermesse populaire au sommet de sa citadelle, et ça, c'est sertain, ça va beaucoup nous amuser !
Rien de tout cela.
Arrivés au sommet, nous découvrons un meeting-expo de tunning ! Tous ces hommes en training Kappa tournant autour des voitures, avec des casquettes imitation Louis Vuitton nous font froid dans le dos, et la grille qui nous sépare d'eux est comme la porte de deux mondes... Nous reculons, et repartons, effrayés, mais amusés par notre curiosité stupide. La descente sera plus rapide que la montée.
Retour sur Bruxelles...
Nous sommes exténués ! Mais quelle drôle de journée.
Qui nous accompagne, la prochaine fois ?
Wednesday, March 26, 2008
/Etre grand./
/Etre grand./ Savoir quand faire et ne pas faire les choses. Etre doté de discernement. /Etre grand./ Essayer certaines choses qu'on nous interdit durant l'enfance. Les essayer parce qu'elles nous ont été interdites, justement. /Etre grand./ En essayer d'autres. Qu'on ne nous a pas interdites, mais dont on connait relativement le danger. /Etre grand./ Aller un peu trop loin, parce qu'enfant on a toujours été raisonnable et qu'on se dit qu'après tout dans la vie jusque là ça a toujours été pareil... Pas de reproche pour ce seul écart, du coup ! /Etre grand./ Se coucher tard. Très tard. Savoir pertinemment qu'on ne devrait pas trainer autant dans la nuit, mais se laisser rattraper par l'ennui et lapeur de rater quelque chose. /Etre grand./ Accumuler un retard de sommeil important. Mais continuer à se coucher tard. /Etre grand./ Découvrir un jour, lors d'une aventure, quelqu'un qui en quelques mots, quelques paroles, touche les points sensibles de votre personnalité. Sans vous meurtir, non, mais vous faisant réaliser sur vous-même des vérités que nous n'étiez jamais arrivé à cibler. Bien que vous soyez tout à fait d'accord. /Etre grand./ Et penser qu'une fois pour toute, il est temps de se prendre en main à l'approche des 30 ans. Cet âge qu'on s'était fixé comme limite, en se disant, à l'époque, que si rien ne s'était débloqué une fois arrivé à la trentaine, il fallait changer de cap. /Etre grand./ Rien ne s'est débloqué ! Alors faut-il attendre l'année qui reste rempli d'un vain espoir ? /Etre grand./ Et épuisé par l'amour, fatigué comme rarement par le plaisir entre garçons, avoir juste encore la force de réfléchir. Et se dire que là, maintenant tout de suite, tout peut être arrêté. Pour recommencer... /Etre grand./ Non, continuer ! Mais mieux.
Saturday, March 22, 2008
Mais moi, je n'en ai jamais fait partie...
... de ce monde-là. ( Celui des gays. )
C'est sorti comme cela !
Tout d'un coup. Sans crier garre. Une petite phrase de rien du tout, a priori.
Mais soudain, se rendre compte qu'en réalité on n'a jamais apprécié les allusions régulières et tous ces jeux de mots idiots qu'on refusait de prendre pour du mauvais goût sur l'instant parce qu'on voulait excuser les maladresses.
Faire en une minute le constat accablant des remarques blessantes accumulées sous couvert d'humour depuis tant de temps. De cette homophobie qu'il est considéré normal de tolérer toute sa vie quand on est homosexuel, sous peine de se voir traiter de réactionnaire, ou de militant constamment sur ses gardes, par ceux qu'on prend pour des amis.
Latente, certes, mais homophobie tout de même. Qu'on vous envoie certaines fois avec tant de clarté que vous ne la remarquez même pas.
Et après tout, les fois où vous pensiez en deviner la couleur, vous vous empêchiez énergiquement de le faire savoir, persuadé que vous étiez de votre parano. ( Tous les gays le sont, crient les articles de magazines ! )
Toujours est-il, qu'hier quand ce "Mais moi je n'en ai jamais fait partie..." m'est arrivé aux oreilles, j'ai réalisé beaucoup de choses.
On est souvent déçu dans la vie.
Encore un coup... Mais la seule chose que cela me donne envie de faire, c'est d'être encore davantage moi-même et tout ce qui te dérange !
C'est sorti comme cela !
Tout d'un coup. Sans crier garre. Une petite phrase de rien du tout, a priori.
Mais soudain, se rendre compte qu'en réalité on n'a jamais apprécié les allusions régulières et tous ces jeux de mots idiots qu'on refusait de prendre pour du mauvais goût sur l'instant parce qu'on voulait excuser les maladresses.
Faire en une minute le constat accablant des remarques blessantes accumulées sous couvert d'humour depuis tant de temps. De cette homophobie qu'il est considéré normal de tolérer toute sa vie quand on est homosexuel, sous peine de se voir traiter de réactionnaire, ou de militant constamment sur ses gardes, par ceux qu'on prend pour des amis.
Latente, certes, mais homophobie tout de même. Qu'on vous envoie certaines fois avec tant de clarté que vous ne la remarquez même pas.
Et après tout, les fois où vous pensiez en deviner la couleur, vous vous empêchiez énergiquement de le faire savoir, persuadé que vous étiez de votre parano. ( Tous les gays le sont, crient les articles de magazines ! )
Toujours est-il, qu'hier quand ce "Mais moi je n'en ai jamais fait partie..." m'est arrivé aux oreilles, j'ai réalisé beaucoup de choses.
On est souvent déçu dans la vie.
Encore un coup... Mais la seule chose que cela me donne envie de faire, c'est d'être encore davantage moi-même et tout ce qui te dérange !
Saturday, March 15, 2008
Lire... Lire... Lire...
Ma consommation presque boulimique de livres ces derniers jours va commencer à m'effrayer si je continue sur le rythme de ma lancée...
Le fait est d'ailleurs assez nouveau pour moi, qui ai toujours cru plutôt peu aimer lire et qui trichais certains de mes rapports de lectures libres ou imposées à l'école.
De souvenirs positifs de lecture scolaires, je ne retiens que "La nuit des temps" de Barjavel, "L'ironie du sort" de Paul Guillemard et "monsieur Vertigo" de Paul Auster. Trois livres sur douze ans...
Juste pas assez pour comprendre que ce serait pourtant dans la lecture que je pourrais trouver le plaisir de la construction de mon imaginaire et de mes vérités.
Du coup, j'ai du attendre d'avoir envie d'acheter un livre - ce qui ne m'est arrivé que vers 23 ans - pour me rendre compte que lire, je pouvais apprécier cela. Que ce n'était pas qu'une chose qu'on devait m'imposer pour que je le fasse.
Certes, mes choix de lectures devaient probablement faire sourire certains, mais au moins je lisais et je lis maintenant avec plaisir !
Et c'est justement, je pense, parce que je me suis autorisé à lire des choses futiles au commencement, que l'envie de lectures plus "élevées" m'est venue. Je me suis surpris moi-même, par la suite, en terminant la trilogie biographique de d'Edmund White, ou en démarrant "Miss Dalloway" de Woolf ( Que comme beaucoup, je l'admets, je n'ai pas terminé ! ).
Je lis donc, maintenant, les livres que j'ai envie aux moments où j'en ai l'envie, et surtout, j'ai arrêté de culpabiliser quand je n'ai pas envie de terminer un ouvrage.
Précédemment, j'aurais pensé que la cause de mon ennui était mon immaturité littéraire, ou mon manque de connaissance... Aujourd'hui, je sais que c'est l'auteur ou le style. Pas moi. Alors je laisse venir les impulsions et je flâne dans les rayons des librairies en essayant de trouver toujours quelque chose de nouveau qui attise ma curiosité.
Actuellement, je suis dans "Journal d'un apprenti pervers" de Alex Taylor. ( Oui, l'ancien présentateur de "Continentales" sur France 3 ) Une autobiographie révélatrice, sur l'homme qui a bercé mes matinées d'enfance, quand je regardais Batman et The Avengers, et qui m'a tout récemment donné son numéro de téléphone... Pour goûter, disons, à la délicatesse de ma chair ! Un bouquin divertissant et plaisamment écrit, dans lequel je retrouve pas mal de façons de penser similaires aux miennes. Je vous laisse... Faut que j'y retourne.
Le fait est d'ailleurs assez nouveau pour moi, qui ai toujours cru plutôt peu aimer lire et qui trichais certains de mes rapports de lectures libres ou imposées à l'école.
De souvenirs positifs de lecture scolaires, je ne retiens que "La nuit des temps" de Barjavel, "L'ironie du sort" de Paul Guillemard et "monsieur Vertigo" de Paul Auster. Trois livres sur douze ans...
Juste pas assez pour comprendre que ce serait pourtant dans la lecture que je pourrais trouver le plaisir de la construction de mon imaginaire et de mes vérités.
Du coup, j'ai du attendre d'avoir envie d'acheter un livre - ce qui ne m'est arrivé que vers 23 ans - pour me rendre compte que lire, je pouvais apprécier cela. Que ce n'était pas qu'une chose qu'on devait m'imposer pour que je le fasse.
Certes, mes choix de lectures devaient probablement faire sourire certains, mais au moins je lisais et je lis maintenant avec plaisir !
Et c'est justement, je pense, parce que je me suis autorisé à lire des choses futiles au commencement, que l'envie de lectures plus "élevées" m'est venue. Je me suis surpris moi-même, par la suite, en terminant la trilogie biographique de d'Edmund White, ou en démarrant "Miss Dalloway" de Woolf ( Que comme beaucoup, je l'admets, je n'ai pas terminé ! ).
Je lis donc, maintenant, les livres que j'ai envie aux moments où j'en ai l'envie, et surtout, j'ai arrêté de culpabiliser quand je n'ai pas envie de terminer un ouvrage.
Précédemment, j'aurais pensé que la cause de mon ennui était mon immaturité littéraire, ou mon manque de connaissance... Aujourd'hui, je sais que c'est l'auteur ou le style. Pas moi. Alors je laisse venir les impulsions et je flâne dans les rayons des librairies en essayant de trouver toujours quelque chose de nouveau qui attise ma curiosité.
Actuellement, je suis dans "Journal d'un apprenti pervers" de Alex Taylor. ( Oui, l'ancien présentateur de "Continentales" sur France 3 ) Une autobiographie révélatrice, sur l'homme qui a bercé mes matinées d'enfance, quand je regardais Batman et The Avengers, et qui m'a tout récemment donné son numéro de téléphone... Pour goûter, disons, à la délicatesse de ma chair ! Un bouquin divertissant et plaisamment écrit, dans lequel je retrouve pas mal de façons de penser similaires aux miennes. Je vous laisse... Faut que j'y retourne.
Monday, March 03, 2008
The rain in Spain...
On a travaillé...
Y a eu pas mal de changements durant la mise en place...
Mais l'équipe de comédiens amateurs de l'atelier théâtral des professeurs du collège Saint Michel est vraiment super, et le résultat final du bal que m'avait chargé de chorégraphier Grégory est tout à fait à la hauteur de mes ( et de ses ) espérances !
Un petit moment magique durant lequel les protagonistes s'amusent autant qu le public.
Il faut dire que le spectacle est une vraie réussite dans son entièreté.
Cette version de PYGMALION, la pièce de George-Bernard Shaw, pleine de beaux moments et truffée d'ingéniosité, tant dans la composition des personnages qu'au niveau des idées de scénographie, a ravi les spectateurs le soir de la première.
Et c'est marrant, mais lorsque la scène du bal ( dont j'étais chargé ) a démarré hier soir après l'entr'acte, je ne me suis pas surpris une seule seconde à évaluer leur prestation... J'étais complètement dans la re-découverte de la situation jouée. Un vrai moment de bonheur.
Merci les amis.
Et bonne M---- pour la suite de vos représentations.
Y a eu pas mal de changements durant la mise en place...
Mais l'équipe de comédiens amateurs de l'atelier théâtral des professeurs du collège Saint Michel est vraiment super, et le résultat final du bal que m'avait chargé de chorégraphier Grégory est tout à fait à la hauteur de mes ( et de ses ) espérances !
Un petit moment magique durant lequel les protagonistes s'amusent autant qu le public.
Il faut dire que le spectacle est une vraie réussite dans son entièreté.
Cette version de PYGMALION, la pièce de George-Bernard Shaw, pleine de beaux moments et truffée d'ingéniosité, tant dans la composition des personnages qu'au niveau des idées de scénographie, a ravi les spectateurs le soir de la première.
Et c'est marrant, mais lorsque la scène du bal ( dont j'étais chargé ) a démarré hier soir après l'entr'acte, je ne me suis pas surpris une seule seconde à évaluer leur prestation... J'étais complètement dans la re-découverte de la situation jouée. Un vrai moment de bonheur.
Merci les amis.
Et bonne M---- pour la suite de vos représentations.
Sunday, March 02, 2008
S'amuser... Vraiment ?
Dans un vide total de plaisir, je suis resté deux heures à cette soirée « Dansez-vous français », observant tour à tour les gens du milieu de la nuit homosexuel que je vois chaque fois que sors ( Et pourtant, c’est de moins en moins fréquent ), les tristes victimes de la modes arborant leurs cheveux tellement bien structurés par Tony & Guy , et les hommes plus âgés au regard triché par les alcools pas nobles, essayant d’agripper le regard des plus jeunes jusqu’à en mourir de tristesse. Constat décevant à nouveau…
Du vestiaire à la piste de danse, du bar à la table de mixage, tout m’a fait comprendre que je ne me retrouvais vraiment pas dans ce que l’on me proposait constamment au sein de la « communauté » dans laquelle je devrais pourtant trouver du plaisir à vivre ma différence. ( Je parle comme dans un article du magazine « Psychologies », non ? )
Je suis triste. Triste au-dedans.
Vincent a eu beau essayer de me faire danser, je suis resté adossé au radiateur tout le temps. Je me sens vieux, à l’intérieur, parce que je ne m’amuse pas comme ça. Je n’aime pas les mêmes choses que la majorité de la minorité culturelle à laquelle je suis bien obligé d’admettre que j’appartiens.
Et les « - M’enfin Antoine, t’es chiant, tu ne bois jamais… C’est pour ça que tu ne t’amuses pas… », n’ont rien fait pour me rassurer…
Pourquoi ce dont je rêve, moi, c’est d’un grand bal de princes et princesses avec un orchestre de musiciens habillés d’or ? Pourquoi la musique aux beats toniques ne m’intéresse pas ?
« - La musique n’est qu’un prétexte pour danser, Antoine… On s’en fout de la musique ! ». Je n’y arrive pas. J’ai envie de beau, de faste, de grand. De lustres, de Champagne servi dans des coupes, sur des plateaux en argent. Envie de boudoirs où l’on peut converser avec les gens que l’on rencontre. De rires de plaisir. De retenue. De délicatesse.
Une grande partie des gens semble avoir tant besoin d’oublier ce qu’elle est lorsqu’elle sort ! Pour dépasser, j’imagine, le vide de ce qu’elle vit dans son quotidien…
Dans l’ensemble, ce que je fais de mes jours me plait. Je n’ai donc pas spécialement besoin de m’éloigner de moi pour arriver à m’amuser…
Je serais super content d’arriver à m’éclater avec deux extasy ou d’apprécier l’alcool à flot pour éviter de me retrouver face à moi. Seulement, ma vie est remplie de choses qui ne me donne absolument pas envie de les oublier. Et au-delà des peurs et de mes complexes, le fond de ce que je suis m’intéresse…
…Et détester les amants qui vous croisent et vous mentent pour éviter de vous revoir…
…Et se blottir dans les bras de ceux qui ne vous aimeront que pour une nuit ou moins, en espérant s’y endormir sans devoir réfléchir au pourquoi. En étant simplement mort de fatigue, à défaut de l’être de passion…
…Et tout en l’étant déjà, se sentir encore différent…
Du vestiaire à la piste de danse, du bar à la table de mixage, tout m’a fait comprendre que je ne me retrouvais vraiment pas dans ce que l’on me proposait constamment au sein de la « communauté » dans laquelle je devrais pourtant trouver du plaisir à vivre ma différence. ( Je parle comme dans un article du magazine « Psychologies », non ? )
Je suis triste. Triste au-dedans.
Vincent a eu beau essayer de me faire danser, je suis resté adossé au radiateur tout le temps. Je me sens vieux, à l’intérieur, parce que je ne m’amuse pas comme ça. Je n’aime pas les mêmes choses que la majorité de la minorité culturelle à laquelle je suis bien obligé d’admettre que j’appartiens.
Et les « - M’enfin Antoine, t’es chiant, tu ne bois jamais… C’est pour ça que tu ne t’amuses pas… », n’ont rien fait pour me rassurer…
Pourquoi ce dont je rêve, moi, c’est d’un grand bal de princes et princesses avec un orchestre de musiciens habillés d’or ? Pourquoi la musique aux beats toniques ne m’intéresse pas ?
« - La musique n’est qu’un prétexte pour danser, Antoine… On s’en fout de la musique ! ». Je n’y arrive pas. J’ai envie de beau, de faste, de grand. De lustres, de Champagne servi dans des coupes, sur des plateaux en argent. Envie de boudoirs où l’on peut converser avec les gens que l’on rencontre. De rires de plaisir. De retenue. De délicatesse.
Une grande partie des gens semble avoir tant besoin d’oublier ce qu’elle est lorsqu’elle sort ! Pour dépasser, j’imagine, le vide de ce qu’elle vit dans son quotidien…
Dans l’ensemble, ce que je fais de mes jours me plait. Je n’ai donc pas spécialement besoin de m’éloigner de moi pour arriver à m’amuser…
Je serais super content d’arriver à m’éclater avec deux extasy ou d’apprécier l’alcool à flot pour éviter de me retrouver face à moi. Seulement, ma vie est remplie de choses qui ne me donne absolument pas envie de les oublier. Et au-delà des peurs et de mes complexes, le fond de ce que je suis m’intéresse…
…Et détester les amants qui vous croisent et vous mentent pour éviter de vous revoir…
…Et se blottir dans les bras de ceux qui ne vous aimeront que pour une nuit ou moins, en espérant s’y endormir sans devoir réfléchir au pourquoi. En étant simplement mort de fatigue, à défaut de l’être de passion…
…Et tout en l’étant déjà, se sentir encore différent…
Friday, February 22, 2008
Et faire du porno ?
'Y a des moments comme ça, où ne voit rien venir de précis sur le plan professionnel avant un bon bout de temps... Comme si on était condamné, quand on est comédien, à n'avoir que des périodes extrêmement remplies, ou alors des vides aux dimensions limite intergalactiques ! Dilemme cornélien s'il en est, puisque c'est toujours durant les zones "vides" qu'on a le plus de temps pour réfléchir sur l'intérêt même que présente notre participation à ce métier, qui reste considéré comme n'en étant pas un par la grande majorité de la "masse"...
Moi, quand je divague, que je suis dans le "schwarz" ou alors que le temps me paraît trop long entre deux périodes d'emploi, j'ai tendance à me demander quelles seraient mes aptitudes dans la pornographie... Oui, vous avez bien lu : Dans la pornographie !
Après tout, je suis plutôt bien foutu, gueule de gamin, alors que j'approche des trente ans ( Et la barbe de trois jours n'y fait rien ! On risque toujours pas de me proposer un rôle de père de famille ! ) et côté "aide-de-la-nature", même si je ne peux pas me targuer d'être le nouveau Ken Ryker, je n'ai jamais eu à me plaindre... Aussi, certaines fois, j'hésite franchement à faire parvenir une série de photos de moi aux studios gays de casting X. Incroyable, me direz-vous, quand on pense à tout le mal que peut faire la découverte d'une participation à un ou plusieurs films pornographiques, dans la carrière d'un comédien de circuit traditionnel...
Mais quel "mal", en réalité ? Car après tout, c'est lorsque la célébrité d'une personne est à son apogée que le tort est causé lorsque qu'on découvre la chose ! Et de plus, de nos jours, on traite même la question avec davantage d'intérêt que de mépris. Et comme on ne peut pas vraiment dire que mon degré de célébrité soit à une apogée quelconque... ( Merci au secteur artistique belge ! ) A part choquer mes grands-parents et donner de quoi parler aux gens qui ne m'ont de toute façon jamais apprécié... Je ne vois pas quel grand tort je pourrais trouver.
Bien entendu, il ne serait pas question de viser les grands studios de production américains. Mais qui sait ? Peut-être que je pourrais convenir à une production de chez CAZZO...
A bon entendeur...
Moi, quand je divague, que je suis dans le "schwarz" ou alors que le temps me paraît trop long entre deux périodes d'emploi, j'ai tendance à me demander quelles seraient mes aptitudes dans la pornographie... Oui, vous avez bien lu : Dans la pornographie !
Après tout, je suis plutôt bien foutu, gueule de gamin, alors que j'approche des trente ans ( Et la barbe de trois jours n'y fait rien ! On risque toujours pas de me proposer un rôle de père de famille ! ) et côté "aide-de-la-nature", même si je ne peux pas me targuer d'être le nouveau Ken Ryker, je n'ai jamais eu à me plaindre... Aussi, certaines fois, j'hésite franchement à faire parvenir une série de photos de moi aux studios gays de casting X. Incroyable, me direz-vous, quand on pense à tout le mal que peut faire la découverte d'une participation à un ou plusieurs films pornographiques, dans la carrière d'un comédien de circuit traditionnel...
Mais quel "mal", en réalité ? Car après tout, c'est lorsque la célébrité d'une personne est à son apogée que le tort est causé lorsque qu'on découvre la chose ! Et de plus, de nos jours, on traite même la question avec davantage d'intérêt que de mépris. Et comme on ne peut pas vraiment dire que mon degré de célébrité soit à une apogée quelconque... ( Merci au secteur artistique belge ! ) A part choquer mes grands-parents et donner de quoi parler aux gens qui ne m'ont de toute façon jamais apprécié... Je ne vois pas quel grand tort je pourrais trouver.
Bien entendu, il ne serait pas question de viser les grands studios de production américains. Mais qui sait ? Peut-être que je pourrais convenir à une production de chez CAZZO...
A bon entendeur...
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