Tuesday, September 30, 2008

On repart !

Outre le fait qu'en rentrant chez moi mes vêtements PUAIENT la cigarette -car bien entendu sur une équipe de 12 personnes, seules deux ne fument pas, et que les fumeurs n'ont absolument aucune considération pour les autres lorsqu'ils se trouvent aussi largement majoritaires !- on peut dire que la première lecture de "Cendrillon, ce macho..." fut un bon moment. Et bien que je sois un petit peu effrayé par le niveau déplorable de lecture à vue de certains de mes partenaires, nous avons pu voir se profiler les grandes lignes de la nouvelle comédie de Sébastien Ministru.
La présence des deux stylistes nous ayant également permis de concevoir un peu plus clairement les idées de costumes que nous porterons. Chaque rôle ayant été associé à une couleur et une personnalité du monde de la mode. ( Karl Lagerfeld, Sonia Rykiel, Hedi Slimane, etc... ) De mon côté, ils ont opté pour le bleu roi et le noir.
La pièce est fort plaisante et le public y retrouvera dans la joie, les répliques bien trempées et les personnages forts des aventures ministruyennes.
Les horaires de répétitions vont être fixés rapidement.
Espérons que les réservations aillent bon train !
Je vais nettoyer mes fringues et prendre un Alka-Seltzer tant la fumée m'a donné des maux de tête.

Friday, September 26, 2008

Rien... Puis plein... Puis de nouveau rien... Puis...

Salut à tous !
Fin de trois projets entamés, en une seule et même semaine, ça fait tout drôle !
Le travail chorégraphique avec les stagiaires engagés par le Théâtre de la Place des Martyrs, pour le "Lorenzaccio" de Musset mis en scène par Daniel Scahaise, ne sera pas vraiment celui que je garderai en tête comme étant le plus convaincant en matière d'espace de liberté créatrice, mais je pense que le résultat convient au metteur en scène avec qui je travaille régulièrement, depuis quelques années maintenant, qui sait assez clairement ce qu'il veut voir au fil des tableaux successifs qu'il agence, et qui me fait totale confiance pour "assembler" ses idées et envies ...
La seule chose que je déplore, c'est le manque d'énergie de certains éléments choisis pour ledit travail corporel, et ce manque d'investissement d'une partie de la nouvelle générations d'étudiants au conservatoire. Il y a comme une désinvolture dans leur comportement. Il n'y a rien là d'impoli, et je ne voudrais absolument pas faire de généralité, tant il va sans dire que certains ont toujours à l'esprit les grands axes de la rigueur du métier, mais de plus en plus de candidats n'ont plus cette flamme dans le corps. Cette "rage" de devenir... Et cela se ressent terriblement sur le plateau. Manque de concentration, écoute approximative, besoin de commenter et de justifier constamment les remarques reçues au cours du travail. Sans parler du retard, et des horaires non respectés. ( A deux reprises, l'un de mes éléments est arrivé avec 40 minutes de retard, me prétextant qu'il avait mal lu sa feuille d'horaire. Inconcevable ! )
Il y a cette peur de se salir, et le besoin de rester beau. On ne dépasse pas vraiment sa conception première du personnage que l'on interprète, me semble-t-il, pour ne garder que l'image lisse qu'on a envie que le public en garde. Si l'on ajoute à cela le fait qu'au niveau du travail purement théâtral, les voix sont parfois trop faibles, et l'articulation moyenne, ça ne laisse rien présager de fameux pour la suite, malheureusement. Mais que dire ? Peut-être que la réforme de l'enseignement supérieur artistique a fait changer les donnes sur le type d'individus qui tentent de s'y lancer ? Ou peut être simplement sur leurs motivations à présenter les concours... J'ai l'impression de tenir un discours de vieux avant d'en avoir l'âge !
Au final, la pièce est bonne, quoi qu'un peu longue, et la série de représentations sera certainement une réussite, en dépit de mes craintes.

La chorégraphie pour "L'Aiglon" d'Edmond Rostand, dans la mise en scène de Yves Larec au Théâtre Royal du Parc, quant à elle, fut une véritable aventure sucrée avec les comédiens ! Bien évidemment, lorsqu'il s'agit de comédiens et non de stagiaires, le rapport au travail est autre. Et l'avancement des étapes se fait à vitesse accélérée. Bonheur !
Retrouver des amis comédiens et d'anciens élèves de mes cours au conservatoire a aidé à créer l'enthousiasme. Et la joie de créer quelque chose de toute pièce en totale liberté, sous l'oeil rassuré du metteur en scène, est probante également.
Rires, technique et rythme... Tout était combiné pour faire de cette "sortie de théâtre", un petit bijou dans la pièce. Les costumes virevoltent, les énergies sont pétillantes, et tout le monde est très beau.
Pour ceux qui verront le spectacle, vous n'imaginez pas mon plaisir à faire sauter Françoise Oriane !

Le troisième projet ? La confection de la robe d'Aurore, dans "La Belle au Bois Dormant" de Walt Disney. Mon amie Stéphanie, comédienne et animatrice, m'avait en touché un mot sur cet évènement du 28 septembre qu'elle animait pour la sortie en dvd du fameux classique de Disney. Et comme elle avait entendu parler de mes qualités de couturier, elle voulait savoir si la confection du costume ( A l'identique, je le rappelle ) pouvait être quelque chose qui m'intéresserait ?
J'avais répondu qu' évidement le défi me plaisait. Et que l'idée pour elle, de posséder un costume de cette envergure, qu'elle aurait autrement du rendre au magasin de location, avait tous les avantages... Aussi sommes-nous partis chercher le tissu de la bonne couleur, les fils, les crêpes pour les parmentures et un patron Burda sur lequel se baser pour le corset.

J'ai peiné sur les plissés de la jupe.
J'ai râlé sur l'allongement des pièces du corset.
Je suis devenu hystérique pour fixer la collerette rigide !
Mais le costume est superbe.
Stéphanie est super contente, et elle va faire un malheur !

Et maintenant, en route pour la première lecture de "Cendrillon, ce macho !" de Sébastien Ministru, au Théâtre de la Toison d'Or ! Youppiiiiiiiiiiiiiie...
Ça bouge tout le temps pour le moment. J'adore.

Saturday, September 20, 2008

Pour ceux qui en auraient marre...
























Oyez ! Oyez !
Vous qui pensez avoir fait le tour de l'établissement CHEZ MAMAN, que vous fréquentiez de façon hebdomadaire pour colorer un peu vos nuits, oublier qui vous êtes réellement, et sur le bar duquel vous applaudissiez vos travestis favoris dans leurs numéros plus ou moins flamboyants, sachez qu'il vient d'être racheté et qu'une série de transformations incroyables est déjà en cours...
( Voir photo ci-dessus ! )

On parle d'une nouvelle patronne, connue des lieux...
De nouveaux travestis et même de nouveaux tarifs au bar !

Tuesday, September 02, 2008

Let's do it again !
























Et comme le bleu d'il y a deux jours ne tenait pas bien sur la texture de mes cheveux décolorés, on s'est attelé cet après-midi à une re-teinture avec du Midnight Blue...
Que j'aime vraiment beaucoup !

Monday, September 01, 2008

Did you say blue ?
























Oui. Bleu.
Bleu ciel, voire turquoise, quoi !
Ça faisait des années que j'avais envie de changer la couleur de ma tignasse. Je n'osais jamais parce qu'il y avait la peur de ne pas décrocher de contrat si on m'appelait justement durant la période où mes cheveux étaient colorés.
Mais l'autre jour, j'ai subitement décidé que j'en avais marre d'attendre.
Marre de ne pas faire ce que j'avais envie. Alors entre le rayon des surgelés et celui des desserts, j'ai pris la décision d'aller au plus vite chercher un pot de coloration semi permanente et de me la faire appliquer sur le crâne par un pote.

Florian est donc passé chez moi pour s'occuper de la décoloration.
2 séances d'une heure pour obtenir un blond qui ne soit pas oranger, car ma teinte de base est le châtain foncé ! Et vive les relents d'amoniaque et la brûlure des petites griffes et autres boutons trempés par la solution mordante !
Une bonne nuit de repos.
Et au petit matin : Rebelote. Dernière décoloration avant la pose de la couleur.
Et re-brûlure, mais c'est pour la "bonne" cause.

La coloration est resté appliquée pendant une bonne petite heure à son tour, et au rinçage, le bleu foncé de la solution s'était légèrement éclairci pour laisser place à un chouette bleu-vert ! On pouvait craindre le pire, me direz-vous...
Pourtant en me regardant dans le miroir, je me suis trouvé un petit air de "Cinquième élément" tout à fait de mise !

Y' a plus qu'à les faire tous craquer, maintenant !

Thursday, August 28, 2008

Préparation du nouveau concert !




Tout se met en route !
Les préparatifs du nouveau concert du 13 janvier 2009 au Théâtre de la Toison d'Or ont été lancés.
J'adore m'atteler à l'élaboration de nouveaux projets.
Il y a quelque chose de grisant à savoir qu'on va mettre toute son énergie à composer une nouvelle aventure musicale. Un concert unique, juste pour le plaisir.
Analyser les erreurs des précédents, et rectifier le tir pour optimiser le concept.

Les réservations sont ouvertes dès à présent !
02 510 05 10 !
A vos téléphones !

- Mais tu sais, avec Antoine, la chair est faible...

Il y a des jours où l'on s'interroge sur ce qui construit notre parcours.
Des jours où l'on sait qu'on a réalisé quelque chose de bien.
Il y a des jours où on se sent fort grâce à ceux qu'on aime.
Des jours où ceux qui ne nous aiment pas ont le dessus.
Il y a des jours où l'on fait des constats décisifs.
Et puis il y a les jours où on grandit sans avoir rien demandé.

Ces jours où, ayant essayé de nous faire du tort -pour la première fois ou simplement une de plus- ceux qui nous veulent du mal nous replacent face à quelque chose d'eux qu'on avait enfui et qui biaisait complètement notre regard sur leur personne. Ils mettent soudain en lumière cette part de ce qu'ils sont qu'on s'obligeait à gommer pour se forcer à les apprécier, et nous rendent notre objectivité en nous ouvrant la porte d'une nouvelle façon d'appréhender leur personnalité : La distance.
( J'emploie ici le mot au sens du "discernement", du "recul face à une situation". )

Apprécier est un mécanisme totalement subjectif, guidé par une impulsion liée au ressenti de départ. On parle de libre appréciation puisque tout être humain peut s'en faire une personnelle par rapport à un sujet commun. Pourtant, il est impossible de tricher son appréciation première. Elle est de l'ordre du réflexe, de l'inné. Différents facteurs liés à notre éducation ou à la valeur qu'on attribue aux êtres nous imposent parfois de ne pas en faire cas, ou de la tempérer... Mais en aucune façon n'est-on à même d'en modifier le ressenti. Et bien qu'on puisse la transformer au fil du temps, en apprenant à découvrir les autres, elle reste première et entière.

Ce qui me frappe et qui me pousse à rédiger la page d'aujourd'hui, c'est l'incroyable faculté d'auto-persuasion dont dispose l'être humain. Cette inaltérable force de modification de sa personne dans le seul but de se sentir accepté voire compris par ceux qui l'entourent et qu'il choisit parfois sans véritable réflexion. Simplement parce qu'il pense avoir des points communs avec eux, l'individu lambda est capable de refouler en quasi totalité ce qu'il éprouve ou ressent, dans l'unique but de se sociabiliser avec certains de ses semblables.

Et je me rends compte que je l'ai beaucoup trop fait.
Mais il aura suffi d'une seule phrase !
( Liée, certes, à tout un tout un contexte dont je vous épargnerai la description. )
Un seule phrase, lancée à la va-trop-vite, qui aura fait raisonner en moi chaque effort et chaque retenue que je m'impose depuis tellement de temps à l'égard de la personne qui, elle, ne se sera pas même posé la question de l'impact de ses mots, ou qui au contraire aura consciemment mesuré sa méchanceté et la peine qu'ils pourraient
me causer...

Un battement de cil, une respiration, et on voit enfin l'autre pour ce qu'il est.
Plus du tout ce qu'il s'efforce de faire paraitre.

Ce ne sont pas ces gens là qui comptent.

Sunday, August 10, 2008

J'ai gagné aux dadas !




Rien de tel qu'une soirée a la foire du Midi pour se vider la tête !
Le plaisir de déambuler au milieu des odeurs de frites, croustillons et autres graillons en tous genres, en regardant et écoutant hurler les téméraires aventuriers embarqués dans les attractions incroyable, n'a pas son pareil !
Et pour les amateurs de jeux, bien entendu, il y a tout ce dont on peut rêver !

Mon plaisir de cette année aura été d'avoir gagné une partie de "Dadas".
Un jeu tout bête durant lequel, chaque joueur doit lancer sa balle dans un trou de couleur ( rouge, bleu, ou jaune ) pour faire avancer le cheval en métal qui porte son numéro. Bien entendu, chaque couleur de trou fait avancer les chevaux de façon différente ! Et il faut avoir beaucoup de chance pour faire tomber sa balle cinq fois de suite dans un trou de couleur bleue pour remporter haut la main la course !
Or, c'est à peu de chose près, ce qu'il m'est arrivé. Et quand la cloche de la victoire a sonné, j'étais tout fier de gagner mon point cadeau, avec lequel je me suis choisi une jolie toupie musicale insupportable !
Certes, j'aurais pu jouer encore quelques parties et accumuler les points, si je gagnais, mais le plus amusant, c'est de gagner une fois... La course au cadeau n'a pas réellement d'intérêt !

Thursday, August 07, 2008

Jem c'est le rêve !



C'est en me baladant au MediaMarkt il y a à peu près un mois que je suis tombé sur les coffrets DVD des deux premières saisons du dessin animé "Jem & Les Holograms" qui avait émerveillé ma jeunesse, mais je n'ai acheté celui de la saison 1 que cette semaine parce qu'ils en avaient déjà réduit considérablement le prix !

J'ai retrouvé avec délice la bande de rock stars de Starlight Music, et les noms des personnages célèbres comme Synergie, Jerrica, Shana, Kimber, Pizza ou encore Rio et Eric Raymond.

Si la vitesse d'animation de l'époque ( 1985 tout de même ! ) est bien plus lente que les petits miracles de technologie graphique de nos actuels Pixar et autres consorts, je dois bien avouer que la trame scénaristique quant à elle, est resté d'une très chouette efficacité. Et les épisodes se terminent vraiment chaque fois en donnant envie d'en regarder un de plus.

Les tenues sont plus glam les unes que les autres, les maquillages effarants et je me dis qu'ils serait fun de faire un film ou même une série réelle, sur base du dessin animé. Naturellement, le style des années '80 y est pour beaucoup, et le naturel n'est pas vraiment de mise, mais après tout, doit-on toujours s'empêcher d'être excentrique ?

La voix de Samantha Newark reste inoubliable, et les titres comme "Truly outrageous", "Broadway magic" ou encore "Welcome to the jungle" sont des petits bijou de musique électro-déjantée...

Jem is my name,
No one else has the same
Jem is my name
Jem !

Friday, July 04, 2008

Disney World Florida : J - 270 !



Ça y est !
C'est fait !
Nous avons été payer hier matin l'acompte du voyage de 13 jours en Floride organisé pour mes trente ans !

J - 270 !
Tadaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !

Wednesday, July 02, 2008

Jean Hugues, vraiment ?

Bon, on va dire que de toute façon je n'aurais pas du regarder cette émission.
C'est vrai !
Mais quand on a un peu de temps à tuer avant d'aller dormir, et que la personne qui vous reçoit gentiment chez elle pour vous faciliter la vie est encore occupée à faire ses comptes ( Oui, ma soeur est très branchée " gestion-budget" ), ça vous donne une excuse en or pour vous avachir mollement devant une double rediffusion de "Nouveau Look pour une nouvelle vie" sur M6 ! Après tout, une semaine plus tôt, je découvrais l'émission réalito-culinaire de la même chaine et ça m'avait plutôt amusé... Alors pourquoi ne pas remettre le couvert du plaisir idiot ?
L'idée est délicieuse : Trouver des gens tout à fait quelconques, qui ont complètement laissé aller leur apparence au fil des années pour les prendre en charge le temps de leur reconstruire une identité visuelle. Le pari va de la petite ronde qui n'a pas confiance en son apparence, au trentenaire fan de hard-rock, en passant par la mère de famille débordée ou la gentille pâtissière aux mains pleines de farine ! Tout est magistralement présenté, de façon à donner toujours pitié des deux relookés en début d'émission, et à faire couler votre petite larme lorsqu'ils réapparaissent en "Nouveau moi" devant leurs amis ahuris. Le nombre de "- T'es trop belle !" semblant d'ailleurs proportionnel au milieu social de la personne prise en charge par l'équipe de production !
Et bien entendu, le petit monde un peu too much s'activant pour redessiner la silhouette des invités ne serait pas au summum de sa complétude sans quelques hystériques de passage, embauchés pour retravailler le maquillage, lisser les contours, ou activer la chaloupé des démarches !
Mais si j'ai réussi à passer au-dessus des "- Ma chéééériiiiiie !" insupportables de Kristina l'ancien top-model et de la gentillesse ultra-forcée de la si jolie Véronique Mounier, je dois bien admettre que j'ai eu beaucoup de mal à ne pas éclater de rire en découvrant les cours de maintien de Jean-Hugues Dubo !
Je suis d'accord : Une émission de pseudo télé-réalité, se doit d'englober aujourd'hui un maximum de référents humains afin de "toucher" le plus grand nombre de spectateurs posible... C'est ce qu'on appelle le ciblage médiatique. Et je ne vois pas pourquoi la communauté gay se verrait oubliée dans ce savant dosage de lieux communs censés activer l'intérêt du quidam.
Mais si les producteurs d'émissions pouvaient réfléchir un tout petit mieux à l'image qu'ils vont donner de leurs animateurs, on ferait un grand pas. Car si le côté complètement folle et nature d'un Stéphane Marie me ravit toujours autant dans "Silence, ça pousse" sur France 5, les manières trop appuyées du pauvre Jean-Hugues Dubo et ses conseils avisés de descente de voiture et de port de tête n'ont réussi à faire naitre en moi qu'un sentiment de lourdeur. Comme si on ajoutait de la crème liquide dans un milkshake pour bien en accentuer la saveur... Sauf que la crème liquide, en général on ne la boit pas !
Trop "Lady", trop "Grand", trop "Institutrice primaire", trop "Je-ris-avec bonheur-de-vos-erreurs-naïves", trop "Je fais bouger mes mains" : On a visiblement demandé à notre Jean-Hugues de défendre les couleurs d'une homosexualité dont seul un reste de France provinciale aime se délecter. Pari tenté, mais pas forcément bien visé... Dur dur de se débarrasser des clichés !
Cela dit, Jean-Hugues, tu as énormément de classe, tu dois avoir un corps de dieu grec et tu sembles être capable de t'exprimer avec aisance sur d'autres sujets que le dernier album de Madonna. Alors rien que pour ça, je dis oui. Et au diable l'avis des mauvaises langues comme moi...
Tu viens me parler en tête-à-tête de la "Femme fatale" comme dans l'émission QUAND TU VEUX !

Allez, juste une petite supplémentaire...

Tuesday, July 01, 2008

Marche des Fiertés - Paris 2008 !



On a eu chaud. Très chaud !
Le soleil de ce 28 juin a tapé fort sur nos costumes de Mary Poppins et la douleur des chaussures à talons reste pareille a elle-même... Mais cette édition Gay pride 2008 a été un franc succès ! Impossible de donner un chiffre exact du nombre de photos qui nous ont été demandées, mais ce qui est certain, c'est qu'on tourne facilement autour des 2500 !
Un vrai bonheur, vu l'investissement mis dans les costumes de nos personnages !

Je suis arrivé chez mes parents le 23 juin en fin d'après midi.
J'avais promis à ma mouma que je passerais quelques jours dans leur résidence de l'Oise et je voulais qu'on puisse profiter un peu du jardin et du temps imparti pour discuter de tout et de rien... Les quatre jours de "repos" furent très plaisant. Petits repas sympas, émissions télé ridicules mais qui nous fait bien rire ( Genre : "Un diner presque parfait" sur M6 ) et escapades dans les magasins à la veille des soldes !

Je peux vraiment dire que cette année j'avais tout planifié pour que l'aventure de la gay pride soit une réussite de bout en bout. Seulement, c'était sans compter sur les imprévus et l'emploi du temps de mon ami Cédric avec qui j'étais censé passer les deux jours d'avant et pendant "Gay Pride" !
Il m'a appelé le 24 en début d'après midi pour m'expliquer que la situation était un peu critique avec son petit ami. Je n'entrerai pas dans les détails de sa vie privée, mais je dois dire que je n'avais pas trop envie que son histoire d'amour puisse ternir le ciel de ces deux jours que je prévoyais avec bonheur depuis si longtemps. Pour résumer, son copain n'avait pas envie qu'ils viennent dormir dans l'appartement du centre de Paris que ma soeur nous prêtait pour l'occasion. Cédric me proposait donc de dormir chez ses parents la veille de la gay pride et de revenir le lendemain matin chez ma soeur pour se maquiller et partir vers le défilé...
Personnellement, je trouvais un peu absurde de me rendre jusqu'à la périphérie de Paris, alors que je disposais d'un pied-à-terre dans le centre même. Aussi, préférais-je lui expliquer qu'ils n'avaient qu'à dormir eux deux chez ses parents, et me rejoindre le lendemain... Hésitation... Réflexion... Cédric devait me contacter pour me confirmer ou non ! Ce qu'il fit ! Mais pour m'annoncer qu'en lieu et place d'une journée avec lui, je ne pourrais le voir qu'après la visite de chambres qu'il avait planifiée avec son copain et qui démarrerait seulement vers 14h !
Je me suis demandé quoi. Puis j'ai dit qu'il n'y avait pas de souci... Mais en raccrochant le téléphone, je me suis ravisé et lui ai envoyé un texto pour lui dire, sur un coup sang, que je ne trouvais pas ça super fun et que je préférais du coup qu'on ne se voie que le jour de la gay pride parce que j'avais accepté entre temps d'aller boire un verre avec ma copine Emma, ce soir là.
Cédric m'a retéléphoné pour me dire qu'il trouvait vraiment dommage que je réagisse de la sorte, qu'il comprenait que je puisse être déçu de son attitude, mais que ça ne valait pas le fait de ne pas se voir pour autant... Et sous ses arguments, je me suis dit qu'il avait peut-être raison, et j'ai accepté qu'on se voie le lendemain dans l'après-midi. Après tout la visite de chambres ne devait pas s'éterniser me disait-il.

Lorsque le lendemain, à 16h30, Cédric m'a appelé pour me dire qu'ils étaient repassés par chez lui en périphérie et qu'ils allaient bientôt se mettre en route pour le centre, je n'en revenais pas. J'étais arrivé vers 13h30 sur Paris et m'étais dépêché de faire mes petites emplettes perso, en me disant qu'ils allaient me rejoindre rapidement, et en fait, eux avaient pris tout leur temps.
Passons.
On s'est retrouvés, on a pris un café chez Starbucks, puis je les ai quitté pour retrouver Emma et David vers 22h30 au "Deux Moulins", le café rendu célèbre par le film "Amélie Poulain". Rires et anecdotes en chaines avec Emma ont élagué le petit stress de la journée.

Le matin de la Gay Pride, Ced et son copain sont restés bloqués dans le métro suite à un incident technique sur la ligne qu'ils empruntaient. Je n'ai rien dit. Une fois prêts, nous sommes partis pour Montparnasse où, en haut des escaliers, nous nous sommes rendus compte que Ced s'était trompé de station. Deux Mary Poppins paumées ! Rapide coup de fil au frère de Cédric pour qu'il cherche sur internet le point de départ de la manifestation et nous voilà enfin à Denfer Rochereau dans le cortège !
Nous défilons avec bonheur et les photos se succèdent à vitesse grand V !
Cédric cogne ma perruque et mon chapeau à plusieurs reprises en tournant sur lui-même sans prévenir pour faire tourner sa robe. La première fois, ça me fait rire ; à la 5ème, je crise. Il comprend, mais sans faire plus attention pour autant durant la suite du défilé. Par moments, j'ai l'impression qu'en fait, nous ne formons pas un duo... que j'accompagne simplement sa superbe. Etrange, mais je ne pose pas de question. Après tout, nous sommes là pour nous amuser et amuser le public et ça, ça fonctionne très bien.
Mes chaussures me font mal. Heureusement, ma paire de baskets Adidas se trouve dans le sac que porte gentiment son petit copain. Je les enfile et ça me donne tout d'un coup une dégaine d'enfer, assez improbable ! Mary Poppins se transforme en working-girl américaine ! Très confortable, d'autant qu'en plus, personne ne semble remarquer que je porte ces grolles !
En milieu de cortège David de l'école de chantnous retrouve avec sa nouvelle copine ! Puis un peu plus loin, c'est Alain, un ami belge venu de Bruxelles pour nous voir ! La manifestation est un vrai plaisir jusqu'à la place de la Bastille. Encore quelques clichés puis, des casseurs se rappliquant à l'improviste ( Comme dans toute vraie manifestation parisienne ! ) nous sommes forcés de quitter les lieux au plus vite, en métro.
Rendez-vous avec Alain et son ami Charles, dans la rue des Archives, plus tard dans la soirée. On n'a pas encore eu le temps de discuter vraiment et il est tout content. Mais une fois arrivés chez ma soeur, le démaquillage terminé, Cédric m'explique qu'il va finalement rentrer chez lui avec son mec, parce qu'il voudrait passer quelques heures avec lui avant qu'il ne reparte à Turin, le lendemain à 08h du matin.
"-Alain reste encore la journée de demain, donc je le verrai à ce moment là...".
Intérieurement, je suis un peu interloqué. Alain s'est fait le déplacement spécialement pour nous, et il passe même une nuit à l'hôtel... J'avoue que je ne comprends pas trop le comportement de Cédric. Mais je me tais. Et j'explique gentiment le changement de programme à Alain et Charles qui comprennent. Nous terminons la soirée à trois au resto japonais de la rue des Archives, avant que je ne m'en aille retrouver Franck pour passer la nuit. ( Non, je ne vous dirai pas qui est Franck ! Mais c'était très bien )

La journée du lendemain démarre sous les caresses, tant de Franck que du soleil qui rayonne à travers les fenêtres de l'appartement. Il m'emmène bruncher à l'OZO, et j'envoie un sms à Cédric pour qu'on se rejoigne avec Alain et Charles juste après.
Il me dit n'avoir reçu aucune nouvelle d'Alain et me propose de passer jusqu'à chez lui, pour repartir ensuite. Je lui sms que c'est un peu compliqué car je suis déjà dans le centre de Paris ! Franck m'accompagne jusqu'aux jardins des Halles. On s'assied dans l'herbe et on écoute de la musique sur son i-pod jusqu'à ce que je reçoive confirmation de Alain. Nouvel sms à Cédric qui me répond "- La machine de linge se termine. Je pends le tout et je me mets en route".
Je suis un peu énervé ! J'ai le sentiment que le fait que je sois là ne lui est pas de grande importance. Il consacre le temps à me voir lorsqu'il en a envie et que ça ne contrecarre pas ses projets. Et sa propension à modifier le planning au gré de ses pérégrinations me déboussole. Mais je reste zen en me disant que le départ de son copain doit y être pour quelque chose et qu'une fois qu'il sera sur Paris centre, nous aurons enfin toute la soirée pour nous amuser et discuter.
Quand en fin de journée, après avoir salué Alain et Charles, et nous être baladés un peu jusqu'au parc des Tuileries, il m'explique qu'il aimerait bien être de retour chez lui aux alentours de 21h, parce qu'il voudrait encore ranger l'appartement de ses parents, je me rends compte qu'en fait je me suis trompé une fois de plus. Je dois l'ennuyer terriblement avec mon énergie et mon envie de passer la soirée avec lui. L'accumulation des évènements n'arrange rien à la situation : Son père rentre à l'hosto le lendemain, son copain vient juste de le quitter pour l'étranger... Et de fait, je dois tomber fort mal à propos. Moi, je suis juste très triste et déçu.
C'est décidé : A la première heure, je serai demain à la boutique SNCF pour changer mon billet et anticiper mon retour sur Bruxelles. Si je n'avais pas promis à ma soeur d'aller manger avec son copain et elle le lendemain soir, je partirais même sur le champ.
Je quitte Cédric vers 21h00 à Châtelet.
L'ambiance est bizarre.
Fuyante.
Comme si on savait pertinemment l'état dans lequel l'autre se trouve mais que personne n'ose en parler. Comme pour écourter le malaise...
Je passe manger un bout chez Flunch. J'hésite à passer au sauna, mais je me ravise en dernière minute. Inutile d'ajouter le glauque au triste.

Le défilé aura été vraiment une belle réussite.
Heureusement, sans quoi, j'aurais vraiment l'impression d'avoir perdu pieds !

Supercalifragilisticexpialidocious !

Thursday, June 19, 2008

1ere lecture !

Je ne peux pas dire que j'appréhendais la première lecture de "Frou-Frou les bains", la pièce de Patrick Hautdecoeur que l'Union Dramatique de Bruxelles m'a offert de mettre en scène pour le début du mois d'avril 2009, mais je reconnais que je ne savais pas trop comment allait se dérouler ce premier contact avec les comédiens...
Notamment parce qu'il y avait parmi eux, un nombre de gens avec qui j'avais eu l'occasion de jouer il y a quelques années lorsque j'étais encore amateur, et que le fait de me voir ainsi propulsé metteur en scène allait peut-être pouvoir créer une certaine ambiguïté. Et puis parce que c'est ma toute première expérience en tant que metteur en scène, dans le cadre d'un projet dont je ne suis pas l'auteur. Et ça, par contre, ça me file soudain un paquet de responsabilités ! Hé hé hé...

Tout ce petit monde est arrivé bien à l'heure à la salle de répétition. ( Exception faite de l'un des comédiens qui s'est déjà fait sermonner. Il n'y a que deux choses dont j'ai horreur : les téléphones portables qui sonnent en répétition et le retard ! Ça tombait mal pour lui ! )

Après une brève présentation de chacun, je suis passé aux explications relatives au décor, et nous avons un peu parlé du point de vue de chaque comédien suite à sa lecture personnelle de la pièce. Les énergies semblent très bonnes et l'idée de comédie délirante plait à l'ensemble, malgré certaines réticenses exprimées à l'encontre de l'absurdité du propos de certains passages de l'histoire.

On a toujours un peu peur d'une première lecture, parce que certains comédiens se sentent déjà obbligés de jouer quelque chose ou de montrer, même inconsciemment, qu'ils ont compris l'essence de leur personnage... Mais rien de tel hier soir ! Un vrai bonheur de découverte. Un chouette moment. Et les propositions d'humeurs injectées dans les rôles m'ont réellement plues. Il y a des tirs à rectifier, et un peu de techinque à maitriser davantage, mais dans l'ensemble, ce que j'ai entendu me plait vraiment, et je suis ravi d'avoir une équipe motivée et constituée de si bons éléments !

On a du pain sur la planche, mais on va faire un super travail, les amis !

Monday, June 16, 2008

Kiss and drive !



Les lundis, c'est pas des jours fun !
C'est moins pire que les dimanches, c'est vrai... mais c'est quand même beaucoup moins intéressant que les vendredis, il faut bien l'admettre.
Surtout quand en plus cette jouréne de tout début de semaine n'est remplie par aucun projet élaboré, et que le soleil n'est pas vraiment au rendez-vous. ( Le sera-t-il d'ailleurs un jours cette année ? )
Pourtant, avec ma copine Claudie, un lundi peut devenir un jour rempli de magie.
Vraiment ?
Mais oui... Un brin d'imagination, et le plus sombre des jours devient, pour notre duo de choc, l'occasion de mille aventures.
Cette fois, le plan c'était une visite au Makro. ( De Machelen, bien entendu ! Qui aurait envie de rendre à Anderlecht-la-déprimante ? )
N'importe quel quidam serait peut-être pris de convulsions à l'idée de devoir passer son après-midi dans ce magasin industriel. Pourtant, nous, on aime. Et ça va du commentaire sur les prix pas vraiment moins chers du rayon jouets en passant par la laideur des vêtements, ou l'impossibilité de résister devant les boites de bonbons d'un kilo ! Et pour couronner le tout, la joie d'un américain-frites et d'une mousse au speculoos dans la cafétaria si mal décorée de l'endroit à de quoi remplir notre coeur de bonheur pour une bonne dizaine de jours ! Parce qu'il faut bien avouer que Claudie et moi, les endroits un peu ringards, on aime beaucoup ça !
Genre : Le fameux Lunch Garden du complexe commercial d'Auderghem, célèbre pour la moyenne d'âge avancée de sa clientèle, que nous faisons passer de 95 à 75 ans rien qu'en y venant à deux... A visiter également : celui du Carrefour de Kraainem, surtout pour sa jolie baie vitrée qui rappelle... Qui rappelle quoi, d'ailleurs ? Et puis, l'incontournable de l'Innovation de la rue Neuve. Un régal tant pour l'estomac que pour les yeux et les oreilles ! Et puis quel bonheur de se dire qu'on peut se restaurer, mal certes, mais au coeur même d'un grand magasin ou l'on n'achète jamais rien.
Mais revenons à notre Makro !
Non contents d'y avoir pris un café mal torréfié et un Fanta, nous nous sommes dit qu'un petit passage au self-service de l'aéroport de Zaventem dont nous ne sommes pas si éloignés pourrait égayer encore un peu plus notre journée ! Aussitôt dit aussitôt fait, et nous voilà tout en haut du parking de Bruxelles National. L'odeur du kérozène et le bruit des avions décollant et atterissant nous donne fort envie d'en prendre un pour une destination inconnue. Pourtant, c'est impossible ! Notre café au lait Nutroma nous attends à l'étage. Petit passage par la zone de dépose-minute, où je prends vite la jolie photo, ci-dessus. En marchant dans le grand hall des départs, nous nous prenons à rêver de voyage improvisé à nouveau. Ah si on était riches... Sauf qu'on ne l'est pas ! Et le rêve, pour nous, c'est assis à la table en contreplaqué de la grande salle d'où l'on peut regarder les pistes qu'on le vit. On parle de tout et de rien. On ne se prend pas la tête... On parle des bases de l'éducation d'un enfant. Des choses importantes, et de celles qui le sont moins.
Mais bientôt le self-service ferme ses portes, et nous voilà obligés de quitter cet endroit un peu sale, mais si drôle et inattendu pour une fin de lundi.
La journée est elle terminée pour autant ?
Pas le moins du monde ! Claudie a envie d'une glace.
Quelles excellente idée.
Et à peine assis chez le glacier, nous voyons entrer Gauthier et sa copine ! Comme quoi, il y a des décisions qu'on prend au bon moment. Et moins on calcule l'occupation de son temps, plus on vit de choses. Nous refaisons le mode une dernière fois, rions beaucoup, et nous saluons sur le trottoir pour rentrer chacun dans nos pénates. On n'a pas perdu la journée...
Et pourtant aujourd'hui, c'était un lundi qui avait commencé comme tel !
Kiss and drive !

Saturday, June 07, 2008

Aileen...



Aileen Wuornos.

Ce nom ne vous dit peut-être pas grand chose ?
Exactement comme il ne me disait pas grand chose jusqu'à hier soir.

Youtube.com offre la possibilité de trouver des vidéos du monde entier, et bien souvent on s'y divertit en regardant les épisodes de séries télé piratés, en savourant le fait qu'on aura pas à acheter les dvds ! Pourtant, à diverses occasions, ce site a eu le don d'arriver à me surprendre et de capter longuement mon attention. Et je n'aurais jamais cru que je resterais autant de temps devant mon écran, si je n'étais pas tombé par hasard sur les reportages en plusieurs parties retraçant la singulière histoire d'Aileen Wuornos.

Je suis rentré de la "nocturne" de chez Ikea avec Gregory, et nous avons opté pour deux plats de sushis à emporter chez le nouveau traiteur japonais qui s'est ouvert tout près de chez moi. Repas agréable, bonus du dvd de "Enchanted" de Walt Disney, et derniers potins sur les troupes de comédiens amateurs dont nous allons nous occuper respectivement lui et moi... Puis Greg est rentré chez lui.
Je n'étais plus vraiment d'attaque pour lancer un nouvel épisode de "Six Feet Under" dans le lecteur, mais je n'avais pas envie d'aller me coucher si rapidement un vendredi soir. Aussi ai-je rallumé l'ordinateur tout en me brossant les dents.
J'avais envie de faire une recherche dans le moteur de www.youtube.com !
Etant en train de relire le "Jack l'éventreur - Affaire classée" de Patricia Cornwell, je me demandais si des documents vidéos probants avaient pu être téléchargés par les vidéastes en herbes.

Après quelques inepties visuelles ( Du type : "J'ai filmé le fantôme d'Elizabeth Stride" ), au hasard de ma recherche, je suis tombé sur une vidéo au titre singulier ! "Aileen Wuornos gone insane"
Je me suis demandé ce qu'on pouvait bien entendre par "Aileen Wuornos devenue folle", alors j'ai cliqué et la vidéo s'est mise en route.

En voyant Aileen Wuornos pour la première fois, dans ce qui s'avère être en réalité l'une des dernières parties d'un long documentaire sur son histoire, je n'ai pas pu faire le rapprochement direct avec le film "Monster" pour lequel Charlize Theron avait remporté un Oscar d'interprétation, quelques années auparavant !
Mais en prenant le temps de regarder d'autres vidéos sur le personnage Wuornos, j'ai compris qu'elle était cette première Serial Killer américaine ayant tué 7 hommes, comdamnée à mort et exécutée en 2002 aux Etats Unis.

Ce sujet qui aurait pu m'effrayer, ou simplement m'ennuyer, m'a tout bonnement captivé ! Non que je sois enclin à m'intéresser aux biographies de meurtriers, mais, dans la mesure où il semblait y avoir une réelle polémique autour du procès, je me suis surpris à rester devant les 6 parties de "A&E Biography of Aileen Wuornos" et les 10 autres de "The Life and Death of Aileen Wuornos" de Nick Broomfield.

Ce qui me frappe, dans l'analyse du personnage intriguant de Aileen Wuornos, c'est cette incroyable confrontation de notre réalité mise en défaut face à l'incohérence totale des facettes de cette femme aux si multiples personalités. Ses yeux m'ont terriblement impressionné. J'avais lu dans le roman de Patricia Cornwell que les tueurs en série n'ont en général pas le même rapport à la réalité, ni le moindre sens du bien et du mal tel que la société dite "normale" s'évertue à le définir... Pourtant, je n'avais encore jamais eu l'occasion de voir de telles ruptures comportementales dans un seul et unique individu.
Dans certaines parties de ses interviews, Aileen semble réellement possédée par des forces extérieures à elle-même. Sortes de pulsions maléfiques sous l'emprise desquelles elle n'a visiblement plus aucun recul sur elle-même, ou auxquelles elle parait en tout cas incapable de faire face.
Et ce qui est terrible, c'est qu'à d'autres moments on la voit complètement consciente de sa situation. Totalement dans le "Ici et maintenant". Mais, ce sont de tout petits décrochages dans les propos de son interlocuteur, ou la répétition trop constante d'une question à laquelle elle n'a pas envie de répondre, qui provoquent cette "disparition" comportementale vers l'impulsif maléfique.
Surfant sur le mensonge extrêmement convaincant de sa légitime défense, pour passer ensuite à l'argument du complot policier et finir par avouer chacun des meurtres comme ayant été commis de sang froid lors de sa demande d'accélération de mise à mort, le trouble de cette femme est à la limite du palpable. Il devient matière.
Clarifiant par moments de bout en bout la réalité de ce qui semble s'être réellement passé, et d'autres fois pleurant sur le sort qu'on veut lui faire subir, Aileen Wuornos intrigue et ne peut laisser personne indifférent tant elle remet en question notre perception de la valeur de la vie.

Sans parler de ses proches, plus affairés à gagner de l'argent sur l'histoire de "celle qu'ils ont connus" plutôt que d'essayer de percer son mystère.

A regarder avec intérêt.
Et à méditer sans forcément s'obliger à prendre position.

Thursday, June 05, 2008

Dépaysement, bonheur et retrouvailles !



Ça tient à quoi le bonheur ?
On n'arrête pas d'essayer de nous le vendre, de nous en donner la recette miracle, ou de nous forcer à le trouver en nous...
Le bonheur, c'est pourtant simplement ces instants où l'on ne se sent plus obligé de maîtriser les choses qu'on vit. C'est simplement les vivre, et du coup, en profiter.

A l'image du temps passé, ce week-end, allongé dans le jardin chez mes parents, à donner des croquettes au chat, une par une. Moment de complicité avec le félin fou -aux marques d'affection toutes relatives au nombre dedites croquettes !-, sous le soleil approximatif des pays du Nord de l'Europe. Mais moment VRAI.
Retour de vacance de ma soeur, avec son petit copain, distribution de cadeaux ramenés des Etats Unis, vidéo de leur tour de la Floride en voiture... Photos et café.
Plaisir de retrouvailles familiales et découverte de nouvelles facettes de tout le monde. Un chapitre se termine, une page de la vie se tourne pour laisser place à de nouvelles aventures.
Bonheur d'une promenade aux vertus légèrement "psychanalytique" dans les champs de colza avec les amoureux. Echange de confidences sur l'appréhension de la vie, et de la relation aux parents... Complicité, comme rarement. Et nouvelle façon de respirer.
Bonheur de voir ma soeur heureuse.

Et puis hier, comme si les moments épanouissant humainement se regroupaient, j'ai eu l'occasion de reprendre contact avec une amie d'enfance de laquelle je m'étais volontairement éloigné par manque de points communs entre elle et moi, à mon retour de Paris !
Plaisir de retrouver un regard. De se dire les choses franchement autour d'un repas improvisé. D'étaler à plat les différences. De se rappeler malgré tout pourquoi cet éloignement voulu. D'assumer les erreurs. De se reconnaitre. Et de se rendre compte que malgré les points de vue divergents persistant, on peut quand même partager ce qui nous rapproche.

Et confirmer avec d'autres amis le soir-même que le plaisir c'est de ressentir, pas de posséder...

Wednesday, May 21, 2008

Remise en question...

Je referme à l'instant la page de présentation des profils du site comédien.be.
Et je me pose vraiment beaucoup de questions. Sur moi-même. ( Ce qui donnera encore de la matière à ceux qui crachent sur les blogs en prétendant qu'ils ne sont que le reflet d'un narcissisme conscient ou non ! )
Je referme cette page donc, et je me demande ce que je fous de ma vie en ce moment. Ce qui vaut vraiment la peine d'être vécu dans les jours que je passe les uns après les autres et que j'ai pas mal de problèmes à affronter. Comme si je ne trouvais plus vraiment de positif.
J'ai pas de boulot avant novembre, je suis seul chez moi. Je range interminablement mon petit univers qui ne correspond pas à ce que je voudrais qu'il soit. Et malgré que j'écoute les musiques qui me plaisent, et que je ne demande rien à personne pour rêver, j'arrive pas à croire en la vie.
C'est très bête comme constat, mais, je suis perdu. Perdu face à moi-même. Je me suis fait larguer il y a deux semaines par un garçon que j'étais persuadé d'aimer. Simplement parce qu'il me pensais volage, simplement parce qu'il s'est fait son film tout seul dans sa tête... Simplement parce qu'il n'arrivait pas à m'octroyer sa confiance. Et à défaut d'avoir vécu la chose comme la catastrophe émotionnelle qu'elle était dans mon petit coeur, je me suis contenté de rester froid, digne, fort et bien entendu, j'ai géré la "crise" avec un flegme tout à fait épatant. Et maintenant je me sens terriblement seul. Triste.
Qu'est-ce qui fait que je ne me sens jamais en confiance dans mon milieu professionnel ? Qu'est-ce qui m'oblige toujours et encore à essayer de trouver une personnalité qui n'est pas la mienne pour affronter les discussions avec les autres ? Qu'est-ce qui me pousse tout le temps à me dévaluer par rapport à ce que vivent les autres ? Pourquoi suis-je celui à qui on dit qu'il est chiant quand il s'énerve parce qu'on l'a interrompu dans une conversation ? Et qu'est-ce qui me rend pourtant dingue là-dedans, au point que j'aie envie de me lever et de partir ? Et pourquoi je ne le fais finalement pas ? Est-il normal de trouver les gens aussi futiles autour de moi ? Qu'est-ce qui m'empêche de ressentir une putain de satisfaction dans les relations humaines que j'ai déjà tellement de mal à accumuler ? Pourquoi je me dis constamment qu'on ne m'emploie pas assez professionnellement ? Qu'est-ce que je pourrais bien faire pour que cela arrive ? Je me ronge les sangs...
J'ai envie d'avancer. Je ne veux pas me retrouver à quarante ans avec une carrière qui n'en est pas une, un niveau de vie pitoyable. Je n'ai aucune envie de me forcer à faire croire à tout le monde que je vis des choses merveilleuses dans des projets formidables, simplement parce qu'il faut garder la face. J'en ai marre de lutter contre mon sentiment profond parce qu'il pourrait "nuire" aux relations potentielles avec les gens qui pourraient m'employer ! Le monde entier fait cela tout le temps. Personne ne dit jamais ce qu'il pense. Et je suis certain que même à leurs psy, les gens ne racontent pas encore la vérité.
En fait j'aimerais que les choses soient simples. Je voudrais arrêter de me dire : Wouaw, lui il a vraiment une vie incroyable par rapport à moi. ( D'autant, qu'après analyse, c'est rarement vrai ! )
Je crois que je deviens fou, en fait. Je vois mes connaissances se marier, et je les trouve pathétiques. ( Ce n'est pas vrai pour toutes, évidemment ! )
J'ai envie de hurler : "Bande de cons qui suivez le petit modèle bien établi de la vie comme il faut, dans le monde comme il faut, et qui vous contentez des séries télévisées dans lesquelles on vous montre ce que vous vivrez à votre tour dans dix ans..." Je les trouve juste pathétiques. Tristes et pitoyables... Et même cela, j'ai l'impression que je n'ai pas le droit de le penser.
J'en ai marre de voir les mauvaises personnes aux mauvaises places.
Je suis seul, et ça, ça rend dingue !

Mister YOU ? Miss YOU, oui...




Qui a dit qu'on allait pas s'amuser à l'élection de Mister You, dimanche 18 juin ?
Je suis ravi d'avoir été y assister, et d'avoir pu ainsi côtoyer ce que Bruxelles et sa région comptent de plus élégant, de plus éclectique mais aussi de plus surprenant et effrayant en matière d'individus humains...
Pour les critères de votes, on repassera. Et si l'on sait tous pertinemment que le passage le plus intéressant d'une élection c'est celui où les candidats sont en sous-vêtements, on n'était pas forcé de nous le coller directement après le premier passage... Surtout qu'après, il n'y a plus rien eu du tout, puisque le jury a "délibéré" ! ( Moi, quand la question de savoir qui est le plus beau se pose, je n'appelle pas cela délibérer, mais fantasmer... quoi que dans ce cas-ci ! )
L'heureux gagnant, repartira avec son chèque cadeau chez SN Brussels Airlines tout comme ses deux dauphins... Mais quelle mauvaise idée de faire élire les deux dauphins sur base d'un dernier passage des candidats éconduits une première fois par la victoire du gagnant, en se basant sur le taux d'applaudissement ! Je crois que c'est la choses la plus humiliante à laquelle il m'a été permis d'assister... 9 garçons, marchant une dernière fois sur ce plateau de défilé, tour à tour applaudis à grands tabats, ou alors lynchés par les huées !!! Incroyablement cruel.
Mais ce qui restera à retenir de cette soirée, et de fait bien plus incroyablement cruel, c'est que personne n'aura dit à la jeune fille de la photo ci-dessus qu'elle s'était trompée d'endroit pour arborer ainsi vulgairement son paquet d'un kilo cinq-cents...
Qui a dit que le monde gay était méchant ?
Moi, je dirais juste qu'il est méchnatE ! Gna Aaah Aaaah Aaaaaah !

Sunday, May 18, 2008

Pluvieuse, mais loin d'être malheureuse !

Certes, on ne se le répètera jamais assez : Espérer une journée ensoleillée pour l'annuel défilé de la Gay Pride bruxelloise est cause perdue !
Pourtant, la journée reste l'incontournable rendez-vous des gays et lesbiennes, militants ou non, modérés ou non, beaux ou non, originaux ou non... Et ce n'est pas une bonne grosse "drache" belge qui pourra arrêter les camions bourrés de gens se trémoussant au son des beats endiablés de la techno ( Toujours de très bonne qualité, ça va sans dire ! ).
Parcours sinueux, cette année, puisque les trucks ont du se faufiler au coeur du coeur du coeur du centre de la capitale, trainant derrière eux la masse de "sottes" toutes plus hystériques les unes que les autres. Et voir un trois tonnes bondé, arrivant de la place Rouppe pour tourner depuis le coin de la rue du Midi en direction de celle du Lombard, ça reste impressionnant.
Petite déception : l'équipe de Chez Maman ne défilait pas cette année. Fort dommage, car la Mère et ses filles sont toujours sublîmes, glamourissimales et rappellent aux badaux que le transformisme à aussi des vertus émerveillantes. ( Qui a dit que j'y allais un peu fort ? Venez, on en discute ! )
Par contre le point très très positif : l'organisation du "Pride village" au sein même des rues gaies... au lieu du sempiternel vismet qui faisait généralement fuir tout le monde dès la fin du défilé, les années précédentes.
Une organisation assez bien réfléchie, puisque les échoppes des associations et des bars, mêlées à celles des vendeurs de frites, donnaient à la journée des airs de fête communales charmants. Voir les locaux se mêler aux drag-queens, et les butchs lesbiennes pousser les mêmes landeaux que les petits couples hétéros sur les pavés de la rue du Marché au Charbon faisait vraiment plaisir à voir !
L'eau froide tombant du ciel à toute berzingue n'empêchant nullement les torses nus de rester visibles, les perruques de rester arrimées sur les têtes, et les talons hauts de claquer dans les ruelles.
Place de choix pour observer l'animation, j'étais justement chez un ami dont la vitre du salon donne sur la rue du Marché au Charbon ! Impeccable pour observer les allers et venues des passants, sans mouiller ses vêtements. Petit paquet de frites à l'abri et coucous sympas aux voisins gays d'en-face, ravis de voir que les locataires à la sexualité divergente de la rue étaient en plus grand nombre qu'on ne pouvait se l'imaginer !
Et aujourd'hui, je danse sur les rythmes de la bande originale de "Xanadu-The Musical", que mon pote Philou m'a ramené des Etats Unis !
Rendez-vous le 28 juin à Paris pour voir les Mary Poppins sisters défiler dans la lumière ! Venez nous prendre en photo !