Saturday, March 26, 2005

Les bonnes raisons de ne pas s'aimer ( Soi-même ! )



J'ai mal à la tête, ma gorge est gonflée et mes yeux pleurent. Je suis malade, et j'en suis malade ! J'ai pris froid cette nuit. A dormir nu parce que la journée a été chaude, on oublie que la nuit ne le sera pas forcément.
C'est bizarre, j'ai l'impression de ne plus arriver à récupérer mes heures de sommeil depuis un petit temps. Mon rythme me fout dedans à chaque fois. Les bonnes résolutions sont là ( Manger mieux, faire des cures de compléments alimentaires, ou encore me coucher plus tôt les jours de semaine où je ne travaille pas en soirée. ) mais je ne les respecte pas... Pourquoi ? Bonne question.
Sans doute parce que j'ai des centaines de choses en tête que je n'arrive pas à gérer, et que du coup je ne vois pas le temps passer. Ou peut-être simplement parce que je ne suis pas encore suffisament responsable ?
Toujours est-il que j'en peux plus des infections respiratoires chroniques, qui ne font qu'ajouter à mon état déjà peu positif...
Magie de l'anti-douleur qui fait flotter le corps -et l'âme un peu beaucoup aussi, je m'en rends de plus en plus compte!- à quelques mètres des douleurs qui l'affectent ! Comme si on avait la clé d'une pièce à l'extérieur de nous-même. Une clé qui nous empècherait de souffrir physiquement.
Parce que c'est ce qui ruine l'esprit : La souffrance physique.
Le sourire affiché dont je parlais sur la page précédente sera sans doute juste un peu moins tiré...
Les bonnes raisons de ne pas s'aimer soi-même sont-elles nombreuses ? On peut ne pas aimer son corps, sa sexualité, son parcours,... Ce sont les obstacles identitaires courants qu'aiment utiliser les magazines de vulgarisation pour nous expliquer qu'on est tous des cas "spécifiques". Mais ce qui motive si souvent notre dégoût de nous-même, ne serait-ce pas ce nombre incroyable d'envies qu'on refoule parce qu'on ne peut pas les assumer dans ce monde aux bases établies sur des règles qui ne sont fondamentalement pas celles que nous aimerions suivre ?
J'en ai marre de refouler.
Tout va exploser.
Exploser.
Effervescents heureusement que vous êtes là.

Thursday, March 24, 2005

Le rire est la politesse du désespoir...



Alors, à défaut de prendre la vie au tragique, je me suis dit qu'afficher un sourire valait mieux que de tout voir en noir.
C'est certain, je suis dans une phase transit. Et ça va passer.
Quand ? Je n'en sais rien. Depuis que je suis en deuxième humanité, on me dit que la crise économique va se terminer... J'aurai bientôt 26 ans, et elle se porte toujours au mieux de sa morose forme !
Alors, je décide de prendre les choses en main.
( L'autre option, c'était de laisser mollement tomber mon petit corps du haut de mon quatrième étage vers le trottoir, mais j'ai horreur de la médiocrité et quitte à mourir par choix, autant que se soit du haut des falaises d'Etretat ou de la chambre d'un hôtel de Cannes. Lol )
J'ai donc rédigé un joli petit cv que je suis allé déposer hier dans la boite postale d'une agence d'intérim après un charmant contact avec l'une des hôtesses d'accueil. J'ai officiellement postulé pour des "Missions temporaires dans le secteur de la vente de cosmétiques et produits de luxe". Ca le fait, non ?
Si ce n'est que je ne fais absolument pas ce qui m'a fait vivre jusqu'à aujourd'hui...
J'espère qu'un entretien débouchera rapidement sur des petits boulots qui me permettront de mettre du beurre dans les épinards.
( Si mamy me lit d'où elle est, elle rit, j'en suis sûr ! )
Et la photo d'aujourd'hui est tout à fait à l'image de mon humeur. Regardez bien Caroll Burnett... C'est son nez en mousse qui vous amuse. Pas son visage. Son visage masque juste assez son humeur pour donner toute la place au nez...
Je vous embrasse ( pour la pemière fois depuis le début de ce blog ) même si vous ne me connaissez pas.

Wednesday, March 16, 2005

Broadway I miss you



Même si l'on ne peut pas dire que les temps sont aux réjouissances explosives, j'admets volontier que -climat météorologique aidant- le moral se remet en place doucement... Je ne suis pas dans mes pompes pour le moment. Tout me fait hésiter tout le temps pour tout. L'envie de tout envoyer balader me titille en alternance avec les rêves de gloire. Le problème c'est que je suis dans trente états émotionnels à la minute, ces jours-ci. Je suis irritable facilement, et visiblement mes réactions très "sur-le-vif" surprennent ceux qui m'entourent.
Je suis un peu à fleur de peau. J'ai envie de partir.
Loin et longtemps.
Envie de New York.
De m'asseoir dans les salles obscures de Broadway et de me gaver de spectacles. De pleurer devant les voix qui interprètent les émotions de l'univers dans lequel je voudrait pouvoir évoluer.
Seulement, les rêves ne se réalisent pas. Et se rendre compte de ses limites, c'est grandir. Et je crois, malheureusement, que je grandis...

Sunday, March 13, 2005

Parce que...

Simplement parce qu'il est presque une heure du matin.
Simplement parce que je suis naze.
Simplement parce que j'appréhende le jour de demain.
Simplement parce que je déprime.
Simplement parce que je n'ai plus confiance en moi.
Simplement parce que j'aimerais une situation stable.
Simplement parce que je ne sais pas ce que ça veut dire.
Simplement parce que je regrette.
Simplement parce que je voudrais me réveiller et recommencer autrement.
Simplement parce que j'en ai plein le dos qu'on soit 8 milliards.
Simplement parce que je ne peux pas tricher.
Simplement parce que je ne trouve personne à qui parler de ces choses.
Simplement parce que je n'ai pas de but.
Simplement parce que j'en ai assez de m'asseoir dans les métros.
Simplement parce que je croyais que les rêves étaient réalisables.
Simplement parce que je voudrais être Peter Pan.
Simplement parce que je ne m'aime tellement pas.
Simplement parce que j'en peux plus d'être souriant.
Simplement parce que ça va faire vingt-six ans.
Simplement parce que j'arrive pas.
Simplement parce que tout m'échappe.
Simplement parce que je pensais et que je pense toujours autrement.
Simplement parce que je me rends compte que personne n'a la solution.
Simplement parce que j'ai mal de grandir.
Simplement parce que j'étouffe en-dedans.
Simplement parce que pour vous aussi tout est si simple.
J'ai envie de fondre, de disparaitre en une seule seconde, sans laisser de trace. De partir pour nulle part. Sans notion de paradis ou d'enfer. Juste disparaitre. Sans faire de peine. Sans avoir même existé...
Mais je vais dormir, me lever et continuer.
Cycle infernal.
Infernal.

Saturday, March 12, 2005

Ras-le-bol, mais alors à un point...



J'en ai marre de cette ville !
Mais alors, à un point. Entre le manque de civisme des gens dans les transports en commun, dans les supermarchés, dans les restaurants et dans les salles de cinéma...
Et puis avec le niveau de vie ingérable, imposé par les besoins de consommation constants ( Et qu'on s'entende, je parle de loyer et de charges ! ). Je crois que je vais vraiment mettre du temps à m'adapter au fonctionnement de la mégapole française. Et j'ai beau me reconditionner tous les matin au réveil ; pour le moment, rien n'y fait, je ne vois pas le bout du tunnel... Le verrai-je un jour, d'ailleurs ?
D'autant que ce n'est visiblement plus sur ma profession première que je peux compter si je veux garder un minimum de confort dans ma vie de tous les jours. Le spectacle dans lequel je joue actuellement semblait plutôt bien parti depuis son arrivée dans le milieu artistique parisien ( Si cruel nous avait-on dit ! ). Seulement il semble, qu'après quatre mois de prolongations à raison de deux représentations par semaine ( C.a.d. 26 représentations en tout si on tient jusqu'à fin mars comme prévu ! ), on ait déjà plus de public potentiel...
Alors, je crois que d'une façon plus raisonnée que enviée, je vais chercher autre chose à faire de mes journées que de croire, contre tous les avis, comme je l'ai fait jusqu'à aujourd'hui avec pas mal de succès, qu'on peut vivre de l'art. D'autant, qu'au vu d'un critique qui ne baise visiblement pas assez, on est glauque, et qu'on aurait plutôt envie de nous plaindre en voyant que l'on fait ce qu'on peut dans cette pièce qui s'est tout de même jouée trois saisons durant en Belgique...
Monsieur Jean-Luc Jeener, si vous lisez cette page, sachez que votre critique ( comme toutes les autres que vous faites dans le Figaroscope ) trahi un homme qui n'a pas la réelle envie d'amener les gens au théâtre ! Vous avez sans doute échoué en tant que comédien, précédement ???
Quand je n'aime pas un spectacle, à quelques exceptions près, je n'en parle pas...
Les pages de journaux sont déjà assez pleines... Contentez-vous de parler de ce qui vous plait. A moins qu'il n'y ait pas matière suffisante. ( Mais alors questionnez-vous sur l'intérêt de la profession que vous exercez ! )

Thursday, March 10, 2005

Sunset Boulevard ! Ev'ryone succomb how they started...



Ce n'est certainement pas de cette tenue que vous gardez le souvenir le plus marquant de l'actrice qui campa notamment Cruella d'Enfer dans la version "movie" des 101 dalmatiens, de Disney. Et pourtant, Dieu sait si cette photo laisse un témoignage marquant de la carrière de Glenn Close.
Sunset Boulevard -la comédie musicale d'Andrew Lloyd Webber basée sur le film de Billy Wilder- restera à jamais l'un des CDs phares de ma discothèque personnelle. L'interprétation qu'y fait la comédienne du personnage de Norma Desmond, ancienne Star du cinéma muet visant un retour au parlant, est tout simplement magistrale. Deux heures quarante de bonheur. Et je crève de n'avoir pas vu la version on-stage new yorkaise lors de sa série de représentation ! ( Je me suis rattrapé à Londres, avec une Pétula Clarck tout aussi admirable, remarquez... Un cadeau de dix-huit ans que je n'oublierai jamais.)
Tout cela pour dire que la divine actrice de "Liaison fatale", "La maison aux esprits", "Le mystère Von Bulow" ou encore des "Liaisons dangereuses" est également une excellente chanteuse dramatique.
Et pour ceux qui voudraient découvrir, au même titre qu'ils ont pu avoir envie de découvrir Bernadette Peters, n'hésitez pas :
"Sunset Blvd - American Premiere recording" d'Andrew Lloyd Webber
"Barnum"

Friday, March 04, 2005

La plus belle des rousses



Aujourd'hui : Bernadette Peters.
Une des toutes grandes de Broadway ! Cette succulente rousse aux boucles magiques a démarré sa carrière sur les planches en 1957 dans "This is Google", et a depuis roulé sa bosse avec grâce et présence sur les plus belles scènes des Etats-Unis et d'Angleterre. ( A quand un concert en Europe ? ) Ici, ceux qui la connaissent -et c'est souvent vaguement !-, se rappellent de son personnage dans "Annie" ou encore d'un passage dans un épisode d' "Ally McBeal". Mais c'est sans se douter du cv impressionnant de la belle, qui sans que cela ne se voie, tire doucettement vers les 60 ans. ( Qui a dit que Cher était la seule à être réussie ? )

On notera deux albums solo assez géniaux :
"I'll be your baby tonight" ( Rien à voir avec Whitney Houston ! )
"Sondheim, etc." ( Concert live à Carnegie Hall, N.Y. )
Et pour ceux qui aimeraient découvrir davantage les talents de celle qui était récemment à l'affiche du revival de "Gypsy" à Broadway, sachez qu'elle apparaît dans "Into the Woods" ( DVD - Brandman Productions - Image Entertainment ) mais également dans "Pennies from Heaven ( MGM ), "Pink Cadillac" ( WB ) et qu'elle a prêté sa chaude et rugueuse voix au personnage de Sophie dans "Anastasia" des Studios Warner.

Wednesday, March 02, 2005

Elixir de nectar d'effet vocal.



Comme le support photographique permet de partager des impressions, il m'a semblé intéressant de vous proposer les portraits de plusieurs artistes de la chanson que j'affectionne tout particulièrement. On démarre avec Barbra Streisand...
Incontestable égérie gay, cette artiste majeure de la variété américaine séduit tant par ses prouesses vocales ( Inoubliable réappropriation du "Memory" de CATS d'Andrew Lloyd Webber ! ) que par ses talents de comédienne. ( "Yentl", "Melinda", "A star is born", ... )
Avec à son actif l'une des plus grosses fortunes des Etats-Unis, on comprend aisément que la dame puisse se payer le luxe de ne plus apparaître que dans les productions qui l'intéressent. Pourtant, Dieu sait si l'on aimerait la retrouver plus souvent sur les écrans. De "Hello Dolly" à "Nuts" en passant par "The Main Event" ou "What's up, doc ?", Barbra a réussi à se tracer une silhouette indélébile dans le coeur de milliers de personnes.
Celle qui démarre ses concerts New Yorkais en explicant qu'elle est heureuse de retrouver sa ville natale, parce que vu le nombre de travestis qui prennent son apparence elle peut déambuler tranquille dans les rues pour faire son shopping, reste une des favorites de mon classement personnel !
On pensera ce qu'on veut de ses choix de duos, ou de son côté diva ; Barbra j'adore te voir boire une gorgée de thé dans le décor reconstitué de ton appartement, sur la scène de Madison Square Garden avant d'entammer "People"...

Monday, February 28, 2005

Déblocage !



Bonheur ! Aujourd'hui j'ai compris et presque assimilé un principe mécanique fondamental pour l'émission des sons aigus lorsque je chante...
Le cours de formation vocale de ce matin avait la couleur un peu morne des lundis où l'on sent qu'on va répéter inlassablement ses vocalises sans vraiment progresser, en attendant de pouvoir présenter sa chanson au prof qui nous fera sans doute la même remarque que d'habitude...
( A savoir qu'on a pas assez de conscience mélodique pour se défaire de la réflexion et réellement interpréter ! ) Mais après quelques exercices de mise en condition, on est passé à un travail individuel devant les autres, chacun à notre tour. Debout, le but était de monter la gamme de demi-ton en demi-ton, jusqu'à arriver au point où l'on sent que l'atteinte de la note la plus haute va poser problème. Et à ce point stratégique, par simple augmentation de l'aperture buccale, on découvre normalement que le son s'émet tout aussi facilement qu' à l'ordinaire.
Personnellement, j'étais un peu perplexe parce que j'ai toujours eu cette appréhension des notes hautes qui doivent rester pleines. J'avais tendance à aller chercher le son par l'arrière en comprimant le larynx... Je décomptais donc les élèves qui passaient avant moi en me disant que j'allais me planter avec brio, jusqu'à ce que mon tour se présente. Juste après un élève à qui le prof explique qu'il ne peut pas progresser dans ce type d'exercice pour le moment car il a encore trop de problème d'oreille, je me lève et monte quelques gammes sans difficulté. Puis arrive celle où le "déclic" doit se faire. J'amorce mal le coup et propose évidemment une première version laryngisée qui sonne très laidement. Richard reprend la même gamme en me demandant d'ouvrir davantage la bouche sur la note la plus haute, afin d'optimaliser la pression de l'air sur le son. Je recommence... Une, deux... Et soudain, à la troisième fois, je dépasse cette gêne de la nouvelle sensation d'ouverture qui me bloquait jusque-là, et magie : Le son sort avec la clarté souhaitée. Sur le moment, impossible de décrire l'impression qui m'envahit. Comme une libération ; une toute petite rectification du fonctionnement de l'outil pour tourner la gigantesque page d'un chapitre sur lequel on bloquait depuis des mois.
Une fois l'exercice effectué par tous, on fait le point sur nos découvertes en faisant part de nos sensations respectives à Richard. Et ce n'est bien sûr pas grand chose en soi, mais j'ai du soleil plein les yeux pour la journée, et rien ne peut me le retirer...
Je vais bien dormir !

Saturday, February 26, 2005

Y a pas de règle sans exception !

Je dis cela simplement parce que j'avais laissé entendre que je présenterais une image à chaque nouvelle page de ce blog et qu'aujourd'hui je n'en propose pas, alors qu'on est au lendemain-même de ma promesse.
( Quoi que je n'ai rien PROMIS en fait ! )
Il fait très beau en ce matin de fin février, jour de l'anniversaire de Patrick et de Thibaut. Direction les jardins du château de Versailles pour une balade sous le soleil hivernal ! Je ne suis pas très "Grandes promenades dans le froid" mais je n'ai jamais vu l'endroit, donc on verra...
Ce soir je bosse et après le boulot, direction la soirée des "Crazyvores" au Bataclan dans le centre de Paris. L'équipe de notre spectacle est en effet invitée à s'y présenter en milieu de nuit, afin de faire gagner une série de places pour l'une des représentations. Alexis est enchanté à l'idée de devoir monter sur un podium au milieu de gay hystériques sautillant au rythme de musiques des années 80, pour faire un simple "Coucou !". Moi, perso, ça me fait rire. Ce n'est pas grand chose, finalement.
Le principal c'est que notre spectacle prolonge et prolonge encore depuis bientôt trois mois et que les gens rient toujours autant !

Friday, February 25, 2005

Je mange mon slip



Surprise ! Une nouvelle page ; une nouvelle image... Et oui, ce sera désormais comme ça, pour illustrer l'humeur de la journée de rédaction. Un cliché simple et efficace, en rapport ou non avec le commentaire, me permettra de vous faire découvrir les coulisses de mon imaginaire et quelque fois certainement le côté "Obscur" de ma personnalité...
Aujourd'hui : "Je mange mon slip" vous propose un garçon très aguicheur, et limite provocant. Si ce garçon était en face de moi réellement je :
a) Le giflerais en prenant soin de ne pas perdre son regard un millième de seconde.
b) Lui lancerais le slip un peu plus loin pour qu'il me le ramène à nouveau.
c) Lui dirais d'aller chercher les huiles de massage au lieu de faire l'imbécile...
d) Putain, Damien, c'était mon seul Calvin Klein !!!

Thursday, February 24, 2005

Glamour quand tu me tiens...



Un peu de bonne humeur glamourissimale n'a jamais fait de mal à personne, aussi est-ce par le biais des traits du charmant RuPaul que je vous envoie aujourd'hui ces quelques pixels de bonheur photo-très-graphique. ( Et pour les derniers déconnectés du coquillage qui subsistent sur cette planète, cette ravissante femme est un homme... ) Posted by Hello

Thursday, February 17, 2005

Love ! Valour ! & Compassion...

Déçu.
C'est vraiment déçu que je suis sorti de la salle du Théâtre de la Porte Saint Martin ce mercredi 16 février 2005, après avoir assisté à la première de "Love Valour & Compassion"...

Je ne sais par où commencer.

Ayant vu le film et la pièce de Broadway, et connaissant l'impact de ce chef d'oeuvre de la littérature théatrale gay sur le public de l'époque, je ne peux pas dire que j'attendais un identique pouvoir d'émotion de la part de sa version française, mais j'avoue que j'attendais de voir ce que les comédiens pouvaient amener à cet univers gay qui m'avait tant fait rêver.

L'histoire de ces huit hommes homosexuels se retrouvant dans une maison de campagne pour partager leur amitié et leur questionnement face l'âge qui les gagne et à la maladie qui ronge une partie de leur groupe, m'avait donné, par la justesse de son propos et le réalisme de ses dialogues, la traduction précise de la nature d'un idéal gay tel que j'aurais pu avoir envie de le vivre. J'étais donc prêt à redécouvrir la narration du récit dans la langue qui était la mienne...
Et je n'ai ressenti qu'une forte détresse face à une oeuvre complètement ré-écrite pour les besoins du style comique propre au théâtre privé parisien.

Toutes les allusions ( si riches, pourtant ) à l'univers de la comédie musicale anglo-saxonne et aux référents américains ont été effacées pour de pauvres transpositions françaises actuelles sans commune mesure avec le poids des répliques originales. Que penser du fantastique monologue du personnage de Dany sur l'impossible beauté des comédies musicales de Sondheim ou Rodgers & Halmmerstein, quand on traduit la dureté du propos par des noms de spectacles de variété comme Spartacus ou Les Demoiselles de Rochefort ? Où est la poésie ?

A-t-on pensé le public gay français incapable de comprendre les références d'un style qui fait pourtant partie intégrante de sa sub-culture ? Et que dire des nus inutiles en scène ? Pourquoi tant de corps "à cru" ? Le seul personnage dont le corps tient lieu de fantasme dans cette histoire est celui de Salim, et nul n'est besoin ( et encore moins au théâtre ) de nous montrer les sexes et fesses de ces hommes dont le plus important est l'âme.
Déception aussi en découvrant le solo de danse contemporaine présenté par un comédien encore trop fragilisé par son propre cheminement chorégraphique. Impossible d'y croire, et davantage encore lorsqu'il se trompe au milieu des autres comédiens dansant avec lui la variation des cygnes de Tchaïkowsky. ( Moment clé du spectacle, qui plus est ! )

Heureusement, par projection dia sur le cyclo en fond de scène, les images de ciels tour à tour déchainés, paisibles, pluvieux, ou scintillant d'étoiles, m'ont rappelé que tout le spectacle n'est pas toujours dans le texte.

Merci Monsieur Bordes d'être le comédien qui dit vrai, qui dit juste, au milieu de ces garçons déformés par l'effet théâtral visiblement obligatoire dans une pièce qui a pourtant bien plus tout pour faire pleurer que rire.

Qu'est-ce que Nathan Lane m'a fait pleurer à Broadway !

Saturday, February 12, 2005

Make him mine ( Witches of Eastwick - The Musical )

If I could ask, if I could choose
What sort of man might fill the shoes
I'd like to find inside my door ?
What man might fill those Tom Mc Ann's ?
What would I ask ? Yes, what indeed ?
What would I dare ? What would I dare ?
I'd ask the moon...
I'd ask the moon...
I'd ask if I thought the moon would care

I close my eyes and I see him there.
Ev'rything I dreamed of.
Warm, attentive...
Smooth, succesful...
Stalwart and strong...

I close my eyes and it's past compare.
Ev'rything I hoped for.
Ev'rything I pictured.
Ev'rything I wanted all along !

Make him mine, make him mine.
Make him handsome as the devil
Yet perfectly divine.
Make him mine.
The ultimate companion, the ideal design.
All manner of man in one man.
Make him mine !

I close my eyes and I see him there.
A stranger at the doorstep.
Dark enchanted...
Filled with secrets...
Frightened to feel...

I close my eyes and my heart's laid bare.
Ev'rything I hoped for...
Ev'rything I pictured...
Ev'rything I wanted... and it all seems so real.

I see him there.
There he is, pure perfection, down to the core.
A sight to see ; very handsome, yes, but so much more.
Someone to touch.
Someone to talk to.
A tow'r of strengh...
A man of means...
Who likes to read...
With calloused hands...
Who wears a suit...
Who likes to paint...
Who works the land...
Who runs an office
A gentle soul !
A man of war...
Smooth and fair...
A mass of hair...
That's all I'm asking for.

Make him mine, make him mine.
Make him brilliant as a diamond
And beautiful as gold.
Bright and bold.
Let all our many wishes conjoin and combine.
All manner of man in one man.
Make him mine !

I think the words.
I speak the thought.
The moon shines bright.
The night grows hot.
Let the heavens give us all they've got
All manner of man in one man.
Make him mine...

All mine...
All Mine...
Make him mine !

Thursday, February 10, 2005

Oklahoma where the wind comes...

Après être passé devant l'affiche de "Meet the Flockers" sur laquelle on découvre une Barbra Streisand bouffie de chirurgie esthétique, je pensais rédiger une petite page sur le sujet, mais... C'était sans compter sur ma surprise en découvrant pour la première fois un épisode de "La Nouvelle Star" sur M6 !

La petite heure et demie de repassage devant le dvd de la version on stage de "Oklahoma" par le London National Theater m'ayant quelque peu entamé, je décide, en ce jeudi soir sans chorale ( La coach est malade ! ), de me faire une petite assiette de pâtes aux olives à déguster dans mon fauteuil, devant un programme télé quelconque. Je zappe et je tombe sur le premier épisode des auditons de "A la recherche de la nouvelle Star". N'ayant jamais vu l'émission -d'abord par désintérêt mais aussi parce qu'en Belgique je n'avais pas M6-, je me laisse aller à l'envie de regarder. Juste pour connaître !
En plus, appréciant énormément Marianne James et découvrant qu'elle fait partie du jury, mon excuse est toute trouvée.

Avec le recul, je dois bien avouer que je ne sais encore trop que dire...

Les deux premières villes : Rennes & Toulouse.
Et nous voilà partis à la découverte de ces centaines d'amateurs de chant venus tenter ce qu'ils appellent tous "leur chance" devant quatre personnes jugeant en quelques minutes des perfomances souvent trop pleines de naïve sincérité. En trois changements de plans séquences, je tombe des nues ! J'ai une terrible envie de parler à ma fourchette.
Que penser de ce Jéremy clamant haut et fort qu'il ne fait qu'un mètre soixante cinq et qu'il chausse du 36, visiblement en plein coming-out involontaire ? De ce beau garçon marin au visage sombre à qui l'on dit que son numéro de ventriloque est formidable parce qu'il n'a pas assez bien articulé son texte ? De cette "Jument terrible" qu'est Siham -pour reprendre les termes exacts de Marianne James- ?
Au final, beaucoup de larmes de crocodile. Beaucoup de ralentis sur des visages remplis d'émotion Kinder-Surprise. Beaucoup d'autres choses que celle que je m'attendais à voir ( Du chant, en l'occurence ). Et si Marianne n'était pas si belle, si drôle, si fraîche et sincère ( Quoi que les larmes... ) j'aurais changé de poste.
Enfin, je dis ça... Je suis certain que la télécommande aurait tout fait pour m'en empêcher.

Heureusement en repoussant sur PLAY, "Oklahoma" a redémarré...

Et quand je pense que la semaine prochaine l'une des villes d'audition sera Liège !

PS : Marianne, viens voir "eXcit". Je t'invite, c'est promis !

Wednesday, February 09, 2005

Alors là : NON !

Non...
Non...
Non...

" Vous vous trouvez teriblement expressif... Elle vous trouve plutôt prématurément ridé ! Réagissez avec l'Oréal Men Active... "

Mais on va se foutre de nos gueules encore combien de temps ?
Un mec de trente cinq ans qui a les marques de son sourire c'est CHARMANT ! Et pas prématurément ridé...

Bientôt, à vingt ans on se fera refaire les dents aussi ?

L'Oréal t'as tout FAUX !!!

Saturday, February 05, 2005

J'adore...

Avez-vous déjà eu l'occasion de regarder "Silence ça pousse" sur France5, le samedi midi ? Un pur bonheur de follitude complètement assumée...
Comment ne pas être sous le charme de cet amusant Stéphane Marie, qui enrobe toute sa passion du jardin d'une couche de crème chantilly délicieusement "camp" !
Un homme de quarante ans plein d'une féminité tout à fait libérée, qui ne soit pas une carricature, ça manquait sur le petit écran.

Et même quand il nous explique comment tuer les mulots, impossible de le détester.

Merci beaucoup Stéphane de fleurir mon moral !
( Clin d'oeil aussi à Noelle, cette partenaire de qui tu aimes te moquer doucètement. )

Les treilles, l'odium, et le pittosporum n'ont plus de secrets pour moi.
Et que dire des vases que tu casses avec le sourire en créant tes compositions florales...

Friday, February 04, 2005

Et après ?

Là, ça commence à suffire...
Je ne dis pas que j'ai fait preuve d'un positivisme acharné depuis mon arrivée sur Paris, mais tout de même ! Je crois qu'à part me faire écraser par un métro, plus rien ne peut m'arriver. Et c'est encore facilement faisable quand on voit ce dérangé qui s'est fait arrêter il y a quelques jours parce qu'il poussait les passagers sur les rails au moment où arrivaient les trains !

Lundi passé, après les cours, je décide de rentrer à l'appartement avant de me rendre au théâtre pour la représentation de 20H, et en arrivant en bas de la cage d'escalier, je constate à nouveau que l'ascenseur est bloqué. Bonheur. Je me farcis les quatre étages à pied, et en arrivant sur le palier je découvre mes colocataires et une agent de police en train de faire un constat d'effraction. Nous avons été cambriolés ! Hourraaaaaaaaaaaaa !

A peine entré j'apprends que c'est ma chambre qui a été le plus mise sans dessus dessous. Ben voyons. Finalement, c'est quand même celle qui est la plus proche de la porte d'entrée. C'est d'une logique tristement évidente...
Et la dame de nous questionner. Tant sur nos rapports entre co-locataires que sur les motifs pouvant avoir donné lieu à cette "Visite". Parce qu'une chose reste intriguante : Les voleurs n'ont RIEN volé. Ils n'ont fait que sortir tous mes vêtments de l'armoire et vider mes tiroirs sur le sol, mais rien n'a disparu.
Que cherchaient-ils ? Erreur de lieu ? Ils ont fouillé dans la boite à outils et en ont sorti une clef à molette qui aurait pu leur permettre de forcer la porte de notre voisin. Mais sans succès, car apparement le voisin est rentré à ce moment là. La clef à molette se trouvait encore sur le palier.

Bref, après dix minutes d'inspection pour pouvoir affirmer que rien ne m'avait été dérobé, je m'en suis allé vers la Comédie de Paris, les yeux et le coeur pleins d'un lourd sentiment d'incompréhension et de ras-le-bol.
Qui et pourquoi ?
Mais en fait, je m'en moque un peu. J'ai d'autres choses en tête ces derniers temps. Et pas que des plus positives. J'ai l'impression que tout me ronge. L'impression que celui que je suis s'efface chaque jour davantage. Et je me rends compte qu'il me manque quelque chose d'essentiel : l'affection. Les deux bras du "Quelqu'un" qui vous serre quand ça ne va pas. Parfois, j'aimerais être sous terre.

Et après ?

Friday, January 21, 2005

Les changements ça a du bon !

On dira ce qu'on veut...
Lorsque les choses changent brusquement et qu'on ne s'y attendait pas, on a toujours besoin d'un léger temps d'adaptation.
( D'une durée variable selon les cas et les personnes !)
Aussi avons-nous été quelque peu surpris en apprenant le changement d'équipe pédagogique au sein de l'école Richard Cross. Je ne m'attarderai pas à en décrire les raisons, car après ses trois premiers mois d'existence, il est compréhensible -si pas normal- qu'une équipe se module... Et nul n'est besoin de combler la soif de scoop journalistique qui pourrait naître de telles informations !
Je rédige donc simplement cette nouvelle page de blog afin de faire part d'un évènement tout à fait hors de l'ordinaire, dont seule Paris la Belle a le secret !

Jeudi 20 janvier 2005, vers 23h10, alors que nous venons de terminer une réunion en compagnie des professeurs pour clarifier le "nouveau" planning horaire de l'école, nous nous retrouvons sur le trottoir faisant front au Gymnase, en pleine heure de sortie des théâtres. Rien de bien passionnant vous direz-vous...
Sauf qu'en retournant vers chez moi, je m'étonne... Je viens de croiser le regard de Charles Berling ! Le comédien est assis à une terrasse qui fait face au Grand REX.
Et à ma grande surprise, il y a un monde fou devant les portes de ladite salle de spectale. Visiblement, il se passe quelque chose de branché...
Of course ! C'est la fameuse représentation "spécial people" du nouveau one-woman show de Muriel Robin, dont l'affiche trône magistralement au-dessus de ma tête, sur le trottoir d'en face. Je rencontre trois autres élèves de la classe que j'ai quittée quelques instants auparavant et qui se sont arrêtés pour regarder, dans l'espoir de voir passer quelques personnalités célèbres. C'est sans compter sur ce que nous allons vivre tous les quatre !
Au lieu de les voir de loin, nous allons, en l'espace de quelques minutes seulement, voir défiler un nombre incroyable de gens des médias ! Ils passent tous à côté de nous, à quelques centimètres à peine de notre petit groupe de grouppies improvisé ! Amanda Lear, Jonathan Cerrada, Claudia Cardinale, Mimi Mathy, Arturo Brachetti ( Qui me reconnait et m'embrasse en passant ! ), Frigide Barjot ( La compagne haute en couleurs de Basile de Koch ), Philippe Gildas avec Maryse son épouse, Guesh Patty, Charles Aznavour, Henri Salvador, Orlando ( Le frère de Dalida ), Luc Plamondon, Yvan Attal, Dominique Besnehard... La folie !
Et nous voilà noyés dans les peoples qui empruntent visiblement tous la rue dans laquelle nous nous sommes retrouvés par pur hasard.

Je n'ai jamais été accro ou fan de stars du showbiz, mais j'avoue qu'il y a des soirs où l'on s'endort plus agréablement que d'autres... Et celui-ci en est un.
Bonne nuit !

Wednesday, December 22, 2004

Pas loin du bonheur...

Me revoilà après quelques semaines...
Je ne dis pas "quelques semaines de repos", mais "quelques semaines" tout simplement.
La vie dans la ville des Lumières a cela d'étonnant qu'elle oblige le corps et l'esprit à trouver un rythme proche de celui des battements de coeur du rugbyman en pleine action ! Un peu essoufflant au départ...
Cependant, choses s'améliorent doucettement depuis le dernier courrier, et je m'en réjouis. Les problèmes administratifs se résolvent et les douleurs dentaires s'apaisent.
Je profite pleinement des cours de chant chez Richard Cross, qui développent autant mon outil vocal que mon activité créatrice. Je me suis découvert une passion pour l'écriture de chansons. Il y a tant et tant de matière à poser dans les idées et ensuite sur les feuilles, que je pense pouvoir tenir un bon bout de temps, seul, à la lueur de l'écran de mon ordinateur. J'aime décortiquer ce qui se passe dans la tête des gens et aussi dans la mienne lorsque je rédige. Comme si l'arivée en terre "inconnue" amenait un nouvel esprit d'observation.
Le spectacle que nous jouons à la Comédie de Paris depuis le 20 novembre (à raison de deux soirs par semaine) se porte bien... On prolonge.
Ceux que j'apprécie et qui sont loin me manquent.
A plus tard.