Négatif encore une fois.
Et pourtant, je ne peux pas dire que j’ai fait preuve d’une prudence exemplaire au cours des nombreux rapports sexuels qui ont épicés ma deuxième année parisienne. Enfin… Je respire.
C’est fou ce que les dépliants culturels gratuits proposés par le ministère semblent remplis d’articles inintéressants quand on les lit en patientant dans la salle d’attente d’un centre de dépistage VIH. Et comme se reporter sur le fascicule spécial été du TÊTU + n’a rien de réconfortant, j’ai attendu trois quarts d’heure sans bouger, assis sur ma chaise en plastique. Mon baladeur m’avait bien servi, une semaine plus tôt, lorsque j’attendais pour la prise de sang, mais là je n’avais aucune envie d’écouter chanter Cher en boucle. Certaines situations ne se prêtent pas à la musique…
A part la voix automatisée de la dame de l’accueil dont les « On va le faire de façon anonyme… » resteront à jamais gravés dans ma mémoire, le silence régnait en maître dans la pièce et on aurait pu entendre les mouches voler. C’est étrange comme Paris est calme à certains endroits. La tension était presque palpable, et je suis certain que les frissons devaient succéder aux coups de chaleur chez beaucoup d’autres que moi à l’annonce des numéros appelés. 11154… 11328… et puis tout à coup ça y est 11291.
Je me lève et je rejoins le médecin qui me sourit. Une seconde suffit pour faire défiler cent quarante sept mille questions dans mon esprit. Son sourire se veut-il réconfortant ? Compatissant ? Mon cas est-il différent de ceux dont il a l’habitude ? Et une minute plus tard je suis assis en face de lui qui tient l’enveloppe contenant ma feuille de résultats.
Bilan : Je suis séronégatif et je n’ai pas la syphilis.
Il me rappelle brièvement les chiffres alarmants de la re-progression du virus depuis deux ans dans la capitale française, puis dépité me précise que malheureusement c’est à nouveau dans la communauté homosexuelle que l’augmentation des contaminations est la plus forte. Ça ne va rien faire pour arranger les amalgames, évidemment.
Je pose une question : « Où en est-on par rapport au vaccin contre le Sida ? » et pour toute réponse, droit dans les yeux il me dit « N’y comptez pas. » Je suis un peu étonné, parce que ce n’est pas ce que nous clament les médias à longueur de Sidaction et autres émissions pour la récolte de fonds. Mais son explication terre à terre vient tout clarifier : « Vers la fin des années 80 ils ont dit « D’ ici dix ans, on devrait avoir un vaccin » et puis rien. Puis vers la fin des années 90 ils ont redit « D’ ici dix ans, on devrait avoir un vaccin ». Nous sommes dix ans plus tard, et toujours rien… Alors, maintenant, ils nous disent encore « D’ ici dix ans… » ! Mais n’y croyez pas. La seule véritable avancée en matière de Sida, c’est qu’on est presque arrivé à faire de cette maladie directement fatale il y a vingt ans, une maladie chronique aujourd’hui. C’est tout. »
Je suis dégoûté. Un exemple de plus qui vient accroître mon désespoir face aux mensonges permanents d’un monde dans lequel j’ai de moins en moins envie de vivre.
C’est marrant, l’autre jour je lisais dans « Le danseur de Manhattan » d’Andrew Holleran, que l’auteur aurait bien du mal à redonner confiance en la vie à quelqu’un qui lui annoncerait son envie de suicide. Je me suis vraiment senti hyper concerné par ce passage, tant j’aurais moi aussi, du mal à trouver de la couleur dans le sombre monde qui m’entoure… Tout s’effondre tous les jours davantage et il me semble qu’en réalité, les états n’ont aucune envie de faire changer quoi que ce soit. Simplement pour les questions de pouvoirs et profits…
Avant de partir, je discute encore un instant avec le médecin qui me confie qu’une fellation avec préservatif c’est quand même pas super agréable, malgré qu’il ne veuille plus du tout cautionner que le risque de contamination par cette voie soit à considérer comme moindre. Les deux derniers résultats positifs qu’il vient de remettre ont en effet été contractés par simple fellation… « Faites donc très attention. Le risque EST là »
Et le voilà qui me file une poignée de capotes devant le nez. « J’arrête d’être délicat, de toute façon, ils sont là pour ça ! »
Je repars plus léger qu’une heure avant.
Me voilà donc avec un nouveau crédit de vie. Une nouvelle période qui se présente devant moi, dans laquelle je n’aurai pas à stresser dès que j’ai un peu plus mal au ventre que d’habitude ou qu’une blessure dans ma bouche ne cicatrise pas aussi rapidement qu’à l’ordinaire. Comme une sorte de nouvelle partie de flipper.
Les garçons auront défilé dans mon année à vitesse moyenne ou plus rapide, mais aucun n’est resté dans ma vie, même si je me souviendrai très bien de chacun d’entre eux. ( Le steward de la Lufthanza dont j’ai oublié le nom qui m’a dit que mes parents avaient été « généreux » avec moi à la naissance, Sébastien, Cédric, Hans, Laurent, Cyril, Krys, le type louche du sauna, et l’autre de quarante ans qui ne voulait pas parler, Christophe, Patrizzio, Remy et Grégory, Fréderic, Jéremy, Eytan, Arnaud qui m’a appris tous les codes du sexe hard, Franck, Pablo, Jean, Fabrice le militaire… ) Certains ont pris plus d’importance que d’autres, mais aucun projet à long terme avec qui que ce soit. Mon corps est en parfaite santé et ma libido assouvie, mais je ne suis visiblement pas près de m’endormir plus de dix nuits dans les bras d’un même homme…
Entre temps les caisses du déménagement se remplissent, j’ai déjà démonté quelques meubles, la fête de la musique s’est déroulée sous la pluie, j’ai pris froid et la gay pride est dans deux jours !
Wednesday, June 14, 2006
Tuesday, June 13, 2006
Chaleur, Starbucks et cheveux qui poussent...
On ne peut pas dire que le mois de mai ait été à la hauteur de ce qu'il se doit d'être dans le déroulement normal des saisons ! ( Cad un régulateur thermique nous permettant de nous réhabituer progressivement aux températures estivales... )Du coup l'arrivée des grosses chaleurs de ces quelques derniers jours nous a tous surpris, tant on s'habitue finalement à tous les dérèglements météorologiques dont les dont les reportages télé se plaisent à nous rappeler que nous sommes la cause !
Mes journées paraissent un peu longuettes, vu que je n'ai rien à faire jusqu'aux environs de 17h, moment de mon départ pour le travail. Alors, je m'applique à me trouver des occupations m'aidant à faire filer un peu plus rapidement les heures, et je dois bien dire que la découverte du Frappuccino saveur café, assis dans un canapé derrière la vitrine du Starbucks de la rue des Archives, m'a complètement séduite ! A trois reprises déjà, je m'y suis rendu pour admirer les garçons qui passent devant moi l'air de ne pas y toucher, mais dont le regard bifurque toujours vers l'intérieur du coffe house. Et, mon livre à la main, je lis une à une avec délice les pages du "Danseur de Manhattan" de Andrew Holleran, en sirotant mon breuvage glacé. Le soleil tape, les esprits s'échauffent...
Tout dans Paris retrouve une couleur différente. Et -c'est sans doute mon départ très prochain qui veut cela- j'ai des envies de découverte. Du coup je me balade comme jamais, longeant les rues, tout seul avec mon baladeur dans lequel passent et repassent mes chansons favorites. ( Pour le moment j'écoute en boucle la bande originale de "Viva Paradis", l'avant-dernier spectacle du Paradis Latin )
J'aimerais avoir ma main dans celle de quelqu'un qui se promènerait à mes côtés, mais je me suis un peu résigné, tant j'ai du mal à croire que je finirai pas trouver quelqu'un qui voudra partager plus que ses nuits avec moi.
Mais quelles nuits !
Il faut dire qu'avec le soleil, les phéromones se remettent à voyager dans l'air, et le corps exulte dès qu'il en trouve la possibilité. Je croise des visages, des mains, des torses, des bites et des culs aussi... Parfois c'est long, parfois tout est fait en dix minutes... Rien de difficile à cela. Il suffit de comprendre les règles du jeu et de s'y tenir.
Je crois qu'à force de ne pas trouver quelqu'un qui m'aime, je reporte mon besoin d'affection sur mon potentiel sexuel. Le sexe est ma substance psychotrope !
Mes cheveux poussent à vive allure !
Il faut dire que je les aide au maximum. Forcapil tous les matins et levure de bière trois fois par jour depuis un mois et demi... Je veux avoir les cheveux longs, et cette fois je vais tenir le coup le temps qu'il faudra ( Même si dans une page précédente je faisais constat de mon manque de volonté en cette matière. ) La casquette Nike en velours beige clair, et le chapeau jazzy de chez Citadium que je me suis récemment acheté, font la part belle à la période de transition entre le court et le longs, bien que je redoute un peu les jours chauds qui se pointent !
J'ai changé la présentation de mon blog, parce que j'avais envie d'oublier le côté strict de l'ancien...
Le jokari m'attend dans le jardin...
Mes journées paraissent un peu longuettes, vu que je n'ai rien à faire jusqu'aux environs de 17h, moment de mon départ pour le travail. Alors, je m'applique à me trouver des occupations m'aidant à faire filer un peu plus rapidement les heures, et je dois bien dire que la découverte du Frappuccino saveur café, assis dans un canapé derrière la vitrine du Starbucks de la rue des Archives, m'a complètement séduite ! A trois reprises déjà, je m'y suis rendu pour admirer les garçons qui passent devant moi l'air de ne pas y toucher, mais dont le regard bifurque toujours vers l'intérieur du coffe house. Et, mon livre à la main, je lis une à une avec délice les pages du "Danseur de Manhattan" de Andrew Holleran, en sirotant mon breuvage glacé. Le soleil tape, les esprits s'échauffent...
Tout dans Paris retrouve une couleur différente. Et -c'est sans doute mon départ très prochain qui veut cela- j'ai des envies de découverte. Du coup je me balade comme jamais, longeant les rues, tout seul avec mon baladeur dans lequel passent et repassent mes chansons favorites. ( Pour le moment j'écoute en boucle la bande originale de "Viva Paradis", l'avant-dernier spectacle du Paradis Latin )
J'aimerais avoir ma main dans celle de quelqu'un qui se promènerait à mes côtés, mais je me suis un peu résigné, tant j'ai du mal à croire que je finirai pas trouver quelqu'un qui voudra partager plus que ses nuits avec moi.
Mais quelles nuits !
Il faut dire qu'avec le soleil, les phéromones se remettent à voyager dans l'air, et le corps exulte dès qu'il en trouve la possibilité. Je croise des visages, des mains, des torses, des bites et des culs aussi... Parfois c'est long, parfois tout est fait en dix minutes... Rien de difficile à cela. Il suffit de comprendre les règles du jeu et de s'y tenir.
Je crois qu'à force de ne pas trouver quelqu'un qui m'aime, je reporte mon besoin d'affection sur mon potentiel sexuel. Le sexe est ma substance psychotrope !
Mes cheveux poussent à vive allure !
Il faut dire que je les aide au maximum. Forcapil tous les matins et levure de bière trois fois par jour depuis un mois et demi... Je veux avoir les cheveux longs, et cette fois je vais tenir le coup le temps qu'il faudra ( Même si dans une page précédente je faisais constat de mon manque de volonté en cette matière. ) La casquette Nike en velours beige clair, et le chapeau jazzy de chez Citadium que je me suis récemment acheté, font la part belle à la période de transition entre le court et le longs, bien que je redoute un peu les jours chauds qui se pointent !
J'ai changé la présentation de mon blog, parce que j'avais envie d'oublier le côté strict de l'ancien...
Le jokari m'attend dans le jardin...
Tuesday, May 23, 2006
If you reach for the stars, all you get are the stars !
Retour vers Paris dans quelques heures.
Dernière ligne droite avant le déménagement.
Dernière ligne droite avant le déménagement.
Friday, May 19, 2006
Eternal Sunshine for...
La petite escapade professionnelle bruxelloise se termine tout doucement.
Les jours n'auront pas été de tout repos, mais c'est pour la bonne cause ! Je ne m'en plains aucunement.
Le travail avec les élèves d'Hélène Theunissen et ceux de Daniel Hanssens s'est très bien déroulé. Et malgré la différence des deux projets artistiques, il m'a été tout aussi intéressant de plancher sur l'un que sur l'autre.
J'aimerais vraiment pouvoir redonner cours de mouvement. J'adore chercher et trouver avec les élèves. Essayer plein de propositions de mouvements, et puis parfois tout effacer pour aller vers autre chose.
Du coq à l'âne, maintenant...
Hier, nous avons eu la première répétition technique de FEVER pour la représentation spéciale qui se tiendra le 21 mai pour les 10 ans du théâtre de la Toison d'or. Tout se fera au Louise Gallery. ( Une boîte branchée de la capitale )
Le problème, c'est que nous devons jouer avec des micros car l'endroit est énorme, et techniquement, c'est assez désagréable. ( On ne s'entend pas, on entend les voix des gens dans les coulisses, il y a les questions de larsen, etc... )
On s'est appliqué et on ne sait pas vers où on va, mais le principal sera de s'amuser.
Je n'ai pas vraiment hâte de revenir sur Paris. Mais l'idée de n'y être plus que pour deux mois me réjouis heureusement...
Les jours n'auront pas été de tout repos, mais c'est pour la bonne cause ! Je ne m'en plains aucunement.
Le travail avec les élèves d'Hélène Theunissen et ceux de Daniel Hanssens s'est très bien déroulé. Et malgré la différence des deux projets artistiques, il m'a été tout aussi intéressant de plancher sur l'un que sur l'autre.
J'aimerais vraiment pouvoir redonner cours de mouvement. J'adore chercher et trouver avec les élèves. Essayer plein de propositions de mouvements, et puis parfois tout effacer pour aller vers autre chose.
Du coq à l'âne, maintenant...
Hier, nous avons eu la première répétition technique de FEVER pour la représentation spéciale qui se tiendra le 21 mai pour les 10 ans du théâtre de la Toison d'or. Tout se fera au Louise Gallery. ( Une boîte branchée de la capitale )
Le problème, c'est que nous devons jouer avec des micros car l'endroit est énorme, et techniquement, c'est assez désagréable. ( On ne s'entend pas, on entend les voix des gens dans les coulisses, il y a les questions de larsen, etc... )
On s'est appliqué et on ne sait pas vers où on va, mais le principal sera de s'amuser.
Je n'ai pas vraiment hâte de revenir sur Paris. Mais l'idée de n'y être plus que pour deux mois me réjouis heureusement...
Saturday, May 06, 2006
Bonne question !
Je ne sais pas si c'est la décision de mon retour en Belgique ou une humeur plutôt aventurière qui me pousse, mais ces derniers temps je suis en pleine découverte du Paris "interdit". J'avais depuis longtemps envie de savoir à quoi ressemblaient les cruising-bars gays de la capitale française, mais le courage d'y entrer me lâchait en général lorsque je me trouvais devant la porte.
C'est du passé ! Je suis entré, j'ai vu et... J'aime ça !
Oui, je dois bien admettre que je me reconnais davantage dans ce milieu un peu "hard" que dans celui des fashion-victims habillées en Gucci et Prada. Car, au-delà des nombreux codes vestimentaires et comportementaux qui font l'essence même du milieu "Cuir & Latex", en quelques visites seulement, j'ai eu l'occasion de rencontrer des gens vrais, ayant simplement envie d'assumer leurs envies sexuelles. Une fois les codes dépassés, il y a une véritable écoute et un échange que je ne pensais pas trouver là, à priori.
Alors bien entendu, il faut accepter de voir passer des hommes nus tenus en laisse par leur maître, d'être assis à côté de gars torse-nu se travaillant les tétons, et de sentir des mains se poser sur son entre-jambes de temps en temps, mais au moins quand on leur adresse la parole, les hommes de ce type de bars ont plus qu'un caillou dans la tête, et on des choses à partager, si ce n'est à vous apprendre. ( Tant au niveau sexuel que de la vie de tous les jours d'ailleurs )
On dira ce qu'on voudra, c'est quand même souvent là où on ne s'y attend pas qu'on trouve ce qu'on cherchais depuis un moment...
C'est du passé ! Je suis entré, j'ai vu et... J'aime ça !
Oui, je dois bien admettre que je me reconnais davantage dans ce milieu un peu "hard" que dans celui des fashion-victims habillées en Gucci et Prada. Car, au-delà des nombreux codes vestimentaires et comportementaux qui font l'essence même du milieu "Cuir & Latex", en quelques visites seulement, j'ai eu l'occasion de rencontrer des gens vrais, ayant simplement envie d'assumer leurs envies sexuelles. Une fois les codes dépassés, il y a une véritable écoute et un échange que je ne pensais pas trouver là, à priori.
Alors bien entendu, il faut accepter de voir passer des hommes nus tenus en laisse par leur maître, d'être assis à côté de gars torse-nu se travaillant les tétons, et de sentir des mains se poser sur son entre-jambes de temps en temps, mais au moins quand on leur adresse la parole, les hommes de ce type de bars ont plus qu'un caillou dans la tête, et on des choses à partager, si ce n'est à vous apprendre. ( Tant au niveau sexuel que de la vie de tous les jours d'ailleurs )
On dira ce qu'on voudra, c'est quand même souvent là où on ne s'y attend pas qu'on trouve ce qu'on cherchais depuis un moment...
Thursday, April 20, 2006
La vie continue.
Rien de bien passionnant à l’horizon. Les vacances scolaires françaises ne remplissent pas les salles de spectacles comme on aurait pu l’espérer ( A se demander s’il est encore un évènement particulier qui le fasse ! ). Les responsables de production continuent à brader le prix des places, mais la fréquentation reste faible. Désintérêt du public face au trop grand nombre de spectacles à l’affiche ? Piètre qualité desdites productions ? Goût de déjà vu ?
En tout cas, ça n’engage pas au positivisme, et du coup, entre les heures d’arrivées des spectateurs, j’ai le temps de lire et de lire encore…
Je bouffe du livre comme jamais auparavant. Moi qui pensais ne pas aimer la lecture, je me rends compte que je suis passé à côté de beaucoup de choses durant toutes ces années où je ne lisais pas. « La vérité est dans les livres », dit le proverbe ! Et c’est bien vrai.Le temps passe tellement plus vite quand on lit. C’est très bien. Qu’il passe au plus vite…
Dans cinq jours : Londres ! Ma sœur n’y a encore jamais été, et mes parents lui offrent le voyage. Je lui servirai de guide.
J’ai envoyé ma lettre de préavis de départ à mon propriétaire, il y a une semaine. Ça y est, c’est décidé, je quitte l’appartement co-loué pour… la Belgique ! Paris n’est pas le bon endroit. Cette ville est sale, triste et remplie d’egos surdimensionnés. On m’avait prévenu : C’est chacun pour sa gueule et tous les coups sont permis. Surtout les plus bas. Ce qui manque visiblement, c’est la rigueur ! Et finalement, je crois que lucrativement, il est plus intéressant de faire du porno que de s’essayer à l’écran ou la scène, tant on se moque de votre travail.
Avec le recul de ces -bientôt- deux années, je n’ai l’impression d’avoir enchaîné qu’arnaques et déceptions. Mais même si le constat est difficile à faire, parce que j’aurais aimé que tout se passe autrement, il me permet de me rendre compte de mes priorités, de mon intégrité et de la relativité de ce que veux dire « s’épanouir ». J’en sors grandi quoi qu’il arrive. Et l’avantage, c’est que j’ai encore toute la vie devant moi pour recommencer et relancer d’autres projets ; ce que d’autres n’ont plus. Je vais en profiter. Et puis, il est temps de faire de mes défauts des qualités.
Ca va bouger.
En tout cas, ça n’engage pas au positivisme, et du coup, entre les heures d’arrivées des spectateurs, j’ai le temps de lire et de lire encore…
Je bouffe du livre comme jamais auparavant. Moi qui pensais ne pas aimer la lecture, je me rends compte que je suis passé à côté de beaucoup de choses durant toutes ces années où je ne lisais pas. « La vérité est dans les livres », dit le proverbe ! Et c’est bien vrai.Le temps passe tellement plus vite quand on lit. C’est très bien. Qu’il passe au plus vite…
Dans cinq jours : Londres ! Ma sœur n’y a encore jamais été, et mes parents lui offrent le voyage. Je lui servirai de guide.
J’ai envoyé ma lettre de préavis de départ à mon propriétaire, il y a une semaine. Ça y est, c’est décidé, je quitte l’appartement co-loué pour… la Belgique ! Paris n’est pas le bon endroit. Cette ville est sale, triste et remplie d’egos surdimensionnés. On m’avait prévenu : C’est chacun pour sa gueule et tous les coups sont permis. Surtout les plus bas. Ce qui manque visiblement, c’est la rigueur ! Et finalement, je crois que lucrativement, il est plus intéressant de faire du porno que de s’essayer à l’écran ou la scène, tant on se moque de votre travail.
Avec le recul de ces -bientôt- deux années, je n’ai l’impression d’avoir enchaîné qu’arnaques et déceptions. Mais même si le constat est difficile à faire, parce que j’aurais aimé que tout se passe autrement, il me permet de me rendre compte de mes priorités, de mon intégrité et de la relativité de ce que veux dire « s’épanouir ». J’en sors grandi quoi qu’il arrive. Et l’avantage, c’est que j’ai encore toute la vie devant moi pour recommencer et relancer d’autres projets ; ce que d’autres n’ont plus. Je vais en profiter. Et puis, il est temps de faire de mes défauts des qualités.
Ca va bouger.
Sunday, April 09, 2006
La symphonie des adieux
Hé bien…
« La symphonie des adieux » aura vraiment été le plus fastidieux à terminer des trois tomes de la bio d’Edmund White. A plusieurs reprises j’ai eu envie de laisser tomber la lecture, mais l’ayant trop fait au cours de mes années de scolarité avec les bouquins imposés par mes professeurs, je me suis dit qu’en adulte accompli il était temps de mener mes initiatives jusqu’au bout. J’avais acheté la trilogie, je la lirais ! J’ai donc avalé les 575 pages du dernier épisode sans broncher.
Ce qui m’avait un peu déconcerté dans les deux premiers m’a été carrément insupportable dans celui-ci. L’esprit digressif de l’écriture fonctionne en effet sur une trois-centaine de pages, mais sur le double c’est un peu usant. On saute d’une description à une rencontre, en passant par un souvenir ou une métaphore, puis une expérience, pour revenir sans transition à la description du départ. Mais bien que la multitude de rencontres faites par l’auteur fassent la richesse de ce livre de clôture, j’aurais aimé pouvoir m’installer davantage dans la lecture, n’aurait-ce été que dans deux ou trois chapitres…
Et puis la fin trop rapide a un côté frustrant que ne donnaient pas les aventures de départ. Les descriptions se font traînantes durant dix chapitres, les corps se touchent sans qu’on ne l’apprécie vraiment ( ni l’auteur ni nous ), puis finalement tout le monde s’éteint dans le onzième à une vitesse éclair. Ne soyez pas déçu de connaître la fin avant d’avoir lu, car le dernier chapitre est celui qu’utilise le résumé fait sur la couverture arrière. On sait donc la fin avant d’avoir démarré.
Cela étant, ça ne remet en rien en cause le talent de Monsieur White. Simplement, « La symphonie des adieux » offre moins de surprise.
Et au sortir d’un livre, rien ne vaut mieux que de plonger dans un autre.
Je suis donc passé aux « Mots à la bouche » et chez « Blue Books » faire le plein de lecture pour le mois à venir. Petite sélection de romans plus courts. « La nuit des princes charmants » de Michel Tremblay, « J’apprends l’Allemand » de Denis Lachaud, « Le fil » de Christophe Bourdin,"Les cowboys de la nuit" de Michel Dorais et je viens d’entamer le délicieux « 50 façons de dire fabuleux » de Graeme Aitken.
Ah ! Et à propos, c’est mon anniversaire.
Cette année je n’en n’ai rien, mais alors absolument rien à cirer. Je me suis réveillé comme tous les autres matins, avec seulement l’envie que la journée soit déjà terminée et l’appréhension des futurs coups de téléphone. Téléphone que je n’ai branché qu’aux environs de 12h00. Etrange. Tout continue à s’affadir.
Hier soir, je regardais mon visage dans le miroir en y appliquant de la crème, avant d’aller me coucher, en me demandant ce que je valais, qui j’étais vraiment, et à quoi je servais vraiment. J’ai de ces cernes ! Effrayant. Ça m’a rappelé qu’en 2001, pendant les vacances, Julie Loriaux me l’avait déjà fait remarquer en me disant même qu’on avait l’impression que quelqu’un m’avait fait un œil au beurre noir.
J'ai tellement envie de ne pas me réveiller...
« La symphonie des adieux » aura vraiment été le plus fastidieux à terminer des trois tomes de la bio d’Edmund White. A plusieurs reprises j’ai eu envie de laisser tomber la lecture, mais l’ayant trop fait au cours de mes années de scolarité avec les bouquins imposés par mes professeurs, je me suis dit qu’en adulte accompli il était temps de mener mes initiatives jusqu’au bout. J’avais acheté la trilogie, je la lirais ! J’ai donc avalé les 575 pages du dernier épisode sans broncher.
Ce qui m’avait un peu déconcerté dans les deux premiers m’a été carrément insupportable dans celui-ci. L’esprit digressif de l’écriture fonctionne en effet sur une trois-centaine de pages, mais sur le double c’est un peu usant. On saute d’une description à une rencontre, en passant par un souvenir ou une métaphore, puis une expérience, pour revenir sans transition à la description du départ. Mais bien que la multitude de rencontres faites par l’auteur fassent la richesse de ce livre de clôture, j’aurais aimé pouvoir m’installer davantage dans la lecture, n’aurait-ce été que dans deux ou trois chapitres…
Et puis la fin trop rapide a un côté frustrant que ne donnaient pas les aventures de départ. Les descriptions se font traînantes durant dix chapitres, les corps se touchent sans qu’on ne l’apprécie vraiment ( ni l’auteur ni nous ), puis finalement tout le monde s’éteint dans le onzième à une vitesse éclair. Ne soyez pas déçu de connaître la fin avant d’avoir lu, car le dernier chapitre est celui qu’utilise le résumé fait sur la couverture arrière. On sait donc la fin avant d’avoir démarré.
Cela étant, ça ne remet en rien en cause le talent de Monsieur White. Simplement, « La symphonie des adieux » offre moins de surprise.
Et au sortir d’un livre, rien ne vaut mieux que de plonger dans un autre.
Je suis donc passé aux « Mots à la bouche » et chez « Blue Books » faire le plein de lecture pour le mois à venir. Petite sélection de romans plus courts. « La nuit des princes charmants » de Michel Tremblay, « J’apprends l’Allemand » de Denis Lachaud, « Le fil » de Christophe Bourdin,"Les cowboys de la nuit" de Michel Dorais et je viens d’entamer le délicieux « 50 façons de dire fabuleux » de Graeme Aitken.
Ah ! Et à propos, c’est mon anniversaire.
Cette année je n’en n’ai rien, mais alors absolument rien à cirer. Je me suis réveillé comme tous les autres matins, avec seulement l’envie que la journée soit déjà terminée et l’appréhension des futurs coups de téléphone. Téléphone que je n’ai branché qu’aux environs de 12h00. Etrange. Tout continue à s’affadir.
Hier soir, je regardais mon visage dans le miroir en y appliquant de la crème, avant d’aller me coucher, en me demandant ce que je valais, qui j’étais vraiment, et à quoi je servais vraiment. J’ai de ces cernes ! Effrayant. Ça m’a rappelé qu’en 2001, pendant les vacances, Julie Loriaux me l’avait déjà fait remarquer en me disant même qu’on avait l’impression que quelqu’un m’avait fait un œil au beurre noir.
J'ai tellement envie de ne pas me réveiller...
Thursday, March 16, 2006
The Produceeeeeeers Leo and Maaaaaaaaax
Heureusement, hier je suis allé me taper deux heures quart de bonheur à la séance de 13h00 de la sortie de "The Producers"...
Deux heures de bonheur et de répit.
Deux heures de bonheur et de répit.
Y avait longtemps...
Et voilà le moral bas qui refait surface ! Il m’aurait fort étonné que Paris reste lumineuse bien longtemps. Je ne sais vraiment pas ce que je suis venu foutre dans cette ville de cons ! Il est temps que je me barre. Pour aller où, je n’en sais rien, mais je ne supporte plus l’ambiance ici. Ca transpire l’égo surdimensionné, la suffisance et l’arrivisme. Les gens sont obnubilés par l’apparence. L’intérêt qu’on vous porte passe avant tout par l’analyse de votre compte en banque et j’en ai marre de me dire que pour arriver à quelque chose il faut lécher les bottes de connards qui vont se moquer de vous dès que vous aurez le dos tourné parce qu’ils vous auront bien entubé et s’en mettrons plein les poches.
Je lutte constamment pour garder le sourire, rester positif, mais la saleté, l’odeur insupportable de la ville et l’incapacité des gens à communiquer sont bien trop pesantes. Paris est déprimante. Tout le monde veut tellement y être une star que ça devient pathétique de le vouloir aussi. Je voudrais trouver un boulot qui rapporte beaucoup d’argent. Sortir la tête de l’eau. J’en ai marre de ne pas respirer. Ça y est, j’ai cessé définitivement de rêver. Pas génial comme constat. Surtout dans une ville que j’ai intégré pour les possibilités artistiques qu’on prétend qu’elle peut offrir…
Pourquoi je vais mal depuis que je suis ici ? Pourquoi je pense à des choses qui ne m’étaient même jamais passées par la tête avant ? Pourquoi je ne me trouve plus intéressant ? Pourquoi je m’éteins ? Pourquoi je ne suis pas productif ? Pourquoi je ne fais plus attention à moi ? Pourquoi n’ai-je plus envie qu’on s’intéresse à moi ? Pourquoi je ne m’étonne plus de rien ? Pourquoi j’ai plus envie de rien ? Pourquoi ma libido s’efface ? Pourquoi mon corps ne réagit pas ? Pourquoi ma sexualité se résume à la pornographie regardée vite fait avant d’aller essayer de m’endormir ? Et pourquoi jouir ne me fais plus grand-chose ? Pourquoi j’ai pas envie de répondre quand on se moque de moi ? Pourquoi j’ai l’impression d’ennuyer jusqu’à mes parents avec les propos négatifs que je tiens ? Pourquoi je ne vois pas de solution ? Pourquoi j’ai envie de pleurer tous les soirs quand je me couche seul après avoir à nouveau passé une journée seul ? Pourquoi j’envoie plus de sms parce que de toute manière on ne me répondra pas ? Pourquoi j’ai envie de me foutre en l’air ? Pourquoi je me trouve moche ?
J’ai envie d’avoir quelqu’un dans ma vie qui soit là au quotidien. J’ai envie de parler quand je rentre chez moi après le boulot. J’ai envie de partager ce que je suis. J’ai envie de faire l’amour et qu’on me fasse l’amour. Envie de prendre des bains avec la personne que j’aime. J’ai envie de sentir que je compte pour quelqu’un de particulier. J’ai envie de pleurer dans des bras qui me serrent. J’ai envie qu’on me surprenne positivement. Je suis en train de moisir ici, dans cette stupide métropole à cheval sur ses valeurs conservatrices et réactionnaires. J’étouffe !
Je lutte constamment pour garder le sourire, rester positif, mais la saleté, l’odeur insupportable de la ville et l’incapacité des gens à communiquer sont bien trop pesantes. Paris est déprimante. Tout le monde veut tellement y être une star que ça devient pathétique de le vouloir aussi. Je voudrais trouver un boulot qui rapporte beaucoup d’argent. Sortir la tête de l’eau. J’en ai marre de ne pas respirer. Ça y est, j’ai cessé définitivement de rêver. Pas génial comme constat. Surtout dans une ville que j’ai intégré pour les possibilités artistiques qu’on prétend qu’elle peut offrir…
Pourquoi je vais mal depuis que je suis ici ? Pourquoi je pense à des choses qui ne m’étaient même jamais passées par la tête avant ? Pourquoi je ne me trouve plus intéressant ? Pourquoi je m’éteins ? Pourquoi je ne suis pas productif ? Pourquoi je ne fais plus attention à moi ? Pourquoi n’ai-je plus envie qu’on s’intéresse à moi ? Pourquoi je ne m’étonne plus de rien ? Pourquoi j’ai plus envie de rien ? Pourquoi ma libido s’efface ? Pourquoi mon corps ne réagit pas ? Pourquoi ma sexualité se résume à la pornographie regardée vite fait avant d’aller essayer de m’endormir ? Et pourquoi jouir ne me fais plus grand-chose ? Pourquoi j’ai pas envie de répondre quand on se moque de moi ? Pourquoi j’ai l’impression d’ennuyer jusqu’à mes parents avec les propos négatifs que je tiens ? Pourquoi je ne vois pas de solution ? Pourquoi j’ai envie de pleurer tous les soirs quand je me couche seul après avoir à nouveau passé une journée seul ? Pourquoi j’envoie plus de sms parce que de toute manière on ne me répondra pas ? Pourquoi j’ai envie de me foutre en l’air ? Pourquoi je me trouve moche ?
J’ai envie d’avoir quelqu’un dans ma vie qui soit là au quotidien. J’ai envie de parler quand je rentre chez moi après le boulot. J’ai envie de partager ce que je suis. J’ai envie de faire l’amour et qu’on me fasse l’amour. Envie de prendre des bains avec la personne que j’aime. J’ai envie de sentir que je compte pour quelqu’un de particulier. J’ai envie de pleurer dans des bras qui me serrent. J’ai envie qu’on me surprenne positivement. Je suis en train de moisir ici, dans cette stupide métropole à cheval sur ses valeurs conservatrices et réactionnaires. J’étouffe !
Sunday, March 12, 2006
Pédé !
La première fois que ça m’a fait du mal j’avais neuf ans.
Je m’étais bien fait frapper une fois ou deux dans la cour de récréation parce que je sautais à la corde, que j’avais un parapluie avec des oursons imprimés ou que je gardais mes collants de laines sous mon short au cour de gymnastique, mais à l’époque je n’avais pas lié les choses entre elles. Je prenais cette violence pour de la jalousie. Sans doute parce que j’arrivais à aborder les filles, à faire partie de leur groupe, alors que les autres garçons ramassaient des claques quand ils jouaient à Bise ou Baffe avec elles, en les pourchassant comme des chiens fous entre deux parties de mini-foot. Moi, ça me paraissait normal d’aller à leur rencontre, parce que mon univers de petit garçon était rempli d’un grand nombre de choses qui remplissaient le leur. On avait des points communs et j’avais envie de les partager. Pour les garçons, tout n’était que football, autocollants Pannini à échanger ( Ah, cette marque ! ) et nouvelles baskets « à scratch » pour courir plus vite. Courir après quoi, d’abord ? J’avais neuf ans donc, quand j’ai compris que j’étais différent. Pas parce que je sentais la différence, mais plutôt parce qu’on m’a mis devant. D’un seul mot. Il s’appelait Lionel. Je pourrais même vous donner son nom de famille, mais ça ne servirait à rien, si ce n’est peut-être lui donner du crédit -ce que je ne souhaite pas. On est souvent étonné de la capacité qua notre mémoire d’effacer les passages douloureux de notre existence. Pourtant le visage de Lionel, ce soir là, dans le chalet suisse de la station de ski où je passais des vacances, n’a jamais quitté ma pensée. Il est fixé comme une cicatrice. Celle d’un coup de cutter dans la joue, qu’on vous vous aurait fait sans que vous ne voyez rien venir.
La journée sur les pistes avait été animée par les cris de joies et de frousse, on avait dîné dans le grand réfectoire aux vitres embuées par la condensation de la neige qui s’évaporait de nos vestes, puis on s’était retrouvé dans les chambres vers huit heures du soir pour nous préparer à une boum que les animateurs organisaient pour notre départ. J’avais d’ailleurs eu très peur de ne pas pouvoir y participer, parce qu’on avait demandé le silence pendant le repas et que j’avais éclaté de rire bruyamment en réponse aux pitreries d’un de mes professeurs. On m’avait sanctionné, et j’avais du m’expliquer en lui demandant de s’amender, sans quoi je restais seul dans le chalet pendant que les autres s’amuseraient toute la soirée. Aujourd’hui, avec le recul, je me rends compte de la stupidité de cette punition impossible. Aucun organisateur n’aurait jamais laissé un enfant de 9 ans seul dans un chalet en pleine montagne enneigée… Mais qu’importe, j’étais excusé et je sortais de la douche. J’avais enfilé ma tenue de fête, un pantalon droit et une chemise chiffonnés d’être restés toute la durée du séjour dans mon sac à dos. Le dortoir était en effervescence. Tous les garçons de mon étage passaient devant le miroir de la minuscule salle de bain pour vérifier à quoi ils ressemblaient.
Les cheveux encore humides de gel, je discutais avec Nicolas de la fille qui allait m’accompagner. Une fille d’un autre groupe scolaire que j’avais rencontré au réfectoire et que je trouvais très jolie. D’elle, je ne me souviens pas du prénom. Comme quoi les choses étaient peut-être probablement déjà inscrites en effet, mais allait-il être nécessaire de me les présenter avec la violence dont Lionel ferait preuve quelques instants plus tard ? Je discutais donc avec Nicolas, observant Lionel coiffer les mèches arrières de ses cheveux blonds, quand nous arrivâmes à hauteur du miroir. Il était en train d’expliquer à l’un de ses comparses l’importance de vérifier que l’arrière de la tête soit aussi présentable que l’avant. Une consigne que sa maman lui avait certainement donnée, sans savoir qu’il deviendrait un jour le jeune homme arrogant de cette jeunesse dorée insupportable qui exige une voiture neuve à dix-huit ans, dont l’aspect fait la personnalité, dont la prétention n’a d’égal que l’épaisseur du compte en banque des parents, et dont le geste qui sauve est de remettre constamment ces mèches blondes en place pour se donner un peu de consistance. Je lui demandai s’il pouvait me prêter son peigne, car je n’avais pas vérifié ma coiffure avec autant d’attention que lui. Il se tourna vers moi et son unique réponse fût « Pédé ! ». Un « pédé » lent, prononcé calmement. Il avait avancé son visage, comme quelqu’un qui souhaite qu’on comprenne bien ses propos. Surpris par tant de limpidité, je souris, puis demandai à nouveau s’il voulait bien me passer son peigne, c’était juste pour un moment. Je le lui rendrais tout de suite après. Mais alors que je formulais ma phrase, il me coupa. « Non ! Pédé.», ses yeux cette fois rivés dans les miens. Je ne riais plus. Je me prenais en pleine figure la haine féroce des homosexuels d’un garçon de neuf ans, sans comprendre. Coup d’œil à Nicolas aussi surpris que moi. « Attends, j’ai une brosse, je te la passe ». J’aurais du lui casser la gueule. Lui sauter dessus, le mordre, me rebeller. J’aurais du griffer son visage pour le marquer de sa bêtise. Le frapper de toutes mes forces. Donner des coups de pieds. J’aurais du engager une bagarre générale dans le dortoir. Après tout on m’avait déjà interdit l’accès à la soirée une première fois. Cette fois, il y aurait une raison valable. J’aurais du cracher, tirer ses cheveux comme n’importe quel autre garçon l’aurait fait à ma place. J’aurais du m’exprimer par les gestes même si je n’avais aucune force et qu’il m’aurait battu à plates coutures. J’aurais du, mais je me suis retourné et suis parti me brosser les cheveux dans la partie du dortoir où se trouvait mon lit, accompagné de Nicolas. J’ai oublié ce que Lionel m’avait dit et j’ai passé une très bonne soirée d’enfant avec cette fille que j’imaginais devenir un jour ma « vraie » petite amie. Nous sommes rentrés de Suisse l’un à côté de l’autre, le lendemain, alors que les places dans les bus du retour étaient désignées par les professeurs. Ça avait été notre défi et j’avais réussi à grimper dans son bus, juste avant qu’il ne démarre. Encore une fois, avec le recul je me rends compte de l’absurdité de mon acte, me demandant comment réagirait un enseignant responsable qui ne me trouverait pas à ma place dans le bus aujourd’hui.
Je n’ai jamais fait mention des propos de Lionel à mes parents car j’apparentais sa méchanceté à un manque d’éducation. Ce n’était qu’un garçon mal élevé qui m’avait sûrement dit des choses grossières pour se donner un genre devant ses amis. Et puis pédé était une insulte dont il ne connaissait certainement pas le sens réel. Du moins je le croyais.
Je ne sais pas ce qu’il est devenu. Ça ne m’intéresse pas. Mais par la force des choses, il tient une place dans ma vie -je devrais plutôt dire une tâche. Celle du premier à m’avoir fait prendre conscience de ce que j’allais être : un sale pédé. Aimé ou détesté, séduisant ou minable, brillant ou dégoûtant, mais un sale pédé. Que certains regarderaient avec les yeux de la pitié et d’autres avec ceux de l’amour. Dois-je l’en remercier ? Lui en être reconnaissant ? Je ne pense pas. C’est juste un état de fait. C’est lui comme ç’aurait pu être n’importe qui d’autre. Les gens occupent des espaces de notre existence sans le savoir.
Je m’étais bien fait frapper une fois ou deux dans la cour de récréation parce que je sautais à la corde, que j’avais un parapluie avec des oursons imprimés ou que je gardais mes collants de laines sous mon short au cour de gymnastique, mais à l’époque je n’avais pas lié les choses entre elles. Je prenais cette violence pour de la jalousie. Sans doute parce que j’arrivais à aborder les filles, à faire partie de leur groupe, alors que les autres garçons ramassaient des claques quand ils jouaient à Bise ou Baffe avec elles, en les pourchassant comme des chiens fous entre deux parties de mini-foot. Moi, ça me paraissait normal d’aller à leur rencontre, parce que mon univers de petit garçon était rempli d’un grand nombre de choses qui remplissaient le leur. On avait des points communs et j’avais envie de les partager. Pour les garçons, tout n’était que football, autocollants Pannini à échanger ( Ah, cette marque ! ) et nouvelles baskets « à scratch » pour courir plus vite. Courir après quoi, d’abord ? J’avais neuf ans donc, quand j’ai compris que j’étais différent. Pas parce que je sentais la différence, mais plutôt parce qu’on m’a mis devant. D’un seul mot. Il s’appelait Lionel. Je pourrais même vous donner son nom de famille, mais ça ne servirait à rien, si ce n’est peut-être lui donner du crédit -ce que je ne souhaite pas. On est souvent étonné de la capacité qua notre mémoire d’effacer les passages douloureux de notre existence. Pourtant le visage de Lionel, ce soir là, dans le chalet suisse de la station de ski où je passais des vacances, n’a jamais quitté ma pensée. Il est fixé comme une cicatrice. Celle d’un coup de cutter dans la joue, qu’on vous vous aurait fait sans que vous ne voyez rien venir.
La journée sur les pistes avait été animée par les cris de joies et de frousse, on avait dîné dans le grand réfectoire aux vitres embuées par la condensation de la neige qui s’évaporait de nos vestes, puis on s’était retrouvé dans les chambres vers huit heures du soir pour nous préparer à une boum que les animateurs organisaient pour notre départ. J’avais d’ailleurs eu très peur de ne pas pouvoir y participer, parce qu’on avait demandé le silence pendant le repas et que j’avais éclaté de rire bruyamment en réponse aux pitreries d’un de mes professeurs. On m’avait sanctionné, et j’avais du m’expliquer en lui demandant de s’amender, sans quoi je restais seul dans le chalet pendant que les autres s’amuseraient toute la soirée. Aujourd’hui, avec le recul, je me rends compte de la stupidité de cette punition impossible. Aucun organisateur n’aurait jamais laissé un enfant de 9 ans seul dans un chalet en pleine montagne enneigée… Mais qu’importe, j’étais excusé et je sortais de la douche. J’avais enfilé ma tenue de fête, un pantalon droit et une chemise chiffonnés d’être restés toute la durée du séjour dans mon sac à dos. Le dortoir était en effervescence. Tous les garçons de mon étage passaient devant le miroir de la minuscule salle de bain pour vérifier à quoi ils ressemblaient.
Les cheveux encore humides de gel, je discutais avec Nicolas de la fille qui allait m’accompagner. Une fille d’un autre groupe scolaire que j’avais rencontré au réfectoire et que je trouvais très jolie. D’elle, je ne me souviens pas du prénom. Comme quoi les choses étaient peut-être probablement déjà inscrites en effet, mais allait-il être nécessaire de me les présenter avec la violence dont Lionel ferait preuve quelques instants plus tard ? Je discutais donc avec Nicolas, observant Lionel coiffer les mèches arrières de ses cheveux blonds, quand nous arrivâmes à hauteur du miroir. Il était en train d’expliquer à l’un de ses comparses l’importance de vérifier que l’arrière de la tête soit aussi présentable que l’avant. Une consigne que sa maman lui avait certainement donnée, sans savoir qu’il deviendrait un jour le jeune homme arrogant de cette jeunesse dorée insupportable qui exige une voiture neuve à dix-huit ans, dont l’aspect fait la personnalité, dont la prétention n’a d’égal que l’épaisseur du compte en banque des parents, et dont le geste qui sauve est de remettre constamment ces mèches blondes en place pour se donner un peu de consistance. Je lui demandai s’il pouvait me prêter son peigne, car je n’avais pas vérifié ma coiffure avec autant d’attention que lui. Il se tourna vers moi et son unique réponse fût « Pédé ! ». Un « pédé » lent, prononcé calmement. Il avait avancé son visage, comme quelqu’un qui souhaite qu’on comprenne bien ses propos. Surpris par tant de limpidité, je souris, puis demandai à nouveau s’il voulait bien me passer son peigne, c’était juste pour un moment. Je le lui rendrais tout de suite après. Mais alors que je formulais ma phrase, il me coupa. « Non ! Pédé.», ses yeux cette fois rivés dans les miens. Je ne riais plus. Je me prenais en pleine figure la haine féroce des homosexuels d’un garçon de neuf ans, sans comprendre. Coup d’œil à Nicolas aussi surpris que moi. « Attends, j’ai une brosse, je te la passe ». J’aurais du lui casser la gueule. Lui sauter dessus, le mordre, me rebeller. J’aurais du griffer son visage pour le marquer de sa bêtise. Le frapper de toutes mes forces. Donner des coups de pieds. J’aurais du engager une bagarre générale dans le dortoir. Après tout on m’avait déjà interdit l’accès à la soirée une première fois. Cette fois, il y aurait une raison valable. J’aurais du cracher, tirer ses cheveux comme n’importe quel autre garçon l’aurait fait à ma place. J’aurais du m’exprimer par les gestes même si je n’avais aucune force et qu’il m’aurait battu à plates coutures. J’aurais du, mais je me suis retourné et suis parti me brosser les cheveux dans la partie du dortoir où se trouvait mon lit, accompagné de Nicolas. J’ai oublié ce que Lionel m’avait dit et j’ai passé une très bonne soirée d’enfant avec cette fille que j’imaginais devenir un jour ma « vraie » petite amie. Nous sommes rentrés de Suisse l’un à côté de l’autre, le lendemain, alors que les places dans les bus du retour étaient désignées par les professeurs. Ça avait été notre défi et j’avais réussi à grimper dans son bus, juste avant qu’il ne démarre. Encore une fois, avec le recul je me rends compte de l’absurdité de mon acte, me demandant comment réagirait un enseignant responsable qui ne me trouverait pas à ma place dans le bus aujourd’hui.
Je n’ai jamais fait mention des propos de Lionel à mes parents car j’apparentais sa méchanceté à un manque d’éducation. Ce n’était qu’un garçon mal élevé qui m’avait sûrement dit des choses grossières pour se donner un genre devant ses amis. Et puis pédé était une insulte dont il ne connaissait certainement pas le sens réel. Du moins je le croyais.
Je ne sais pas ce qu’il est devenu. Ça ne m’intéresse pas. Mais par la force des choses, il tient une place dans ma vie -je devrais plutôt dire une tâche. Celle du premier à m’avoir fait prendre conscience de ce que j’allais être : un sale pédé. Aimé ou détesté, séduisant ou minable, brillant ou dégoûtant, mais un sale pédé. Que certains regarderaient avec les yeux de la pitié et d’autres avec ceux de l’amour. Dois-je l’en remercier ? Lui en être reconnaissant ? Je ne pense pas. C’est juste un état de fait. C’est lui comme ç’aurait pu être n’importe qui d’autre. Les gens occupent des espaces de notre existence sans le savoir.
Wednesday, March 08, 2006
Edmund White ( Suite )
Ce qui est certain c’est que je ne m’attendais pas à ce que le livre se termine par une description personnalisée de la célèbre émeute du Stonewall Bar en 1969 à New York.
« La tendresse sur la peau », deuxième tome de la trilogie autobiographique d’ Edmund White, bien que toujours placé sous le signe de la culpabilité, m’a davantage plu que le premier. Le personnage y découvre les vices liés à sa sexualité et les descriptions tour à tour lugubres ou poétiques des expériences par lesquelles il passe me l’ont rendu attachant car, d’une certaine manière, je retrouvais en lui des facettes de ma personnalité. ( Non, je ne suis pas en train de dire que j’assouvissais mes pulsions sexuelles dans les toilettes des universités, ni que je fréquente les parcs de nuit… )
L’écriture reste dispersée, l’auteur passant volontiers d’un état d’âme à un fait concret, mais le rythme est mieux soutenu et les réflexions existentielles sont moins lourdes. Les personnages qui composent l’environnement proche du héro sont plus colorés et moins remplis de charge politico-religieuse, ce qui, en limitant les références culturelles, facilite grandement la lecture.
Par des phrases simples, White traduit aussi très justement des émotions que beaucoup d’entre nous ont déjà certainement ressenties.
« J’avais appris à être nostalgique de ma propre jeunesse alors même que je la vivais. »
« Si dans mon enfance j’avais su que toute ma vie allait être aussi douloureuse, je n’aurais jamais accepté de continuer à vivre. »
Le rapport de l’auteur à son propre corps m’interpelle également, car le complexe physique reste un des problèmes majeurs de ma construction identitaire et il influe directement sur la confiance que je peux avoir en moi. Dans les dernières pages de son roman, White exprime la relativité de l’apparence « (…) j’avais fait de mon corps quelque chose de beau, c’était en tout cas ce qu’on me disait (…) Il ne me restait qu’à parcourir le monde (…) m’en remettant à quiconque voudrait bien de moi. »
Allez, je (re)plonge dans « La symphonie des adieux »…
« La tendresse sur la peau », deuxième tome de la trilogie autobiographique d’ Edmund White, bien que toujours placé sous le signe de la culpabilité, m’a davantage plu que le premier. Le personnage y découvre les vices liés à sa sexualité et les descriptions tour à tour lugubres ou poétiques des expériences par lesquelles il passe me l’ont rendu attachant car, d’une certaine manière, je retrouvais en lui des facettes de ma personnalité. ( Non, je ne suis pas en train de dire que j’assouvissais mes pulsions sexuelles dans les toilettes des universités, ni que je fréquente les parcs de nuit… )
L’écriture reste dispersée, l’auteur passant volontiers d’un état d’âme à un fait concret, mais le rythme est mieux soutenu et les réflexions existentielles sont moins lourdes. Les personnages qui composent l’environnement proche du héro sont plus colorés et moins remplis de charge politico-religieuse, ce qui, en limitant les références culturelles, facilite grandement la lecture.
Par des phrases simples, White traduit aussi très justement des émotions que beaucoup d’entre nous ont déjà certainement ressenties.
« J’avais appris à être nostalgique de ma propre jeunesse alors même que je la vivais. »
« Si dans mon enfance j’avais su que toute ma vie allait être aussi douloureuse, je n’aurais jamais accepté de continuer à vivre. »
Le rapport de l’auteur à son propre corps m’interpelle également, car le complexe physique reste un des problèmes majeurs de ma construction identitaire et il influe directement sur la confiance que je peux avoir en moi. Dans les dernières pages de son roman, White exprime la relativité de l’apparence « (…) j’avais fait de mon corps quelque chose de beau, c’était en tout cas ce qu’on me disait (…) Il ne me restait qu’à parcourir le monde (…) m’en remettant à quiconque voudrait bien de moi. »
Allez, je (re)plonge dans « La symphonie des adieux »…
Monday, March 06, 2006
Metro-Boulot... Dodo ?
Première semaine de travail à la caisse du théâtre Le Temple terminée.
Tout se passe bien. Je gère de mieux en mieux le programme Rodrigue sur lequel s’effectuent le comptage et l’impression des billets émis pour les représentations. Au début je faisais quelques boulettes par soirée. ( Vente de billets pour la mauvaise date par erreur de frappe, émission d’invitations à la place de places payantes… ) Mais tout rentre dans l’ordre, et je fais mon boulot avec le sourire, même si le spectateur parisien est fort agressif quand il vient au théâtre. Vient-il s’y détendre ?
Actuellement, les têtes d’affiches qui se produisent dans nos salles sont Booder, Mustapha, Tomer Sisley, Alexandre Pesle, Leny Escudero, Jackie Berroyer et Patrick Adler… Le contact avec est sympa, bien qu’ils ne passent pas tous par la billetterie avant d’entrer en scène.
Le rythme des soirées est assez impressionnant. On enchaîne jusqu’à sept spectacles par soir, dans deux salles. De 18h45 à 23h30, les représentations démarrent, et les spectateurs défilent dans notre petit hall de 25m² avec leurs contremarques valables pour deux personnes. Les formules de réductions sur le prix des places sont nombreuses via les sites internet et le Kiosque-Spectacles.
Les personnalités défilent, parfois sous des lunettes foncées, parfois exubérantes pour être remarquées. J’ai eu l’occasion de saluer Yves Lecoq, Gad El Maleh, Elie Semoun, Jean-Pierre Mocki, et même Véronique de Véronique & Davina * !
Et moi je clique et clique encore, pour faire sortir les billets de ma machine, en compagnie des assistants de production qui me demandent les comptes rendus de leurs recettes, et s’en extasient ou dépriment… ( Parce qu’il y a malheureusement des différences significatives entre les artistes ! )
A part cela, je me suis rendu au cimetière du Père Lachaise que je n’avais encore jamais visité. Perrine et Othmane étaient en vacances sur Paris et on s’est fait une chouette promenade entre les monuments dédiés aux morts célèbres qui y sont enterrés.
Deux jours après, nous avons brunché dans le nouvel appartement de Noémie Dujardin, près des Buttes Chaumont. Un peu de soleil dans la grisaille parisienne ! Bonheur de retrouver notre absurdité nationale autour d’une table bien fournie. Rigolades et déballage de ragots à tout va. Nouvelles du pays et des carrières respectives.
Je termine. Je suis tombé sur la page de London Theater Online, et on y annonce « Wicked » pour septembre 2007 ! Désolé, j’ai des priorités que ma raison ne connaît pas !
* Mais en matière de rencontre de star, rien ne vaut mon petit moment avec Chantal Goya, au Palais des Congrès de Paris lorsqu’Edwige m’a invité à la représentation de son spectacle ! Mon vieux platine de « Guingnol » est enfin dédicacé !
Tout se passe bien. Je gère de mieux en mieux le programme Rodrigue sur lequel s’effectuent le comptage et l’impression des billets émis pour les représentations. Au début je faisais quelques boulettes par soirée. ( Vente de billets pour la mauvaise date par erreur de frappe, émission d’invitations à la place de places payantes… ) Mais tout rentre dans l’ordre, et je fais mon boulot avec le sourire, même si le spectateur parisien est fort agressif quand il vient au théâtre. Vient-il s’y détendre ?
Actuellement, les têtes d’affiches qui se produisent dans nos salles sont Booder, Mustapha, Tomer Sisley, Alexandre Pesle, Leny Escudero, Jackie Berroyer et Patrick Adler… Le contact avec est sympa, bien qu’ils ne passent pas tous par la billetterie avant d’entrer en scène.
Le rythme des soirées est assez impressionnant. On enchaîne jusqu’à sept spectacles par soir, dans deux salles. De 18h45 à 23h30, les représentations démarrent, et les spectateurs défilent dans notre petit hall de 25m² avec leurs contremarques valables pour deux personnes. Les formules de réductions sur le prix des places sont nombreuses via les sites internet et le Kiosque-Spectacles.
Les personnalités défilent, parfois sous des lunettes foncées, parfois exubérantes pour être remarquées. J’ai eu l’occasion de saluer Yves Lecoq, Gad El Maleh, Elie Semoun, Jean-Pierre Mocki, et même Véronique de Véronique & Davina * !
Et moi je clique et clique encore, pour faire sortir les billets de ma machine, en compagnie des assistants de production qui me demandent les comptes rendus de leurs recettes, et s’en extasient ou dépriment… ( Parce qu’il y a malheureusement des différences significatives entre les artistes ! )
A part cela, je me suis rendu au cimetière du Père Lachaise que je n’avais encore jamais visité. Perrine et Othmane étaient en vacances sur Paris et on s’est fait une chouette promenade entre les monuments dédiés aux morts célèbres qui y sont enterrés.
Deux jours après, nous avons brunché dans le nouvel appartement de Noémie Dujardin, près des Buttes Chaumont. Un peu de soleil dans la grisaille parisienne ! Bonheur de retrouver notre absurdité nationale autour d’une table bien fournie. Rigolades et déballage de ragots à tout va. Nouvelles du pays et des carrières respectives.
Je termine. Je suis tombé sur la page de London Theater Online, et on y annonce « Wicked » pour septembre 2007 ! Désolé, j’ai des priorités que ma raison ne connaît pas !
* Mais en matière de rencontre de star, rien ne vaut mon petit moment avec Chantal Goya, au Palais des Congrès de Paris lorsqu’Edwige m’a invité à la représentation de son spectacle ! Mon vieux platine de « Guingnol » est enfin dédicacé !
Saturday, March 04, 2006
Colocation, je t'aime...
Je ne sais pas si ce qui me dérange le plus dans la colocation soit que certains matins je doive attendre avant de passer à la salle de bain et que mon dentifrice se vide par le milieu alors que moi je pousse toujours sur l’extrémité du tube, ou bien le fait que depuis que j’ai emménagé dans cet appartement, il ne se soit pas passé un mois sans que mon colocataire masculin n’invite des amis à dormir dans le salon…
Le dimanche matin, il est déjà suffisamment difficile de se dire qu’on risque de croiser un de ses colocataires alors qu’on sort de notre chambre en pyjama, avec une tête que seul notre miroir est capable de supporter… Mais quand en plus, on se rend compte que la porte du salon est fermée et qu’il faut faire silence dans la cuisine où il fait – 6 C°, et qu’on se dit que la personne qui se douche longuement -parce qu’elle ne sait pas que le réservoir d’eau chaude ne permet pas plus de trois douches- est probablement l’invité qui nous fera face torse nu dix minutes plus tard quand on sortira des toilettes, il y a de quoi se demander si la centaine d’euros supplémentaire qui permettrait de vivre seul n’est pas « worth it » !
D’autant que si les choses s’arrêtaient là, on pourrait encore s’imaginer ne plus passer dans le salon du tout. ( Où de toute façon on ne met déjà plus les pieds parce qu’il est moche, qu’il y fait froid et que la déco est monstrueuse… ) Seulement, en colocation, il y a d’autres petites joies qu’on ne soupçonnait pas. Des exemples ?
- On vous a toujours bien appris que lorsque le linge que vous avez fait tourner dans la machine est propre, il ne faut surtout pas ouvrir le hublot si ce n’est pour sortir les vêtements et les étendre, sans quoi à force de stagner humides dans le tambour, ils commenceront à moisir et auront une odeur des plus déplaisante lors du repassage ? Hé bien, en colocation, c’est systématique : En rentrant d’une journée de travail, si vous aviez lancé un programma avant de partir vous trouvez toujours le hublot ouvert parce que l’un des colocataires aura probablement voulu nettoyer ses affaires mais se sera aperçu que c’est impossible et sera reparti bredouille sans refermer… ( Ni couper le courant, d’ailleurs… )
- Je vous passe les explications sur les joies de la colocation avec des fumeurs lorsqu’on ne l’est pas soi-même.
- Votre sens du nettoyage est affûté depuis l’enfance par une mère aux origines germaniques ? La propreté d’un cabinet de WC et la fraîcheur d’une salle de bain sont pour vous en rapport direct avec le dosage d’eau de javel et de récurent antibactérien utilisé pour les entretenir ? Alors la colocation n’est pas pour vous… Il est en effet surprenant de voir que la notion de propreté varie à ce point d’un être humain à un autre. Et quand vous passerez 45 minutes penché au dessus de la baignoire et des éviers, ou quand vos gants verts plongeront allégrement au fond du pot, souvenez-vous qu’il y va de votre survie, car la semaine suivante, un simple passage à l’eau, sur ce sol que vous vous évertuez à maintenir sain, semblera suffisant à votre coloueur qui laissera juste la fenêtre ouverte pour aérer…
- Une envie de Nuttela en plein milieu de la nuit ? Vous ne résistez plus. Vous êtes en manque affectif. Paris a détruit votre libido et vous vous dites que seules deux ou trois cuillers à café ( A soupe ? ) de cette monstrueuse préparation à tartiner pourront vous réconcilier avec la vie et calmer vos pulsion… Vous vous levez et vous dirigez vers la cuisine ( Après avoir enfilé un pantalon, des chaussettes, des pantoufles, et avoir remis vos cheveux… Vous n’êtes pas complètement chez vous, après tout ! ) et là, stupeur : Vous découvrez que le pot de Nuttela que vous rangez sur votre étage de l’étagère ( Celui qui est toujours fourni car vous faites des réserves de nourritures par prévoyance. ) a été ouvert et qu’on s’est -bien- servi dedans. Et à la cuiller à soupe, naturellement. A défaut d’avoir vos vertus, vos colocataires ont au moins vos vices. Point commun… ou poing dans la gueule ?
- Dois-je vous parler de l’anecdote du colocataire enfermé dans l’appartement et ne pouvant en sortir parce que la clé ne permets pas d’ouvrir de l’intérieur et que le dernier sorti n’avait pas pris le temps de vérifier s’il était seul ?
Et après on s’étonnera que le dimanche matin à 07h05, je fasse tourner mon vieux 33 tours de « Mireille Mathieu chante Francis Laï » à plein volume !
Grizzlyment vôtre !
Le dimanche matin, il est déjà suffisamment difficile de se dire qu’on risque de croiser un de ses colocataires alors qu’on sort de notre chambre en pyjama, avec une tête que seul notre miroir est capable de supporter… Mais quand en plus, on se rend compte que la porte du salon est fermée et qu’il faut faire silence dans la cuisine où il fait – 6 C°, et qu’on se dit que la personne qui se douche longuement -parce qu’elle ne sait pas que le réservoir d’eau chaude ne permet pas plus de trois douches- est probablement l’invité qui nous fera face torse nu dix minutes plus tard quand on sortira des toilettes, il y a de quoi se demander si la centaine d’euros supplémentaire qui permettrait de vivre seul n’est pas « worth it » !
D’autant que si les choses s’arrêtaient là, on pourrait encore s’imaginer ne plus passer dans le salon du tout. ( Où de toute façon on ne met déjà plus les pieds parce qu’il est moche, qu’il y fait froid et que la déco est monstrueuse… ) Seulement, en colocation, il y a d’autres petites joies qu’on ne soupçonnait pas. Des exemples ?
- On vous a toujours bien appris que lorsque le linge que vous avez fait tourner dans la machine est propre, il ne faut surtout pas ouvrir le hublot si ce n’est pour sortir les vêtements et les étendre, sans quoi à force de stagner humides dans le tambour, ils commenceront à moisir et auront une odeur des plus déplaisante lors du repassage ? Hé bien, en colocation, c’est systématique : En rentrant d’une journée de travail, si vous aviez lancé un programma avant de partir vous trouvez toujours le hublot ouvert parce que l’un des colocataires aura probablement voulu nettoyer ses affaires mais se sera aperçu que c’est impossible et sera reparti bredouille sans refermer… ( Ni couper le courant, d’ailleurs… )
- Je vous passe les explications sur les joies de la colocation avec des fumeurs lorsqu’on ne l’est pas soi-même.
- Votre sens du nettoyage est affûté depuis l’enfance par une mère aux origines germaniques ? La propreté d’un cabinet de WC et la fraîcheur d’une salle de bain sont pour vous en rapport direct avec le dosage d’eau de javel et de récurent antibactérien utilisé pour les entretenir ? Alors la colocation n’est pas pour vous… Il est en effet surprenant de voir que la notion de propreté varie à ce point d’un être humain à un autre. Et quand vous passerez 45 minutes penché au dessus de la baignoire et des éviers, ou quand vos gants verts plongeront allégrement au fond du pot, souvenez-vous qu’il y va de votre survie, car la semaine suivante, un simple passage à l’eau, sur ce sol que vous vous évertuez à maintenir sain, semblera suffisant à votre coloueur qui laissera juste la fenêtre ouverte pour aérer…
- Une envie de Nuttela en plein milieu de la nuit ? Vous ne résistez plus. Vous êtes en manque affectif. Paris a détruit votre libido et vous vous dites que seules deux ou trois cuillers à café ( A soupe ? ) de cette monstrueuse préparation à tartiner pourront vous réconcilier avec la vie et calmer vos pulsion… Vous vous levez et vous dirigez vers la cuisine ( Après avoir enfilé un pantalon, des chaussettes, des pantoufles, et avoir remis vos cheveux… Vous n’êtes pas complètement chez vous, après tout ! ) et là, stupeur : Vous découvrez que le pot de Nuttela que vous rangez sur votre étage de l’étagère ( Celui qui est toujours fourni car vous faites des réserves de nourritures par prévoyance. ) a été ouvert et qu’on s’est -bien- servi dedans. Et à la cuiller à soupe, naturellement. A défaut d’avoir vos vertus, vos colocataires ont au moins vos vices. Point commun… ou poing dans la gueule ?
- Dois-je vous parler de l’anecdote du colocataire enfermé dans l’appartement et ne pouvant en sortir parce que la clé ne permets pas d’ouvrir de l’intérieur et que le dernier sorti n’avait pas pris le temps de vérifier s’il était seul ?
Et après on s’étonnera que le dimanche matin à 07h05, je fasse tourner mon vieux 33 tours de « Mireille Mathieu chante Francis Laï » à plein volume !
Grizzlyment vôtre !
Tuesday, February 28, 2006
Doucement...
Voilà un petit temps déjà que je n’avais rien écrit sur ma page blog…
Toutes mes excuses. Les dernières semaines ont été fort remplies.
Mais je ne m’en plaindrai pas car le moral remonte. Doucement, certes, mais il remonte.
Pas mal de choses à raconter donc, en ce 28 février.
Et tout d’abord, l’arrêt de ma formation au sein de l’école Richard Cross.
Rien n’aura été moins facile à décider, même si depuis un petit temps je me rendais compte que le rythme de la classe n’était plus celui qui me convenait. Il faut dire que mon retour en Belgique pour Fever m’a fait retrouver le plaisir d’être sur un plateau et d’y exercer mon métier, et que les nouvelles sensations amenées par le concert au Botanique m’ont donné envie de me concentrer à nouveau sur l’écriture de projets. Alors, même si la reprise des cours à Paris s’est bien déroulée, j’ai aujourd’hui envie d’avancer plus vite. Et comme les motivations artistiques de mes camarades de classe ne sont pas forcément les mêmes que les miennes – ce qui est tout à fait normal, du reste –, j’ai compris que ce dont j’avais besoin et envie, c’était de cours particuliers axés sur mes problèmes vocaux spécifiques. J’en ai touché mot à Richard qui a très bien compris, et l’idée sera donc de travailler en sessions privées avec les membres de son équipe pédagogique, à raison de deux ou trois fois par mois.
Je serai donc libre en journée pour travailler et payer mon loyer à partir du premier mars prochain… Je viens d’ailleurs de décrocher un poste d’agent de caisse dans un théâtre de la capitale. ( J’adore cette formulation pompeuse pour dire caissier sans froisser l’ego de l’employé ! ) Une bonne nouvelle, puisqu’en plus de proposer un emploi quotidien, déclaré et en règle, ma fonction me permet de travailler à partir de 18 heures et de conserver suffisamment de disponibilité pour les autres possibilités de boulot en journée.
Je retourne à Londres dans un mois avec Stéphanie et Nicolas. Petite escapade d’une nuit sur place, le temps de retourner voir « Mary Poppins », « Billy Elliot » et de découvrir « The Woman in White » pour décompresser…
Avant cela, il y aura la soirée des anciens du lycée Mater Dei, le 19 mars. J’appréhende un peu de revoir les têtes des gens qui étaient dans mon année scolaire, car j’imagine que les parcours des uns et des autres auront de quoi étonner ! Entre les mariages -et peut-être déjà les ruptures -, les enfants, les plans de carrières et les changements de directions, il va y avoir beaucoup de choses à raconter. En espérant que les gens présents seront ceux avec qui j’avais des affinités à l’époque, parce que retrouver le premier de classe de la section « Sciences Fortes » risque de n’avoir rien de passionnant, à part pour créer de nouveaux personnages théâtraux…
Il faut que je déménage !
L’appartement me déplait de plus en plus, je ne m’y suis jamais senti chez moi, et puis je commence à en avoir plus que marre de me geler le matin, à cause du système de chauffage dysfonctionnant et de la réserve d’eau chaude épuisée après une douche et demi... Surtout qu’on est trois à devoir en prendre une ! ( Maudits radiateurs électriques qui surconsomment l’énergie ! ) J’aimerais pouvoir être parti en juillet, et mon pote Benoît m’a dit qu’il serait d’accord de co-louer avec moi. Ne reste qu’à trouver un endroit sain, contenant deux pièces isolées, à un tarif locatif raisonnable. Les hauts plafonds à la peinture craquelée, les couches de nicotine sur le vilain papier peint, les traces de moisissures dans les murs de la salle de bain, la fenêtre des toilettes qui ne ferme pas, la cuisine digne des arrières salles de restos chinois pas en règles, et l’esp ace de deux centimètres entre les fenêtres du salon et leurs chambranle ne seront, bientôt j’espère, plus que de mauvais souvenirs.
En attendant, pour oublier, je lis !
Je me suis plongé tout récemment dans l’œuvre d’Edmund White. Lors d’un passage au rayon librairie du Virgin Megastore, je suis tombé sur quelques exemplaires de ses écrits et comme « Les états du désir » m’avait bien plu, je me suis dit que ce serait sympa de découvrir le reste. Je suis donc rentré avec « La tendresse sur la peau », « La symphonie des adieux » et « Ecorché vif », sans avoir manqué de commander « Un jeune américain » qui m’est arrivé une semaine plus tard. J’avais d’ailleurs déjà lu une centaine de pages de « La symphonie… » avant de découvrir que c’était le troisième volet de la trilogie au dos de ma commande ! Edmund White a une écriture simple, un peu digressante comme si on était avec lui dans son esprit, mais le propos me parle suffisamment pour que je suive cette autobiographie avec un réel intérêt, même si je me demande parfois par quel chemin l’auteur emmène ses lecteurs.
Cette façon de parler des corps des garçons ou de leurs attouchements et de s’en empêcher ensuite sur une quinzaine de pages, comme s’il était coupable de péché, traduit fort bien la honte de la découverte de la sexualité différente de l’adolescent qu’il a été. Passages crus font suite aux moments de questionnement identitaire. Mais visiblement, l’homosexualité restera difficile à assumer pour le personnage tout au long des trois volumes. Je viens à peine d’entamer « La tendresse sur la peau » et il y est déjà question de solitude… On verra bien.
Il y a deux semaines, je suis allé applaudir Fabrice Lucchini dans « L’arrivée à New York » de Louis-Ferdinand Céline, à la Comédie Montparnasse, et jeudi dernier, Judith Magre dans « Histoires d’hommes » de Xavier Durringer à la Pépinière Opéra.
Deux spectacles riches d’intensité dramatique. Deux comédiens incroyables.
Le débit de Lucchini avait cependant quelque chose d’agaçant à certains moments, parce qu’il appuyait quelques passages du texte en haussant le volume vocal, alors que ça ne semblait pas vraiment nécessaire.
Judith Magre est belle ! C’est terrifiant. Cette femme a une présence magique. Une aura. Pour moi, Judith Magre, c’était cette vieille comédienne si drôle dans « Le déclin de l'empire américain » et surtout, cette voix suave, ce nez proéminent et cette chevelure volumineuse. Je m’attendais à un théâtre un peu affaissé, et j’ai tout simplement été subjugué par la jeunesse, la souplesse et la beauté de cette grande femme. Le texte de Durringer, écrit pour elle dans un langage hyper contemporain, est rendu de manière intelligente et réaliste, et il y a fort à parier que les représentations se prolongent… Vive la femme boa !
J’ai changé la coupe de mes cheveux !
Je m’étais dit pour la cent vingt-deuxième fois que je laisserais bien pousser pour « voir ». Et pour la cent vingt-deuxième fois j’ai vu ! C’est la catastrophe : Je ressemble plus à un Ewok qu’aux modèles de Karl Lagerfeld. Aussi ai-je demandé à Marie de me couper les cheveux à l’aide de la tondeuse que je me suis achetée il y a quatre ans. Résultat tout à fait probant : Marie est un as ! J’ai un petit look très porn-star, mais ça, ça doit être parce que je lui avais montré une image de Kevin Williams, dont j’apprécie particulièrement la coiffure depuis son come-back. Faudra qu’elle revienne faire les retouches de temps en temps.
Paris est froide pour le moment. Le vent glacé frappe les visages, les crèmes pour les mains s’appliquent à cadence soutenue ( Surtout sur les miennes ! ) et les cœurs sont réfrigérés. On a l’impression que tout fonctionne sans le son. Et vu qu’il n’y en a déjà pas des masses en période normale, ça fait vraiment tout drôle. J’essaie de faire un maximum de mes trajets à pied ; ça rafraîchit les idées. Je marche, le baladeur sur dans les oreilles, et je regarde les rues dans lesquelles je passe, au rythme de mes comédies musicales favorites. Je rêve un peu ces derniers temps. Je suis ailleurs. 2006 s’ouvre doucement…
Toutes mes excuses. Les dernières semaines ont été fort remplies.
Mais je ne m’en plaindrai pas car le moral remonte. Doucement, certes, mais il remonte.
Pas mal de choses à raconter donc, en ce 28 février.
Et tout d’abord, l’arrêt de ma formation au sein de l’école Richard Cross.
Rien n’aura été moins facile à décider, même si depuis un petit temps je me rendais compte que le rythme de la classe n’était plus celui qui me convenait. Il faut dire que mon retour en Belgique pour Fever m’a fait retrouver le plaisir d’être sur un plateau et d’y exercer mon métier, et que les nouvelles sensations amenées par le concert au Botanique m’ont donné envie de me concentrer à nouveau sur l’écriture de projets. Alors, même si la reprise des cours à Paris s’est bien déroulée, j’ai aujourd’hui envie d’avancer plus vite. Et comme les motivations artistiques de mes camarades de classe ne sont pas forcément les mêmes que les miennes – ce qui est tout à fait normal, du reste –, j’ai compris que ce dont j’avais besoin et envie, c’était de cours particuliers axés sur mes problèmes vocaux spécifiques. J’en ai touché mot à Richard qui a très bien compris, et l’idée sera donc de travailler en sessions privées avec les membres de son équipe pédagogique, à raison de deux ou trois fois par mois.
Je serai donc libre en journée pour travailler et payer mon loyer à partir du premier mars prochain… Je viens d’ailleurs de décrocher un poste d’agent de caisse dans un théâtre de la capitale. ( J’adore cette formulation pompeuse pour dire caissier sans froisser l’ego de l’employé ! ) Une bonne nouvelle, puisqu’en plus de proposer un emploi quotidien, déclaré et en règle, ma fonction me permet de travailler à partir de 18 heures et de conserver suffisamment de disponibilité pour les autres possibilités de boulot en journée.
Je retourne à Londres dans un mois avec Stéphanie et Nicolas. Petite escapade d’une nuit sur place, le temps de retourner voir « Mary Poppins », « Billy Elliot » et de découvrir « The Woman in White » pour décompresser…
Avant cela, il y aura la soirée des anciens du lycée Mater Dei, le 19 mars. J’appréhende un peu de revoir les têtes des gens qui étaient dans mon année scolaire, car j’imagine que les parcours des uns et des autres auront de quoi étonner ! Entre les mariages -et peut-être déjà les ruptures -, les enfants, les plans de carrières et les changements de directions, il va y avoir beaucoup de choses à raconter. En espérant que les gens présents seront ceux avec qui j’avais des affinités à l’époque, parce que retrouver le premier de classe de la section « Sciences Fortes » risque de n’avoir rien de passionnant, à part pour créer de nouveaux personnages théâtraux…
Il faut que je déménage !
L’appartement me déplait de plus en plus, je ne m’y suis jamais senti chez moi, et puis je commence à en avoir plus que marre de me geler le matin, à cause du système de chauffage dysfonctionnant et de la réserve d’eau chaude épuisée après une douche et demi... Surtout qu’on est trois à devoir en prendre une ! ( Maudits radiateurs électriques qui surconsomment l’énergie ! ) J’aimerais pouvoir être parti en juillet, et mon pote Benoît m’a dit qu’il serait d’accord de co-louer avec moi. Ne reste qu’à trouver un endroit sain, contenant deux pièces isolées, à un tarif locatif raisonnable. Les hauts plafonds à la peinture craquelée, les couches de nicotine sur le vilain papier peint, les traces de moisissures dans les murs de la salle de bain, la fenêtre des toilettes qui ne ferme pas, la cuisine digne des arrières salles de restos chinois pas en règles, et l’esp ace de deux centimètres entre les fenêtres du salon et leurs chambranle ne seront, bientôt j’espère, plus que de mauvais souvenirs.
En attendant, pour oublier, je lis !
Je me suis plongé tout récemment dans l’œuvre d’Edmund White. Lors d’un passage au rayon librairie du Virgin Megastore, je suis tombé sur quelques exemplaires de ses écrits et comme « Les états du désir » m’avait bien plu, je me suis dit que ce serait sympa de découvrir le reste. Je suis donc rentré avec « La tendresse sur la peau », « La symphonie des adieux » et « Ecorché vif », sans avoir manqué de commander « Un jeune américain » qui m’est arrivé une semaine plus tard. J’avais d’ailleurs déjà lu une centaine de pages de « La symphonie… » avant de découvrir que c’était le troisième volet de la trilogie au dos de ma commande ! Edmund White a une écriture simple, un peu digressante comme si on était avec lui dans son esprit, mais le propos me parle suffisamment pour que je suive cette autobiographie avec un réel intérêt, même si je me demande parfois par quel chemin l’auteur emmène ses lecteurs.
Cette façon de parler des corps des garçons ou de leurs attouchements et de s’en empêcher ensuite sur une quinzaine de pages, comme s’il était coupable de péché, traduit fort bien la honte de la découverte de la sexualité différente de l’adolescent qu’il a été. Passages crus font suite aux moments de questionnement identitaire. Mais visiblement, l’homosexualité restera difficile à assumer pour le personnage tout au long des trois volumes. Je viens à peine d’entamer « La tendresse sur la peau » et il y est déjà question de solitude… On verra bien.
Il y a deux semaines, je suis allé applaudir Fabrice Lucchini dans « L’arrivée à New York » de Louis-Ferdinand Céline, à la Comédie Montparnasse, et jeudi dernier, Judith Magre dans « Histoires d’hommes » de Xavier Durringer à la Pépinière Opéra.
Deux spectacles riches d’intensité dramatique. Deux comédiens incroyables.
Le débit de Lucchini avait cependant quelque chose d’agaçant à certains moments, parce qu’il appuyait quelques passages du texte en haussant le volume vocal, alors que ça ne semblait pas vraiment nécessaire.
Judith Magre est belle ! C’est terrifiant. Cette femme a une présence magique. Une aura. Pour moi, Judith Magre, c’était cette vieille comédienne si drôle dans « Le déclin de l'empire américain » et surtout, cette voix suave, ce nez proéminent et cette chevelure volumineuse. Je m’attendais à un théâtre un peu affaissé, et j’ai tout simplement été subjugué par la jeunesse, la souplesse et la beauté de cette grande femme. Le texte de Durringer, écrit pour elle dans un langage hyper contemporain, est rendu de manière intelligente et réaliste, et il y a fort à parier que les représentations se prolongent… Vive la femme boa !
J’ai changé la coupe de mes cheveux !
Je m’étais dit pour la cent vingt-deuxième fois que je laisserais bien pousser pour « voir ». Et pour la cent vingt-deuxième fois j’ai vu ! C’est la catastrophe : Je ressemble plus à un Ewok qu’aux modèles de Karl Lagerfeld. Aussi ai-je demandé à Marie de me couper les cheveux à l’aide de la tondeuse que je me suis achetée il y a quatre ans. Résultat tout à fait probant : Marie est un as ! J’ai un petit look très porn-star, mais ça, ça doit être parce que je lui avais montré une image de Kevin Williams, dont j’apprécie particulièrement la coiffure depuis son come-back. Faudra qu’elle revienne faire les retouches de temps en temps.
Paris est froide pour le moment. Le vent glacé frappe les visages, les crèmes pour les mains s’appliquent à cadence soutenue ( Surtout sur les miennes ! ) et les cœurs sont réfrigérés. On a l’impression que tout fonctionne sans le son. Et vu qu’il n’y en a déjà pas des masses en période normale, ça fait vraiment tout drôle. J’essaie de faire un maximum de mes trajets à pied ; ça rafraîchit les idées. Je marche, le baladeur sur dans les oreilles, et je regarde les rues dans lesquelles je passe, au rythme de mes comédies musicales favorites. Je rêve un peu ces derniers temps. Je suis ailleurs. 2006 s’ouvre doucement…
Sunday, January 15, 2006
"Rien que pour vous"
On ne peut pas dire que j'étais dans mon meilleur état hier soir vers 20h15, juste avant d'apparaitre sur la scène de la salle de la Rotonde, au Botanique de Bruxelles.
L'enjeu était de taille : Présenter mon premier tour de chant en public dans le cadre du 20ème festival du film gay et lesbien !
Mon pianiste a entamé les notes d'introduction de "Broadway Baby" à 20h34, et je suis arrivé sur le plateau empli d'une confiance toute relative. Nouvelle expérience, nouveaux critères de séduction, certes... Mais surtout nouvelle trouille.
J'ai attrapé mon micro et me suis d'abord contenté de regarder droit devant moi, puis doucement j'ai balayé le parterre des yeux. Première erreur de texte dans ma première chanson, et hop, je me raccroche à mon intention dramatique question d'assurer ! La concentration va être de mise ce soir, Antoine. Ne RIEN relâcher !
Les notes ne sont pas encore bien assurées, mais les gens m'écoutent. Et lentement je me calme... Je respire. J'aperçois Jennifer Collins côté Cour... Elle est avec Yannick ! Mon Dieu, l'article du magazine ZONE 02 a donc ramené du monde. Mathieu et Puce sont au premier rang... Oh là là...
Montée vocale. "Broadway Baby" se termine. Lumière et... ouf ! Applaudissements.
Je présente en quelques mots la trame de la soirée. ( Marc est debout ! Il fait des photos. ) Les gens sont réactifs. Je me sens déjà mieux.
Je vais enchainer treize chansons en une heure quinze, sans m'en rendre compte. Je reste moi au maximum. Je ne veux rien démontrer. Ce soir, c'est un test. Une occasion de me montrer moi. L'autre gars... Pas celui qui amuse toujours tant.
Alors bien entendu, au fil des chansons ( qui ne sont pas vraiment axées sur le rire ) les réactions ne sont pas les mêmes que d'habitude. Pourtant redécouvrir la complicité avec ces gens qui me regardent en se demandant où je vais encore bien pouvoir les entrainer me fait m'envoler à dix centimètres au-dessus du sol.
Lionel est concentré sur les accompagnements piano, je le vois hyper sérieux. Presque drôle ! La tenue des rythmes est beaucoup plus assurée qu'il y a encore trois jours. Aucun problème non plus pour les enchainements musicaux sur les applaudissements, qu'il redoutait pourtant, tout pianiste de formation classique qu'il est ! Sa concentration aide la mienne... Et lorsqu'il entame son solo après "Madame" de Barbara, je le regarde paisiblement. Tout foncyionne, et les gens sont avec nous...
"Mais où est-ce qu'on les enterre ?" détend un peu l'atmosphère après trois chansons noires, et je sens qu'ils aimeraient continuer à me voir faire des grimaces, mais je repars sur d'autres textes plus lourds.
Seul petit bémol à ma sélection : "Je ne suis qu'une chanson" de Ginette Reno ! Je ne suis pas assez musical, je le sens depuis la veille, et j'ai même voulu la supprimer... Pourtant Stéphanie a préféré parier dessus. Pas grave.
Je rattrape la petite perte d'énergie avec "Mon histoire" des Misérables et "La place au sous-sol" de Lynda Lemay.
C'est presque la fin, déjà.
Je remercie mon équipe. ( Antoine Quinet et Alexis Goslain à la régie, Stéphanie, l'équipe du festival... )et je chante "La scène".
Je sors de scène. Je suis TRES heureux.
A mon retour, Lionel a retrouvré le sourire, et lorsque nous saluons, une pluie de roses nous arrive en pleins visages. Chaque spectateur en avait reçu une de Mathieu avec la recommandation de nous les jeter si le spectacle avait plu !
Un rappel simple mais efficace avec "Electricity" d'Elton John, et pour faire plaisir aux gens qui applaudissent, j'entame "39 de fièvre", la chanson que j'ai mîmée durant les représentations de FEVER.
Ce premier tour de chant est une réussite.
Je suis ravi.
L'enjeu était de taille : Présenter mon premier tour de chant en public dans le cadre du 20ème festival du film gay et lesbien !
Mon pianiste a entamé les notes d'introduction de "Broadway Baby" à 20h34, et je suis arrivé sur le plateau empli d'une confiance toute relative. Nouvelle expérience, nouveaux critères de séduction, certes... Mais surtout nouvelle trouille.
J'ai attrapé mon micro et me suis d'abord contenté de regarder droit devant moi, puis doucement j'ai balayé le parterre des yeux. Première erreur de texte dans ma première chanson, et hop, je me raccroche à mon intention dramatique question d'assurer ! La concentration va être de mise ce soir, Antoine. Ne RIEN relâcher !
Les notes ne sont pas encore bien assurées, mais les gens m'écoutent. Et lentement je me calme... Je respire. J'aperçois Jennifer Collins côté Cour... Elle est avec Yannick ! Mon Dieu, l'article du magazine ZONE 02 a donc ramené du monde. Mathieu et Puce sont au premier rang... Oh là là...
Montée vocale. "Broadway Baby" se termine. Lumière et... ouf ! Applaudissements.
Je présente en quelques mots la trame de la soirée. ( Marc est debout ! Il fait des photos. ) Les gens sont réactifs. Je me sens déjà mieux.
Je vais enchainer treize chansons en une heure quinze, sans m'en rendre compte. Je reste moi au maximum. Je ne veux rien démontrer. Ce soir, c'est un test. Une occasion de me montrer moi. L'autre gars... Pas celui qui amuse toujours tant.
Alors bien entendu, au fil des chansons ( qui ne sont pas vraiment axées sur le rire ) les réactions ne sont pas les mêmes que d'habitude. Pourtant redécouvrir la complicité avec ces gens qui me regardent en se demandant où je vais encore bien pouvoir les entrainer me fait m'envoler à dix centimètres au-dessus du sol.
Lionel est concentré sur les accompagnements piano, je le vois hyper sérieux. Presque drôle ! La tenue des rythmes est beaucoup plus assurée qu'il y a encore trois jours. Aucun problème non plus pour les enchainements musicaux sur les applaudissements, qu'il redoutait pourtant, tout pianiste de formation classique qu'il est ! Sa concentration aide la mienne... Et lorsqu'il entame son solo après "Madame" de Barbara, je le regarde paisiblement. Tout foncyionne, et les gens sont avec nous...
"Mais où est-ce qu'on les enterre ?" détend un peu l'atmosphère après trois chansons noires, et je sens qu'ils aimeraient continuer à me voir faire des grimaces, mais je repars sur d'autres textes plus lourds.
Seul petit bémol à ma sélection : "Je ne suis qu'une chanson" de Ginette Reno ! Je ne suis pas assez musical, je le sens depuis la veille, et j'ai même voulu la supprimer... Pourtant Stéphanie a préféré parier dessus. Pas grave.
Je rattrape la petite perte d'énergie avec "Mon histoire" des Misérables et "La place au sous-sol" de Lynda Lemay.
C'est presque la fin, déjà.
Je remercie mon équipe. ( Antoine Quinet et Alexis Goslain à la régie, Stéphanie, l'équipe du festival... )et je chante "La scène".
Je sors de scène. Je suis TRES heureux.
A mon retour, Lionel a retrouvré le sourire, et lorsque nous saluons, une pluie de roses nous arrive en pleins visages. Chaque spectateur en avait reçu une de Mathieu avec la recommandation de nous les jeter si le spectacle avait plu !
Un rappel simple mais efficace avec "Electricity" d'Elton John, et pour faire plaisir aux gens qui applaudissent, j'entame "39 de fièvre", la chanson que j'ai mîmée durant les représentations de FEVER.
Ce premier tour de chant est une réussite.
Je suis ravi.
Sunday, January 01, 2006
On ne s'embrasse plus...
Etrange. Et c'est tombé tout simplement. Sans manière.
Un baiser maladroit, un mot calme. J'ai compris. Un calembour vite lancé, question de garder la face. Pas besoin de revenir dessus. Tout est dit. On ne s'embrasse plus.
On ne s'embrassera plus.
Fin d'une illusion ? Fin d'un sentiment partagé par moi seul ? Je ne sais même pas si j'ai envie de le savoir. La réponse me serait douloureuse quelle qu'elle puisse être. On ne s'embrasse plus.
Et c'est comme si le grand frère que je n'ai pas eu et que -rien que pour moi- je transposais dans cette relation, n'existait soudain plus. Non, pas soudain.
En fait, c'est comme si je m'en rendais compte, simplement. Comme si je me réveillais, alors que je n'en avais pas l'envie.
Je crois qu'un de mes problèmes fondamentaux est de ne pas suffisemment montrer aux gens qui m'importent que je tiens à eux. Du coup, il m'est impossible de les retenir au moment où ils m'échappent, parce que les mots que je pourrais dire à cet instant passeraient pour "dernier recour" alors qu'ils n'auraient le poids que d'une déclaration de début de relation...
Un baiser maladroit, un mot calme. J'ai compris. Un calembour vite lancé, question de garder la face. Pas besoin de revenir dessus. Tout est dit. On ne s'embrasse plus.
On ne s'embrassera plus.
Fin d'une illusion ? Fin d'un sentiment partagé par moi seul ? Je ne sais même pas si j'ai envie de le savoir. La réponse me serait douloureuse quelle qu'elle puisse être. On ne s'embrasse plus.
Et c'est comme si le grand frère que je n'ai pas eu et que -rien que pour moi- je transposais dans cette relation, n'existait soudain plus. Non, pas soudain.
En fait, c'est comme si je m'en rendais compte, simplement. Comme si je me réveillais, alors que je n'en avais pas l'envie.
Je crois qu'un de mes problèmes fondamentaux est de ne pas suffisemment montrer aux gens qui m'importent que je tiens à eux. Du coup, il m'est impossible de les retenir au moment où ils m'échappent, parce que les mots que je pourrais dire à cet instant passeraient pour "dernier recour" alors qu'ils n'auraient le poids que d'une déclaration de début de relation...
Tuesday, December 27, 2005
Myalgie
Six heures moins le quart du matin.
Assis dans le bureau de Patrick, j'ai envie d'ouvrir grand la fenêtre parce que l'air est renfermé ; mon nez est bouché et mes yeux qui brûlent sont gonflés. ( Je ne sais trop si c'est à cause d'un coup de froid que j'aurais pris ou à cause du vieux chien qui réside ici depuis quelques jours et auquel je suis certain d'être allegique... ) C'est la troisième fois que je me lève de la nuit. Patrick dort à côté, et mes allées et venues doivent commencer à le déranger, j'imagine. Pourtant, impossible de dormir. Ces derniers jours, mon sommeil est de très mauvaise qualité. Je suis angoissé. Je me retourne dans le lit, sentant comme une énergie liquide me couler dans les veines pour m'exciter et ça m'empêche de fermer l'oeil. Comme si mon corps me refusait de trouver le repos. Mes nuits sont atroces, interminables, et je ne récupère pas. Je suis pris d'une terrible envie de boire, mais je ne descends pas parce que le chien se trouve dans le hall et que je n'ai pas envie de le croiser. Du coup, je reste à l'étage, lisant les livres de la bibliothèque de Patrick ou restant éveillé à regarder l'horloge fixement, tout en pensant à la fatigue qui va pourrir ma journée.
Je me sens mal. De plus en plus souvent. Mal en moi. Le stress me ronge et c'est comme si je ne pouvais plus faire face à ma situation. Ma solitude me pèse. Parce que j'ai trop le temps d'y penser. Et malgré la richesse des évênements récents qui animent ma vie professionnelle, je me sens inutile car je n'ai personne avec qui partager mes espoirs et mes peurs au quotidien, à part mes parents. Je suis fatigué. Physiquement. J'aimerais presque que mon corps puisse craquer, exploser, se désintégrer pour évacuer cette tension et pouvoir retrouver la plénitude de l'après...
Depuis un an, pas un matin où je me lève en me sentant en forme. Et d'être malade pour l'instant n'arrange rien. J'ai constamment l'impression que l'air n'est pas sain autour de moi. Je veux respirer. Je me sens vicié, mes articulations me font mal, ma peau me semble grasse et moîte. J'ai envie de vomir. Comme pour me "nettoyer" intérieurement.
Tout ça parce que je me sens en insécurité. Parce que je n'ai pas les moyens nécessaires à mon aisance vitale et que jour après jour, ça me dissèque.
"Je" m'énèrve. Tellement...
Assis dans le bureau de Patrick, j'ai envie d'ouvrir grand la fenêtre parce que l'air est renfermé ; mon nez est bouché et mes yeux qui brûlent sont gonflés. ( Je ne sais trop si c'est à cause d'un coup de froid que j'aurais pris ou à cause du vieux chien qui réside ici depuis quelques jours et auquel je suis certain d'être allegique... ) C'est la troisième fois que je me lève de la nuit. Patrick dort à côté, et mes allées et venues doivent commencer à le déranger, j'imagine. Pourtant, impossible de dormir. Ces derniers jours, mon sommeil est de très mauvaise qualité. Je suis angoissé. Je me retourne dans le lit, sentant comme une énergie liquide me couler dans les veines pour m'exciter et ça m'empêche de fermer l'oeil. Comme si mon corps me refusait de trouver le repos. Mes nuits sont atroces, interminables, et je ne récupère pas. Je suis pris d'une terrible envie de boire, mais je ne descends pas parce que le chien se trouve dans le hall et que je n'ai pas envie de le croiser. Du coup, je reste à l'étage, lisant les livres de la bibliothèque de Patrick ou restant éveillé à regarder l'horloge fixement, tout en pensant à la fatigue qui va pourrir ma journée.
Je me sens mal. De plus en plus souvent. Mal en moi. Le stress me ronge et c'est comme si je ne pouvais plus faire face à ma situation. Ma solitude me pèse. Parce que j'ai trop le temps d'y penser. Et malgré la richesse des évênements récents qui animent ma vie professionnelle, je me sens inutile car je n'ai personne avec qui partager mes espoirs et mes peurs au quotidien, à part mes parents. Je suis fatigué. Physiquement. J'aimerais presque que mon corps puisse craquer, exploser, se désintégrer pour évacuer cette tension et pouvoir retrouver la plénitude de l'après...
Depuis un an, pas un matin où je me lève en me sentant en forme. Et d'être malade pour l'instant n'arrange rien. J'ai constamment l'impression que l'air n'est pas sain autour de moi. Je veux respirer. Je me sens vicié, mes articulations me font mal, ma peau me semble grasse et moîte. J'ai envie de vomir. Comme pour me "nettoyer" intérieurement.
Tout ça parce que je me sens en insécurité. Parce que je n'ai pas les moyens nécessaires à mon aisance vitale et que jour après jour, ça me dissèque.
"Je" m'énèrve. Tellement...
Monday, December 26, 2005
Désagréable ?
Il y a des fois où le jour de Noël prend une tournure bien différente de celle du carcan familial habituel ! Non que le réveillon se soit mal passé ( Que du contraire ) mais le jour qui a suivi, a eu pour moi, cette anneé, des reflets d'absurdie que je n'aurais pas soupçonnés...
Assis dans le wagon vide du Thalys 9927 qui me ramenait à grande vitesse vers Bruxelles où je devais jouer le soir-même, j'ai regardé défiler le paysage avec ce sentiment étrange de n'avoir pas vécu assez intensément les instants que je venais de passer avec ma famille quelques heures auparavant en déballant tous les cadeaux qui se trouvaient près de la cheminée. Le chat était devenu fou d'une souris en mousse qu'on lui avait acheté, j'avais reçu un nouvel ordinateur, ma soeur et mes parents étaient ravis de ce que je leur avais offert, mais tout cela avait été tellement vite que je me demandais si ça n'avait pas été qu'un rêve. Et ça me minait.
La représentation du soir aurait pu être bien meilleure. Mais on n'a pas relevé.
Moi je ne voulais pas rentrer dormir... Seul, du moins.
Alors je me suis décidé à sortir. Seul pourtant, parce que tout le monde avait à faire. Marla et Bruno animaient une soirée au Cabaret ( Boîte que je n'affectionne pas du tout ), Maman rentrait avec son chéri, et Michael était déjà parti avec un garçon qu'il comptait mettre dans son lit...
J'ai donc envoyé quelques sms, à tout hasard, pour voir si quelqu'un souhaitais m'accompagner. -Mon Dieu que je me sens triste quand je fais cela ! Le pauvre gars qui vérifie s'il a des amis-
Pas de réponse positive, sauf de Jéremy. Amusant. Il me proposait de le rejoindre à une soirée où il se trouvait déjà. Pourquoi pas ? Je n'avais simplement pas envie de rentrer et le revoir me plaisait, alors j'ai accepté.
J'ai débarqué vers 23h30 dans l'appartement de Denis, précédé de Jeremy.
Sept autres personnes étaient présentes, et visiblement, un grand nombre d'entre elles, si pas toutes, était déjà émèchées. Un grand gars blond, aux yeux partis dans l'alcool -dont j'apprendrais plus tard qu'il était sous médicaments- vint me voir en essayant de m'embrasser, mais je ne me laissai pas faire, puis nous partîmes chercher de quoi manger parce que j'avais faim... Revenus quelques minutes plus tard, nous nous installâmes, Jeremy et moi, dans la cuisine, où tout en avalant mes frites et en discutant, je vis passer un à un les invités du maître de maison jusqu'à ce que Denis ne vienne me proposer à boire. Jeremy ayant déjà pris soin de me servir, je refusai aimablement avant de me rendre compte, à la tête que faisait Denis, que lui aussi était déjà loin dans l'alcool.
Déroutant.
Je tint conversation comme je le pûs, passant d'un sujet à l'autre, suivant les allers et retours incompréhensibles de la syntaxe de mon interlocuteur, puis lorsqu'il cassa deux verres dans son évier par mollesse musculaire due à la boisson, je compris qu'il valait mieux me concentrer sur Jeremy et je tournai la tête.
- Et tu es toujours désagréable comme ça quand tu es invité chez les gens ?
Je n'en crûs pas mes oreilles.
- Je ne suis pas désagréable, je te posais simplement des questions auxquelles tu ne pouvais pas répondre parce que ton état d'ébriété ne te le permettait pas... Si je t'ai été désagréable, je te prie de m'excuser.
- Non, parce que je te trouve pas super agréable, alors je me demandais.
- Ben, je n'ai pas l'habitude des gens saouls, je ne bois jamais.
- Jamais ?
- Non, je préfère rester sobre.
- Sobre ? Sain... Mais qu'est-ce que ça veut encore dire ? Tu aimes te moquer parce qu'on n'a plus tous nos moyens...
Bang ! Un bruit, puis le grand blond débarque dans la cuisine, le visage rouge de s'être violement cogné contre un chambranle de porte. Tout le monde rit, mais lui s'effondre dans le canapé. Un coma éthylique peut-être ? Après tout, c'est Noël ! On demande de l'aide, et on le porte dans la chambre où on l'allonge tant bien que mal... Denis le déchausse, et m'envoie ses chaussures au visage. Cette fois, il est allé trop loin. On va partir. Je demande à Jéremy de bouger, et il comprend. Un quart d'heure pour dire au revoir. Essais d'embrassade manqués de la part de Nicolas sur ma personne. Les autres ne m'adressent pas même la parole sauf une jeune fille pour me saluer. On descend les cinq étages. Nous voilà dehors. On va dormir chez un ami de Jeremy qui n'est pas chez lui. Vive l'aventure !
Je ne sais pas si je suis vieux avant l'âge, mais je dois bien admettre que l'état des jeunes gens que j'ai vus, tenant compte de leur moyenne d'âge ( 16 à 20 ans ), m'a passablement effrayé. Car bien que j'aie été dans cette tranche d'âge là moi aussi, je n'ai pas souvenir d'un comportement si désinvolte et autant bercé par l'oubli des valeurs de base. Il y a quelque chose de fondamentalement déréglé dans notre société. Quelque chose qu'on ne peut plus maîtriser, et c'est détestable.
( Quel discours, on dirait un fondamentaliste ! )
Je suis désagréable.
Assis dans le wagon vide du Thalys 9927 qui me ramenait à grande vitesse vers Bruxelles où je devais jouer le soir-même, j'ai regardé défiler le paysage avec ce sentiment étrange de n'avoir pas vécu assez intensément les instants que je venais de passer avec ma famille quelques heures auparavant en déballant tous les cadeaux qui se trouvaient près de la cheminée. Le chat était devenu fou d'une souris en mousse qu'on lui avait acheté, j'avais reçu un nouvel ordinateur, ma soeur et mes parents étaient ravis de ce que je leur avais offert, mais tout cela avait été tellement vite que je me demandais si ça n'avait pas été qu'un rêve. Et ça me minait.
La représentation du soir aurait pu être bien meilleure. Mais on n'a pas relevé.
Moi je ne voulais pas rentrer dormir... Seul, du moins.
Alors je me suis décidé à sortir. Seul pourtant, parce que tout le monde avait à faire. Marla et Bruno animaient une soirée au Cabaret ( Boîte que je n'affectionne pas du tout ), Maman rentrait avec son chéri, et Michael était déjà parti avec un garçon qu'il comptait mettre dans son lit...
J'ai donc envoyé quelques sms, à tout hasard, pour voir si quelqu'un souhaitais m'accompagner. -Mon Dieu que je me sens triste quand je fais cela ! Le pauvre gars qui vérifie s'il a des amis-
Pas de réponse positive, sauf de Jéremy. Amusant. Il me proposait de le rejoindre à une soirée où il se trouvait déjà. Pourquoi pas ? Je n'avais simplement pas envie de rentrer et le revoir me plaisait, alors j'ai accepté.
J'ai débarqué vers 23h30 dans l'appartement de Denis, précédé de Jeremy.
Sept autres personnes étaient présentes, et visiblement, un grand nombre d'entre elles, si pas toutes, était déjà émèchées. Un grand gars blond, aux yeux partis dans l'alcool -dont j'apprendrais plus tard qu'il était sous médicaments- vint me voir en essayant de m'embrasser, mais je ne me laissai pas faire, puis nous partîmes chercher de quoi manger parce que j'avais faim... Revenus quelques minutes plus tard, nous nous installâmes, Jeremy et moi, dans la cuisine, où tout en avalant mes frites et en discutant, je vis passer un à un les invités du maître de maison jusqu'à ce que Denis ne vienne me proposer à boire. Jeremy ayant déjà pris soin de me servir, je refusai aimablement avant de me rendre compte, à la tête que faisait Denis, que lui aussi était déjà loin dans l'alcool.
Déroutant.
Je tint conversation comme je le pûs, passant d'un sujet à l'autre, suivant les allers et retours incompréhensibles de la syntaxe de mon interlocuteur, puis lorsqu'il cassa deux verres dans son évier par mollesse musculaire due à la boisson, je compris qu'il valait mieux me concentrer sur Jeremy et je tournai la tête.
- Et tu es toujours désagréable comme ça quand tu es invité chez les gens ?
Je n'en crûs pas mes oreilles.
- Je ne suis pas désagréable, je te posais simplement des questions auxquelles tu ne pouvais pas répondre parce que ton état d'ébriété ne te le permettait pas... Si je t'ai été désagréable, je te prie de m'excuser.
- Non, parce que je te trouve pas super agréable, alors je me demandais.
- Ben, je n'ai pas l'habitude des gens saouls, je ne bois jamais.
- Jamais ?
- Non, je préfère rester sobre.
- Sobre ? Sain... Mais qu'est-ce que ça veut encore dire ? Tu aimes te moquer parce qu'on n'a plus tous nos moyens...
Bang ! Un bruit, puis le grand blond débarque dans la cuisine, le visage rouge de s'être violement cogné contre un chambranle de porte. Tout le monde rit, mais lui s'effondre dans le canapé. Un coma éthylique peut-être ? Après tout, c'est Noël ! On demande de l'aide, et on le porte dans la chambre où on l'allonge tant bien que mal... Denis le déchausse, et m'envoie ses chaussures au visage. Cette fois, il est allé trop loin. On va partir. Je demande à Jéremy de bouger, et il comprend. Un quart d'heure pour dire au revoir. Essais d'embrassade manqués de la part de Nicolas sur ma personne. Les autres ne m'adressent pas même la parole sauf une jeune fille pour me saluer. On descend les cinq étages. Nous voilà dehors. On va dormir chez un ami de Jeremy qui n'est pas chez lui. Vive l'aventure !
Je ne sais pas si je suis vieux avant l'âge, mais je dois bien admettre que l'état des jeunes gens que j'ai vus, tenant compte de leur moyenne d'âge ( 16 à 20 ans ), m'a passablement effrayé. Car bien que j'aie été dans cette tranche d'âge là moi aussi, je n'ai pas souvenir d'un comportement si désinvolte et autant bercé par l'oubli des valeurs de base. Il y a quelque chose de fondamentalement déréglé dans notre société. Quelque chose qu'on ne peut plus maîtriser, et c'est détestable.
( Quel discours, on dirait un fondamentaliste ! )
Je suis désagréable.
Sunday, December 18, 2005
Electricity...
It's a bit like being angry
It's a bit like being scaredConfused and all mixed up
And mad as well
It's like when you've been crying
And you're empty and you're full
I don't know what it is
It's hard to tell
And then suddenly I'm flying
Flying like a bird
Like electricity
Electricty
( "Billy Elliot - The Musical" )
It's a bit like being scaredConfused and all mixed up
And mad as well
It's like when you've been crying
And you're empty and you're full
I don't know what it is
It's hard to tell
And then suddenly I'm flying
Flying like a bird
Like electricity
Electricty
( "Billy Elliot - The Musical" )
Saturday, December 17, 2005
Ils reviennent !
Je n'en ai pas cru mes yeux hier soir, en rentrant de la représentation de FEVER.
En zappant rapidement pour trouver un programme plus ou moins intéressant, je suis tombé sur la BBC ( 1 ou 2, on s'en fiche ! ) et ils étaient là tous les quatre... Sans Robbie, évidemment.
Les TAKE THAT sont de retour ! Tournée prévue en 2006.
Hourraaaaa.
Qui a dit "Il est pathétique" ?
En zappant rapidement pour trouver un programme plus ou moins intéressant, je suis tombé sur la BBC ( 1 ou 2, on s'en fiche ! ) et ils étaient là tous les quatre... Sans Robbie, évidemment.
Les TAKE THAT sont de retour ! Tournée prévue en 2006.
Hourraaaaa.
Qui a dit "Il est pathétique" ?
Thursday, December 15, 2005
FEVER !
Jeudi 8 décembre 2005 - 18h30 :
" - Allô, Antoine ? Salut c'est Nathalie. Dis-moi, est-ce que tu serais libre pour jouer dans un spectacle durant cinq semaines ? C'est assez urgent. Rappelle-moi, merci."
J'avais entendu le téléphone sonner, mais n'avais pas eu le temps de décrocher parce que j'étais dans la cuisine en train de préparer des pâtes, alors j'ai rappelé au plus vite. Messagerie vocale.
" - Nathalie, tu sais, ce n'est pas drôle de faire croire aux jeunes comédiens que tu vas relancer leur carrière, comme ça ! Je reste près de mon téléphone, cette fois. J'attends ton appel."
Je vais continuer en mode narratif, pour ne pas faire une page blog entièrement dialoguée !
Quand Nathalie Uffner m'a rappelé ce soir-là, son ton était assez énervé et elle semblait pressée. Comme poussée par l'urgence dont elle m'avait fait part quelques minutes auparavant. Et pour cause ! Après nous être brièvement salués, elle entra dans le vif du sujet. L'un des comédiens de "Fever" ( La pièce de Sébastien Ministru qui se tiendrait pendant les fêtes. ) venait de déclarer forfait et avait quitté le projet. Etais-je disponible dès le lendemain pour commencer à travailler au plus vite ? Car la première représentation se tiendrait le... mardi 13 ! ( Oui, oui ! Quatre jours plus tard. )
Coup d'oeil rapide sur mon calendrier. Rien de fondamentalement important dans les semaines qui suivaient, si ce n'est mes deux soirs de boulot par semaine que je n'aurais qu'à faire sauter.
Défi lancé ! J'allais remplacer le rôle au pied levé en quatre jours ! Claude Volter avait étudié tout Hamlet en une nuit ? J'en ferais autant pour Fever !
Le temps de faire un envoi internautique du texte, de l'imprimer et je me suis retrouvé à étudier mes vingt-cinq pages de répliques... tout en ouvrant mes deux valises que je remplissais en déclamant. Je n'aurais qu'à sauter dans le premier Thalys disponible du lendemain, et le tour serait joué !
Je suis arrivé à Bruxelles vers 09h50, Nathalie est venue me chercher à la gare et nous avons filé vers le théâtre. Sur les planches à 10h20 pour une première mise en place sans le reste de la troupe. Et un maximum d'indications sur le profil du personnage.
Michael, Maman, ses filles et les danseurs sont arrivés vers 12h00. Tout le monde était en effervescence car certains ne savaient pas encore que le comédien en question avait définitivement quitté la distribution, ni qu'on avait déjà trouvé quelqu'un pour le remplacer et encore moins que c'était moi !
Bonjours affectifs et retrouvailles rapides. Présentation des différents intervenants. Et nous montons tous sur le plateau, car on a du pain sur la planche. Le régisseur lance la musique du final et Bruno démarre la chorégraphie que je dois apprendre, puis c'est au tour de Maman de m'apprendre quelles sont les places que j'occupe dans celle de "Fever"... On s'active, on répète, et on termine la soirée au bar "Chez Maman", avant l'ouverture, à faire des italiennes endiablées pour que le texte soit bien dans ma tête et que les intentions se posent correctement. On fouille dans la réserve de costumes du bar pour me dégotter un petit tailleur bleu et noir, question de ressembler à quelque chose demain.
Je tombe de sommeil chez Vincent qui m'héberge.
Le lendemain à dix heures, rebelotte, passage chez le coiffeur, et répétiton toute la journée. Je répète sans chaussures à talons et cela me donne un côté assez inattendu dans ce monde de travestis haut chaussés. Mon costume ne convient pas à Nathalie, et on décide d'aller en chercher un lundi matin.
Cette fois, l'italienne se fait dans la cave du Vogue bar, pendant que Marla se prépare pour la soirée "Madonna" qu'elle doit animer. Nous grelotons autour du minuscule radiateur électrique, mais l'ambiance est bonne... Tout le monde est soulagé de mon arrivée et de la rapidité de mon apprentissage !
Le filage de dimanche aide encore et toujours mon personnage de Tina à se construire. Je commence à trouver mes marques malgré le stress de l'urgence. Et doucement, je m'amuse...
Lundi, c'est la course au costume !
De H&M à Jennifer en passant par Bershka ou Pimkie, Nathalie et moi cherchons sans relâche une tenue qui mette mon personnage en valeur, car apparement mon personnage
ne brille pas assez dans l'univers emplummé de Feverland. Décision est prise pour une jupe noire et un joli top rose à volants... que je n'utiliserai finalement pas, parce qu'ils sont moche dans la lumière des projecteurs ! Sandy m'entraine alors dans les boutiques du Matonge ( Le quartier africain de Bruxelles ) et me déniche un super tailleur imitation Chanel. Confirmation de Nathalie ! Reste à me trouver une perruque assortie. Propositions de Marla, Choupette et Bruno. Je termine avec un chignon démesuré, limite pièce-montée, sur la tête. Nathalie adore, moi je suis effrayé. Mais je fonce dans la direction qu'elle me propose ; confiance totale !
La dernière chose qui me manque : des souliers à talons.
J'ai pourtant remonté et redescendu toute la chaussée d'Ixelles pour trouver chic et pas cher, mais rien n'y fait. Aucune paire de chaussures à talons en 43 ! C'est la cata... L'heure de la répétition générale approche ! Maman me conseille de passer chez Minuit, le magasin où elle se fournit elle-même. Je fonce, billets d'euros en main ( Dans l'urgence, la prod a les mains légères ! ) et ressors avec lesdits escarpins de 11 cm de talons aiguilles ! Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah.
La représentation se déroule pas mal. Mon personnage plait aux quelques spectateurs présents !
Dernières recommandations de Nathalie. J'ai rendez-vous demain chez l'esthéticienne pour me faire épiler les sourcils et les bras, puis au théâtre pour répéter ma chorégraphie de Jessica Rabbit.
Mardi 13 décembre 2005 :
Mon visage n'est plus le même. J'ai les sourcils épilés, et cela fait tout drôle. Je me sens très vilain, mais les autres ne ressentent pas la même chose. On a toujours des problèmes avec soi-même. Diantre, pourquoi ?
Je répète Jessica Rabbit sans relâche depuis une heure lorsque Choupette arrive avec les morceau de mousse-kapok dans lesquels il va me découper des hanches pour ce soir. Quelques conseils sur ma prestation dans "Il venait d'avoir 18 ans" de Dalida... J'ai l'impression que ma tête va exploser. Trop d'informations en si peu de temps. Je commence à pisser de travers, comme on dit élégament.
Je voudrais un quart d'heure à moi, pour respirer, me retrouver, mais il n'en est plus question. Il est 18h00, et je vais devoir me faire maquiller. Bruno termine la transformation de mon visage... La musique retentit... et j'entre sur scène dans la lumière trop forte de la poursuite qui balaie ma silhouette.
La représentation est un vrai succès !
Tina explose littéralement ce soir-là. Comme si tout le retenu inconscient de mon personnage m'échappait d'un seul coup pour aller s'écraser dans la salle qui hurle de rire à bon nombre de mes répliques... Pourquoi diable ce comédien a-t-il laissé passer un rôle si magique ?
A part quelques erreurs de chorégraphie -aucune de texte !- tout se passe à merveille. Et le lendemain, nous décidons de laisser Jessica Rabbit à Choupette, parce que je ne suis pas obligé d'avoir un numéro glamour, vu que mon personnage ne l'est pas vraiment.
"Fever" est lancé, il nous/m' appartient, ça va déménager et pour la première fois de ma vie, je suis fier de moi !
Joyeux Noël à tous !
" - Allô, Antoine ? Salut c'est Nathalie. Dis-moi, est-ce que tu serais libre pour jouer dans un spectacle durant cinq semaines ? C'est assez urgent. Rappelle-moi, merci."
J'avais entendu le téléphone sonner, mais n'avais pas eu le temps de décrocher parce que j'étais dans la cuisine en train de préparer des pâtes, alors j'ai rappelé au plus vite. Messagerie vocale.
" - Nathalie, tu sais, ce n'est pas drôle de faire croire aux jeunes comédiens que tu vas relancer leur carrière, comme ça ! Je reste près de mon téléphone, cette fois. J'attends ton appel."
Je vais continuer en mode narratif, pour ne pas faire une page blog entièrement dialoguée !
Quand Nathalie Uffner m'a rappelé ce soir-là, son ton était assez énervé et elle semblait pressée. Comme poussée par l'urgence dont elle m'avait fait part quelques minutes auparavant. Et pour cause ! Après nous être brièvement salués, elle entra dans le vif du sujet. L'un des comédiens de "Fever" ( La pièce de Sébastien Ministru qui se tiendrait pendant les fêtes. ) venait de déclarer forfait et avait quitté le projet. Etais-je disponible dès le lendemain pour commencer à travailler au plus vite ? Car la première représentation se tiendrait le... mardi 13 ! ( Oui, oui ! Quatre jours plus tard. )
Coup d'oeil rapide sur mon calendrier. Rien de fondamentalement important dans les semaines qui suivaient, si ce n'est mes deux soirs de boulot par semaine que je n'aurais qu'à faire sauter.
Défi lancé ! J'allais remplacer le rôle au pied levé en quatre jours ! Claude Volter avait étudié tout Hamlet en une nuit ? J'en ferais autant pour Fever !
Le temps de faire un envoi internautique du texte, de l'imprimer et je me suis retrouvé à étudier mes vingt-cinq pages de répliques... tout en ouvrant mes deux valises que je remplissais en déclamant. Je n'aurais qu'à sauter dans le premier Thalys disponible du lendemain, et le tour serait joué !
Je suis arrivé à Bruxelles vers 09h50, Nathalie est venue me chercher à la gare et nous avons filé vers le théâtre. Sur les planches à 10h20 pour une première mise en place sans le reste de la troupe. Et un maximum d'indications sur le profil du personnage.
Michael, Maman, ses filles et les danseurs sont arrivés vers 12h00. Tout le monde était en effervescence car certains ne savaient pas encore que le comédien en question avait définitivement quitté la distribution, ni qu'on avait déjà trouvé quelqu'un pour le remplacer et encore moins que c'était moi !
Bonjours affectifs et retrouvailles rapides. Présentation des différents intervenants. Et nous montons tous sur le plateau, car on a du pain sur la planche. Le régisseur lance la musique du final et Bruno démarre la chorégraphie que je dois apprendre, puis c'est au tour de Maman de m'apprendre quelles sont les places que j'occupe dans celle de "Fever"... On s'active, on répète, et on termine la soirée au bar "Chez Maman", avant l'ouverture, à faire des italiennes endiablées pour que le texte soit bien dans ma tête et que les intentions se posent correctement. On fouille dans la réserve de costumes du bar pour me dégotter un petit tailleur bleu et noir, question de ressembler à quelque chose demain.
Je tombe de sommeil chez Vincent qui m'héberge.
Le lendemain à dix heures, rebelotte, passage chez le coiffeur, et répétiton toute la journée. Je répète sans chaussures à talons et cela me donne un côté assez inattendu dans ce monde de travestis haut chaussés. Mon costume ne convient pas à Nathalie, et on décide d'aller en chercher un lundi matin.
Cette fois, l'italienne se fait dans la cave du Vogue bar, pendant que Marla se prépare pour la soirée "Madonna" qu'elle doit animer. Nous grelotons autour du minuscule radiateur électrique, mais l'ambiance est bonne... Tout le monde est soulagé de mon arrivée et de la rapidité de mon apprentissage !
Le filage de dimanche aide encore et toujours mon personnage de Tina à se construire. Je commence à trouver mes marques malgré le stress de l'urgence. Et doucement, je m'amuse...
Lundi, c'est la course au costume !
De H&M à Jennifer en passant par Bershka ou Pimkie, Nathalie et moi cherchons sans relâche une tenue qui mette mon personnage en valeur, car apparement mon personnage
ne brille pas assez dans l'univers emplummé de Feverland. Décision est prise pour une jupe noire et un joli top rose à volants... que je n'utiliserai finalement pas, parce qu'ils sont moche dans la lumière des projecteurs ! Sandy m'entraine alors dans les boutiques du Matonge ( Le quartier africain de Bruxelles ) et me déniche un super tailleur imitation Chanel. Confirmation de Nathalie ! Reste à me trouver une perruque assortie. Propositions de Marla, Choupette et Bruno. Je termine avec un chignon démesuré, limite pièce-montée, sur la tête. Nathalie adore, moi je suis effrayé. Mais je fonce dans la direction qu'elle me propose ; confiance totale !
La dernière chose qui me manque : des souliers à talons.
J'ai pourtant remonté et redescendu toute la chaussée d'Ixelles pour trouver chic et pas cher, mais rien n'y fait. Aucune paire de chaussures à talons en 43 ! C'est la cata... L'heure de la répétition générale approche ! Maman me conseille de passer chez Minuit, le magasin où elle se fournit elle-même. Je fonce, billets d'euros en main ( Dans l'urgence, la prod a les mains légères ! ) et ressors avec lesdits escarpins de 11 cm de talons aiguilles ! Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah.
La représentation se déroule pas mal. Mon personnage plait aux quelques spectateurs présents !
Dernières recommandations de Nathalie. J'ai rendez-vous demain chez l'esthéticienne pour me faire épiler les sourcils et les bras, puis au théâtre pour répéter ma chorégraphie de Jessica Rabbit.
Mardi 13 décembre 2005 :
Mon visage n'est plus le même. J'ai les sourcils épilés, et cela fait tout drôle. Je me sens très vilain, mais les autres ne ressentent pas la même chose. On a toujours des problèmes avec soi-même. Diantre, pourquoi ?
Je répète Jessica Rabbit sans relâche depuis une heure lorsque Choupette arrive avec les morceau de mousse-kapok dans lesquels il va me découper des hanches pour ce soir. Quelques conseils sur ma prestation dans "Il venait d'avoir 18 ans" de Dalida... J'ai l'impression que ma tête va exploser. Trop d'informations en si peu de temps. Je commence à pisser de travers, comme on dit élégament.
Je voudrais un quart d'heure à moi, pour respirer, me retrouver, mais il n'en est plus question. Il est 18h00, et je vais devoir me faire maquiller. Bruno termine la transformation de mon visage... La musique retentit... et j'entre sur scène dans la lumière trop forte de la poursuite qui balaie ma silhouette.
La représentation est un vrai succès !
Tina explose littéralement ce soir-là. Comme si tout le retenu inconscient de mon personnage m'échappait d'un seul coup pour aller s'écraser dans la salle qui hurle de rire à bon nombre de mes répliques... Pourquoi diable ce comédien a-t-il laissé passer un rôle si magique ?
A part quelques erreurs de chorégraphie -aucune de texte !- tout se passe à merveille. Et le lendemain, nous décidons de laisser Jessica Rabbit à Choupette, parce que je ne suis pas obligé d'avoir un numéro glamour, vu que mon personnage ne l'est pas vraiment.
"Fever" est lancé, il nous/m' appartient, ça va déménager et pour la première fois de ma vie, je suis fier de moi !
Joyeux Noël à tous !
Sunday, November 27, 2005
Le coeur éclaté !

Un coucher de soleil sur Key West, comme dans le très beau "Coeur éclaté", suite du "Coeur découvert", de Michel Tremblay.
Je suis récemment replongé dans la lecture de ces deux livres du célèbre auteur canadien, parce que j'en avais gardé un très fort souvenir lorsque j'avais 19 ans. Une de ces découvertes littéraires que l'on ne ferait jamais si l'on était pas avec la bonne personne au bon moment. ( Vincent, celle-là, elle était pour toi ! )
J'ai revécu avec passion les aventures de Jean-Marc et Mathieu, ce couple qui démarre dans tout sauf le bon sens... L'arrivée de Sébastien, fils de Mathieu... Les craintes du Jean-Marc de 39 ans face à son ami beaucoup plus jeune...
Le temps a passé à vitesse folle et je n'ai pu qu'enchaîner avec la suite.
Il y a des moments qu'on aimerait pouvoir partager avec ceux qu'on apprécie, et grâce aux livres c'est possible. ( Pour autant que ceux qu'on apprécie prennent le temps de se pencher sur la lecture, bien entendu ! )
"Le coeur découvert" & "Le coeur éclaté" m'ont donné cette envie...
A bon entendeur...
Friday, November 18, 2005
Londres 2005 !

Me voilà de retour d'un mid-week de trois jours dans la capitale culturelle anglo-saxonne la plus proche du continent européen... Londres.
Trois jours de pur délice comme toujours et des paillettes plein les yeux pour six mois au moins.
Le voyage organisé par mes soins pour les quelques élèves de l'Ecole Richard Cross intéressés par la comédie musicale s'est très bien déroulé et je pense que tout le monde y a trouvé son compte de magie, d'émotion et de rêve.
Au programme : Quelques grands classiques sur lesquels rien n'est à redire et trois nouveautés pour le plaisir de la découverte. Un petit tour de mes appréciations ? Avec plaisir. Et dans l'ordre, s'il vous plaît.
15 nov ( 14h30 ) :
"Phantom of the opera" - Her Majesty's Theater
Phantom ne change pas et reste un petit bijou de scénographie, même si le spectacle commence à s'user un peu à mon goût. J'ai eu très peur que le rôle de Christine Daaé soit tenu par la pas très brillante Celia Graham que j'avais pu voir lors d'une précédente représentation et dont le nom était indiqué sur le panneau du cast à l'entrée lorsque nous arrivâmes, mais heureusement, c'est une délicieuse Rachel Barell qui apparût sur scène dès le premier tableau. Ouf ! Earl Carpenter pour le rôle du fantôme restera dans la mémoire de mes amis, pour qui c'était le tout premier Musical, et c'est tant mieux car il fût vraiment exceptionnel. ( Surtout dans sa scène finale avec Christine. ) Un premier shot réussi, donc.
- 15 nov ( 19h30 ) :
"The Producers" - Theater Royal Drury Lane
S'il est vrai que cette comédie hilarante a eu un peu de mal à démarrer -suite à un incident technique en cours de première partie, obligeant le rideau à tomber vingt minutes seulement après le début du spectacle-, Producers est néanmoins un spectacle de grande qualité. Et bien que le premier acte soit plus joué que chanté, le second rattrappe toutes les réticences qu'on pourrait avoir si l'on est pas "entré" complètement dans la représentation. Fred Applegate en Max Bialystock fût époustouflant d'énergie et la mise en scène du tableau "Springtime for Hitler" m'a fait doublement rire. D'abord parce que l'idée est brillante, mais surtout parce que soudain je pensais à la situation loufoque : Une salle entière riant aux éclats devant Hitler "Heilant" sans arrêt... Mel Brooks a vraiment réussi un coup de génie. Le style très "Revue" n'a fait qu'ajouter à mon plaisir. Grand escalier, claquettes, plumes, tout y était ! Et en climax, le "Betrayed" de Max Bialystock, une chanson durant laquelle le comédien reprend tous les grands thèmes du spectacle en les enchaînant à une vitesse folle. Une vraie leçon d'interprétation ! Bravo Monsieur Applegate !
- 16 nov ( 14h30 ) :
"Les Misérables" - Queen's Theater
Les Miz sont au Queen's. Adieu le Palace... On s'est levé de très bonne heure, Marie et moi, pour aller chercher les tickets à prix réduits chez TKTS sur Leicester square. £ 26.75/pers. pour des places au 3è rang du parterre ; on était fous de joie.
Pour son vingtième anniversaire, le spectacle s'est payé le luxe de ne pas prendre une ride. Edwige et David ne sauront sans doute jamais ce qu'ils ont raté cet après-midi là, alors que Cédric, Marie et moi, nous versions toutes les larmes de notre corps devant les somptueuses interprétations de Jean Valjean ( Un John Owen Jones tout en splendeur ), Fantine, Marius et Eponine... Seule petite déception : Un Javert pas du tout convaincant à mon sens, mais heureusement, emportés par la grandeur de la narration, Cédric et Marie n'en n'ont pas été gênés.
- 16 nov ( 19h30 ) :
"Mary Poppins" - Prince Edward Theater
Alors là mes amis ! Un régal ! J'avais eu quelques échos de ce musical via un ami de Bruxelles, mais j'étais loin d'imaginer la merveille de soirée que nous allions passer. Un peu décontenancé par le fait que le cast original ne jouait déjà plus, je me demandais si l'actuelle Scarlett Strallen allait me plaire en nounou volante... J'ai passé le plus beau moment de mon année 2005 ! La réadaptation de l'oeuvre de Walt Disney est magistrale, les chorégraphies et les idées de scénographie d'une intelligence et d'une efficacité exemplaire.
Scarlett Strallen EST le personnage. Et pour mon plus grand bonheur, la méchante nurse était toujours interprétée par Rosemary Ashe ( Que j'avais déjà pu voir à plusieurs reprises dans d'autres productions anglaises. )
Le 17 Cherry Tree Lane, reconstitué en intégralité avec un toit mobile qui s'ouvre sur la chambre des enfants a laissé mes collègues de classe sans voix. Mary Poppins a sorti d'un sac en tapisserie tous les objets de grandes tailles comme dans le film. Et bien entendu, on n'a rien compris aux trucages ! Le décor de la banque tout en perspective, Bert qui marche et danse à l'envers sur le cadre de scène, et pour terminer, Mary Poppins s'envolant dans le ciel et passant au dessus du public pour disparaitre dans le plafond de la salle du théâtre, font de ce spectacle LE bijou de cette saison à ne pas manquer... Courez !
- 17 nov ( 14h30 ) :
"Billy Elliot" - Victoria Palace Theater
Sur des musiques d'Elton John -qui ne s'est visiblement pas foulé des masses-, "Billy Elliot" n'a pas fait l'unanimité au sein de notre petit groupe. Personnellement j'ai beaucoup aimé, mais l'accent irlandais ajouté à la mauvaise compréhension de l'Anglais par mes amis, les a quelque peu empêché d'être emporté par le show. D'autant que la pièce ne joue pas du tout sur les envolées musico-lyriques, mais plutôt sur l'émotion de l'instant. Le cast est extrêment bien choisi. La prof de danse, la grand-mère et le père de Billy sont justes à souhait. Mais pour qui s'attend à un musical dans les règles de l'art, il y a de quoi rester un peu sur sa faim. Ce n'est pas mon cas, tant l'histoire me parle et tant le jeu des comédiens est affiné. Le public ne s'y trompe d'ailleurs pas. Toutes les représentations affichent complet jsuqu'à la fin de la saison, et TKTS ne vend pas de 1/2 tarif le jour-même. ( Nous avons tout juste réussi à décrocher les cinq dernières places au deuxième balcon... à £ 31.50/pers. C'est dire ! )
"Electricity", la chanson finale, est délicieuse. Mais je ne suis peut-être pas très objectif ; l'histoire d'un garçon de 11 ans qui fait de la danse alors que ses camarades sont à la boxe m'aura sans doute parlé plus qu'à un autre ? Et les larmes n'ont pas manqué.
Entre les spectacles, les petits passages obligés chez Dress Circle et dans Lisle et Old Compton street se sont bien déroulés. J'ai vu que Ruthie Henshall jouait dans "Woman in White" au Palace Theater, et nous l'avons même croisé alors qu'elle sortait de sa représentation, tandis que nous sortions nous-même de celle de "Mary Poppins"... Une bonne raison de retourner aussi vite que possible dans la capitale du Toffe Nut Latte chez STARBUCKS !
A très vite...
Sunday, November 06, 2005
Allô... Ween ???
Qui a dit que le ridicule tuait ?
Qu'on le pende... Je suis toujours vivant !
Je me suis promené avec mes amis de l'école, déguisé pour la nuit d'Halloween.
Nous nous étions tous donnés bien du mal pour créer nos maquillages sanguinolants, et avions cherché des costumes horrifiques dans ce que nous avions de vêtements.
Mais dans les rues de Paris, nous fûmes... les SEULS !
Visiblement, c'est comme lors des soirées à thème : Les gens sont gênés, ou peureux...
Too bad.
La seule chose effrayante que nous ayons croisé fût une délégation de catholiques extrémistes qui nous ont lancé " Doctrine des démons ! Dénonciation ! " en nous prenant pour des satanistes.
Où va-t-on ?
Qu'on le pende... Je suis toujours vivant !
Je me suis promené avec mes amis de l'école, déguisé pour la nuit d'Halloween.
Nous nous étions tous donnés bien du mal pour créer nos maquillages sanguinolants, et avions cherché des costumes horrifiques dans ce que nous avions de vêtements.
Mais dans les rues de Paris, nous fûmes... les SEULS !
Visiblement, c'est comme lors des soirées à thème : Les gens sont gênés, ou peureux...
Too bad.
La seule chose effrayante que nous ayons croisé fût une délégation de catholiques extrémistes qui nous ont lancé " Doctrine des démons ! Dénonciation ! " en nous prenant pour des satanistes.
Où va-t-on ?
Sunday, October 16, 2005
Tout va bien ! Pom pom pom ! Feel the loooove generation...

Tout va bien.
Pour le mieux, même.
La rentrée à l'école Richard Cross s'est super bien déroulée et les retrouvailles entre élèves et avec l'équipe pédagogique ont été très agréables. Les cours redémarrent dans une ambiance presqu' aussi cool que la fin d'année passée et la rencontre avec les 4 "petits nouveaux" de notre classe se fait en douceur, lors de leurs passages respectifs sur le plateau du Théâtre Le Temple.
Le voyage en Angleterre s'est concrétisé, et nous partons à cinq pour Londres, du 15 au 17 novembre 2005. Au programme : "Phantom of the Opera" ( Ça ne sera que la 4ème fois pour moi ), "Producers", "Les Misérables" ( 6ème fois ), "Mary Poppins" et "Billy Elliot". Mon taux d'adrénaline se renforce un peu plus chaque jour, à mesure qu'on approche de la date de départ.
Sinon, le moral est au beau fixe puisqu' après avoir reçu la bonne nouvelle de la carte Vitale ( Dont je vous parlais précédemment ), mon dossier APL a été accepté et que je touche une chouette petite somme d'aide par mois. ( Aide Personnalisée au Logement pour ceux qui ne connaissent pas ! ) Le beurre dans les épinards, ça fait toujours du bien !
L'autre jour, un peu avant la rentrée, je suis allé boire un café avec Edwige, ma prof de chant en mouvement, et elle m'a proposé de l'accompagner au Centre des Arts Vivants où elle donne d'autres cours, pour voir comment cela se déroulait. Elle m'a fait passer pour son assistant et je me suis amusé à regarder travailler sa classe de jeunes filles avec beaucoup d'intérêt. On découvre pas mal de choses en observant un cours, en fait. Presqu'autant qu'en le suivant soi-même.
Richard nous a fait un retour en force ! Super intéressant. Le genre de session de travail où l'on débloque plein de toutes petites choses essentielles sur lesquelles on n'arrivait pas à mettre le doigt. J'ai été ravi, et j'en ai profité pour poser toutes les questions relatives à mes préoccupations.
Richard est l'un de ces profs magiques qui ont toujours une réponse idéale à vos questionnements. Et c'est un plaisir de l'entendre cerner avec exactitude les solutions qui s'y prettent.
Seul question qui restera sans réponse : Pourquoi avoir décidé de faire travailler les jeunes éliminés de la Star Academy 5 dans notre classe ?
Mais ce n'est qu'une si petite tache de gris dans le jaune de ce début d'année académique, qu'il n'y a pas de quoi en faire un Reblochon. ( Bien que je ne comprenne vraiment pas, vu que nous sommes le groupe qui avons clairement exprimé nos réserves quant à ce programme... )On verra bien.
Jeudi dernier, nous avons été applaudir les comédiens chanteurs de "Un violon sur le toit" au théâtre Comédia. Un bonheur.
Vive et vive toujours la VRAIE comédie musicale.
Sunday, September 18, 2005
Sans voiture ?

Le soleil repointe son nez depuis ce matin sur une ville toute silencieuse !
C'est la fameuse journée sans voiture dans Bruxelles. Vous me laisserez exprimer mes doutes quant à l'intérêt fondamental de ce genre d'action des écologistes, car finalement cela ennuie plus de gens qu'on ne le pense et j'ai du mal à imaginer que l'annuelle promenade au milieu du boulevard Reyers soit le point culturel culminant de la population bruxelloise. Les trams gratuits sont bondés de monde, les enfants hurlent, et les poussettes empêchent la fermeture des portes automatiques ! Et puis il y a quand même des voitures qui circulent, vu que des autorisations spéciales sont octroyées sur demande. Alors à part pour redécouvrir la difficulté des déplacements au temps jadis, et outre le prétexte qu'une telle journée offre à tous ceux qui aiment manger des saucisses trop cuites au milieu des rues, je ne comprends pas pourquoi on s'obstine... Cela ne va rien changer aux modes de fonctionnement du citoyen gamma, et faire croire que ça aurait une incidence sur la qualité de l'air du centre urbain serait un pur mensonge ! Mais soit, aujourd'hui on va tous mettre six fois plus de temps pour arriver aux endroits où l'on se rend d'habitude. ( C'est dimanche, après tout. )
La soirée Bubble Gum d'hier aura été aussi peu haute en couleurs que les précédentes, mais heureusement Ivo était présent et on s'est amusé, comme à l'ordinaire, à imaginer qui pourrait bien rentrer avec qui. Musiques eighties à gogo et génériques télé pour combler les folles de passage. Presque comme au Club Med : Le bonheur, si je veux ! Le réveil aura été lent et agréable... A 14h00 certes, mais dans les bras de Rémy ( Non, pas le régisseur du théâtre de la Toison d'or ! ) et en compagnie du chat de Grégory et... de Grégory !
Un peu de repos s'impose avant d'entamer la lourde tâche de la valise avant le départ de demain pour Paris.
Silence, emporte-moi !
Friday, September 16, 2005
Hommage...
Tuesday, September 13, 2005
Mary Poppins au Prince Edward's Theater.

Et pour commencer, on ira voir le "Mary Poppins" de Disney et Mackintosh !
Le cast original déchire et Laura Michelle Kelly à l'air d'avoir été dessinée pour le rôle !
PS : Et juste une petite parenthèse qui n'a aucun rapport avec le spectacle ! La lettre qu'ouvrent les orphelins Baudelaire ( Dans la version cinématographique de l'oeuvre ) contient un cachet SABENA ! A croire qu'en cherchant dans les choses inconnues, les américains ont du tomber sur ce mot incroyable !
Monday, September 12, 2005
Et si on chantait nus ?

La rentrée en deuxième année à l'école Richard Cross approche !
Vivement le 3 octobre, qu'on se raconte les potins des vacances et qu'on se remette surtout à utiliser nos organes phonatoires. J'ai une envie de retrouver les potes, je vous raconte même pas ! ( Oui, je me laisse un peu aller au niveau de la syntaxe, mais j'avais envie de parler jeune. )
Le passage en Belgique aura été très plaisant. Le projet "Caprices de Marianne" touche à sa fin et les comédiens vont s'envoler dans la série de représentations. Quant à moi, je vais m'en retourner vers mon Paris d'adoption. J'aurai juste eu le temps de revoir tous ceux à qui je tiens au pays du vrai chocolat...
Et tout de même la chance de partager le bonheur de deux amis gays qui se sont mariés le 10 septembre. Une grande fête de 350 personnes qui a démarré à la maison communale de Forest avec une échevine très sympayhique, qui n'en revenait pas de voir tant de monde dans son hall de célébration. Un mariage très protocolaire au Château de Limelette ( Grandes tables et chaises à grands noeuds ) avec cette touche inédite dont seuls les gays ont le secret. Un éléphant taillé dans la glace, un spectacle haut en couleurs et des travestis pour le plus grand plaisir des heureux époux. Et bien entendu une soirée dansante bercée par les mélodies rétro du doux âge de ces messieurs. Que du bonheur, quoi.
Les cours reprendront en beauté puisque la classe de deuxième est assez peu importante en nombre, d'après les échos. De quoi avancer beaucoup plus rapidement à bien des niveaux. Les idées fusent à vitesse de comète dans ma tête depuis le début des vacances. J'ai envie de projets en tous genres. Et je ne vais pas me priver d'en faire part aux autres. Un voyage à Londres pour commencer, question d'aller faire le plein de comédies musicales et puis une idée de création à soumettre à Richard : "Naked Boys Singing" ! Une production toute simple et efficace.
On verra...
Thursday, September 08, 2005
"Six feet under" - saison 4 ! Oh my god !
J'ai fini hier soir les 13 épisodes de la quatrième saison de "SIX FEET UNDER". ( La fameuse série télé qui traite d'une famille d'entrepreneurs de pompes funêbres, aux Etats Unis. )
J'avais cru en avoir eu pour mon argent à la fin de la saison 3 et avait presque trouvé les premiers épisodes de cette nouvelle mouture un peu légers, mais c'était sans compter sur deux épisodes phares qui allaient soudainement me faire changer d'avis ! ( "That's my dog" & "Untitled" ) Cette série est vraiment très bien réalisée et la surprise est toujours au rendez-vous. Surprise ne rimant pas forcément -si pas jamais- avec paillettes et ballons gonflables, mais pour mon plus grand bonheur malgré tout...
Une seule idée me trotte dans la tête depuis hier soir : "Quand le coffret de la 5ème saison sera-t-il disponible ?"
Bonne nuit !
J'avais cru en avoir eu pour mon argent à la fin de la saison 3 et avait presque trouvé les premiers épisodes de cette nouvelle mouture un peu légers, mais c'était sans compter sur deux épisodes phares qui allaient soudainement me faire changer d'avis ! ( "That's my dog" & "Untitled" ) Cette série est vraiment très bien réalisée et la surprise est toujours au rendez-vous. Surprise ne rimant pas forcément -si pas jamais- avec paillettes et ballons gonflables, mais pour mon plus grand bonheur malgré tout...
Une seule idée me trotte dans la tête depuis hier soir : "Quand le coffret de la 5ème saison sera-t-il disponible ?"
Bonne nuit !
Saturday, September 03, 2005
Manque de pot !
Qu'ils nous imposent une cinquième ( et espérons dernière ) édition de l'émission de télé-réalité la plus regardée en France, soit.
Qu'ils y accueillent des nouvelles têtes dans l'équipe Staff et que deux d'entre elles soient professeurs dans l'école de chant que je fréquente depuis un an, pourquoi pas.
Que les candidats chantent faux dès le premier soir, admettons.
Mais essayer de nous faire gober que l'un d'eux est postier dans la vie et que l'autre est mannequin à Bruxelles, il y a de quoi vraiment se demander si cette fois, la Star Academy n'a pas eu réellement envie de se saboter elle-même dès le début des opérations.
Et allons-y gaiement sur les reportages biographiques !
Juste quelques petites questions :
1) Pourquoi le décor dans lequel Jérémie a présenté son audition est le seul à être différent de celui de tous les autres ?
( Ca sent la fausse audition, non ? )
2) Pourquoi les réactions des candidats à l'annonce -par ordinateur- de leur acceptation dans le château fûrent-elles si prévisibles, et pourquoi étaient-ils déjà maquillés ?
( Ca sent la fausse découverte, non ? )
3) Comment se fait-il qu'autant de participants aient perdu l'un de leurs parents ?
( Ca sent les cas sociaux, non ? )
4) Et pourquoi ne parle-t-on pas de la victoire de Jill, la petite belge, à l'émission "Pour la gloire" ( Télévision belge ! ) ?
( Ca sent le réaxage médiatique, non ? )
Bref...
Un top départ de nouvelle saison qui en dit long sur les réelles motivations de l'équipe de production, visiblement plus préoccupée à relever la barre audimatique effondrée qu'à ré-affirmer l' intérêt de sa programmation.
Manque de pot, il y a des téléspectateurs qui connaissent Jill et Jérémie pour de vrai, et il y a fort à parier qu'ils auront un peu de mal à cautionner un tel amas de mensonges étalé aussi rapidement !
Heureusement, Richard reste class et tout en délicatesse. Un morceau de Lindt dans cet univers de brutes...
Qu'ils y accueillent des nouvelles têtes dans l'équipe Staff et que deux d'entre elles soient professeurs dans l'école de chant que je fréquente depuis un an, pourquoi pas.
Que les candidats chantent faux dès le premier soir, admettons.
Mais essayer de nous faire gober que l'un d'eux est postier dans la vie et que l'autre est mannequin à Bruxelles, il y a de quoi vraiment se demander si cette fois, la Star Academy n'a pas eu réellement envie de se saboter elle-même dès le début des opérations.
Et allons-y gaiement sur les reportages biographiques !
Juste quelques petites questions :
1) Pourquoi le décor dans lequel Jérémie a présenté son audition est le seul à être différent de celui de tous les autres ?
( Ca sent la fausse audition, non ? )
2) Pourquoi les réactions des candidats à l'annonce -par ordinateur- de leur acceptation dans le château fûrent-elles si prévisibles, et pourquoi étaient-ils déjà maquillés ?
( Ca sent la fausse découverte, non ? )
3) Comment se fait-il qu'autant de participants aient perdu l'un de leurs parents ?
( Ca sent les cas sociaux, non ? )
4) Et pourquoi ne parle-t-on pas de la victoire de Jill, la petite belge, à l'émission "Pour la gloire" ( Télévision belge ! ) ?
( Ca sent le réaxage médiatique, non ? )
Bref...
Un top départ de nouvelle saison qui en dit long sur les réelles motivations de l'équipe de production, visiblement plus préoccupée à relever la barre audimatique effondrée qu'à ré-affirmer l' intérêt de sa programmation.
Manque de pot, il y a des téléspectateurs qui connaissent Jill et Jérémie pour de vrai, et il y a fort à parier qu'ils auront un peu de mal à cautionner un tel amas de mensonges étalé aussi rapidement !
Heureusement, Richard reste class et tout en délicatesse. Un morceau de Lindt dans cet univers de brutes...
Sunday, August 28, 2005
Ou comment passer trois semaines sans toucher un garçon ?
Voilà donc déjà trois semaines que je suis de retour dans ma petite Bruxelles plate et pluvieuse ! ( Mais que j'aime très fort quand je la compare à Paris la trop grande. )
Joies de la redécouverte des rues sinueuses près de la Grand-Place, souvenirs proustiens grâce l'odeur des gaufres pas loin de la Bourse, petites bouffes entre potes et sorties hautes en couleurs aux soirées BUBBLE GUM remplissent mon agenda pour mon plus grand bonheur !
Le travail chorégraphique sur "Les caprices de Marianne" au Théâtre des Martyrs se passe bien, malgré un départ un peu faussé par une optique trop à l'opposé des désirs du metteur en scène. Aaaaah, mon obstination à vouloir faire des comédiens de vrais danseurs me perdra. Surtout quand on veut seulement les voir faire des passages animés pour lier les scènes entre elles. Mais soit ! On a ré-axé les directions et on avance enfin vers le bon but.
Côté libido, ce serait sympa que ma bonne étoile revienne de son périple "Traversée de l'Atlantique en solitaire" ! Parce que je n'ai pas encore vu l'once d'un centimètre carré de garçon à moins d'un mètre et que je vais finir par me demander si cétait une si bonne idée de changer de déo !
Les boyz de la capitale belge sont beaux et cultivés, mais visiblement il règne une sorte de timidité ambiante - en rapport avec le micro-climat sans doute ?
Deux charmants représentants de la gent masculine m'ont d'ailleurs bien plus hier soir, mais Morphée leur a ouvert ses bras plus tôt que prévu et ils s'en sont retournés chez eux, sans même un baiser sur mes lèvres...
J'espère qu'ils se reconnaîtront en me lisant et qu'on arrangera ça !
Vive la Téquila !
Joies de la redécouverte des rues sinueuses près de la Grand-Place, souvenirs proustiens grâce l'odeur des gaufres pas loin de la Bourse, petites bouffes entre potes et sorties hautes en couleurs aux soirées BUBBLE GUM remplissent mon agenda pour mon plus grand bonheur !
Le travail chorégraphique sur "Les caprices de Marianne" au Théâtre des Martyrs se passe bien, malgré un départ un peu faussé par une optique trop à l'opposé des désirs du metteur en scène. Aaaaah, mon obstination à vouloir faire des comédiens de vrais danseurs me perdra. Surtout quand on veut seulement les voir faire des passages animés pour lier les scènes entre elles. Mais soit ! On a ré-axé les directions et on avance enfin vers le bon but.
Côté libido, ce serait sympa que ma bonne étoile revienne de son périple "Traversée de l'Atlantique en solitaire" ! Parce que je n'ai pas encore vu l'once d'un centimètre carré de garçon à moins d'un mètre et que je vais finir par me demander si cétait une si bonne idée de changer de déo !
Les boyz de la capitale belge sont beaux et cultivés, mais visiblement il règne une sorte de timidité ambiante - en rapport avec le micro-climat sans doute ?
Deux charmants représentants de la gent masculine m'ont d'ailleurs bien plus hier soir, mais Morphée leur a ouvert ses bras plus tôt que prévu et ils s'en sont retournés chez eux, sans même un baiser sur mes lèvres...
J'espère qu'ils se reconnaîtront en me lisant et qu'on arrangera ça !
Vive la Téquila !
Saturday, August 06, 2005
Cent mille fois Sutton Foster !

Une des plus belles découvertes de Broadway : Sutton Foster !
Extraordinaire Millie Dillmount dans "Thoroughly Modern Millie" il y a deux ans ( Rôle pour lequel elle a d'ailleurs décroché le Tony Award de la meilleure actrice ! ), la voici de retour en force dans "Little Women" d'Allan Knee et Jason Howland, la comédie musicale tirée des "Quatre filles du docteur March".
Sur des orchestrations magistrales pour le genre, la voix de Sutton Foster nous emporte tout au long de l'enregistrement musical.
"Astonishing", où elle raconte comment l'homme qu'elle pensait être son meilleur ami la demande en mariage, est une chanson poignante où la jeune actrice dévoile tout son talent d'interprète. Une de ces chansons magiques dont seule Broadway a le secret. Et quand c'est Sutton qui chante, on a le frisson durant les 4 minutes 35 de la mélodie...
" - There's a life that I am meant to lead, alive like nothing I have known..."
Le rôle de Jo semble avoir été écrit pour elle - c'est sans doute le cas - et on a qu'une envie lorsque le disque se termine : le faire redémarrer.
Espérons qu'on vous retrouvera rapidement dans d'autres rôles, brillante comme à l'ordinaire, très chère Sutton.
Friday, July 29, 2005
Plus que quelques jours.

Plus que quelques heures de patience et je serai de retour à Bruxelles pour un projet artistique de grande envergure. Un gros mois de boulot dans une salle obscure de la capitale de la frite, durant lequel je m'appliquerai à faire danser les comédiens du Théâtre de la place des Martyrs. Ça va me faire un bien fou !
Et ce sera l'occasion de faire un petit passage sur les lieux de sortie tant appréciés, pour prendre la température des amis et connaissances...
J'ose espérer que Maman et ses filles ( Voir photo ) seront au top de leur forme, question d'optimaliser deux ou trois soirées.
A très vite...
Tuesday, July 26, 2005
Let me be a Barbie

Et si je devenais une Barbie ?
Juste pour un bout de temps ?
Question d'être parfaite en tous points et de faire rêver les petites filles ( et les petits garçons qui ont déjà tout compris ! ) grâce à mes robes somptueuses et mon style de vie si raffiné ?
Quand je vois la morosité qui traine actuellement dans les esprits, je me dis qu'il faudrait mettre une petite dose de paillettes dans l'histoire...
Roses, ça va de soi !
So, please, let me become a Barbie !
Tuesday, July 12, 2005
Ça s'passe comme ça à l'école Richard Cross !
" L'équipe pédagogique et moi-même sommes heureux de faire le point sur ton année scolaire 2004/05 au sein de l'école Richard Cross.
L'évolution vocale et artistique a été très satisfaisante. Cela reste pour nous un grand plaisir pédagogique de travailler avec un jeune artiste aussi attentif et motivé. Que dire, sinon que tu es capable de tout et que tout te réussit ? Quel bonheur de travailler avec toi, de te voir tout oser, et avec humilité en plus !
AUDITION = Bravo pour cette incursion dans un univers un peu plus formaté que tu avais du mal à visiter... Preuve de ton intelligence et de ton talent.
Nous te proposons donc à la rentrée une place en classe interne / deuxième année.
Richard Cross. "
ET QU'ON NE VIENNE PLUS DIRE QU'ILS SONT LA JUSTE POUR NOUS RABAISSER OU NOUS DEMOLIR !
Bonnes vacances.
L'évolution vocale et artistique a été très satisfaisante. Cela reste pour nous un grand plaisir pédagogique de travailler avec un jeune artiste aussi attentif et motivé. Que dire, sinon que tu es capable de tout et que tout te réussit ? Quel bonheur de travailler avec toi, de te voir tout oser, et avec humilité en plus !
AUDITION = Bravo pour cette incursion dans un univers un peu plus formaté que tu avais du mal à visiter... Preuve de ton intelligence et de ton talent.
Nous te proposons donc à la rentrée une place en classe interne / deuxième année.
Richard Cross. "
ET QU'ON NE VIENNE PLUS DIRE QU'ILS SONT LA JUSTE POUR NOUS RABAISSER OU NOUS DEMOLIR !
Bonnes vacances.
Friday, July 08, 2005
Julien Zuccolin ! ( "Le Groupe" sur Fr2 )
Pardonnez-lui...
Pardonnez-lui, je vous en supplie.
Il vous en sera reconnaissant.
Je ne peux pas croire que ce ne sont pas ses parents qui l'ont forcé à faire ça !
Certain qu'il n'a pas pu se lancer tout seul dans cette terrible production.
Julien doit certainement savoir qu'il n'est pas fait pour jouer la comédie. Je parie qu'il a des retards d'impôts à payer !
Julien, être mignon te suffit déjà tellement largement !
Pardonnez-lui, je vous en supplie.
Il vous en sera reconnaissant.
Je ne peux pas croire que ce ne sont pas ses parents qui l'ont forcé à faire ça !
Certain qu'il n'a pas pu se lancer tout seul dans cette terrible production.
Julien doit certainement savoir qu'il n'est pas fait pour jouer la comédie. Je parie qu'il a des retards d'impôts à payer !
Julien, être mignon te suffit déjà tellement largement !
Wednesday, July 06, 2005
London 2012
Eh bien je ne sais pas pour vous mais en ce qui me concerne, je dois admettre que l'annonce de la victoire du dossier de Londres pour les jeux olympiques de 2012 n'est pas pour me déplaire.
Je crois que la décision du comité des JO est plus raisonnée et équilibrée que les français ne pouvaient s'y attendre, et au moins on pourra respirer dans la capitale du jambon-beurre, cet été-là... ( J'avais déjà envisagé de déserter ! )
Alors bien entendu c'est un sacré coup sur la gueule pour la ville qui s'était tant préparée. Mais n'y avait-il pas d'autres priorités auxquelles les politiques auraient pu s'atteler ? J'ai l'impression que les motivations nationales et internationales sont de moins en moins axées sur les avancées sociales. Et loin de moi l'idée de tenir un discours de réactionnaire effréné, mais les frais qu'allaient occasionner la mise en place des structures olympiques ne pourront-ils pas être débloqués à d'autres fins plus urgentes ?
Je suis complètement attérré par les images de désolation que j'ai pu voir hier soir au journal télévisé. Tous ces espagnols en train de pleurer parce que Madrid n'était pas gagnante. Au secours ! Les gens vivent-ils si peu de choses intéressantes au point de n'avoir que cette nouvelle pour verser leurs larmes ?
Et que penser de ces gens, sur la place de l'hôtel de ville de Paris, arborant des mines dont la gravité rejoignait presque celle des jours de deuil national ?
Bref...
Moi, je soutenais vivement la candidature de Kinshasa, mais visiblement elle ne s'était pas présentée. Et c'est tant mieux pour les Anglais !
Vive le sport.
Je crois que la décision du comité des JO est plus raisonnée et équilibrée que les français ne pouvaient s'y attendre, et au moins on pourra respirer dans la capitale du jambon-beurre, cet été-là... ( J'avais déjà envisagé de déserter ! )
Alors bien entendu c'est un sacré coup sur la gueule pour la ville qui s'était tant préparée. Mais n'y avait-il pas d'autres priorités auxquelles les politiques auraient pu s'atteler ? J'ai l'impression que les motivations nationales et internationales sont de moins en moins axées sur les avancées sociales. Et loin de moi l'idée de tenir un discours de réactionnaire effréné, mais les frais qu'allaient occasionner la mise en place des structures olympiques ne pourront-ils pas être débloqués à d'autres fins plus urgentes ?
Je suis complètement attérré par les images de désolation que j'ai pu voir hier soir au journal télévisé. Tous ces espagnols en train de pleurer parce que Madrid n'était pas gagnante. Au secours ! Les gens vivent-ils si peu de choses intéressantes au point de n'avoir que cette nouvelle pour verser leurs larmes ?
Et que penser de ces gens, sur la place de l'hôtel de ville de Paris, arborant des mines dont la gravité rejoignait presque celle des jours de deuil national ?
Bref...
Moi, je soutenais vivement la candidature de Kinshasa, mais visiblement elle ne s'était pas présentée. Et c'est tant mieux pour les Anglais !
Vive le sport.
Saturday, June 18, 2005
Plus de framboise !
Mais pourquoi y a-t-il donc si peu d'arôme framboise sur les glaçons-fusées que l'on trouve aujourd'hui dans les rayons des supermarchés ?
Moi, la framboise c'est la partie que j'ai toujours préférée et j'aimerais avoir une explication claire !
Avant, si je me souviens bien, l'ordre des couleurs variait d'un sachet de glaçon à l'autre, et on avait quelque fois la chance de trouver un "Rocket" dont la base ( Partie la plus grande ! ) était parfumée à la framboise... Ô joie de l'attente, et surtout de la consommation abusive de ce délicieux met à seule fin de trouver ces spécimen tant convoités.
Or, de nos jours, tous les glaçons sont composés pareillement.
Alors je pousse un cri !
Pourquoi une telle ségrégation des goûts et couleurs ?
Moi, la framboise c'est la partie que j'ai toujours préférée et j'aimerais avoir une explication claire !
Avant, si je me souviens bien, l'ordre des couleurs variait d'un sachet de glaçon à l'autre, et on avait quelque fois la chance de trouver un "Rocket" dont la base ( Partie la plus grande ! ) était parfumée à la framboise... Ô joie de l'attente, et surtout de la consommation abusive de ce délicieux met à seule fin de trouver ces spécimen tant convoités.
Or, de nos jours, tous les glaçons sont composés pareillement.
Alors je pousse un cri !
Pourquoi une telle ségrégation des goûts et couleurs ?
Thursday, June 16, 2005
Ras le OUI ! Plein le NON...
Au secouuuuuuuuuuurs !
Lâchez-nous avec ce foutu referendum sur le traité constitutionnel européen en France. Le français s'est positionné, alors une fois pour toutes, arrêtez de tergiverser. Avançons dans la construction de l'avenir...
Et puis de grâce, cessez de constamment vouloir donner la parole au peuple en toute circonstance sous couvert de "respect de la démocratie". La démocratie ce ne sont pas les manifestations dans les rues. La démocratie, c'est l'individu qui se rend compte de l'importance de sa voix lors d'une élection et qui marque son choix pour élire ceux par qui il souhaite être représenté.
Seulement le vote non-obligatoire, et mal émis de surcroît, ne sert pas un peuple auquel les politiciens n'ont fait que répéter que les failles de leurs politiques étaient dues au grand "E" de l'Europe.
D'autant que de toute manière, le français ne vote pas POUR quelque chose, il vote CONTRE une autre. ( La pauvre petite dame aux airs de grande locutrice qui s'exprimait librement cet après-midi sur RTL dans "Vous avez la parole" en se targant d'être pour l'Europe, l'a bien démontré, avouant avoir tout de même voté NON pour "Donner une bonne leçon à nos politiques !"... Mais vos politiques ne vous avaient rien demandé de la sorte, Madame ! Ils ne faisaient que vous interroger sur l'ouverture et la structure nouvelle de l'Europe. )
Et maintenant, ça se bat aux terrasses des tabacs à coup de cannettes de bière ( Tiens, pourquoi justement cette boisson ? ) entre partisans du OUI et du NON.
Et le désert avance...
Lâchez-nous avec ce foutu referendum sur le traité constitutionnel européen en France. Le français s'est positionné, alors une fois pour toutes, arrêtez de tergiverser. Avançons dans la construction de l'avenir...
Et puis de grâce, cessez de constamment vouloir donner la parole au peuple en toute circonstance sous couvert de "respect de la démocratie". La démocratie ce ne sont pas les manifestations dans les rues. La démocratie, c'est l'individu qui se rend compte de l'importance de sa voix lors d'une élection et qui marque son choix pour élire ceux par qui il souhaite être représenté.
Seulement le vote non-obligatoire, et mal émis de surcroît, ne sert pas un peuple auquel les politiciens n'ont fait que répéter que les failles de leurs politiques étaient dues au grand "E" de l'Europe.
D'autant que de toute manière, le français ne vote pas POUR quelque chose, il vote CONTRE une autre. ( La pauvre petite dame aux airs de grande locutrice qui s'exprimait librement cet après-midi sur RTL dans "Vous avez la parole" en se targant d'être pour l'Europe, l'a bien démontré, avouant avoir tout de même voté NON pour "Donner une bonne leçon à nos politiques !"... Mais vos politiques ne vous avaient rien demandé de la sorte, Madame ! Ils ne faisaient que vous interroger sur l'ouverture et la structure nouvelle de l'Europe. )
Et maintenant, ça se bat aux terrasses des tabacs à coup de cannettes de bière ( Tiens, pourquoi justement cette boisson ? ) entre partisans du OUI et du NON.
Et le désert avance...
Friday, June 10, 2005
C'est fait !
Terminé.
Au revoir les amygdales gonflées et surtout gonflantes...
Je suis entré à la clinique Saint Joseph de Senlis vers 07h30, hier matin. Les couloirs étaient très calmes à cette heure de la journée, et une sympathique infirmière m'a indiqué la chambre que j'allais occuper.
( N° 122 ) Une petite prise de tension ( Normale ) et de température ( Anormalement basse : 34.5 C° ) avant de me donner la combinaison de mousseline à enfiler quand je serais prêt à partir pour le bloc opératoire ( Et tout nu, s'il vous plait ! ) puis elle m'a dit qu'elle viendrait me prémédiquer à 09h00.
Petite discussion avec maman, et à 09h00 j'étais tout nu sous ma tunique bleue, chaussons verts aux pieds et bonnet blanc sur la tête. Un petit cachet avalé, et me voilà partant vers une sensation d'apaisement total, au point de ne plus avoir envie de parler ni d'écouter... Le brancardier est arrivé et surprise, alors que je devais entrer en salle d'opération à 10h30, il m'avertit que le docteur avait de l'avance.
Tout allait donc aller plus vite que prévu.
Je suis parti allongé sur mon lit, poussé par ce chouette gars qui me parlait, puis je suis arrivé dans la salle des poses de perfusions. ( Alors, ça par contre, quand c'est la première fois, je peux vous dire que c'est douloureux... Et la gentille demoiselle à beau eu me dire de respirer fort, j'ai vu des étoiles ! ) A côté de mon lit, une dame se faisait perfuser également par une jeune infirmière en plein examen, sous l'oeil attentif de ses inspectrices. Malheureusement pour elle, la jeune infirmière ne trouvait pas la veine... Un petit bonjour de mon ORL, et me revoilà parti. On me change de table, et l'anesthésiste me transfère la perfusion. " Voilà j'ai mis le liquide anesthésiant ; vous allez vous endormir, d'accord ? "... Juste le temps de dire oui, de regarder une dernière seconde la grande lampe à 9 ampoules, et puis plus rien...
Ou du moins jusqu'à ce que mes yeux se rouvrent à 18h00 dans la chambre verte que j'avais trouvée comme point de départ. Mon père et ma soeur devant moi, attendant patiemment mon réveil.
Pas de douleur violente. Juste une désagréable sensation d'incapacité vocale et un inconfort dans les genoux. ( Car vu ma couleur de peau en sortant du bloc, les infirmières avaient préféré relever le bout de mon lit pour éviter toute chute de tension. )
J'ai mis quelques instants à me réveiller complètement, puis je me suis relevé pour "communiquer", mais c'est surtout ma soeur qui a parlé. Elle m'a expliqué qu'elle était déjà passée vers 12h00 lorsque je venais de sortir de la salle d'opération et que je lui avais fait bonjour de la main, que j'avais dit que tout allait bien, que je m'étais relevé pour me moucher et que j'avais demandé qu'on baisse le matelas au niveau de mes pieds. Seulement de tout cela, je n'en ai AUCUN souvenir. En rigolant, elle m'a encore dit que j'avais envoyé balader ma mère du regard lorsqu'elle s'était permise de me mettre en garde avant de me moucher, et que je m'étais plains de la douleur que me faisait mon bacster de manière très théâtrale. ( Un grand "Ouille ouille ouille", mot que je n'utilise jamais. ) Bref, j'étais dans ce faux réveil post-opératoire, où visiblement l'esprit est conscient mais pas le corps. J'ai passé une nuit en observation après avoir avalé un délicieux repas-purée et deux anti-douleur, et je suis revenu à la maison de Chamant pour entamer ma convalscence. C'est parti pour dix jours de silence presque total...
Y'en a qui vont apprécier !
Au revoir les amygdales gonflées et surtout gonflantes...
Je suis entré à la clinique Saint Joseph de Senlis vers 07h30, hier matin. Les couloirs étaient très calmes à cette heure de la journée, et une sympathique infirmière m'a indiqué la chambre que j'allais occuper.
( N° 122 ) Une petite prise de tension ( Normale ) et de température ( Anormalement basse : 34.5 C° ) avant de me donner la combinaison de mousseline à enfiler quand je serais prêt à partir pour le bloc opératoire ( Et tout nu, s'il vous plait ! ) puis elle m'a dit qu'elle viendrait me prémédiquer à 09h00.
Petite discussion avec maman, et à 09h00 j'étais tout nu sous ma tunique bleue, chaussons verts aux pieds et bonnet blanc sur la tête. Un petit cachet avalé, et me voilà partant vers une sensation d'apaisement total, au point de ne plus avoir envie de parler ni d'écouter... Le brancardier est arrivé et surprise, alors que je devais entrer en salle d'opération à 10h30, il m'avertit que le docteur avait de l'avance.
Tout allait donc aller plus vite que prévu.
Je suis parti allongé sur mon lit, poussé par ce chouette gars qui me parlait, puis je suis arrivé dans la salle des poses de perfusions. ( Alors, ça par contre, quand c'est la première fois, je peux vous dire que c'est douloureux... Et la gentille demoiselle à beau eu me dire de respirer fort, j'ai vu des étoiles ! ) A côté de mon lit, une dame se faisait perfuser également par une jeune infirmière en plein examen, sous l'oeil attentif de ses inspectrices. Malheureusement pour elle, la jeune infirmière ne trouvait pas la veine... Un petit bonjour de mon ORL, et me revoilà parti. On me change de table, et l'anesthésiste me transfère la perfusion. " Voilà j'ai mis le liquide anesthésiant ; vous allez vous endormir, d'accord ? "... Juste le temps de dire oui, de regarder une dernière seconde la grande lampe à 9 ampoules, et puis plus rien...
Ou du moins jusqu'à ce que mes yeux se rouvrent à 18h00 dans la chambre verte que j'avais trouvée comme point de départ. Mon père et ma soeur devant moi, attendant patiemment mon réveil.
Pas de douleur violente. Juste une désagréable sensation d'incapacité vocale et un inconfort dans les genoux. ( Car vu ma couleur de peau en sortant du bloc, les infirmières avaient préféré relever le bout de mon lit pour éviter toute chute de tension. )
J'ai mis quelques instants à me réveiller complètement, puis je me suis relevé pour "communiquer", mais c'est surtout ma soeur qui a parlé. Elle m'a expliqué qu'elle était déjà passée vers 12h00 lorsque je venais de sortir de la salle d'opération et que je lui avais fait bonjour de la main, que j'avais dit que tout allait bien, que je m'étais relevé pour me moucher et que j'avais demandé qu'on baisse le matelas au niveau de mes pieds. Seulement de tout cela, je n'en ai AUCUN souvenir. En rigolant, elle m'a encore dit que j'avais envoyé balader ma mère du regard lorsqu'elle s'était permise de me mettre en garde avant de me moucher, et que je m'étais plains de la douleur que me faisait mon bacster de manière très théâtrale. ( Un grand "Ouille ouille ouille", mot que je n'utilise jamais. ) Bref, j'étais dans ce faux réveil post-opératoire, où visiblement l'esprit est conscient mais pas le corps. J'ai passé une nuit en observation après avoir avalé un délicieux repas-purée et deux anti-douleur, et je suis revenu à la maison de Chamant pour entamer ma convalscence. C'est parti pour dix jours de silence presque total...
Y'en a qui vont apprécier !
Wednesday, June 08, 2005
Jour J - 1 !!!
Et voilà... On y est.
Je rentre en clinique demain pour me faire enfin retirer les amygdales.
J'avoue : maintenant que c'est tout proche, j'appréhende un peu le déroulement de la journée qui m'attend ! En même temps, je ne suis pas le premier à qui ça arrive, donc je reste dans les limites de mon calme, tout anésthésié que je suis à l'avance par une super sinusite que j'ai choppée il y a deux jours.
Ce que c'est que de se balader dans les rues de Paris en T-shirt après une première journée chaude !
Anne Bancroft est décédée hier d'un cancer, dans sa chambre d'hôpital aux Etats-Unis. C'est triste, et j'ai eu un pincement au coeur en l'apprenant aux journal de 13h aujourd'hui... Cette comédienne drôlissime et surtout poignante à souhait, qui était l'épouse de Mel Brooks, va manquer aux écrans et à la scène ! ( Admirable dans "Le lauréat" avec Dustin Hoffmann mais aussi dans "Torch Song Trilogy" en mère juive de Harvey Fierstein. )
J'ai hâte d'être dans dix jours...
Non seulement parce que ma convalescence sera terminée, mais également parce que je pourrai me remettre en recherche active de travail. Il faut absolument que je me trouve quelque chose à faire pour juillet car le loyer sera là en début de mois et que je ne vais déjà pas pouvoir bosser en juin, vu la présentation finale de l'école Richard Cross et les jours de repos imposés par l'opération.
Je rentre en clinique demain pour me faire enfin retirer les amygdales.
J'avoue : maintenant que c'est tout proche, j'appréhende un peu le déroulement de la journée qui m'attend ! En même temps, je ne suis pas le premier à qui ça arrive, donc je reste dans les limites de mon calme, tout anésthésié que je suis à l'avance par une super sinusite que j'ai choppée il y a deux jours.
Ce que c'est que de se balader dans les rues de Paris en T-shirt après une première journée chaude !
Anne Bancroft est décédée hier d'un cancer, dans sa chambre d'hôpital aux Etats-Unis. C'est triste, et j'ai eu un pincement au coeur en l'apprenant aux journal de 13h aujourd'hui... Cette comédienne drôlissime et surtout poignante à souhait, qui était l'épouse de Mel Brooks, va manquer aux écrans et à la scène ! ( Admirable dans "Le lauréat" avec Dustin Hoffmann mais aussi dans "Torch Song Trilogy" en mère juive de Harvey Fierstein. )
J'ai hâte d'être dans dix jours...
Non seulement parce que ma convalescence sera terminée, mais également parce que je pourrai me remettre en recherche active de travail. Il faut absolument que je me trouve quelque chose à faire pour juillet car le loyer sera là en début de mois et que je ne vais déjà pas pouvoir bosser en juin, vu la présentation finale de l'école Richard Cross et les jours de repos imposés par l'opération.
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