Tuesday, September 11, 2007
Ça répète ferme !
Coucou tout le monde !
Surprise : Un petit extrait des répétitions des "Précieuses ridicules".
Hier, c'était le premier passage sur scène en costumes. Un grand moment de couleurs et de scintillance ! Et vive le perruquage ! ( Non, malheureusement, vous ne les verrez pas à l'image... Gardons un minimum de suspense ! )
Le travail devient vraiment très approfondi, et l'énergie qui se dégage des deux spectacles est en très bonne voie.
Avant-première le 19 septembre... J - 9.
Sunday, September 09, 2007
Saturday, September 08, 2007
Première vidéo perso !
Une première petite vidéo réalisée de mes propres mains !
Juste question de voir si tout fonctionne correctement...
Et -si c'est le cas- en ajouter plein plein !
Tuesday, September 04, 2007
HAIRSPRAY : Deux fois en deux jours ! C'est grave, docteur ?

C'est sorti !
C'est magistral.
C'est à voir absolument. Je veux un film comme cela tous les deux mois, s'il vous plaît, Père Noël ! Travolta est a croquer ( Dans tous les sens du terme ! ) et chaque personnage est un spectacle entier à lui tout seul.
Courrez. Régalez-vous. You can't stop the beat !
C'est à déguster sur grand écran autant que faire se peut...
Si j'atteins les dix fois, je refais une page dessus !
Je file, je dois aller réserver mes billets pour la séance de demain soir !
Thursday, August 30, 2007
J'ai retrouvé Malina !
J'ai rêvé que cette superbe voix gagne l'Eurovision ...
Malheureusement, c'est Dana International qui a remporté la victoire, cette année-là.
Mais Malina Olinescu reste dans mon coeur depuis cette soirée de 1998 !
Tuesday, August 21, 2007
Période de fatigue... physique. ( Rassurons-nous )
Salut mes lecteurs favoris...
Comment se passent vos derniers jours de vacances ?
Bientôt la rentrée ( ou déjà pour certains, comme moi ! ).
Tout va bien dans mon petit monde. Pas de problèmes graves à signaler. Les répétitions des deux pièces de Molière au Théâtre du Parc ont redémarré en force. Et après seulement trois jours de travail, nous avons fini complètement la mise en place définitive sur plateau de "L'impromptu de versailles". J'avais un peu peur de ne pas m'amuser réellement dans cette pièce, au vu du propos et du côté stagnant de la mise en place, mais j'admets que je me trompais ! Je prends un pied dingue. L'équipe est super. Et tout le monde donne une énergie terrible dans le spectacle. Les rires sont constants et c'est un plaisir tant pour nous que pour le metteur en scène, visiblement.
Hier, nous avons entamé "Les précieuses ridicules" et... Pareil !
Je suis vraiment content que Toni Cecchinato ait pensé à moi pour ce rôle de Lagrange ! Pour la première fois depuis que je fais ce métier, je peux exprimer un côté bien plus masculin de moi et laisser sortir les énergies testostéronées de mon petit corps.
Certains doivent sourire en me lisant, mais je vous promets que c'est le bonheur de me rendre compte qu'il y a un vrai garçon à l'intérieur de moi. Parce que S.T.A.R.S. mis à part, à force de me distribuer toujours dans des rôles d'homosexuels exhubérants et colorés, les metteurs en scène ont fini par me faire douter de mes capacités dans ce type de registre. Toni est suffisemment élégant pour relever avec simplicité les écarts de jeu qui peuvent survenir, et je suis enchanté de remarquer qu'il n'y en a pas tant que cela. J'avais vraiment la crainte d'être pris pour la grande folle de service. ( Quelle belle opinion de moi, hein ? ) Mais il semble que ce ne soit pas le cas. Sur le plateau, du moins... Pour le reste, je ne suis pas dans la tête des gens.
Ce qui m'a vraiment remis en confiance c'est qu'à la sortie d'un des services de répétitions antérieurs, le directeur du théâtre a dit à Toni que les deux marquis étaient vraiment bien. Sur quoi Toni a répondu qu'il avait donc bien fait d'insister... Intrigué, fred et moi, avons demandé si le directeur avait douté, et toni nous a répondu que "Pour l'un des deux OUI". j'ai tout de suite compris que c'était de moi qu'il s'agissait. Comment aurait-il pu en être autrement. Mais je n'en ai été que plus heureux de la réplique du directeur sur notre travail, évidemment.
Vous est-il déjà arrivé de vous sentir prisonnier d'une image que les gens se font de vous ? Vous devez alors comprendre l'état dans lequel je pouvais me trouver.
A côté de cela, comme je le disais précédemment, tout va bien.
La seule chose qui m'inquiète est ma situation financière. En effet, entre les frais d'abonnement de téléphone, d'internet, les loyers, les charges, le gaz et l'électricité... Sans oublier les relevés VISA ! Ce mois ci, j'ai vraiment l'impression de ne pas voir la sortie du tunnel. D'autant que le Conservatoire ne m'a toujours pas payé les heures prestées en mai !
Et pour ce qui est du côté affectif : Passons !
Bonne journée à tous.
Comment se passent vos derniers jours de vacances ?
Bientôt la rentrée ( ou déjà pour certains, comme moi ! ).
Tout va bien dans mon petit monde. Pas de problèmes graves à signaler. Les répétitions des deux pièces de Molière au Théâtre du Parc ont redémarré en force. Et après seulement trois jours de travail, nous avons fini complètement la mise en place définitive sur plateau de "L'impromptu de versailles". J'avais un peu peur de ne pas m'amuser réellement dans cette pièce, au vu du propos et du côté stagnant de la mise en place, mais j'admets que je me trompais ! Je prends un pied dingue. L'équipe est super. Et tout le monde donne une énergie terrible dans le spectacle. Les rires sont constants et c'est un plaisir tant pour nous que pour le metteur en scène, visiblement.
Hier, nous avons entamé "Les précieuses ridicules" et... Pareil !
Je suis vraiment content que Toni Cecchinato ait pensé à moi pour ce rôle de Lagrange ! Pour la première fois depuis que je fais ce métier, je peux exprimer un côté bien plus masculin de moi et laisser sortir les énergies testostéronées de mon petit corps.
Certains doivent sourire en me lisant, mais je vous promets que c'est le bonheur de me rendre compte qu'il y a un vrai garçon à l'intérieur de moi. Parce que S.T.A.R.S. mis à part, à force de me distribuer toujours dans des rôles d'homosexuels exhubérants et colorés, les metteurs en scène ont fini par me faire douter de mes capacités dans ce type de registre. Toni est suffisemment élégant pour relever avec simplicité les écarts de jeu qui peuvent survenir, et je suis enchanté de remarquer qu'il n'y en a pas tant que cela. J'avais vraiment la crainte d'être pris pour la grande folle de service. ( Quelle belle opinion de moi, hein ? ) Mais il semble que ce ne soit pas le cas. Sur le plateau, du moins... Pour le reste, je ne suis pas dans la tête des gens.
Ce qui m'a vraiment remis en confiance c'est qu'à la sortie d'un des services de répétitions antérieurs, le directeur du théâtre a dit à Toni que les deux marquis étaient vraiment bien. Sur quoi Toni a répondu qu'il avait donc bien fait d'insister... Intrigué, fred et moi, avons demandé si le directeur avait douté, et toni nous a répondu que "Pour l'un des deux OUI". j'ai tout de suite compris que c'était de moi qu'il s'agissait. Comment aurait-il pu en être autrement. Mais je n'en ai été que plus heureux de la réplique du directeur sur notre travail, évidemment.
Vous est-il déjà arrivé de vous sentir prisonnier d'une image que les gens se font de vous ? Vous devez alors comprendre l'état dans lequel je pouvais me trouver.
A côté de cela, comme je le disais précédemment, tout va bien.
La seule chose qui m'inquiète est ma situation financière. En effet, entre les frais d'abonnement de téléphone, d'internet, les loyers, les charges, le gaz et l'électricité... Sans oublier les relevés VISA ! Ce mois ci, j'ai vraiment l'impression de ne pas voir la sortie du tunnel. D'autant que le Conservatoire ne m'a toujours pas payé les heures prestées en mai !
Et pour ce qui est du côté affectif : Passons !
Bonne journée à tous.
Saturday, August 11, 2007
52 ans ! Vive maman...
Juste un tout petit mesage de rien du tout pour souhaiter encore un super anniversaire à ma petite mouma préférée. La soirée d'hier soir était très très réussie. Et j'espère qu'elle s'est autant amusée que les convives.
Saturday, July 28, 2007
Vous avez dit "7ème ciel" ?

Vive le cinéma !
Vive la télé !
Vivent les tournages...
On ne peut pas dire que mes deux jours de prestation sur "7ème ciel Belgique", la fameuse série belge, auront fait défaut d'ambiance ! Entre mon personnage de contrôleur de la TEC ( Compagnie des transports en commun wallonne ) à Tournai et celui de Crystal, travesti prostitué de la gare du nord à Bruxelles je n'aurai eu que du plaisir à donner la réplique à une Stéphanie très en forme !
On passera sur le rendez-vous fixé à 00.30 le 27 juillet pour être à temps, alors que nous avons effectivement commencé à tourner la scène à 04h30. Après tout, attendre, c'est la loi des tournages. Et dans des moments comme celui-là, on est surtout très heureux d'être silhouette et pas figurant. Car, en minijupe, sous la pluie battante et dans le vent pendant 8 heures d'affilée pour 20 euros, j'avoue que je ne le ferais pas.
Personnellement, j'ai gentiment patienté bien au chaud dans le foyer jusqu'à ce qu'on vienne me chercher pour dire mes 4 répliques. Et j'ai vraiment eu pitié de ces pauvres nanas qui devaient rester dans le cadre derrière moi sous la drache et qui étaient là depuis le début de la soirée...
Mais l'important c'est qu'on s'est bien amusé. Et j'espère qu'à défaut d'être le rôle de ma vie, Crystal apportera juste une chouette touche de couleur à ce feuilleton bruxellois dont je n'ai encore jamais vu aucun épisode...
Saturday, July 21, 2007
Et ensuite ?
Faut dire qu'à force de rédiger mon petit blog tout rose et tout gentil, j'en oublie la réalité de la vie, moi...
Wednesday, July 18, 2007
C'en est trop !

Voilà, ça y est je suis arrivé à saturation : Là, j'en ai marre, marre, marre, marre , marre, marre, marre d'être seul. J'en peux plus. Je me noie dans mon espace vital vide. Je tourne fou. Je respire mal. J'ai envie de quelqu'un pour partager mes jours. J'ai besoin d'une présence qui respire avec moi, qui rigole avec moi, qui pleure avec moi.
J'en ai marre de vider la machine à laver et de n'y trouver que des vêtements à moi, marre de ne préparer qu'un seul petit déjeuner le matin, marre de passer mon temps à envoyer des sms aux gens pour faire des activités avec eux et ne jamais avoir de réponse positive. Marre de n'avoir comme objectif que ma carrière professionnelle.
Marre de chercher.
Marre que ça fasse huit ans.
Marre.
J'ai envie qu'on m'aime. J'ai envie qu'on m'aime maintenant. Tout de suite. Pour longtemps. J'ai envie de me coucher dans les bras de mon amoureux devant la télé et ne penser à rien. J'ai envie de partir en week end et déconnecter.
J'ai envie de ne pas me sentir con quand les gens sont pas sympa avec moi dans mon boulot, en sachant que j'ai autre chose pour relativiser. J'ai besoin de câlins, tous les jours. J'ai besoin qu'on me touche. Je me déssèche, et mon coeur est en train de faire pareil. Je pourris de l'intérieur.
Je veux du bruit dans mon appartement. Je veux de la vaisselle sale dans l'évier. Je veux rentrer et devoir faire attention au bruit parce que quelqu'un dort. Je veux arrêter d'être frustré après les coups d'une nuit avec des hommes qui me disent "C'était pas génial, hein, la pénétration, avec toi". Je veux arrêter de me sentir coupable d'avoir envie de tenir la main de quelqu'un dans la rue. Je veux arriver à pouvoir tenir la main de quelqu'un dans la rue.
J'ai envie d'être invité à des barbecues, à des soirées, à des moments inoubliables avec la personne qui partage mes jours. j'ai envie de trouver l'énergie de mon existence dans autre chose que moi-même. J'ai besoin d'une nouvelle force. J'ai besoin de ne pas penser. De ne pas stresser.
Je veux qu'on soi avec moi, pas que fier de moi.
J'en ai maaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaarre !
Où es-tu, nom de Dieu ?
Tuesday, July 17, 2007
Où est-il ???
Incroyable !
Mickey, Donald et elle, on s'en contre fout.
( Enfin, pas complètement, mais bon... )
Mais lui !
Ce superbe garçon !
Qu'est-il devenu.
Si tu vis encore, je t'épouse !
Sunday, July 01, 2007
Gay Pride ne rime pas avec culture générale !

On ne peut vraiment pas dire que nos efforts pour la Gay Pride parisienne auront été vains, cette année, c'est évident !
Levés tout spécialement à 10h00 du matin pour commencer le long maquillage qui devait nous transformer respectivement en Glinda-La-Gentille-Sorcière-Du-Nord (Cédric ) et Elphaba-La-Méchante-Sorcière-De-L'Ouest ( moi ), notre travail a été récompensé tout au long des quatre heures de marche par des centaines de photographes amateurs et professionnels, nous demandant de poser pour ou avec eux !
Les regards étaient émerveillés, les sourires sincères et je dois bien admettre que le fait d'être peinturluré intégralement de vert a vraiment fait de l'effet.
Par contre, ce qui est cruellement désolant, c'est le manque de culture générale des spectateurs... Et notre savant travail de composition d'un duo célèbre, de création de costumes merveilleux se calquant au détail près sur les costumes originaux des personnages du film, n'aura, par contre, pas fait mouche du tout...
Puisque la majorité des gens nous auront hurlé : "- Oooh ! Elles sont belles, la mariée et la femme de Schrek !"
Non, mais je rêve ! Des heures de couture, une perruque à 60,00€, un maquillage avec les produits utilisés pourle spectacle de Broadway, et tout cela pour s'entendre dire La Femme de Schrek !
Petites précisions les cocos :
- La femme de Schrek est obèse.
- La femme de Schrek est rousse.
- La femme de Schrek n'est pas habillée de noir.
- La femme de Schrek a un gros nez.
- La femme de Schrek n'a pas de cape.
Je me demande vraiment ce qui va sortir l'an prochain quand nous proposerons La Belle au Bois Dormant et Maléfice... On va peut-être nous taxer de papas pingouins, qui sait !
P.S. : Ceux qui veulent nous voir en live peuvent se rendre sur le lien suivant
http://sensitif.fr/fiertes2007.html
A très vite !
Wednesday, June 27, 2007
Barbra Streisand à Bercy - Paris

Dans toute vie, il y a des moments inoubliables.
De ces moments qui n'ont pas de prix. ( Et tant mieux, dans ce cas-ci, tout particulièrement, vu que le prix des places était de 480,00 € !)
Arrivés à Bercy pour 19h00, de façon à pouvoir rester à l'aise avant que le concert ne commence, et surtout pour pouvoir prendre le temps de jeter un coup d'oeil sur le large merchandising proposé autour du spectacle, nous avons montés les marches de la sortie de métro et découvert que nous étions loin d'être les seuls à avoir pensé à faire la même chose ! Trois-quatre cents personnes se bousculaient déjà devant les portes de la salle. Et quand Patrick nous distribua à chacun notre ticket d'entrée, nous dûmes encore patienter quelques instants à l'extérieur avant de pouvoir accéder au hall d'entrée.
Téléphones portables et caméras vidéos étaient savament contrôlés, mais pas interdits en dessous d'un certain nombre de pixels et cela prenait du temps, vu le nombre de spectateurs présents.
Une fois dans le hall, nous nous rendîmes vers la porte d'entrée stipulée sur les billets, et Patrick alla acheter des programmes et des affiches pour ceux qui en désiraient. ( Vous posez-vous un seul instant la question en ce qui me concerne ? )
Une petite coupe de Champagne offerte par son papa, puis nous prîmes enfin place dans la salle.
Je n'avais jamais été à Bercy, ni d'ailleurs dans un complexe de taille identique. Impressionnant. Nos places se situaient côté jardin de la scène, face au plateau. Idéales !
Le concert ne démarrerait pas à l'heure, c'était certain, et les gens entraient et sortaient, à la recherche de leurs amis et parents, d'autres passant une dernière fois aux toilettes avant le grand moment.
Sous une petite nuée d'applaudissement, les VIP arrivèrent : Charles Aznavour, Line Renaud, Jean-Paul Belmondo, Alain Delon, Michel Legrand, Cécilia Sarkozy, Muriel Robin, Amanda Lear, Pierre Palmade, Régine, Bernard Kouchner, Christine Ockrent,...
Puis soudain les lumières baissèrent et les premières notes de l'ouverture démarrèrent avec force. Incroyable ! Un orchestre de 58 musiciens jouait pour le public hystérique.
4 minutes 20' de patience pour enfin découvrir la star des stars, au centre du plateau, toute de noir vêtue. Applaudissements standing ovation de 2 minutes, hurlements de joie et compliments hurlés à travers la foule... Le spectacle avait vraiment commencé.
De son plus beau sourire, elle remercia le chaleureux accueil qui lui était fait et s'avança pour entamer " Starting here, starting now " en guise d'ouverture.
J'ai passé deux des plus merveilleuses heures de mon existence.
L'enchainement des chansons fut aussi surprenant qu'on pouvait l'attendre. Les anecdotes en Français et les "classiques" de la grande dame ne cessant de régaler le public conquis d'avance, mais toujours aussi heureux d'être complice.
"Ma première chanson" ( En Français s'il vous plaît ! ), "Funny girl" ( La version coupée au montage du film, à l'époque ! ), "The way we were", et "Unusual way" fûrent mes moments préférés... Et découvrir que le groupe IL DIVO avait été remplacé par quatre chanteurs de Broadway, dont le sublîme Hugh Panaro, n'eut rien pour calmer mon plaisir !
Il y a des moments qu'on n'oublie jamais.
Celui-là est un des miens.
Et le fait d'avoir rencontré Sandra Kim n'y est pour rien, je vous le jure !
Sunday, June 24, 2007
Pourquoi ? Pour ÇA !
Pourquoi j'aime Londres et Broadway ?
Parce que les jours où ça ne va pas fort, je me dis que quelque part, il y a ÇA !
Et du coup, tout va mieux !
Saturday, June 23, 2007
Les précieuses ridicules

On a démarré le travail de répétition des "Précieuses ridicules" et de "L'impromptu de Versailles" il y a tout juste une semaine et... la mise en place est déjà complètement terminée. Nous jouerons à partir de septembre 2007 au Théâtre Royal du Parc.
L'équipe est très chouette, et le rythme du metteur en scène ( Toni Cecchinato ) est éffréné mais agréable. Les propositions des comédiens ne sont pas refusées en bloc, comme parfois, et tout le monde se plait à faire exister les répliques du grand Jean-Baptiste. Je suis très heureux de faire partie de ce projet, car "Les précieuses ridicules" est ma pièce préférée de Molière, depuis l'époque de mes études secondaires. Aussi ai-je été ravi lorsque le directeur du théâtre m'a appelé pourme proposer le rôle de Lagrange ! Je m'amuse comme un petit fou, et j'espère que le texte passera autant pour les spectateurs que c'est le cas pour nous !
Sunday, June 17, 2007
Enchantée, la flûte ?
Je rentre à l'instant de la représentation de "La flûte enchantée" de Mozart au Théâtre Royal de la Monnaie...
Je suis un peu déçu, je dois bien l'admettre. L'idée d'un décor en projections de lumière uniquement pouvait intéresser, mais la façon de l'amener et de l'utiliser tout au long du spectacle m'a finalement plus ennuyé qu'autre chose.
Etouffant, voilà le mot. Les chanteurs étaient perdus dans ce grand espace vide et sombre. Malheur pour moi, qui m'attendais à une version colorée et rebondissante de l'oeuvre du grand Amadeus. Tant pis...
Je suis un peu déçu, je dois bien l'admettre. L'idée d'un décor en projections de lumière uniquement pouvait intéresser, mais la façon de l'amener et de l'utiliser tout au long du spectacle m'a finalement plus ennuyé qu'autre chose.
Etouffant, voilà le mot. Les chanteurs étaient perdus dans ce grand espace vide et sombre. Malheur pour moi, qui m'attendais à une version colorée et rebondissante de l'oeuvre du grand Amadeus. Tant pis...
Tuesday, June 12, 2007
Tinky Winky... Dipsy... La laaa... Pooo !
Premier essai de doublage concluant !
J'étais en studio cet après-midi pour doubler la voix de Dipsy, le petit télétubbie vert ( le rappeur ! )pour le jeu video tiré des aventures de ces petits personnages attendrissants.
Une ambiance bon enfant régnait dans le studio, avec une petite tendance euphorique vu le style de série que représentent les Teletubbies. Mais le travail n'en a pas moins été efficace et bien fait. C'est juste très étrange de reprendre la voix d'un personnage qui a été créé en Français par quelqu'un d'autre et de devoir y coller aussi parfaitement... Bel exercice.
Maintenant, reste à règler les questions de contrat !
J'étais en studio cet après-midi pour doubler la voix de Dipsy, le petit télétubbie vert ( le rappeur ! )pour le jeu video tiré des aventures de ces petits personnages attendrissants.
Une ambiance bon enfant régnait dans le studio, avec une petite tendance euphorique vu le style de série que représentent les Teletubbies. Mais le travail n'en a pas moins été efficace et bien fait. C'est juste très étrange de reprendre la voix d'un personnage qui a été créé en Français par quelqu'un d'autre et de devoir y coller aussi parfaitement... Bel exercice.
Maintenant, reste à règler les questions de contrat !
Tuesday, June 05, 2007
Oiseaux de patience
Je les avais laissé se consacrer à leurs examens théoriques pendant une bonne dizaine de jours -étant moi-même fort pris par les dernières répétitions de Tortilla de Patatas-, et c'est avec grand plaisir que j'ai retrouvé les élèves d'art dramatique de la classe d'Hélène Theunissen dans la salle de l' XL Théâtre, pour la préparation de leur épreuve devant le jury.
"Oiseaux de patience", le texte qu'Olivier Coyette a écrit spécialement pour eux est très beau et plein d'humour. Humour que les jeunes comédiens transcendent assez brillament pour apporter la juste dose de messages et d'émotion aux spectateurs...
Le travail chorégraphique aura pris du temps, car les niveaux respectifs n'étant pas égaux, il n'a pas été de tout repose de faire comprendre les notions de rythme et de mouvement rapidement à tout le monde, mais le résultat obtenu est assez bluffant. Et tant au niveau d'un tango sans musique que d'une danse dans la boue, ou d'une chanson d'introduction festive au spectacle, chacun a apporté son talent et sa précision. ( Encore une fois avec un niveau différent pour tous - je parle de la précision ! )
Un dernier check up sur le plateau aura permis, je l'espère, d'effacer les dernières craintes, de ré-énergiser l'ambiance générale, et de préciser la gestion du réel espace scénique.
J'ai beaucoup aimé le travail chorégraphique, cette fois-ci. Le projet était beau, les élèves attentifs ( Même si souvent dissipés ! ) et l'envie d'Hélène, dans la structure artistique qui est la sienne est vraiment saluable !
Merci donc à tous les petits talents réunis, et bonne m... à vous, les sortants du Conservatoire, Promo 2007 !
"Oiseaux de patience", le texte qu'Olivier Coyette a écrit spécialement pour eux est très beau et plein d'humour. Humour que les jeunes comédiens transcendent assez brillament pour apporter la juste dose de messages et d'émotion aux spectateurs...
Le travail chorégraphique aura pris du temps, car les niveaux respectifs n'étant pas égaux, il n'a pas été de tout repose de faire comprendre les notions de rythme et de mouvement rapidement à tout le monde, mais le résultat obtenu est assez bluffant. Et tant au niveau d'un tango sans musique que d'une danse dans la boue, ou d'une chanson d'introduction festive au spectacle, chacun a apporté son talent et sa précision. ( Encore une fois avec un niveau différent pour tous - je parle de la précision ! )
Un dernier check up sur le plateau aura permis, je l'espère, d'effacer les dernières craintes, de ré-énergiser l'ambiance générale, et de préciser la gestion du réel espace scénique.
J'ai beaucoup aimé le travail chorégraphique, cette fois-ci. Le projet était beau, les élèves attentifs ( Même si souvent dissipés ! ) et l'envie d'Hélène, dans la structure artistique qui est la sienne est vraiment saluable !
Merci donc à tous les petits talents réunis, et bonne m... à vous, les sortants du Conservatoire, Promo 2007 !
Friday, June 01, 2007
Un carton !
On a eu quelques petites frayeurs au terme de la répétition générale publique, mardi passé, mais depuis tout est rentré dans l'ordre... On peut même dire plus que cela.
Les représentations de "Tortilla de Patatas" se déroulent à merveille. Le bonheur! Le public est avec nous dès les premières répliques, et bien que le rythme comique mette une ou deux scènes à s'installer, les réactions fusent rapidement et les afficionados des eighties se lèchent les babines en découvrant notre garde robe particulièrement bien frappée ! L'énergie de groupe est là : LES EX sont bien de retour. Quel pied de se retrouver sur le plateau, de retrouver les complicités, les difficiles moments de sérieux, et le rire des gens qui apprécient notre travail sans qui on ne continuerait certainement pas à s'éclater autant.
Merci à vous tous, donc de venir nous applaudir !
Les représentations de "Tortilla de Patatas" se déroulent à merveille. Le bonheur! Le public est avec nous dès les premières répliques, et bien que le rythme comique mette une ou deux scènes à s'installer, les réactions fusent rapidement et les afficionados des eighties se lèchent les babines en découvrant notre garde robe particulièrement bien frappée ! L'énergie de groupe est là : LES EX sont bien de retour. Quel pied de se retrouver sur le plateau, de retrouver les complicités, les difficiles moments de sérieux, et le rire des gens qui apprécient notre travail sans qui on ne continuerait certainement pas à s'éclater autant.
Merci à vous tous, donc de venir nous applaudir !
Thursday, May 31, 2007
Ils sont de retooooouuuur !
Je sais, vous allez sourire, mais moi j'adore !
Et au lendemain d'une première représentation de "Tortilla de Patatas" démentielle, rien de tel qu'un bon morceau de pop anglaise...
Et prend ça !
Tuesday, May 29, 2007
Avant-première

Ça y est, nous sommes le 29 mai 2007.
Après un peu plus d'un mois de répétitions, le jour de l'avant-première de "Tortilla de Patatas" est enfin arrivé ! Dire que nous sommes fin prêts reviendrait à mentir, vu le nombre de petites améliorations qu'il est toujours possible d'amener à un spectacle, mais les énergies sont bonnes et chacun a retrouvé ses marques. Bien entendu, un filage ou deux seraient bienvenus pour se placer dans le nouvel espace scénique, mais c'est aussi dans l'urgence que naissent parfois les choses les plus incroyables... Donc, positivons : Tout va bien se passer.
Côté forme, c'est un peu raplapla que j'entamerai le début du mois de juin, vu les horaires chargés qui auront été les notres durant les deux dernières semaines, mais c'est pour la bonne cause. Je ferai partir les cernes avec une double couche de crême de nuit. Reste encore à trouver le temps de dormir !
Prochaîne étape du circuit fou : Le défilé de la Gay Pride à Paris, le 30 juin.
Cédric et moi nous sommes décidés à incarner Glinda et Elphaba, tout au long de la parade. ( Photo ci dessus ! ) Du coup j'ai du me mettre à l'ouvrage pour me créer la robe identique à celle d'Elphaba... Sans compter que le maquillage risque de ne pas être une mince affaire non plus : C'est bien entendu celle qui est toute verte que j'incarnerai.
Le petit plus, c'est que nos deux sublîmes demoiselles distribueront des préservatifs tout au long de la marche. Question de joindre l'utile au fantastique !
Monday, May 28, 2007
Tout s'explique...
Juste une petite vidéo, pour dire qu'après les traversées du désert, il y a toujours ce moment où on revient... Et on aura beau se moquer, essayer de la trainer dans la boue, lui poser toujours les mauvaises questions pour la déstabiliser ; si elle était aussi stupide qu'on le prétend, elle ne serait pas où elle est aujourd'hui...
Bisou, Chantal !
Wednesday, May 23, 2007
Tortilla de Patatas strikes back !
Vous en rêviez ? On le fait !
On reprend Tortilla de Patatas à partir du 30 mai 2007 !
Envie de réserver vos places ?
02 / 732 25 98
A très vite !
Tuesday, April 24, 2007
Lizaaaaaaaaa !

J'ai vu Liza en vrai, je peux mourir en paix !
Ça restera l'un des moments les plus émouvants de ma vie : Je me trouvais au premier rang du parterre, ce samedi 21 avril 2007, pour la première date du SCANDINAVIAN TOUR de Liza Minnelli à Anvers.
Jamais je n'ai été subjugué d'émotion à un tel point. Elle est entrée, toute petite derrière son micro, et les larmes me sont montées au visage comme jamais auparavant. J'avais bien frissonné lors de représentations de comédies musicales à Londres, mais être autant secoué, je ne m'y attendais pas.
La voix que j'écoute depuis que j'ai 8 ans sur les 33 tours et les cds de ma discothèque, cette voix que je liais à "Cabaret" et aux images virtuelles d'internet, se trouvait devant moi pour de vrai. Et rien, jamais, ne pourra m'enlever le souvenir de ces deux heures trente de concert. ( Même s'il devient un jour inconscient par la force de l'âge. )
"I can see clearly now", "Here I'll stay", "But the world goes round", "What did I have that I don't have ?", et bien entendu "New York New York"... Tout n'a été qu'enchainement de classiques incontournables, pour le plus grand plaisir des centaines de "copines" qui formaient l'assistance ! Les "- We love you, Liza" ont fusés, les bouquets de fleurs ont été déposés sur la scène, et les photos ont été prises... ( Oui, c'est interdit. Et alors ? C'est Liza, merde ! )
Patrick Sylvain et moi nous trouvions à l'extrémité droite du premier rang, mais malheureusement chaque fois qu'elle se déplaçait du centre de la scène, c'était pour se rendre vers le côté gauche ! On la voyait tout de même formidablement bien, mais malgré tout, il y avait cette toute petite déception de la voir s'éloigner chaque fois dans la direction opposée...
Jusqu'à ce qu'en fin de concert, alors qu'elle se remettait en marche vers le côté gauche, deux américaines assises derrière nous lui hurlèrent "- Liza, come this way, please !". Et c'est là que je suis devenu tout tout petit dans mon fauteuil !
Se rendant compte de sa maladresse, Liza exclama sa confusion et vint se placer côté droit, à un mètre DEVANT MOI, pour entamer sa dernière chanson avant les rappels !
Ne plus respirer pendant quatre minutes, et profiter, admirer, vibrer ! Vibrer devant cette toute grande "petite" dame de la chanson !
Un cadeau d'anniversaire indélébile.
Sunday, March 25, 2007
Tout à leur place...
J'en ai plein, mais alors vraiment pleeeeeein le c... des émissions de télévision actuelles. A croire que les êtres humains ne sont plus capable de faire quoi que ce soit tout seuls. Mais comment faisait-on au dix neuvième siècle ?
Je suis tombé cet après-midi sur "Du côté de chez vous", ce programme qui vient en aide aux gens qui ont des difficultés à décorer leur intérieur. Dramatique. Et ce qui me rends fou, c'est qu'il en va de même pour la cuisine avec Cyril, l'éducation des enfants avec Super nanny, l'hygiène avec Simone et Raymonde, le relooking avec les spécialistes américains, la façon de se défendre avec Julien Courbet, etc...
Ridicule.
Qu'on vienne encore critiquer la pornographie, qui finalement, nous aide depuis toujours à nous rappeler comment une ... rentre dans un ... !
Et qu'on réfléchisse à autre chose que la couleur du papier peint.
Nom de ...
Je suis tombé cet après-midi sur "Du côté de chez vous", ce programme qui vient en aide aux gens qui ont des difficultés à décorer leur intérieur. Dramatique. Et ce qui me rends fou, c'est qu'il en va de même pour la cuisine avec Cyril, l'éducation des enfants avec Super nanny, l'hygiène avec Simone et Raymonde, le relooking avec les spécialistes américains, la façon de se défendre avec Julien Courbet, etc...
Ridicule.
Qu'on vienne encore critiquer la pornographie, qui finalement, nous aide depuis toujours à nous rappeler comment une ... rentre dans un ... !
Et qu'on réfléchisse à autre chose que la couleur du papier peint.
Nom de ...
Saturday, March 24, 2007
Occulter un amour.
L'oublier presque complètement, au point d'en effacer toute image concrète de son esprit.
Et puis un jour, se rendre sans le savoir sur le lieu des gestes d'amours merveilleux -cette plage du Touquet- pour une raison toute différente, et ne se rendre compte de l'endroit où l'on se trouve que quelques secondes après être sorti de la voiture.
Découvrir le sable sur lequel les mains se sont tenues, les regards se sont soutenus et les câlins se sont échangés...
Et avoir envie de hurler de tristesse mais ne pas pouvoir le faire.
Samuel.
Et puis un jour, se rendre sans le savoir sur le lieu des gestes d'amours merveilleux -cette plage du Touquet- pour une raison toute différente, et ne se rendre compte de l'endroit où l'on se trouve que quelques secondes après être sorti de la voiture.
Découvrir le sable sur lequel les mains se sont tenues, les regards se sont soutenus et les câlins se sont échangés...
Et avoir envie de hurler de tristesse mais ne pas pouvoir le faire.
Samuel.
Friday, March 23, 2007
Rien du tout...
Le Diprivan c'est amusant !
Incroyable, cette sensation d'enkylose progressive dans le bras où on l'injecte, puis cette montée de châleur dans le coeur... J'ai bien envie de ré-essayer un de ces jours. D'autant que le réveil se fait en totale douceur comparé à un réveil d'après anesthésie générale.
Le point hyper positif c'est que l'examen coloscopique n'a rien révélé d'alarmant du tout. Ouf ! Tout est totalement normal, et le passage y est "aisé". ( Ça me fait une belle jambe ! )
Aujourd'hui je suis chez mes parents à Balagny-Chamant, et je profite de mes quelques jours de présence pour fêter dignement l'anniversaire de ma frangine qui a eu vingt ans. Elle ne sait pas que je suis là. On va aller la chercher à la gare tout à l'heure avec ma mère, ça va être la fête !
Bon... Je continuerai à écrire quand j'aurai de l'inspiration...
A plus.
Incroyable, cette sensation d'enkylose progressive dans le bras où on l'injecte, puis cette montée de châleur dans le coeur... J'ai bien envie de ré-essayer un de ces jours. D'autant que le réveil se fait en totale douceur comparé à un réveil d'après anesthésie générale.
Le point hyper positif c'est que l'examen coloscopique n'a rien révélé d'alarmant du tout. Ouf ! Tout est totalement normal, et le passage y est "aisé". ( Ça me fait une belle jambe ! )
Aujourd'hui je suis chez mes parents à Balagny-Chamant, et je profite de mes quelques jours de présence pour fêter dignement l'anniversaire de ma frangine qui a eu vingt ans. Elle ne sait pas que je suis là. On va aller la chercher à la gare tout à l'heure avec ma mère, ça va être la fête !
Bon... Je continuerai à écrire quand j'aurai de l'inspiration...
A plus.
Tuesday, March 20, 2007
Endofalk et Mimie Mathy !
Quand on promet qu’on va écrire une page sur les joies du lavement intestinal, on le fait… et en s’appliquant, s’il vous plaît. Car pour tout vous dire, je comprends mieux aujourd’hui ce que ma mère voulait dire lorsqu’elle criait « -Quel lavement ! » en voyant Jacques Martin entamer un air de chanson française avec son regard de chien battu, le dimanche après-midi sur Antenne 2 !
( Rassurons-nous, l’émission n’en a pas eu moins d’impact sur ma culture télévisuelle pour autant. )
Je ne sais trop si ce qui aura été le plus insupportable est le goût ou l’odeur de cette solution buvable destinée à nettoyer mon grêle et mon colon, mais une chose est certaine : Je ne souhaite l’ingestion d’Endofalk à personne sur cette planète. D’autant que les trois litres de produit sont à avaler en deux fois, et que, bien entendu, une fois qu’on sait ce qu’est l’expérience du premier litre et demi, l’idée de devoir se lever le lendemain pour ré-ingurgiter l’autre n’est même pas envisageable sans un profond haut-le-coeur !
Un savant compromis entre de l’huile et de la colle à papier peint ! Voilà pour l’aspect. Et concernant le goût, je ne crois pas trop me tromper en disant que le vernis à ongles doit s’en rapprocher… Monstrueux, vous l’aurez dit avant moi. Et on a beau se faire violence en se rappelant qu’on est adulte ou que d’autres sont déjà passés par là avant nous, chaque gorgée du breuvage vomitif est un supplice faisant renaître le petit enfant terrifié par sa cuiller d’huile de foie de morue. Alors évidemment, ce qui doit arriver arrive : On vomit tout son repas d’une traite après le 2ème grand verre de lavement. Fait courant d’après la notice du médicament ! ( Vous m’en voyez ravi ! )
C’est étrange comme on profite moins bien des dvd -qu’on s'est pourtant achetés expressément pour tuer le temps-, quand on a dans le ventre une mixture de cet acabit. On se sent seul. Surtout si les diarhées tardent à faire leur effet et qu’on ne peut rien manger pour faire passer les ballonnements.
J’ai fini par aller me coucher, pour me vider une première fois vers 05h30 du matin et en profiter pour fixer mon réveil sur 08h00, heure de la suite du traitement. Réveil facile, au vu de la parade Disney qui battait son plein dans mon gros intestin, et hop… Bonjour WC !
Une toute petite tranche de pain beurrée à l’Effi comme petit déjeuner et j’étais reparti pour avaler la suite de mon poison. ( Oui, la tartine est revenue dans l’évier, pour ceux qui en doutaient ! ) Le temps de regarder un film pour faire courir les heures et de passer toutes les vingt minutes sur le pot où j’étais observé par une Mimy Mathy tout sourire sur la couverture du magazine Psychologies qui traînait par terre, et me voilà bientôt ne produisant plus que des « eaux claires »…
( On continue dans les détails, ou vous en avez assez ? ) Petite douche pour avoir l’impression d’être frais, et je branche mon ordinateur pour vous raconter toute l’aventure…
Il est maintenant 14h pile, et dans trente minutes, je m’insère la pipette de la poire à lavement prescrite par mon médecin dans le rectum, pour tout bien nettoyer une dernière fois avant la coloscopie. Je vous rends… l’antenne.
A plus tard !
( Rassurons-nous, l’émission n’en a pas eu moins d’impact sur ma culture télévisuelle pour autant. )
Je ne sais trop si ce qui aura été le plus insupportable est le goût ou l’odeur de cette solution buvable destinée à nettoyer mon grêle et mon colon, mais une chose est certaine : Je ne souhaite l’ingestion d’Endofalk à personne sur cette planète. D’autant que les trois litres de produit sont à avaler en deux fois, et que, bien entendu, une fois qu’on sait ce qu’est l’expérience du premier litre et demi, l’idée de devoir se lever le lendemain pour ré-ingurgiter l’autre n’est même pas envisageable sans un profond haut-le-coeur !
Un savant compromis entre de l’huile et de la colle à papier peint ! Voilà pour l’aspect. Et concernant le goût, je ne crois pas trop me tromper en disant que le vernis à ongles doit s’en rapprocher… Monstrueux, vous l’aurez dit avant moi. Et on a beau se faire violence en se rappelant qu’on est adulte ou que d’autres sont déjà passés par là avant nous, chaque gorgée du breuvage vomitif est un supplice faisant renaître le petit enfant terrifié par sa cuiller d’huile de foie de morue. Alors évidemment, ce qui doit arriver arrive : On vomit tout son repas d’une traite après le 2ème grand verre de lavement. Fait courant d’après la notice du médicament ! ( Vous m’en voyez ravi ! )
C’est étrange comme on profite moins bien des dvd -qu’on s'est pourtant achetés expressément pour tuer le temps-, quand on a dans le ventre une mixture de cet acabit. On se sent seul. Surtout si les diarhées tardent à faire leur effet et qu’on ne peut rien manger pour faire passer les ballonnements.
J’ai fini par aller me coucher, pour me vider une première fois vers 05h30 du matin et en profiter pour fixer mon réveil sur 08h00, heure de la suite du traitement. Réveil facile, au vu de la parade Disney qui battait son plein dans mon gros intestin, et hop… Bonjour WC !
Une toute petite tranche de pain beurrée à l’Effi comme petit déjeuner et j’étais reparti pour avaler la suite de mon poison. ( Oui, la tartine est revenue dans l’évier, pour ceux qui en doutaient ! ) Le temps de regarder un film pour faire courir les heures et de passer toutes les vingt minutes sur le pot où j’étais observé par une Mimy Mathy tout sourire sur la couverture du magazine Psychologies qui traînait par terre, et me voilà bientôt ne produisant plus que des « eaux claires »…
( On continue dans les détails, ou vous en avez assez ? ) Petite douche pour avoir l’impression d’être frais, et je branche mon ordinateur pour vous raconter toute l’aventure…
Il est maintenant 14h pile, et dans trente minutes, je m’insère la pipette de la poire à lavement prescrite par mon médecin dans le rectum, pour tout bien nettoyer une dernière fois avant la coloscopie. Je vous rends… l’antenne.
A plus tard !
Thursday, March 15, 2007
Racisme ?
Juste une simple question que je me pose depuis quelque temps maintenant, et qui m'effraie un peu, dans le sens où je ne me reconnais pas trop dans le fait de me la poser, justement...
Le racisme est-il réellement une aversion de l'autre en rapport direct avec son intégrité d'étranger et sa couleur de peau, ou est-il plutôt lié à la condition intellectuelle de cet autre qui nous dérange ?
En effet, est-ce le fait même qu'une personne soit d'origine du nord de l'Afrique qui agace, ou le comportement qu'elle adopte ? ( Comportement lié à son éducation et donc directement à sa condition intellectuelle )
Car le racisme semble naitre d'un ensemble de situations inconfortables, vécues de manière régulière et mettant en scène des personnes au profils a priori similaires ( A savoir des "étrangers" ), mais je ne dirais pas que l'on/je puisse lier l'agacement à la l'origine ethnique.
Non. Ce qui rend nerveux et qui qui fait faire des amalgames malencontreux, c'est bien le comportement d'une partie de la communauté étrangère, lorsqu'elle est insupportablement irrespectueuse envers autrui. Et je dis bien "autrui", car il n'y a là aucune considération nationaliste !
Prenons l'exemple d'un employé d'entreprise qui se lève tous les jours à la même heure, pour prendre tous les jours le même métro dans la même direction, et qui tous les jours est confronté à des manques de respect de la part d'un groupe d'individus qu'il finit par considérer comme toujours le même. Impossible de lire son bouquin sans être constamment dérangé par des téléphones portables diffusant depuis peu la musique à plein volume, ou par des conversations bruyantes qu'il considérera vite comme ineptiques tant le peu de vocabulaire qui les compose et les erreurs de syntaxe ou de dialectique lui paraissent effrayantes... Bousculades, moqueries en douce sur son style vestimentaire, et crachat par terre ne faisant cependant déjà plus partie des choses auxquelles il s'attache...
Quel avis, ce travailleur, se forgera-t-il après plusieurs années ? Et pourrait-on lui reprocher l'amalgame ? Qu'est-ce qui LUI, l'empêchera de tomber dans le piège du vote nationaliste, si ce n'est son éducation ???
A considérer...
Le racisme est-il réellement une aversion de l'autre en rapport direct avec son intégrité d'étranger et sa couleur de peau, ou est-il plutôt lié à la condition intellectuelle de cet autre qui nous dérange ?
En effet, est-ce le fait même qu'une personne soit d'origine du nord de l'Afrique qui agace, ou le comportement qu'elle adopte ? ( Comportement lié à son éducation et donc directement à sa condition intellectuelle )
Car le racisme semble naitre d'un ensemble de situations inconfortables, vécues de manière régulière et mettant en scène des personnes au profils a priori similaires ( A savoir des "étrangers" ), mais je ne dirais pas que l'on/je puisse lier l'agacement à la l'origine ethnique.
Non. Ce qui rend nerveux et qui qui fait faire des amalgames malencontreux, c'est bien le comportement d'une partie de la communauté étrangère, lorsqu'elle est insupportablement irrespectueuse envers autrui. Et je dis bien "autrui", car il n'y a là aucune considération nationaliste !
Prenons l'exemple d'un employé d'entreprise qui se lève tous les jours à la même heure, pour prendre tous les jours le même métro dans la même direction, et qui tous les jours est confronté à des manques de respect de la part d'un groupe d'individus qu'il finit par considérer comme toujours le même. Impossible de lire son bouquin sans être constamment dérangé par des téléphones portables diffusant depuis peu la musique à plein volume, ou par des conversations bruyantes qu'il considérera vite comme ineptiques tant le peu de vocabulaire qui les compose et les erreurs de syntaxe ou de dialectique lui paraissent effrayantes... Bousculades, moqueries en douce sur son style vestimentaire, et crachat par terre ne faisant cependant déjà plus partie des choses auxquelles il s'attache...
Quel avis, ce travailleur, se forgera-t-il après plusieurs années ? Et pourrait-on lui reprocher l'amalgame ? Qu'est-ce qui LUI, l'empêchera de tomber dans le piège du vote nationaliste, si ce n'est son éducation ???
A considérer...
Monday, March 12, 2007
Qui connait pas, verra Ann Teresa !
J'aurais pu croire que ça allait être chiantissime.
J'aurais pu m'attendre à de la branlette intellectuelle poussée à son climax.
J'aurais pu me dire que de toute façon j'allais rien comprendre.
J'aurais même pu me dire que c'était le monde de la danse et que c'était pour ça !
Et pourtant, hier, même si ça a duré deux heures bien tapées, j'ai trouvé cela passionnant !
On ne peut pas dire que je sois beaucoup allé applaudir les danseurs sur scène. C'est un tort. Je crois que je me suis découvert un intérêt tout nouveau pour le travail chorégraphique complexe.
J'avais bien vu des ballets classiques en DVD et sur scène, mais jamais je n'avais osé me rendre au théâtre pour voir du contemporain...
Ann Teresa De Kersmaeker m'a bluffée sur toute la ligne. Un bonheur.
Et bien que tous les mouvements aient été légèrement trop long à mon goût, je dois dire que j'ai apprécié la majorité de l'expérience. ( Seul point difficile : La durée d'attente sur la séquence des 150 métronomes lancés en même temps, et qui s'arrêtent l'un après l'autre jusqu'au dernier, sans que rien ne se passe sur scène ! )
Vivement un spectacle de Thierry Smith...
Merci Grégory pour les places.
J'aurais pu m'attendre à de la branlette intellectuelle poussée à son climax.
J'aurais pu me dire que de toute façon j'allais rien comprendre.
J'aurais même pu me dire que c'était le monde de la danse et que c'était pour ça !
Et pourtant, hier, même si ça a duré deux heures bien tapées, j'ai trouvé cela passionnant !
On ne peut pas dire que je sois beaucoup allé applaudir les danseurs sur scène. C'est un tort. Je crois que je me suis découvert un intérêt tout nouveau pour le travail chorégraphique complexe.
J'avais bien vu des ballets classiques en DVD et sur scène, mais jamais je n'avais osé me rendre au théâtre pour voir du contemporain...
Ann Teresa De Kersmaeker m'a bluffée sur toute la ligne. Un bonheur.
Et bien que tous les mouvements aient été légèrement trop long à mon goût, je dois dire que j'ai apprécié la majorité de l'expérience. ( Seul point difficile : La durée d'attente sur la séquence des 150 métronomes lancés en même temps, et qui s'arrêtent l'un après l'autre jusqu'au dernier, sans que rien ne se passe sur scène ! )
Vivement un spectacle de Thierry Smith...
Merci Grégory pour les places.
Thursday, March 08, 2007
Colonie, colonel, coloquinte… Coloscopie !
L’avantage du rendez-vous chez un spécialiste par rapport à celui chez le généraliste, c’est qu’on a la possibilité de cibler la zone qui peut être affectée par les dommages que l’on craint. Quoi qu’en matière de psychologie ce ne soit pas vrai, puisqu’on touche toujours à des points sensibles un peu différents, situés un peu ailleurs ! De là à dire que le psychanalyste est le généraliste du cerveau, il n’y a qu’un pas… que je ne franchirai pas, puisqu’il s’agit aujourd’hui de gastroentérologie.
Mon rendez-vous de 14h30 avait de quoi me stresser un peu puisque les symptômes décelés deux mois auparavant et suite à la rectoscopie n’ont fait qu’empirer. Pourtant, je ne sais pourquoi, j’étais d’une sérénité à toute épreuve. Envisageant le pire diagnostique, calmement assis sur la chaise en cuir de la salle d’attente. Je m’imaginais rentrant chez moi, les mains pleines d’ordonnances plus remplies les unes que les autres, le sang vicié par la pire des maladies vénériennes… et je n’arrivais même pas à me faire peur. Impressionnant comme le corps a ses moments de totale absence logique. On dirait qu’il est capable de sécréter des substances distanciatives. ( Je crois beaucoup à cette notion de substance. Quand ça ne va pas, j’ai très souvent l’impression que mon corps est rempli d’un liquide sale qui empêche mon organisme de fonctionner correctement. C’est très visuel et très pesant au moment même, d’ailleurs. Comme ces odeurs qu’on associe aux plaisirs d’habitude et qui deviennent insoutenablement écoeurantes lorsqu’on est malade. )
Bien entendu, le moral devait jouer un peu, je suppose. Et vu qu’il n’était pas au plus haut, je me dis que cette plénitude insouciante y devait être liée.
Le fait d’avoir croisé subrepticement Mathieu deux fois en l’espace de trois jours et dans des moments de basse pression émotionnelle n’ayant certainement pas arrangé les choses ! Etonnant de voir que les gens qu’on aimerait le moins rencontrer sur notre chemin à des moments donnés s’y trouvent pourtant irrémédiablement…
Mais continuons la visite chez le gastro.
La bonne nouvelle c’est que je ne suis pas séropositif et que je n’ai ni la syphilis, ni la lymphogranulomatose vénérienne que je redoutais. L’hématologie complète demandée par mon médecin aura au moins eu pour effet d’écarter le stress. Ce qui ne me rend pas ma libido pour autant - je vous passe les détails techniques ! Cependant, les lésions dans mes intestins sont préoccupantes et il préfère faire un check-up complet. Je devrai donc passer en coloscopie, dans deux petites semaines… A cette annonce, je dois bien admettre que j’ai eu un léger malaise, causé par le souvenir de ma mère à l’époque où elle avait du passer par là, elle aussi. Heureusement, deux secondes plus tard j’étais rassuré, puisque depuis quelques années tout cela se fait sous anesthésie déconnective, m’expliqua le docteur.
Reste l’épisode du lavement qui va encore être sympa, puisqu’il doit s’étaler -c’est le cas de le dire !- sur trois jours. ( Je vous promets, j’en ferai une page blog ! )
Cette année, le 20 mars ne va pas rimer qu’avec l’anniversaire de ma sœur !
Mon rendez-vous de 14h30 avait de quoi me stresser un peu puisque les symptômes décelés deux mois auparavant et suite à la rectoscopie n’ont fait qu’empirer. Pourtant, je ne sais pourquoi, j’étais d’une sérénité à toute épreuve. Envisageant le pire diagnostique, calmement assis sur la chaise en cuir de la salle d’attente. Je m’imaginais rentrant chez moi, les mains pleines d’ordonnances plus remplies les unes que les autres, le sang vicié par la pire des maladies vénériennes… et je n’arrivais même pas à me faire peur. Impressionnant comme le corps a ses moments de totale absence logique. On dirait qu’il est capable de sécréter des substances distanciatives. ( Je crois beaucoup à cette notion de substance. Quand ça ne va pas, j’ai très souvent l’impression que mon corps est rempli d’un liquide sale qui empêche mon organisme de fonctionner correctement. C’est très visuel et très pesant au moment même, d’ailleurs. Comme ces odeurs qu’on associe aux plaisirs d’habitude et qui deviennent insoutenablement écoeurantes lorsqu’on est malade. )
Bien entendu, le moral devait jouer un peu, je suppose. Et vu qu’il n’était pas au plus haut, je me dis que cette plénitude insouciante y devait être liée.
Le fait d’avoir croisé subrepticement Mathieu deux fois en l’espace de trois jours et dans des moments de basse pression émotionnelle n’ayant certainement pas arrangé les choses ! Etonnant de voir que les gens qu’on aimerait le moins rencontrer sur notre chemin à des moments donnés s’y trouvent pourtant irrémédiablement…
Mais continuons la visite chez le gastro.
La bonne nouvelle c’est que je ne suis pas séropositif et que je n’ai ni la syphilis, ni la lymphogranulomatose vénérienne que je redoutais. L’hématologie complète demandée par mon médecin aura au moins eu pour effet d’écarter le stress. Ce qui ne me rend pas ma libido pour autant - je vous passe les détails techniques ! Cependant, les lésions dans mes intestins sont préoccupantes et il préfère faire un check-up complet. Je devrai donc passer en coloscopie, dans deux petites semaines… A cette annonce, je dois bien admettre que j’ai eu un léger malaise, causé par le souvenir de ma mère à l’époque où elle avait du passer par là, elle aussi. Heureusement, deux secondes plus tard j’étais rassuré, puisque depuis quelques années tout cela se fait sous anesthésie déconnective, m’expliqua le docteur.
Reste l’épisode du lavement qui va encore être sympa, puisqu’il doit s’étaler -c’est le cas de le dire !- sur trois jours. ( Je vous promets, j’en ferai une page blog ! )
Cette année, le 20 mars ne va pas rimer qu’avec l’anniversaire de ma sœur !
Monday, March 05, 2007
J'y croyais pourtant tellement fort...
Je deviens fou.
Je tourne en rond dans mon appartement où je déplace les meubles toutes les semaines depuis un mois, parce que je ne m'y sens pas chez moi. Je suis en train de perdre les pédales, et je sais pourquoi : Je suis seul et j'en peux plus. Seul dans ma tête. Seul dans mon corps que je déteste. Et désespérément seul dans ma sexualité qui emprunte des chemins de moins en moins liés à l'affectif. ( S'ils l'ont seulement été un jour ! ) Je transpire le mal-être.
Je dors mal. Je respire mal.
Et à nouveau ces idées de suicide. Tout le temps. ( Oui, appelons-le par son nom. Après tout, à force de se voiler la face, on se sens encore plus mal. ) Je pensais pourtant être en répit. Pas pour toujours, mais au moins une période... Pourtant, les petites voix sont là. Presque chaque heure qui passe. Je ne crois plus en rien. Je ne vois pas l'intérêt de rester dans ce monde stupide. Je suis malheureux. Et malheureux d'être malheureux, parce que ce n'est pas bien d'être malheureux... J'ai l'impression d'être rempli de crasse.
Mais si... Antoine, le gars qui est toujours si drôle sur scène ! Qui a des projets plein la tête ! Tu l'as sûrement déjà rencontré. Celui qui rentre toujours tout seul chez lui. Le gars pathétique qui envoie des sms à tout son répertoire téléphonique en espérant partir à l'aventure, mais qui est même pas assez intéressant pour qu'on ait envie de le baiser plus d'une fois... Tu ne vois pas ? Le type qui est incapable d'aimer quelqu'un pour autre chose que son aspect photographique parce qu'il est pas foutu de comprendre qu'il est amoureux et de le montrer au bon moment... Qui n'a eu qu'une seule histoire d'amour en 27 ans. Le triste sire qui n'existe nulle part ailleurs que sur le plateau. Celui qu'il est si facile d'interrompre quand il parle. Qui n'a toujours que des futilités à raconter. Juste capable de perdre ceux qui s'attachent à lui, parce qu'il ne capte pas les signes qu'ils lui envoient. Réfléchis bien... Tu ne vois pas ?
C'est le garçon qui n'a que ses propres yeux pour se regarder, le matin. Qui est en train de devenir froid à l'intérieur. Qui n'envisage rien pour son avenir affectif. Qui ne sait pas vraiment qui il est, parce qu'il s'est bien arrangé qu'on ne le voie jamais comme il est, mais uniquement sous apparence. C'est ce clown de tout le temps, duquel les gens se sont amusés à certains moments, pour mieux oublier de rencontrer la vraie personne. Parce que c'est plus facile.
...
Je tourne en rond dans mon appartement où je déplace les meubles toutes les semaines depuis un mois, parce que je ne m'y sens pas chez moi. Je suis en train de perdre les pédales, et je sais pourquoi : Je suis seul et j'en peux plus. Seul dans ma tête. Seul dans mon corps que je déteste. Et désespérément seul dans ma sexualité qui emprunte des chemins de moins en moins liés à l'affectif. ( S'ils l'ont seulement été un jour ! ) Je transpire le mal-être.
Je dors mal. Je respire mal.
Et à nouveau ces idées de suicide. Tout le temps. ( Oui, appelons-le par son nom. Après tout, à force de se voiler la face, on se sens encore plus mal. ) Je pensais pourtant être en répit. Pas pour toujours, mais au moins une période... Pourtant, les petites voix sont là. Presque chaque heure qui passe. Je ne crois plus en rien. Je ne vois pas l'intérêt de rester dans ce monde stupide. Je suis malheureux. Et malheureux d'être malheureux, parce que ce n'est pas bien d'être malheureux... J'ai l'impression d'être rempli de crasse.
Mais si... Antoine, le gars qui est toujours si drôle sur scène ! Qui a des projets plein la tête ! Tu l'as sûrement déjà rencontré. Celui qui rentre toujours tout seul chez lui. Le gars pathétique qui envoie des sms à tout son répertoire téléphonique en espérant partir à l'aventure, mais qui est même pas assez intéressant pour qu'on ait envie de le baiser plus d'une fois... Tu ne vois pas ? Le type qui est incapable d'aimer quelqu'un pour autre chose que son aspect photographique parce qu'il est pas foutu de comprendre qu'il est amoureux et de le montrer au bon moment... Qui n'a eu qu'une seule histoire d'amour en 27 ans. Le triste sire qui n'existe nulle part ailleurs que sur le plateau. Celui qu'il est si facile d'interrompre quand il parle. Qui n'a toujours que des futilités à raconter. Juste capable de perdre ceux qui s'attachent à lui, parce qu'il ne capte pas les signes qu'ils lui envoient. Réfléchis bien... Tu ne vois pas ?
C'est le garçon qui n'a que ses propres yeux pour se regarder, le matin. Qui est en train de devenir froid à l'intérieur. Qui n'envisage rien pour son avenir affectif. Qui ne sait pas vraiment qui il est, parce qu'il s'est bien arrangé qu'on ne le voie jamais comme il est, mais uniquement sous apparence. C'est ce clown de tout le temps, duquel les gens se sont amusés à certains moments, pour mieux oublier de rencontrer la vraie personne. Parce que c'est plus facile.
...
Monday, February 26, 2007
Temps gris et pluvieux, mais pas dans ma tête !
Il pleut.
Quelle nouvelle pour la Belgique, me direz-vous ! Et avec le réchauffement de la planète, hein madame, ça ne va faire que se dégrader. Maintenant les informations en parlent tous les jours. On en oublie presque l'Iran et les problèmes israelo-palestiniens... Ciblés, les médias ? Noooooon.
Les représentations de "Il ne faut jurer de rien" se sont terminées il y a une petite semaine et la période qui vient va être riche en temps libre, puisque mon prochain contrat annoncé est pour le 31 mai. Une belle perspective créatrice s'ouvre à moi.
J'ai des envie d'écritures, tant pour le théâtre que la chanson, mais rien ne se fait en un jour. Depuis trois mois, j'ai noté les idées qui me viennent sur des bouts de papier, à l'arrière de tickets de caisse, ou de mes emballages alimentaires et j'ai tout déposé dans un casier de rangement qui n'attend que de se faire classer. Remettre tout ça sur papier va encore prendre quelques soirées, mais c'est pour la bonne cause.
Nicolas Bacchus est passé sur Bruxelles dans le courant du mois dernier. On s'est revus.
Petit resto après ma représentation et son concert au festival du film gay et lesbien, puis retour chez moi pour... discuter. ( C'est tout ? Non... Mais bon... ) Il est reparti le lendemain en me laissant son dernier album. Très chouette. Je ne l'ai pas écouté tout de suite. L'appréhension, peut-être. On se demande toujours si on va aimer, et quelle pourra bien être notre réaction à l'égard de nos amis si ce n'est pas le cas, quand on apprécie leur travail. Mais j'ai été très agréablement surpris ! L'univers de cette chanson française gayement connotée m'a beaucoup plu. Le duo avec Juliette est très beau, et "J'veux pas être jeune" est endiablée à souhait. Je comprends mieux pourquoi le dictionnaire des cultures gaies et lesbienne lui a consacré une partie de ses pages.
Côté administratif, tout suit son cours dans ma petite vie remise en place progressivement.
Le statut d'artiste se récupère difficilement après deux ans à l'étranger, mais je suis calme et motivé... On verra bien ce qui se passera. ( Les rebondissements entre la FGTB, l'Onem et l'Orbem ne me stressent même plus ! )
Pour la mutuelle, j'attends toujours. Pas de réponse. Ma mère m'a décroché le fameux document E104 nécessaire à la récupération de mes droits pour l'année 2007, mais il semble que SECUREX prenne son temps dans le retour des informations. Je patienterai donc avant de retourner chez le gastro-entérologue. ( Ça, par contre, je ne vais pas vous raconter. )
Et puis, niveau médical, c'est pareil. Les résultats de mon hématologie complète tardent à arriver. ( 6 tubes de sang qu'ils m'ont retirés ! ) J'espère que ce n'est pas parce qu'il y a quelque chose de grave.
Mais j'ai le moral.
Ce week-end j'étais à Cologne avec David et je me suis acheté un chouette T-shirt en latex noir, dans un magasin spécialisé. Je n'ai pas particulièrement flashé sur cette ville un peu trop moderne et froide à mon goût. Mais j'ai été comblé de voir que mon Allemand passait tout de même très bien. ( Un pain et des sandwiches achetés sans problèmes chez Merterlich ! J'étais fier comme Artaban. )
Je sais que certains d'entre vous trouvent que je ne suis pas assez régulier dans la rédaction de mes pages. Je les prie de bien vouloir m'excuser. ( Bien que ce soit une bonne occasion de découvrir le talent d'autres bloggeurs... ) C'est que mes journées sont beaucoup plus remplies que lors de mon passage à Paris. Et du coup, je ne trouve plus forcément le temps de rédiger autant de pages sur les événements de ma petite vie !
Mais je vais essayer de m'y ré-attacher !
A très vite.
Quelle nouvelle pour la Belgique, me direz-vous ! Et avec le réchauffement de la planète, hein madame, ça ne va faire que se dégrader. Maintenant les informations en parlent tous les jours. On en oublie presque l'Iran et les problèmes israelo-palestiniens... Ciblés, les médias ? Noooooon.
Les représentations de "Il ne faut jurer de rien" se sont terminées il y a une petite semaine et la période qui vient va être riche en temps libre, puisque mon prochain contrat annoncé est pour le 31 mai. Une belle perspective créatrice s'ouvre à moi.
J'ai des envie d'écritures, tant pour le théâtre que la chanson, mais rien ne se fait en un jour. Depuis trois mois, j'ai noté les idées qui me viennent sur des bouts de papier, à l'arrière de tickets de caisse, ou de mes emballages alimentaires et j'ai tout déposé dans un casier de rangement qui n'attend que de se faire classer. Remettre tout ça sur papier va encore prendre quelques soirées, mais c'est pour la bonne cause.
Nicolas Bacchus est passé sur Bruxelles dans le courant du mois dernier. On s'est revus.
Petit resto après ma représentation et son concert au festival du film gay et lesbien, puis retour chez moi pour... discuter. ( C'est tout ? Non... Mais bon... ) Il est reparti le lendemain en me laissant son dernier album. Très chouette. Je ne l'ai pas écouté tout de suite. L'appréhension, peut-être. On se demande toujours si on va aimer, et quelle pourra bien être notre réaction à l'égard de nos amis si ce n'est pas le cas, quand on apprécie leur travail. Mais j'ai été très agréablement surpris ! L'univers de cette chanson française gayement connotée m'a beaucoup plu. Le duo avec Juliette est très beau, et "J'veux pas être jeune" est endiablée à souhait. Je comprends mieux pourquoi le dictionnaire des cultures gaies et lesbienne lui a consacré une partie de ses pages.
Côté administratif, tout suit son cours dans ma petite vie remise en place progressivement.
Le statut d'artiste se récupère difficilement après deux ans à l'étranger, mais je suis calme et motivé... On verra bien ce qui se passera. ( Les rebondissements entre la FGTB, l'Onem et l'Orbem ne me stressent même plus ! )
Pour la mutuelle, j'attends toujours. Pas de réponse. Ma mère m'a décroché le fameux document E104 nécessaire à la récupération de mes droits pour l'année 2007, mais il semble que SECUREX prenne son temps dans le retour des informations. Je patienterai donc avant de retourner chez le gastro-entérologue. ( Ça, par contre, je ne vais pas vous raconter. )
Et puis, niveau médical, c'est pareil. Les résultats de mon hématologie complète tardent à arriver. ( 6 tubes de sang qu'ils m'ont retirés ! ) J'espère que ce n'est pas parce qu'il y a quelque chose de grave.
Mais j'ai le moral.
Ce week-end j'étais à Cologne avec David et je me suis acheté un chouette T-shirt en latex noir, dans un magasin spécialisé. Je n'ai pas particulièrement flashé sur cette ville un peu trop moderne et froide à mon goût. Mais j'ai été comblé de voir que mon Allemand passait tout de même très bien. ( Un pain et des sandwiches achetés sans problèmes chez Merterlich ! J'étais fier comme Artaban. )
Je sais que certains d'entre vous trouvent que je ne suis pas assez régulier dans la rédaction de mes pages. Je les prie de bien vouloir m'excuser. ( Bien que ce soit une bonne occasion de découvrir le talent d'autres bloggeurs... ) C'est que mes journées sont beaucoup plus remplies que lors de mon passage à Paris. Et du coup, je ne trouve plus forcément le temps de rédiger autant de pages sur les événements de ma petite vie !
Mais je vais essayer de m'y ré-attacher !
A très vite.
Wednesday, October 25, 2006
Frontal avec une BMW !
Vous croyez au hasard, vous ? Moi, je vous avoue que toutes ces histoires d’événements écrits à l’avance par le destin, ce n’est pas trop mon truc… Pourtant, ces derniers temps, j’accumule les catastrophes. Desquelles je ressors vivant, certes, mais que j’aimerais pouvoir m’éviter, si possible, parce que ça commence à faire beaucoup. Mon quotidien est déjà suffisamment rempli de petits stress à chaque heure de la journée, pas la peine d’en ajouter.
Bien que nous soyons arrivés avec une bonne heure de retard à Rhode-Saint-Genèse, la soirée de premier contact avec toute l’équipe de FEVER chez Nathalie Uffner, s’est déroulée dans les rires et la bonne humeur. ( Nous nous étions pourtant donnés rendez-vous au bar pour partir tous ensemble avec la voiture de Choupette, seulement elle était garée à Anderlecht où nous avons d’abord du aller la chercher en métro… Ce qui a eu pour effet de lourdement nous décaler par rapport à l’horaire prévu ! Moi qui ai l’habitude d’arriver partout un quart d’heure à l’avance, j’étais mort de honte. )
Tout le monde était là. Sébastien et Sergi, Nicolas et Vincent, Mathieu, Sandy et Guillaume… Il ne manquait que nous. Et à peine arrivés, nous sommes passés à table, où les délicieuses recettes de Nathalie nous attendaient depuis un bon moment. Salades de pâtes chaudes aux anchois et aux légumes verts… Un régal, comme d’habitude lorsqu’on est invité chez elle. Tout le monde était de bonne humeur. Les conversations sur les toutes prochaines dates de représentations alimentant la soirée qui avançait. Certains arguant qu’il serait judicieux de jouer les mardis, d’autres au contraire, trouvant cela exagéré… Tout le monde y allant, en tout cas, de son grain de sel. Fous rires et anecdotes, puis après le dessert et une tisane digestive, tout notre petit monde se mit en route pour le retour.
Michael, Marla, Maman et moi embarquant à nouveau dans la voiture de Choupette qui avait gentiment proposé de nous reconduire. Démarrage, et ambiance musicale ! Jusqu’à ce qu’en bas de la chaussée de la Hulpe, une BMW ne nous percute de plein front à 60 km/h.
Tout s’est passé en quelques secondes. Nous n’avons eu que le temps de crier juste après le « -Mais qu’est-ce qu’il fout, celui-là ? » lancé par Choupette, et le fracas du choc a retentit dans nos oreilles comme une punition après une aussi plaisante soirée. Quelques secondes de silence. Personne n’est blessé ? Non. Mes tibias se sont encastrés dans la barre de métal qui fixe le siège du conducteur et la tête de Marla a volé tout droit dans l’appui-tête de l’autre siège, mais à part la douleur, tout semble aller bien. Maman répète inlassablement les numéros de la plaque du conducteur qui vient de nous rentrer dedans, au cas où il commettrait un délit de fuite. Mais ce n’est pas le cas… C’est bien pire ! Car ce que nous voyons sortir de la voiture d’en face nous effare au plus haut point. Un homme titubant, incapable de tenir sur ses jambes tant il est imbibé d’alcool, s’avance vers nous. Nous sortons de la voiture. Au milieu de la chaussée de la Hulpe, à cette heure avancée de la nuit, il fait très froid. Choupette appelle la police, tandis que l’homme nous lance : « -Aaaa… Atteeendez… Oooon vaaaa… f… faire un… con… constat à… l’amiaaaaable… ». Incroyable. Nous n’en revenons pas. Cette homme est mort saoul. La police ne tarde pas à débarquer et à le faire souffler dans le ballon qui devient rouge. « - Plus rouge que ça on a pas » , lance l’agent à sa collègue, avant de nous demander d’asseoir le bonhomme par terre, car s’il lui arrive quoi que ce soit une fois les forces de l’ordre sur place, ça tombe sous leur responsabilité. Je suis choqué à nouveau, et, les dents qui claquent à cause du froid de la nuit ( Il est 3heures du matin ), je parle et parle encore avec Michael et Maman, comme pour évacuer l’image de la collision.
Vers 03h30, les deux voitures sont retirées de la voie par deux dépanneuses. Nous restons sur le trottoir à attendre le taxi qui nous ramènera, pendant que le chauffeur de l’autre voiture est emmené par les policiers.
Incroyable. Tout s’est produit si rapidement. Rien ne nous est arrivé. ( Si ce n’est que Marla a maintenant de violentes douleurs crâniennes et que je lui conseille tout de même de consulter un médecin si ça persiste le lendemain. ) Je n’ose imaginer ce qui se serait produit à une vitesse supérieure… On joue dans deux semaines. C’est à cela qu’il faut penser à présent.
Bien que nous soyons arrivés avec une bonne heure de retard à Rhode-Saint-Genèse, la soirée de premier contact avec toute l’équipe de FEVER chez Nathalie Uffner, s’est déroulée dans les rires et la bonne humeur. ( Nous nous étions pourtant donnés rendez-vous au bar pour partir tous ensemble avec la voiture de Choupette, seulement elle était garée à Anderlecht où nous avons d’abord du aller la chercher en métro… Ce qui a eu pour effet de lourdement nous décaler par rapport à l’horaire prévu ! Moi qui ai l’habitude d’arriver partout un quart d’heure à l’avance, j’étais mort de honte. )
Tout le monde était là. Sébastien et Sergi, Nicolas et Vincent, Mathieu, Sandy et Guillaume… Il ne manquait que nous. Et à peine arrivés, nous sommes passés à table, où les délicieuses recettes de Nathalie nous attendaient depuis un bon moment. Salades de pâtes chaudes aux anchois et aux légumes verts… Un régal, comme d’habitude lorsqu’on est invité chez elle. Tout le monde était de bonne humeur. Les conversations sur les toutes prochaines dates de représentations alimentant la soirée qui avançait. Certains arguant qu’il serait judicieux de jouer les mardis, d’autres au contraire, trouvant cela exagéré… Tout le monde y allant, en tout cas, de son grain de sel. Fous rires et anecdotes, puis après le dessert et une tisane digestive, tout notre petit monde se mit en route pour le retour.
Michael, Marla, Maman et moi embarquant à nouveau dans la voiture de Choupette qui avait gentiment proposé de nous reconduire. Démarrage, et ambiance musicale ! Jusqu’à ce qu’en bas de la chaussée de la Hulpe, une BMW ne nous percute de plein front à 60 km/h.
Tout s’est passé en quelques secondes. Nous n’avons eu que le temps de crier juste après le « -Mais qu’est-ce qu’il fout, celui-là ? » lancé par Choupette, et le fracas du choc a retentit dans nos oreilles comme une punition après une aussi plaisante soirée. Quelques secondes de silence. Personne n’est blessé ? Non. Mes tibias se sont encastrés dans la barre de métal qui fixe le siège du conducteur et la tête de Marla a volé tout droit dans l’appui-tête de l’autre siège, mais à part la douleur, tout semble aller bien. Maman répète inlassablement les numéros de la plaque du conducteur qui vient de nous rentrer dedans, au cas où il commettrait un délit de fuite. Mais ce n’est pas le cas… C’est bien pire ! Car ce que nous voyons sortir de la voiture d’en face nous effare au plus haut point. Un homme titubant, incapable de tenir sur ses jambes tant il est imbibé d’alcool, s’avance vers nous. Nous sortons de la voiture. Au milieu de la chaussée de la Hulpe, à cette heure avancée de la nuit, il fait très froid. Choupette appelle la police, tandis que l’homme nous lance : « -Aaaa… Atteeendez… Oooon vaaaa… f… faire un… con… constat à… l’amiaaaaable… ». Incroyable. Nous n’en revenons pas. Cette homme est mort saoul. La police ne tarde pas à débarquer et à le faire souffler dans le ballon qui devient rouge. « - Plus rouge que ça on a pas » , lance l’agent à sa collègue, avant de nous demander d’asseoir le bonhomme par terre, car s’il lui arrive quoi que ce soit une fois les forces de l’ordre sur place, ça tombe sous leur responsabilité. Je suis choqué à nouveau, et, les dents qui claquent à cause du froid de la nuit ( Il est 3heures du matin ), je parle et parle encore avec Michael et Maman, comme pour évacuer l’image de la collision.
Vers 03h30, les deux voitures sont retirées de la voie par deux dépanneuses. Nous restons sur le trottoir à attendre le taxi qui nous ramènera, pendant que le chauffeur de l’autre voiture est emmené par les policiers.
Incroyable. Tout s’est produit si rapidement. Rien ne nous est arrivé. ( Si ce n’est que Marla a maintenant de violentes douleurs crâniennes et que je lui conseille tout de même de consulter un médecin si ça persiste le lendemain. ) Je n’ose imaginer ce qui se serait produit à une vitesse supérieure… On joue dans deux semaines. C’est à cela qu’il faut penser à présent.
Tuesday, October 17, 2006
En même temps, hein !
Aaah le bonheur de se fermer des portes tout seul comme un grand et de s’en rendre compte une fois qu’il est trop tard !
Ce matin, j’avais rendez-vous avec Nathalie Uffner pour l’enregistrement radio d’un spot publicitaire destiné à la promotion de la reprise de « Fever » et, comme le studio de prise de son dans lequel nous nous rendîmes faisait justement une opération de casting tout prochainement, Nathalie en profita pour demander à ses connaissances si je ne pouvais pas enregistrer une petite démo à la suite de notre session de travail.
Nous voilà donc partis dans la séquence de publicité, puis j’entame l’exercice du casting. Du mieux que je peux, je déclame le texte que le garçon du studio m’a mis devant les yeux. Une collègue arrive -visiblement la directrice de casting- et me donne quelques indications de jeu. Je sens l’agacement qu’elle veut rendre imperceptible la trahir malgré elle. Cette séance n’était pas prévue… On va donc essayer de ne pas la faire durer trop longtemps.
Moi, je suis tout sourire, car après tout, je n’ai rien demandé à personne. Mais je sens que le fait de devoir recommencer plus de deux fois la même prise n’est pas vraiment pour amuser la dame dont le sourire reste sur les lèvres, mais qui a sans doute autre chose à faire.
Un petit essai de voix off mal réussi, et après trois essais, un expéditif « -Bon, ben on a un comédien, pas une voix off… On ne peut pas être très bon dans tout ! ». Je ris. Le garçon demande si l’on fait encore une prise. Mais apparemment tout a assez duré, et le « -Non, j’ai ce qu’il me faut. » qui suit mon « - Vous voulez entendre d’autres types de sonorités vocales ? », me fait bien comprendre que j’ai déjà beaucoup de chance d’avoir été enregistré et répertorié dans leur bibliothèque sans avoir pris rendez-vous ! Je comprends et je sors.
Vite fait, elle m’explique qu’ils font appel à des doublures lorsqu’ils enregistrent les essais professionnels, mais que bien entendu, ce n’est pas rémunéré, à moins d’être en possession d’une voix qui plaise davantage au client que celle du comédien choisi initialement. Je suis un peu étonné, mais je lance un « Oui, j’imagine bien ! » toujours tout sourire.
Dans le couloir, je lui explique qu’à l’époque j’avais fait un essai chez WHAR Studios, et qu’ils m’avaient trouvés trop scolaire bien que très intéressant pour les voix gaies ( Homosexuelles, entendons-nous ! ) et que depuis, jamais ils ne m’avaient rappelés. Une fois à l’accueil, et alors qu’elle s’installe pour prendre mes coordonnées, j’aperçois sur son bureau un contrat dont l’entête porte ces mots : WHAR Studios. Je n’en reviens pas… Et avec une petit voix amusée, je demande : « -Aaaah ! Mais vous êtes WHAR ? ». Un petit oui de la tête, un petit sourire, elle encode mes informations, fait une photo de moi, et m’accompagne jusqu’à la sortie.
Je suis vraiment la reine des connes. Je marche sur le trottoir de la rue des Riches Claires en me traitant de tous les noms intérieurement. Pourquoi ai-je dit cela ? Pourquoi n’ai-je pas demandé le nom du Studio à Nathalie avant qu’on arrive ? Comment pouvais-je savoir qu’ils ont déménagé ? En même temps, je suis parti deux ans à Paris. Je rumine sévèrement mon erreur. Je ne travaillerai probablement pas chez eux ! Mais le soleil rattrape mon sourire qui commençait à fondre. Car après tout, en ai-je vraiment… Vraiment envie ?
Ce matin, j’avais rendez-vous avec Nathalie Uffner pour l’enregistrement radio d’un spot publicitaire destiné à la promotion de la reprise de « Fever » et, comme le studio de prise de son dans lequel nous nous rendîmes faisait justement une opération de casting tout prochainement, Nathalie en profita pour demander à ses connaissances si je ne pouvais pas enregistrer une petite démo à la suite de notre session de travail.
Nous voilà donc partis dans la séquence de publicité, puis j’entame l’exercice du casting. Du mieux que je peux, je déclame le texte que le garçon du studio m’a mis devant les yeux. Une collègue arrive -visiblement la directrice de casting- et me donne quelques indications de jeu. Je sens l’agacement qu’elle veut rendre imperceptible la trahir malgré elle. Cette séance n’était pas prévue… On va donc essayer de ne pas la faire durer trop longtemps.
Moi, je suis tout sourire, car après tout, je n’ai rien demandé à personne. Mais je sens que le fait de devoir recommencer plus de deux fois la même prise n’est pas vraiment pour amuser la dame dont le sourire reste sur les lèvres, mais qui a sans doute autre chose à faire.
Un petit essai de voix off mal réussi, et après trois essais, un expéditif « -Bon, ben on a un comédien, pas une voix off… On ne peut pas être très bon dans tout ! ». Je ris. Le garçon demande si l’on fait encore une prise. Mais apparemment tout a assez duré, et le « -Non, j’ai ce qu’il me faut. » qui suit mon « - Vous voulez entendre d’autres types de sonorités vocales ? », me fait bien comprendre que j’ai déjà beaucoup de chance d’avoir été enregistré et répertorié dans leur bibliothèque sans avoir pris rendez-vous ! Je comprends et je sors.
Vite fait, elle m’explique qu’ils font appel à des doublures lorsqu’ils enregistrent les essais professionnels, mais que bien entendu, ce n’est pas rémunéré, à moins d’être en possession d’une voix qui plaise davantage au client que celle du comédien choisi initialement. Je suis un peu étonné, mais je lance un « Oui, j’imagine bien ! » toujours tout sourire.
Dans le couloir, je lui explique qu’à l’époque j’avais fait un essai chez WHAR Studios, et qu’ils m’avaient trouvés trop scolaire bien que très intéressant pour les voix gaies ( Homosexuelles, entendons-nous ! ) et que depuis, jamais ils ne m’avaient rappelés. Une fois à l’accueil, et alors qu’elle s’installe pour prendre mes coordonnées, j’aperçois sur son bureau un contrat dont l’entête porte ces mots : WHAR Studios. Je n’en reviens pas… Et avec une petit voix amusée, je demande : « -Aaaah ! Mais vous êtes WHAR ? ». Un petit oui de la tête, un petit sourire, elle encode mes informations, fait une photo de moi, et m’accompagne jusqu’à la sortie.
Je suis vraiment la reine des connes. Je marche sur le trottoir de la rue des Riches Claires en me traitant de tous les noms intérieurement. Pourquoi ai-je dit cela ? Pourquoi n’ai-je pas demandé le nom du Studio à Nathalie avant qu’on arrive ? Comment pouvais-je savoir qu’ils ont déménagé ? En même temps, je suis parti deux ans à Paris. Je rumine sévèrement mon erreur. Je ne travaillerai probablement pas chez eux ! Mais le soleil rattrape mon sourire qui commençait à fondre. Car après tout, en ai-je vraiment… Vraiment envie ?
Saturday, October 14, 2006
Etat de choc.
Samedi.
Aujourd’hui, j’ai une lecture avec Patricia Houyoux à 12h30. On a fixé le rendez-vous quelques jours plus tôt, après nous être ratés deux fois, à cause de nos batteries téléphoniques affaiblies… « Vincent River » est au programme. Cela fait un petit temps que j’ai passé la brochure à Patricia, mais comme nous ne savons trop que penser de la pièce, nous préférons la lire à deux de vive voix. Il est 11h45 lorsque je quitte l’appartement. Je passe au GB Express chercher deux pains et un camembert, histoire de ne pas arriver les mains vides pour le repas, et j’embarque dans le tram 94 qui m’emmène vers Boifort.
J’ai enfin pris l’habitude de garder toujours un livre dans mon sac pour les trajets en transport en commun. Les distances et durées variant souvent, il me permet de ne pas regarder passer le temps bêtement. Me voilà donc plongé dans « Les cowboys de la nuit », une étude sur le comportement et les codes du milieu de la prostitution masculine américaine, alors que le tram fonce dans les rues animées de Bruxelles. J’ai bien calculé mon coup, je serai pile à l’heure du rendez-vous. Mais alors qu’on entame la montée vers la gare de Boondael dans l’avenue du Derby ; les yeux toujours rivés dans mon bouquin, j’entends soudain un très violent bruit de bris de glace suivit directement par un second et un troisième… Hurlements, pleurs d’enfants. Et en relevant la tête je vois les passagers du tram, courant vers les fenêtres opposées à celle de la collision qui vient de se produire… J’ai tout juste le temps de me jeter à terre pour éviter la planche métallique qui arrive maintenant vers moi rapidement.
Le tram, à pleine vitesse, a percuté la planche de support d’un élévateur de meubles, qui s’est retournée et qui a successivement fracassé toutes les vitres du côté droit de la carlingue. Il y a des éclats de verre partout. Les gens se secouent pour les faire tomber de leurs manteaux, et un monsieur de couleur demande de l’aide pour descendre rapidement, car il a reçu des éclats dans les yeux. Tout le monde est pétrifié. Personne ne sait exactement quoi faire. On descend les uns après les autres, et j’appelle les secours voyant que le monsieur noir saigne à présent des yeux. J’indique l’endroit de l’accident. Puis, je préviens qu’ayant un rendez-vous, je ne peux pas rester sur place. En marchant rapidement, j’appelle Patricia pour lui expliquer que je ne pourrai pas être à l’heure. Je fonds en larmes au téléphone. Contre coup. Je n’ai rien, j’ai gardé mon calme tout le temps de la panique, j’ai fait ce que je pouvais faire de mieux, mais je suis tout de même en état de choc.
Aujourd’hui, j’ai une lecture avec Patricia Houyoux à 12h30. On a fixé le rendez-vous quelques jours plus tôt, après nous être ratés deux fois, à cause de nos batteries téléphoniques affaiblies… « Vincent River » est au programme. Cela fait un petit temps que j’ai passé la brochure à Patricia, mais comme nous ne savons trop que penser de la pièce, nous préférons la lire à deux de vive voix. Il est 11h45 lorsque je quitte l’appartement. Je passe au GB Express chercher deux pains et un camembert, histoire de ne pas arriver les mains vides pour le repas, et j’embarque dans le tram 94 qui m’emmène vers Boifort.
J’ai enfin pris l’habitude de garder toujours un livre dans mon sac pour les trajets en transport en commun. Les distances et durées variant souvent, il me permet de ne pas regarder passer le temps bêtement. Me voilà donc plongé dans « Les cowboys de la nuit », une étude sur le comportement et les codes du milieu de la prostitution masculine américaine, alors que le tram fonce dans les rues animées de Bruxelles. J’ai bien calculé mon coup, je serai pile à l’heure du rendez-vous. Mais alors qu’on entame la montée vers la gare de Boondael dans l’avenue du Derby ; les yeux toujours rivés dans mon bouquin, j’entends soudain un très violent bruit de bris de glace suivit directement par un second et un troisième… Hurlements, pleurs d’enfants. Et en relevant la tête je vois les passagers du tram, courant vers les fenêtres opposées à celle de la collision qui vient de se produire… J’ai tout juste le temps de me jeter à terre pour éviter la planche métallique qui arrive maintenant vers moi rapidement.
Le tram, à pleine vitesse, a percuté la planche de support d’un élévateur de meubles, qui s’est retournée et qui a successivement fracassé toutes les vitres du côté droit de la carlingue. Il y a des éclats de verre partout. Les gens se secouent pour les faire tomber de leurs manteaux, et un monsieur de couleur demande de l’aide pour descendre rapidement, car il a reçu des éclats dans les yeux. Tout le monde est pétrifié. Personne ne sait exactement quoi faire. On descend les uns après les autres, et j’appelle les secours voyant que le monsieur noir saigne à présent des yeux. J’indique l’endroit de l’accident. Puis, je préviens qu’ayant un rendez-vous, je ne peux pas rester sur place. En marchant rapidement, j’appelle Patricia pour lui expliquer que je ne pourrai pas être à l’heure. Je fonds en larmes au téléphone. Contre coup. Je n’ai rien, j’ai gardé mon calme tout le temps de la panique, j’ai fait ce que je pouvais faire de mieux, mais je suis tout de même en état de choc.
Sunday, October 08, 2006
Je voudrais arrêter de tomber sur des freaks !
Je n’ai jamais pensé que le petit jeu de la rencontre amoureuse était une histoire simple -loin de moi cette idée !-, cependant, j’aimerais que la personne responsable de mon dossier « relations affectives », là-haut , cesse de ne me faire rencontrer QUE des cas sociaux...
C’est bon, j’ai cerné le concept ; alors soit je rencontre des gens normaux, soit je reste tout seul, mais les déjantés, les dépressifs, les alcoolos inavoués et les barjos en tout genre, c’est pour le casier d’à côté, merci ! Je ne sais vraiment plus quel chemin emprunter avec les garçons qui entrent dans ma vie et pour lesquels je me découvre un tant soit peu d’affection. Chaque fois que je me dis « Ok, vas-y. Sois heureux. Profite des moments avec lui au jour le jour sans plus te poser de questions », un détail vient briser tout ce que j’avais trouvé beau, et effacer le peu de confiance que j’avais donné.
Je détestais les dimanches depuis bien longtemps, mais aujourd’hui c’est le pompon !
Ce qui est certain en tout cas, c’est que le NET, c’est terminé. Adieu fous du clavier et de la main droite qui s’agite. Ras-le-bol des « fakers » en tout genres. Je n’en peux plus. Mais, où a-t-on caché les personnes homosexuelles de sexe masculin ne souffrant pas d’une névrose, de psychopathie ou de mauvaise haleine constante ? Où se trouve l’île merveilleuse, où les garçons aiment les choses simples et ne n’ont pas besoin de s’évader dans des paradis artificiels pour combler le manque de consistance de leur vie ? Plus je grandis, moins j’aime le monde qui m’entoure. Je voudrais trouver un homme simple, doux, gentil, qui ne soit pas jaloux, qui comprenne mes horaires de travail et l’importance qu’a mon métier dans ma vie. Je voudrais un garçon qui soit élégant et surprenant ( Dans le bon sens du terme ! Revenir complètement saoul chez moi après deux jours de rencontre, j’appelle pas ça une surprise. ), qui comprenne et qui n’ait pas juste envie de me posséder pour m’exhiber à ses anciens amours avec la fierté d’avoir retrouvé quelqu’un aussi vite. Je voudrais quelqu’un qui me serre dans ses bras devant un film, sans avoir besoin de se lever toutes les cinq minutes pour se resservir du vin et finir la bouteille à lui tout seul. Quelqu’un qui soit à l’écoute sans essayer de me convaincre de sa vérité. Quelqu’un qui assume sa sexualité et dont les parents n’y voient pas d’inconvénient. Quelqu’un qui ait à peu près mon âge et à peu près les mêmes centres d’intérêt et le même niveau de vie que moi. Quelqu’un qui soit normal, avec des ambitions et des projets.
Je voudrais qu’après sept ans, un garçon remplisse le vide qui se creuse sans fin dans mon existence…
C’est bon, j’ai cerné le concept ; alors soit je rencontre des gens normaux, soit je reste tout seul, mais les déjantés, les dépressifs, les alcoolos inavoués et les barjos en tout genre, c’est pour le casier d’à côté, merci ! Je ne sais vraiment plus quel chemin emprunter avec les garçons qui entrent dans ma vie et pour lesquels je me découvre un tant soit peu d’affection. Chaque fois que je me dis « Ok, vas-y. Sois heureux. Profite des moments avec lui au jour le jour sans plus te poser de questions », un détail vient briser tout ce que j’avais trouvé beau, et effacer le peu de confiance que j’avais donné.
Je détestais les dimanches depuis bien longtemps, mais aujourd’hui c’est le pompon !
Ce qui est certain en tout cas, c’est que le NET, c’est terminé. Adieu fous du clavier et de la main droite qui s’agite. Ras-le-bol des « fakers » en tout genres. Je n’en peux plus. Mais, où a-t-on caché les personnes homosexuelles de sexe masculin ne souffrant pas d’une névrose, de psychopathie ou de mauvaise haleine constante ? Où se trouve l’île merveilleuse, où les garçons aiment les choses simples et ne n’ont pas besoin de s’évader dans des paradis artificiels pour combler le manque de consistance de leur vie ? Plus je grandis, moins j’aime le monde qui m’entoure. Je voudrais trouver un homme simple, doux, gentil, qui ne soit pas jaloux, qui comprenne mes horaires de travail et l’importance qu’a mon métier dans ma vie. Je voudrais un garçon qui soit élégant et surprenant ( Dans le bon sens du terme ! Revenir complètement saoul chez moi après deux jours de rencontre, j’appelle pas ça une surprise. ), qui comprenne et qui n’ait pas juste envie de me posséder pour m’exhiber à ses anciens amours avec la fierté d’avoir retrouvé quelqu’un aussi vite. Je voudrais quelqu’un qui me serre dans ses bras devant un film, sans avoir besoin de se lever toutes les cinq minutes pour se resservir du vin et finir la bouteille à lui tout seul. Quelqu’un qui soit à l’écoute sans essayer de me convaincre de sa vérité. Quelqu’un qui assume sa sexualité et dont les parents n’y voient pas d’inconvénient. Quelqu’un qui ait à peu près mon âge et à peu près les mêmes centres d’intérêt et le même niveau de vie que moi. Quelqu’un qui soit normal, avec des ambitions et des projets.
Je voudrais qu’après sept ans, un garçon remplisse le vide qui se creuse sans fin dans mon existence…
Sunday, August 13, 2006
Le premier était le bon !
Pourquoi changer une équipe de choc ?
Ma mère est arrivée le 9 août à 12h30 et le 10 à 13h45, nous signions la promesse de bail pour la location de mon nouvel appartement bruxellois !
Il faut dire que j'avais déjà fait pas mal de repérage sur les sites de location de biens immobiliers, mais comme je loge -et ce encore jusqu'au 1er septembre- chez un ami dont la maison est fort excentrée de ma zone de recherche, il m'avait été assez difficle de me rendre aux visites, vu la mauvaise désserte des transports en commun... Du coup l'arrivée de supermaman, avec sa supervoiture, m'a super aidé !
Un chouette deux pièces de 50 m² avec salle de bain et wc séparé ( Enfin un wc séparé ! )et surtout une chambre à part !!! En plein coeur d'Ixelles. Que pouvais-je demander de mieux ? Question tarif, c'est le bonheur aussi. ( Ce qui n'était pas compliqué après Paris, évidemment. )
Reste à tout apporter là-bas, maintenant, et à trouver un emploi fixe qui me premtte de payer les loyers sans être mort de trouille à chaque fin de mois.
J'ai un de ces sourires au visage, moi, depuis trois jours !
Je ne vous dis que cela...
Ma mère est arrivée le 9 août à 12h30 et le 10 à 13h45, nous signions la promesse de bail pour la location de mon nouvel appartement bruxellois !
Il faut dire que j'avais déjà fait pas mal de repérage sur les sites de location de biens immobiliers, mais comme je loge -et ce encore jusqu'au 1er septembre- chez un ami dont la maison est fort excentrée de ma zone de recherche, il m'avait été assez difficle de me rendre aux visites, vu la mauvaise désserte des transports en commun... Du coup l'arrivée de supermaman, avec sa supervoiture, m'a super aidé !
Un chouette deux pièces de 50 m² avec salle de bain et wc séparé ( Enfin un wc séparé ! )et surtout une chambre à part !!! En plein coeur d'Ixelles. Que pouvais-je demander de mieux ? Question tarif, c'est le bonheur aussi. ( Ce qui n'était pas compliqué après Paris, évidemment. )
Reste à tout apporter là-bas, maintenant, et à trouver un emploi fixe qui me premtte de payer les loyers sans être mort de trouille à chaque fin de mois.
J'ai un de ces sourires au visage, moi, depuis trois jours !
Je ne vous dis que cela...
Wednesday, August 09, 2006
Tina
Dieu sait qu'il est difficle de trouver un rencard sexuel sur internet ! On pensait que, le choix aidant, on allait pouvoir être beaucoup plus efficace dans sa sélection d'hommes à consommer sur place ; c'est faux ! Parce que si ils sont plus faciles à sélectionner, ces hommes restent d'une complexité crasse une fois arrivé l'heure de mettre en pratique ce qu'ils vous ont promis sur l'écran d'ordinateur !
Hier, je cherche un sexfriend sur le net, et je tombe sur un gars assez bien foutu et visiblement intéressé par me petite frimousse, qui me dit pouvoir passer me voir vers 21h00. On discute quelques longues minutes, question de connaître les préférences de chacun, on s'envoie des photos ( La routine, quoi ! ) et on finit par tomber d'accord. Il viendra pour 21h00 comme prévu.
Je regarde la télé et sombre dans un sommeil léger, pour me réveiller vers 20h. Juste le temps de sauter dans une douche et de mater un programme idiot sur PinkTV, et voilà mon rencard qui fait vibrer mon portable. "Suis devant ta porte".
Passionnant ! Va-t-il aussi me faire l'amour par sms ? Bref... J'ouvre la porte pour découvrir à quelle sauce je vais être mangé. Et je le vois en bas de l'escalier.
" - Tu n'es pas devant ma porte, tu es en bas de l'escalier", lui dis-je en rigolant. " - Oui, je sais, je suis très méfiant, depuis qu'un ami a eu une mauvaise surprise". Oups ! Un stressé de l'agression ?
On s'installe dans le fauteuil, il boit un verre d'eau, et nous regardons ensemble la fin du programme sur la liposuscion masculine. ( Quelle idée me direz-vous ! )
Et puis, le programme terminé, je m'étends dans le canapé, lui demande de m'embrasser et...
Il me répond qu'il est vraiment désolé, mais qu'il m'a vu dans FEVER et qu'il n'arrive pas à se défaire de l'image de mon personnage quand il me regarde.
Je n'en reviens pas ! C'est la première fois qu'on me fait ce coup-là. Je lui demande s'il plaisante, et lui explique qu'il n'a qu'à faire abstraction, mais visiblement, mon ami est un peu psychorigide de ce côté là et me dit qu'il n'y arrivera pas. Caresses sur mon avant bras -dont je n'ai plus rien à foutre, évidemment ! Il n'est pas venu pour qu'on parle théâtre!- et il finit par repartir en me souhaitant une bonne nuit après m'avoir proposé de repartir à la chasse à l'homme sur internet ! Incroyable.
Il est 22h30, je suis gros Jean comme devant.
Heureusement qu'il y a un porno sur PinkTV vers minuit !
Vraiment, les garçons, reprenez-vous, merde !!!
Hier, je cherche un sexfriend sur le net, et je tombe sur un gars assez bien foutu et visiblement intéressé par me petite frimousse, qui me dit pouvoir passer me voir vers 21h00. On discute quelques longues minutes, question de connaître les préférences de chacun, on s'envoie des photos ( La routine, quoi ! ) et on finit par tomber d'accord. Il viendra pour 21h00 comme prévu.
Je regarde la télé et sombre dans un sommeil léger, pour me réveiller vers 20h. Juste le temps de sauter dans une douche et de mater un programme idiot sur PinkTV, et voilà mon rencard qui fait vibrer mon portable. "Suis devant ta porte".
Passionnant ! Va-t-il aussi me faire l'amour par sms ? Bref... J'ouvre la porte pour découvrir à quelle sauce je vais être mangé. Et je le vois en bas de l'escalier.
" - Tu n'es pas devant ma porte, tu es en bas de l'escalier", lui dis-je en rigolant. " - Oui, je sais, je suis très méfiant, depuis qu'un ami a eu une mauvaise surprise". Oups ! Un stressé de l'agression ?
On s'installe dans le fauteuil, il boit un verre d'eau, et nous regardons ensemble la fin du programme sur la liposuscion masculine. ( Quelle idée me direz-vous ! )
Et puis, le programme terminé, je m'étends dans le canapé, lui demande de m'embrasser et...
Il me répond qu'il est vraiment désolé, mais qu'il m'a vu dans FEVER et qu'il n'arrive pas à se défaire de l'image de mon personnage quand il me regarde.
Je n'en reviens pas ! C'est la première fois qu'on me fait ce coup-là. Je lui demande s'il plaisante, et lui explique qu'il n'a qu'à faire abstraction, mais visiblement, mon ami est un peu psychorigide de ce côté là et me dit qu'il n'y arrivera pas. Caresses sur mon avant bras -dont je n'ai plus rien à foutre, évidemment ! Il n'est pas venu pour qu'on parle théâtre!- et il finit par repartir en me souhaitant une bonne nuit après m'avoir proposé de repartir à la chasse à l'homme sur internet ! Incroyable.
Il est 22h30, je suis gros Jean comme devant.
Heureusement qu'il y a un porno sur PinkTV vers minuit !
Vraiment, les garçons, reprenez-vous, merde !!!
Tuesday, August 08, 2006
Brokeback..? Are you sure ?
Voilà ! C'est fait !
Comme tout le monde, j'ai vu Brokeback Mountain, le film d'Ang Lee sur les deux cowboys qui tombent amoureux en pleine montagne au cours de l'année 1963au Etats Unis, et sur leur impossible relation vingt ans après.
Je l'ai vu. Et j'ai trouvé cela... INTERMINABLE !
Ce film est simplement chiantissîme. Et à l'exception de Jake Gyllenhaal, j'ai trouvé que les comédiens jouaient tous fort mal.
Je ne voulais pas me raccrocher aux critiques qui avaient fusées à la sortie du film en salles avant de l'avoir vu, mais, OUI, "Brokeback..." est bien un film sur l'homosexualité, réalisé par un hétérosexuel pour les hétérosexuels. Beaucoup trop politiquement correct.
Où est passée Divine ???
Comme tout le monde, j'ai vu Brokeback Mountain, le film d'Ang Lee sur les deux cowboys qui tombent amoureux en pleine montagne au cours de l'année 1963au Etats Unis, et sur leur impossible relation vingt ans après.
Je l'ai vu. Et j'ai trouvé cela... INTERMINABLE !
Ce film est simplement chiantissîme. Et à l'exception de Jake Gyllenhaal, j'ai trouvé que les comédiens jouaient tous fort mal.
Je ne voulais pas me raccrocher aux critiques qui avaient fusées à la sortie du film en salles avant de l'avoir vu, mais, OUI, "Brokeback..." est bien un film sur l'homosexualité, réalisé par un hétérosexuel pour les hétérosexuels. Beaucoup trop politiquement correct.
Où est passée Divine ???
Sunday, July 30, 2006
Party !
“- When you see a face lifted that bad, what on earth can you say ?”
“- Congratulations !”
( “Party”-Stephen Sondheim )
S’il y a bien une chose que Jean-Pierre, Michael, Laurent et Roberto savent faire, c’est la fête ! Mais il en est une autre pour laquelle ils ont visiblement tous reçu un don de la fée des Lilas à la naissance, c’est la déco ! J’étais déjà tout content de découvrir que l’appartement de mes deux amis décorateurs se trouvait à trois rues de chez moi en consultant le plan de Paris pour retrouver l’endroit du rendez-vous, mais je ne m’attendais pas à découvrir un endroit aussi magique et rempli d’autant de surprises…
De prime abord, la rue de l’Echiquier ne paie pas de mine quand on s’y balade en pleine nuit. Pourtant, je peux désormais vous assurer qu’elle recèle un trésor de beauté. Un bijou, sublime mélange de styles, jouant tant sur la réappropriation des codes de couleurs que sur les ambiances lumineuses et des matières.
Je suis arrivé vers 22h30 chez nos hôtes qui étaient tout beaux comme à l’accoutumée. J’ai salué tous les invités. Et je suis reparti aussitôt chez moi…pour me changer ! J’avais tant transpiré dans mes vêtements de travail que je me voyais mal passer le reste de la soirée dans mon polo et mon short de denim...
Retour une vingtaine de minutes plus tard, et je prends enfin le temps découvrir la beauté de l’endroit avant de m’installer à table avec les convives.
On entre chez Jean-Pierre et Michael par une antichambre cylindrique aux tons turquoise, dans laquelle trois paires de rideaux en toile légère, situés aux points cardinaux, indiquent l’accès aux différentes pièces principales. La salle de réception, tout d’abord, est complètement dédiée au blanc et à l’argent. Les jeux de lumière dus aux gigantesques miroirs qui s’y trouvent donnent une impression de volume et de hauteur démesurés, et le lustre en cristal et les rideaux de mousseline retenus par des cordons torsadés rappellent l’ambiance d’un film du début de siècle, dans lequel on aurait tout électrisé.
On mange dans la pièce située à l’opposé de cette première salle. Ambiance plus chaude. Le style y est résolument romantique. Chandeliers d’étain sur la table, chaises à dossiers très hauts, rideaux plus lourds aux fenêtres… Le repas est un régal ! Nous commençons par un consommé de courgettes et concombres froid, pour enchaîner sur des noix de Saint Jacques au citron et du rouget à la mangue. Le vin est rosé et frais. Chacun se raconte un peu. Un nouvel invité arrive. Il s’appelle Philippe. Charmant, du reste. Michael l’installe à côté de moi et les conversations reprennent. Les anecdotes de Roberto m’amusent. On me pose des questions sur mes origines et la raison de mon départ pour Bruxelles. On parle de la qualité des massages, qui ne sont vraiment plus ce qu’ils étaient, dans les hôtels américains. On parle des pieds si jolis de l’une des jeunes femmes présentes. Certains s’en vont pour en laisser d’autres arriver. J’adore cet esprit d’accueil. J’aimerais vraiment pouvoir faire de même plus tard, quand je serai mieux installé dans la vie.
Le dessert n’est pas servi directement, et c’est tant mieux car les plats principaux étaient copieux. Michael est aux petits soins pour chacun. Roberto et moi nous asseyons dans le canapé Louis 16 de la pièce argent pour discuter, puis nous rejoignons les autres dans le boudoir qui se trouve à côté. Là encore, changement de déco. Look tendance, châleur. Tapis de sol aux couleurs vives et méridiennes de part et d’autre de la pièce. Laurent décide de me faire visiter. Il y a une pièce attenante à la cuisine ( Mon Dieu cette cuisine ! Sooo lovely ! ). Je crois qu’à l’époque, on appelait ce type d’endroit un cabinet de voyage, vu les objets qu’on y exposait. Là, c’est simplement une bibliothèque très élégante, décorée avec goût. Ensuite Laurent me parle des chambres. Toutes petites par rapport au reste des pièces de l’endroit. Nous traversons la salle à manger et nous retrouvons dans l’une d’elles. En effet, c’est petit, mais le style est cossu, le tapis est épais et surtout, il n’y a pas de séparation entre la salle de bain et le lit. Les tons sont crème et ocre. On est plus proche du rococo que de l’épuré, mais c’est vraiment agréable parce que ça donne une « english touch » peu conventionnelle.
Retour au boudoir où les autres sont en train de rigoler sur la musique. Je décide de mimer Streisand sur "He touched me" et "Tell him". Un régal. Tout le monde rit et applaudit. Je m'amuse comme un sot ! Bien entendu, pour certains comme Bruno la soirée n'est pas terminée, mais j'ai encore deux jours de travail au théâtre et je ne veux pas être dans un état second. Avant que je ne parte, Roberto et Laurent me convient à un "last quiet dinner" avant mon départ définitif, puis je parcours les 600 mètres qui me ramènent chez moi.
Encore une fois, je m'endors comme un bébé.
“- Congratulations !”
( “Party”-Stephen Sondheim )
S’il y a bien une chose que Jean-Pierre, Michael, Laurent et Roberto savent faire, c’est la fête ! Mais il en est une autre pour laquelle ils ont visiblement tous reçu un don de la fée des Lilas à la naissance, c’est la déco ! J’étais déjà tout content de découvrir que l’appartement de mes deux amis décorateurs se trouvait à trois rues de chez moi en consultant le plan de Paris pour retrouver l’endroit du rendez-vous, mais je ne m’attendais pas à découvrir un endroit aussi magique et rempli d’autant de surprises…
De prime abord, la rue de l’Echiquier ne paie pas de mine quand on s’y balade en pleine nuit. Pourtant, je peux désormais vous assurer qu’elle recèle un trésor de beauté. Un bijou, sublime mélange de styles, jouant tant sur la réappropriation des codes de couleurs que sur les ambiances lumineuses et des matières.
Je suis arrivé vers 22h30 chez nos hôtes qui étaient tout beaux comme à l’accoutumée. J’ai salué tous les invités. Et je suis reparti aussitôt chez moi…pour me changer ! J’avais tant transpiré dans mes vêtements de travail que je me voyais mal passer le reste de la soirée dans mon polo et mon short de denim...
Retour une vingtaine de minutes plus tard, et je prends enfin le temps découvrir la beauté de l’endroit avant de m’installer à table avec les convives.
On entre chez Jean-Pierre et Michael par une antichambre cylindrique aux tons turquoise, dans laquelle trois paires de rideaux en toile légère, situés aux points cardinaux, indiquent l’accès aux différentes pièces principales. La salle de réception, tout d’abord, est complètement dédiée au blanc et à l’argent. Les jeux de lumière dus aux gigantesques miroirs qui s’y trouvent donnent une impression de volume et de hauteur démesurés, et le lustre en cristal et les rideaux de mousseline retenus par des cordons torsadés rappellent l’ambiance d’un film du début de siècle, dans lequel on aurait tout électrisé.
On mange dans la pièce située à l’opposé de cette première salle. Ambiance plus chaude. Le style y est résolument romantique. Chandeliers d’étain sur la table, chaises à dossiers très hauts, rideaux plus lourds aux fenêtres… Le repas est un régal ! Nous commençons par un consommé de courgettes et concombres froid, pour enchaîner sur des noix de Saint Jacques au citron et du rouget à la mangue. Le vin est rosé et frais. Chacun se raconte un peu. Un nouvel invité arrive. Il s’appelle Philippe. Charmant, du reste. Michael l’installe à côté de moi et les conversations reprennent. Les anecdotes de Roberto m’amusent. On me pose des questions sur mes origines et la raison de mon départ pour Bruxelles. On parle de la qualité des massages, qui ne sont vraiment plus ce qu’ils étaient, dans les hôtels américains. On parle des pieds si jolis de l’une des jeunes femmes présentes. Certains s’en vont pour en laisser d’autres arriver. J’adore cet esprit d’accueil. J’aimerais vraiment pouvoir faire de même plus tard, quand je serai mieux installé dans la vie.
Le dessert n’est pas servi directement, et c’est tant mieux car les plats principaux étaient copieux. Michael est aux petits soins pour chacun. Roberto et moi nous asseyons dans le canapé Louis 16 de la pièce argent pour discuter, puis nous rejoignons les autres dans le boudoir qui se trouve à côté. Là encore, changement de déco. Look tendance, châleur. Tapis de sol aux couleurs vives et méridiennes de part et d’autre de la pièce. Laurent décide de me faire visiter. Il y a une pièce attenante à la cuisine ( Mon Dieu cette cuisine ! Sooo lovely ! ). Je crois qu’à l’époque, on appelait ce type d’endroit un cabinet de voyage, vu les objets qu’on y exposait. Là, c’est simplement une bibliothèque très élégante, décorée avec goût. Ensuite Laurent me parle des chambres. Toutes petites par rapport au reste des pièces de l’endroit. Nous traversons la salle à manger et nous retrouvons dans l’une d’elles. En effet, c’est petit, mais le style est cossu, le tapis est épais et surtout, il n’y a pas de séparation entre la salle de bain et le lit. Les tons sont crème et ocre. On est plus proche du rococo que de l’épuré, mais c’est vraiment agréable parce que ça donne une « english touch » peu conventionnelle.
Retour au boudoir où les autres sont en train de rigoler sur la musique. Je décide de mimer Streisand sur "He touched me" et "Tell him". Un régal. Tout le monde rit et applaudit. Je m'amuse comme un sot ! Bien entendu, pour certains comme Bruno la soirée n'est pas terminée, mais j'ai encore deux jours de travail au théâtre et je ne veux pas être dans un état second. Avant que je ne parte, Roberto et Laurent me convient à un "last quiet dinner" avant mon départ définitif, puis je parcours les 600 mètres qui me ramènent chez moi.
Encore une fois, je m'endors comme un bébé.
Wednesday, July 26, 2006
La fin approche...
Le soleil tape avec force sur Paris depuis plus de deux semaines. Tout semble fonctionner au ralenti. Sauf l’humeur des gens, malheureusement. Ici, même quand il fait beau, ils ne sont pas contents. En même temps, vous me direz, quand on est seul, qu’il fasse beau ou pas, on le reste. Mais s’il faut bien admettre que les trajets en métro sont une véritable torture pour les 5 sens en cette période de chaleur, quel plaisir pourtant de retrouver une telle luminosité dans la ville. Je n’arrête pas de prendre des photos. De tout et n’importe quoi. Souvent j’aimerais pouvoir photographier les gens dans les rues, mais je n’ose pas leur demander.
Il y a deux jours, Patrick et moi avons déménagé la plus grosse partie de mes affaires vers Bruxelles, en camionnette. Il est arrivé quelques jours à l’avance, donc le chargement s’est fait en plusieurs fois, question d’épargner les lombaires respectives, et nous avons même eu le temps de nous divertir un peu durant les soirées. Samedi après mon travail, nous avons été manger un morceau au Baan Thaï, le buffet thaïlandais à volonté auquel je vais tout le temps, puis je lui ai fait découvrir le Tango, et le lendemain, une assiette « dégustation pour 2 » chez Marianne, une glace chez Bertillon, et nous avons terminé par une balade jusqu’au Louvres en papotant. Dernière halte gastronomique gargantuesque chez mes parents, lundi 24, à midi -ma mère nous avait préparé deux énoooormes assiettes de salade du jardin !- et nous nous mettons enfin en route pour la Belgique vers 14h00, pour pouvoir décharger mes meubles trois heures plus tard dans le garage de Patrick, aidés par Stéphane et Marc qui étaient justement dans le coin… Tout va tellement plus vite à quatre. Cela étant, avoir revendu ma machine à laver et mon lit a fortement allégé les opérations.
Petite soirée à la Mirabelle pour fêter mon retour, et nous voilà rejoints par Isabelle Renzetti qui passait par hasard y manger aussi avec un ami comédien. Histoires de cul, éclats de rires, je bois un peu trop et je me mets à tout trouver très amusant. J’ai le sourire, c’est le principal. Je ne veux plus jamais être seul.
Retour sur Paris en train. Première classe grâce à une promo. Et à côté de moi, deux asiatiques très mal élevés ( Décidement c’est une manie chez eux ? L’autre jour c’était chez Flunch, cette fois dans le Thalys ! ) sautent littéralement sur le vin rouge que leur sert le steward, avant de s’endormir et de ronfler si bruyamment que certains voyageurs se mettent à faire du bruit pour les faire taire. Ce qui m’énerve le plus dans ce monde c’est la promiscuité obligée. Je débarque à Paris avec mon petit sac à dos et je file au boulot. A peine arrivé, ma chef m’annonce qu’il y a deux erreurs de caisses qu’elle ne comprends pas. Elle me présente les feuilles de route qui datent de dix jours avant !!! Je crois rêver. Comment puis-je me souvenir d’une simple annotation « Manque 41 € » sur une enveloppe faite il y a autant de temps ? Vraiment ce manque d’organisation m’énerve. J’avais le moral depuis trois jours, et voilà que tout est de nouveau à plat. Je crois que la seule chose qui me ferait penser à autre chose, ce soir, serait de laisser s’envoler ma libido ! Je file donc me faire un sauna à 22h en sortant du boulot, juste après m’être enfilé un maxi menu Giant chez Quick pour amortir le carnet de chèques restaurant que m’offrent gentiment mes parents tous les mois.
Le Sun City est peu rempli à cette heure de la soirée. J’y croise tout de même Eytan, un gars que j’y ai connu deux mois avant. C’est marrant, il m’a dit l’autre jour que, par cette canicule, il ne comprenait pas comment on pouvait se rendre au sauna, mais pourtant il s’y trouve. Les gays, tout un concept. Faut plus chercher à comprendre… N’ayant trouvé personne à mon goût à l’étage, je vais m’allonger sur un transat. A côté de moi, il y a un garçon assez plaisant qui s’étonne que j’ose m’installer à sa droite. Je souris, on se parle, et on finit par rigoler des comportements et des stéréotypes auxquels on peut être confronté dans un endroit comme celui-ci. Direction le jaccuzzi, puis la douche où décision est prise de terminer la nuit dans ma chambre… Pierre est charmant. Il habite à Londres, travaille à Paris. Il veut bien passer la nuit avec moi mais se lèvera tôt car il doit bosser le lendemain. Je prends quelques photos de lui tout nu allongé, puis je lui demande s’il veut bien me laisser le boxer qui lui sert de sous-vêtement et que j’ai enfilé. Il accepte et repartira au petit matin sans rien sous son jeans. Sa peau est très douce et il m’enlace avec une tendresse que je n’attendais pas d’un mec rencontré au sauna. Il m’étreint fort en embrassant ma nuque et l’espace d’une seconde, j’ai envie de pleurer. Tout ça ne tient tellement à rien. Je transpire comme un bœuf dans la nuit alors que lui dort paisiblement. L’air est trop chaud. 07h00 n’ont pas encore sonnées et voilà pourtant Pierre debout et prêt à partir. Un baiser avant qu’il n’emprunte les escaliers, et je referme la porte derrière lui pour m’effondrer dans mon lit, mort de fatigue après un si mauvais sommeil.
Il y a deux jours, Patrick et moi avons déménagé la plus grosse partie de mes affaires vers Bruxelles, en camionnette. Il est arrivé quelques jours à l’avance, donc le chargement s’est fait en plusieurs fois, question d’épargner les lombaires respectives, et nous avons même eu le temps de nous divertir un peu durant les soirées. Samedi après mon travail, nous avons été manger un morceau au Baan Thaï, le buffet thaïlandais à volonté auquel je vais tout le temps, puis je lui ai fait découvrir le Tango, et le lendemain, une assiette « dégustation pour 2 » chez Marianne, une glace chez Bertillon, et nous avons terminé par une balade jusqu’au Louvres en papotant. Dernière halte gastronomique gargantuesque chez mes parents, lundi 24, à midi -ma mère nous avait préparé deux énoooormes assiettes de salade du jardin !- et nous nous mettons enfin en route pour la Belgique vers 14h00, pour pouvoir décharger mes meubles trois heures plus tard dans le garage de Patrick, aidés par Stéphane et Marc qui étaient justement dans le coin… Tout va tellement plus vite à quatre. Cela étant, avoir revendu ma machine à laver et mon lit a fortement allégé les opérations.
Petite soirée à la Mirabelle pour fêter mon retour, et nous voilà rejoints par Isabelle Renzetti qui passait par hasard y manger aussi avec un ami comédien. Histoires de cul, éclats de rires, je bois un peu trop et je me mets à tout trouver très amusant. J’ai le sourire, c’est le principal. Je ne veux plus jamais être seul.
Retour sur Paris en train. Première classe grâce à une promo. Et à côté de moi, deux asiatiques très mal élevés ( Décidement c’est une manie chez eux ? L’autre jour c’était chez Flunch, cette fois dans le Thalys ! ) sautent littéralement sur le vin rouge que leur sert le steward, avant de s’endormir et de ronfler si bruyamment que certains voyageurs se mettent à faire du bruit pour les faire taire. Ce qui m’énerve le plus dans ce monde c’est la promiscuité obligée. Je débarque à Paris avec mon petit sac à dos et je file au boulot. A peine arrivé, ma chef m’annonce qu’il y a deux erreurs de caisses qu’elle ne comprends pas. Elle me présente les feuilles de route qui datent de dix jours avant !!! Je crois rêver. Comment puis-je me souvenir d’une simple annotation « Manque 41 € » sur une enveloppe faite il y a autant de temps ? Vraiment ce manque d’organisation m’énerve. J’avais le moral depuis trois jours, et voilà que tout est de nouveau à plat. Je crois que la seule chose qui me ferait penser à autre chose, ce soir, serait de laisser s’envoler ma libido ! Je file donc me faire un sauna à 22h en sortant du boulot, juste après m’être enfilé un maxi menu Giant chez Quick pour amortir le carnet de chèques restaurant que m’offrent gentiment mes parents tous les mois.
Le Sun City est peu rempli à cette heure de la soirée. J’y croise tout de même Eytan, un gars que j’y ai connu deux mois avant. C’est marrant, il m’a dit l’autre jour que, par cette canicule, il ne comprenait pas comment on pouvait se rendre au sauna, mais pourtant il s’y trouve. Les gays, tout un concept. Faut plus chercher à comprendre… N’ayant trouvé personne à mon goût à l’étage, je vais m’allonger sur un transat. A côté de moi, il y a un garçon assez plaisant qui s’étonne que j’ose m’installer à sa droite. Je souris, on se parle, et on finit par rigoler des comportements et des stéréotypes auxquels on peut être confronté dans un endroit comme celui-ci. Direction le jaccuzzi, puis la douche où décision est prise de terminer la nuit dans ma chambre… Pierre est charmant. Il habite à Londres, travaille à Paris. Il veut bien passer la nuit avec moi mais se lèvera tôt car il doit bosser le lendemain. Je prends quelques photos de lui tout nu allongé, puis je lui demande s’il veut bien me laisser le boxer qui lui sert de sous-vêtement et que j’ai enfilé. Il accepte et repartira au petit matin sans rien sous son jeans. Sa peau est très douce et il m’enlace avec une tendresse que je n’attendais pas d’un mec rencontré au sauna. Il m’étreint fort en embrassant ma nuque et l’espace d’une seconde, j’ai envie de pleurer. Tout ça ne tient tellement à rien. Je transpire comme un bœuf dans la nuit alors que lui dort paisiblement. L’air est trop chaud. 07h00 n’ont pas encore sonnées et voilà pourtant Pierre debout et prêt à partir. Un baiser avant qu’il n’emprunte les escaliers, et je referme la porte derrière lui pour m’effondrer dans mon lit, mort de fatigue après un si mauvais sommeil.
Saturday, July 15, 2006
Et rebelotte...
Le réveil a été dur. Surtout que le bipper s’est déclenché à 08h30 parce que je voulais joindre le bureau des services BNP le plus tôt possible pour commander une nouvelle carte bancaire. Mais la fatigue a eu raison de moi et je ne me suis finalement pas décidé à me lever, préférant sombrer dans les bras de Morphée pour quelques heures de plus.
Vers midi, alors que Cédric dormait encore, une fois toutes les questions administratives relatives à mon opposition réglées, je me suis pris le temps de faire des ablutions plus longues qu’à l’ordinaire pour ne pas le réveiller en restant dans la chambre. Quel plaisir de prendre du temps pour soi. Ça faisait longtemps.
Une fois Cédric debout, j’ai allumé mon portable, et quelques minutes plus tard, je recevais un appel de Laurent, un des gars d’hier soir. « - Coucou, c’est Laurent. Ça va ? Vous n’êtes plus en train de dormir ? Je t’appelle pour vous dire qu’on fait une soirée aujourd’hui chez nous. On avait envie que vous veniez… »
Je propose à Cédric qui n’en revient pas qu’il nous rappelle. Tous les mecs qu’on a plus ou moins rencontrés depuis qu’on se fait des soirées dans le milieu gay, nous ont toujours promis de nous rappeler mais ne l’ont jamais fait. On est tous les deux très étonnés, mais ravis.
Malheureusement, Cédric part le lendemain pour Corfou avec sa mère, en vacances. Ils décollent à 07h00 du matin. Alors, il préfère éviter une nouvelle soirée trop tardive, question d’optimaliser son capital sex-appeal. Qu’importe, j’irai tout seul.
22h45.
L’endroit où habitent Laurent et Roberto est tout simplement génial. On dirait « Melrose Place » en vrai, dans Paris. C’est Roberto qui m’ouvre la porte du jardin où trônent des bambous géants. Les autres convives sont déjà assis sur des tabourets, ou en train de discuter dans la pièce principale de la résidence. En fait, Bruno, Laurent, Roberto etc., vivent dans un même lotissement de maisons et partagent l’ensemble de la surface habitable, sans pour autant empiéter les uns sur l’univers des autres, vu qu’ils ont chacun la leur.
Une première margarita en main, je suis Roberto qui me fait visiter et me présente à ses amis. Les espaces sont impressionnants. Tout est décoré avec très bon goût. Je découvre la chambre du haut, attenante à une salle de bain digne des plus beaux hôtels new-look qu’on voit dans les catalogues, puis nous descendons au sous-sol dans une pièce dont ils ont fait une nouvelle chambre car la première se trouvant directement sous une verrière, il y fait assez intenable, m’explique-t-il. On continue vers le dressing duquel il m’ouvre la porte et dans lequel je découvre une impressionnante collection de vêtements de chez Saint Laurent et surtout Vivienne Westwood. Incroyable. Des pièces uniques des années 60 et 70. Mieux que dans un rêve. Il m’explique que son meilleur ami est John… « - Tu sais ? John Galliano… » Je crois m’évanouir. Ce gars est simply too much.
Une fois remontés, nous passons à table. Poulet et pommes de terres au four sont présentés sur la table, tout ce petit monde se pressant de trouver un endroit où s’asseoir pour manger. A peine assis, je reçois la visite de Max, l’un des deux teckels qui partagent la maison. Max est tout noir, et il a visiblement très envie de sauter sur mes genoux. Je pense qu’il a surtout envie de ce qui se trouve dans mon assiette, alors je lui fais un petit non de la tête, mais Roberto m’explique que ce chien ne s’approche jamais des gens qui ne lui sont pas sympathique. Je suis flatté, mais Max ne montera tant que je n’ai pas fini !
Un peu plus tard dans la soirée, Roberto me demande de descendre avec lui au sous-sol. Ils ont envie, un ami et lui, de faire un numéro dansé sur une chanson dont je connaîtrais les paroles. Roberto veut que je fasse Dalida, mais je ne suis pas très enclin à me déguiser en femme aujourd’hui, qui plus est devant une dizaine de personnes que je ne connais pas encore suffisamment. Décision est donc prise de faire « Outside » de George Michael… Il faut bien sûr se costumer. Un perfecto sur mes épaules et des lunettes noires, Roberto et son pote optent pour des perruques longues, question de faire mes girls ! Et là, je vis le moment le plus bizarre de ma petite existence. Je remonte les escaliers et j’entre au milieu de la foule qui hurle et applaudit, mes deux acolytes se prosternant à mes pieds et se roulant au sol ! J’ai du mal à garder mon sérieux, et en oublie même les paroles de mon playback. Visiblement, ce genre de moments délirants fait partie courante de l’existence de cette bande de joyeux lurons, et j’avoue que cela finit par beaucoup m’amuser. Ma troisième margarita y serait-elle pour quelque chose ? Mais du fun, je vais en avoir encore bien davantage…
La sélection musicale d’une des amies de Roberto étant particulièrement kitsch, la chanson « Babuschka » démarre soudain à tue-tête dans les haut-parleurs, et je vois Laurent filer dans la cuisine pour en revenir deux secondes plus tard avec une assiette dans chaque main. « - Oh non ! me dit Bruno, il va encore casser des assiettes ! ». Je pense avoir mal entendu, mais Lauent frappe les deux assiettes l’une contre l’autre avec bonheur. Une fois en haut, une fois en bas, pour enfin les laisser tomber au sol avec délice. Tout le monde est mort de rire, lui en premier, comme un gamin de quatre ans. J’ai chaud. Je m’assieds dans l’un des fauteuils design du salon, lorsque Max refait son apparition. Cette fois, je le laisse monter sur mes cuisses, et comble de l’improbable, moi qui ne suis pas du tout fan des chiens, je le trouve presque aussi sympathique que mon chat. Max est fier comme Artaban, et Roberto me fait de grands sourires. La nuit est déjà bien avancée lorsque Roberto nous fait un autre numéro déjanté avec Bruno. Cette fois c’est « Diamonds are a girl’s best friends ». Applaudissements bien sûr, et rires.
Je promets à Roberto qu’un jour je lui ferai mon numéro de Cher en chaise roulante, ce qui l’amuse terriblement. « - Dommage que Sofia ne soit pas là ! Elle adorerait ! ». Sophia ? « … Copolla ! Chaque fois qu’elle passe sur Paris elle vient me faire un coucou… » Je n’en reviens pas. « Dis-moi Roberto, je peux te demander ce que tu fais dans la vie ? » « Actually, I’m the director of a model agency »… Tout s’éclaire un peu. Roberto est un grand enfant, et ce n’est que plaisir de le voir rigoler. Il vient constamment me demander si ça va, si je n’ai pas l’impression qu’on se paie ma tête, parce que ce n’est pas du tout le cas. “Just be who you are, that’s the way you’re the best”.
Trois heures sonnent, et je me mets en route. Roberto m’accompagne, profitant de mon départ pour faire promener les chiens et m’indiquer un taxi. Je suis heureux. Quelqu’un m’apprécie pour ce que je suis, et je ne me sens pas obligé de justifier mon existence… Avant de grimper dans le taxi qui me ramène chez moi, Roberto me dis qu’il nous invite volontiers Cédric et moi, dans leur maison de vacance en Italie. « - Dis-moi juste combien coûtent les billets d’avions, et on se charge du reste… » Je n’en crois pas mes oreilles. « - Tu sais, quand vous aurez l’argent vous aurez l’argent. Pour le moment, il faut qu’on vous aide. Vous êtes jeunes… ».
J’arrive chez moi vingt minutes plus tard et je m’endors facilement… Mais alors facilement…
Vers midi, alors que Cédric dormait encore, une fois toutes les questions administratives relatives à mon opposition réglées, je me suis pris le temps de faire des ablutions plus longues qu’à l’ordinaire pour ne pas le réveiller en restant dans la chambre. Quel plaisir de prendre du temps pour soi. Ça faisait longtemps.
Une fois Cédric debout, j’ai allumé mon portable, et quelques minutes plus tard, je recevais un appel de Laurent, un des gars d’hier soir. « - Coucou, c’est Laurent. Ça va ? Vous n’êtes plus en train de dormir ? Je t’appelle pour vous dire qu’on fait une soirée aujourd’hui chez nous. On avait envie que vous veniez… »
Je propose à Cédric qui n’en revient pas qu’il nous rappelle. Tous les mecs qu’on a plus ou moins rencontrés depuis qu’on se fait des soirées dans le milieu gay, nous ont toujours promis de nous rappeler mais ne l’ont jamais fait. On est tous les deux très étonnés, mais ravis.
Malheureusement, Cédric part le lendemain pour Corfou avec sa mère, en vacances. Ils décollent à 07h00 du matin. Alors, il préfère éviter une nouvelle soirée trop tardive, question d’optimaliser son capital sex-appeal. Qu’importe, j’irai tout seul.
22h45.
L’endroit où habitent Laurent et Roberto est tout simplement génial. On dirait « Melrose Place » en vrai, dans Paris. C’est Roberto qui m’ouvre la porte du jardin où trônent des bambous géants. Les autres convives sont déjà assis sur des tabourets, ou en train de discuter dans la pièce principale de la résidence. En fait, Bruno, Laurent, Roberto etc., vivent dans un même lotissement de maisons et partagent l’ensemble de la surface habitable, sans pour autant empiéter les uns sur l’univers des autres, vu qu’ils ont chacun la leur.
Une première margarita en main, je suis Roberto qui me fait visiter et me présente à ses amis. Les espaces sont impressionnants. Tout est décoré avec très bon goût. Je découvre la chambre du haut, attenante à une salle de bain digne des plus beaux hôtels new-look qu’on voit dans les catalogues, puis nous descendons au sous-sol dans une pièce dont ils ont fait une nouvelle chambre car la première se trouvant directement sous une verrière, il y fait assez intenable, m’explique-t-il. On continue vers le dressing duquel il m’ouvre la porte et dans lequel je découvre une impressionnante collection de vêtements de chez Saint Laurent et surtout Vivienne Westwood. Incroyable. Des pièces uniques des années 60 et 70. Mieux que dans un rêve. Il m’explique que son meilleur ami est John… « - Tu sais ? John Galliano… » Je crois m’évanouir. Ce gars est simply too much.
Une fois remontés, nous passons à table. Poulet et pommes de terres au four sont présentés sur la table, tout ce petit monde se pressant de trouver un endroit où s’asseoir pour manger. A peine assis, je reçois la visite de Max, l’un des deux teckels qui partagent la maison. Max est tout noir, et il a visiblement très envie de sauter sur mes genoux. Je pense qu’il a surtout envie de ce qui se trouve dans mon assiette, alors je lui fais un petit non de la tête, mais Roberto m’explique que ce chien ne s’approche jamais des gens qui ne lui sont pas sympathique. Je suis flatté, mais Max ne montera tant que je n’ai pas fini !
Un peu plus tard dans la soirée, Roberto me demande de descendre avec lui au sous-sol. Ils ont envie, un ami et lui, de faire un numéro dansé sur une chanson dont je connaîtrais les paroles. Roberto veut que je fasse Dalida, mais je ne suis pas très enclin à me déguiser en femme aujourd’hui, qui plus est devant une dizaine de personnes que je ne connais pas encore suffisamment. Décision est donc prise de faire « Outside » de George Michael… Il faut bien sûr se costumer. Un perfecto sur mes épaules et des lunettes noires, Roberto et son pote optent pour des perruques longues, question de faire mes girls ! Et là, je vis le moment le plus bizarre de ma petite existence. Je remonte les escaliers et j’entre au milieu de la foule qui hurle et applaudit, mes deux acolytes se prosternant à mes pieds et se roulant au sol ! J’ai du mal à garder mon sérieux, et en oublie même les paroles de mon playback. Visiblement, ce genre de moments délirants fait partie courante de l’existence de cette bande de joyeux lurons, et j’avoue que cela finit par beaucoup m’amuser. Ma troisième margarita y serait-elle pour quelque chose ? Mais du fun, je vais en avoir encore bien davantage…
La sélection musicale d’une des amies de Roberto étant particulièrement kitsch, la chanson « Babuschka » démarre soudain à tue-tête dans les haut-parleurs, et je vois Laurent filer dans la cuisine pour en revenir deux secondes plus tard avec une assiette dans chaque main. « - Oh non ! me dit Bruno, il va encore casser des assiettes ! ». Je pense avoir mal entendu, mais Lauent frappe les deux assiettes l’une contre l’autre avec bonheur. Une fois en haut, une fois en bas, pour enfin les laisser tomber au sol avec délice. Tout le monde est mort de rire, lui en premier, comme un gamin de quatre ans. J’ai chaud. Je m’assieds dans l’un des fauteuils design du salon, lorsque Max refait son apparition. Cette fois, je le laisse monter sur mes cuisses, et comble de l’improbable, moi qui ne suis pas du tout fan des chiens, je le trouve presque aussi sympathique que mon chat. Max est fier comme Artaban, et Roberto me fait de grands sourires. La nuit est déjà bien avancée lorsque Roberto nous fait un autre numéro déjanté avec Bruno. Cette fois c’est « Diamonds are a girl’s best friends ». Applaudissements bien sûr, et rires.
Je promets à Roberto qu’un jour je lui ferai mon numéro de Cher en chaise roulante, ce qui l’amuse terriblement. « - Dommage que Sofia ne soit pas là ! Elle adorerait ! ». Sophia ? « … Copolla ! Chaque fois qu’elle passe sur Paris elle vient me faire un coucou… » Je n’en reviens pas. « Dis-moi Roberto, je peux te demander ce que tu fais dans la vie ? » « Actually, I’m the director of a model agency »… Tout s’éclaire un peu. Roberto est un grand enfant, et ce n’est que plaisir de le voir rigoler. Il vient constamment me demander si ça va, si je n’ai pas l’impression qu’on se paie ma tête, parce que ce n’est pas du tout le cas. “Just be who you are, that’s the way you’re the best”.
Trois heures sonnent, et je me mets en route. Roberto m’accompagne, profitant de mon départ pour faire promener les chiens et m’indiquer un taxi. Je suis heureux. Quelqu’un m’apprécie pour ce que je suis, et je ne me sens pas obligé de justifier mon existence… Avant de grimper dans le taxi qui me ramène chez moi, Roberto me dis qu’il nous invite volontiers Cédric et moi, dans leur maison de vacance en Italie. « - Dis-moi juste combien coûtent les billets d’avions, et on se charge du reste… » Je n’en crois pas mes oreilles. « - Tu sais, quand vous aurez l’argent vous aurez l’argent. Pour le moment, il faut qu’on vous aide. Vous êtes jeunes… ».
J’arrive chez moi vingt minutes plus tard et je m’endors facilement… Mais alors facilement…
Bruno, Laurent, Roberto et tous les autres...
Qui aurait pu prédire que la dernière soirée au TANGO avec Cédric avant mon départ serait celle de toutes les possibilités en matière de rencontre ? Certainement ni lui ni moi…
Il est des choses qui ne s’expliquent pas, et ce doit être ça qu’on appelle le bonheur.
Il était temps que je me fasse couper les cheveux. Ça y est, c’est fait !
Non sans mal, parce que j’avais oublié qu’en France, le 14 juillet tout est fermé et que du coup le seul salon que je sois arrivé à trouver c’est le TONI & GUY de la rue Tiquetonne après deux heures de marche… Mais bon ça y est, j’ai évité l’ulcère, je suis beau comme un acteur X dans ma salopette Fabien Nobile et tous les garçons du Marais se retournent sur mon passage ! Alors vive l’été qui est enfin là !
Cédric, qui devait venir me chercher au théâtre à 22h pour que nous filions nous préparer chez moi comme à l’ordinaire, m’appelle vers 21h30 pour me demander si ça ne me dérange pas qu’il me rejoigne directement chez moi, parce qu’apparemment il a une idée de cadeau pour moi qui risque de le mettre en retard au rendez-vous initialement prévu… Pas de souci, on se retrouvera donc une petite heure plus tard à l’appartement.
Sur le quai du métro, nouvel appel : « - Dis-moi… Plutôt Formidable ou Féerie ? » et le voilà qui raccroche aussitôt ma réponse donnée. Je commence à avoir ma petite idée, mais je ne veux rien prévoir, car après tout, qui sait ? Il va peut être simplement m’offrir une carte postale pour déconner ?
Trois odeurs de transpiration et deux d’enfant sale plus loin, j’arrive à mon appart, et alors que je suis en train de manger mon bloc de poisson pané avec une portion de blé complet que j’ai stupidement fait valdinguer dans l’eau de vaisselle avant de me la servir, on sonne à la porte. Cédric débarque, hystérique, avec deux sacs d’achats du Moulin Rouge. Ce garçon est fou, mais c’est un plaisir… « -Tiens, celui là est pour toi ! » J’ouvre mon paquet et y découvre le cd de la bande originale de la nouvelle revue ! Ça y est, je suis hystérique à mon tour ! « - Et je t’ai acheté le stylo pour qu’on l’aie tous les deux mais surtout parce que je voulais avoir un sac avec marqué Moulin Rouge moi aussi ! » Trois embrassades, et le cd tourne déjà dans la chaîne hifi ! Nous mimons les Doris Girls sur leur grand escalier. Débiles, nous ? Que penser alors des petits maillots en skaï vert et bleu électrique que nous nous sommes payés en solde, il y a une semaine chez IEM ?
Dernière retouche gloss pour Cédric, un peu de gomme sèche dans mes cheveux et nous voilà en route pour retrouver Jennifer que j’ai croisée dans la journée et qui nous accompagne à ce fameux bal « Francofollies » du Tango. ( Une soirée avec que de la chanson française ! Que demande le peuple ? )
Cependant, ça démarre mal !
Il n’y a personne. A part deux couples ringards qui valsent sur le parquet de danse au son de l’accordéon. Cédric me montre sur le programme qu’une soirée spéciale a eu lieu la veille. Y aurait-il moins de monde à cause de cela ? Nous verrons bien. A 01h00, si ça n’a pas changé, on s’en va… On discute de conneries avec Jennifer et on est en train de faire les imbéciles avec nos panachés, lorsqu’un groupe de mecs entre trente cinq et quarante cinq ans débarque à la table toute proche de la nôtre. L’un d’eux est visiblement atterré par la sélection musicale, alors qu’un autre adore le glam-kitsch des faces B des disques qui passent ! De notre côté nous ânonnons les morceaux avec bonheur. Au son du Madison, Jennifer se lève pour aller danser en compagnie des autres amateurs. Elle est très douée ! On dirait presque que c’est elle qui mène la danse. Cédric et moi sommes morts de rire, et on applaudit comme des sots, ce qui ne manque pas d’attirer l’attention de l’homme qui adore l’endroit. Puis soudain, la sélection musicale vire au « French Disco », alors Cédric et moi ne tenant plus, commençons à hurler les paroles que nous connaissons. “-Look, dear ! They know the lyrics. They’re so young but they know the lyrics of these old songs ! Comment vous connaissez ces chansons ?” Premier contact établi !
Ils sont tous très amusants et après leur avoir expliqué que mon premier 33 tours était un album de Sheila, notre adoption est signée. L’un d’eux me dit « On doit s’échanger les numéros de téléphone pour se revoir ! » Mais sur le moment, je ne sais pas trop… « -Well, who knows ? Maybe later… » dis-je, un peu embarrassé avant d’aller rejoindre Cédric qui danse sur « Poupée de cire, poupée de son » comme un dingue. Nous voilà reines du dance-floor en trois secondes. Les gens s’écartent pour nous laisser chorégraphier au mieux notre performance. Je m’éclate comme un fou !
La soirée qui avait bizarrement commencée est en train de prendre un tournant magique. Ça faisait des lustres que je ne m’étais pas autant amusé. Et surtout c’est la première fois que nous rencontrons vraiment des gens sympas ! Cédric est déchaîné, moi aussi et Jennifer semble ravie. Il fait chaud, nous avons soif, mais fauchés comme des étudiants, nous n’avons plus un sou… Alors en rigolant, Cédric crie « Qui nous paye un verre ? » et deux minutes après, trois boissons sont posées devant nous. J’hallucine. En plus d’avoir le sens de l’humour, ces mecs sont trop choux !
On danse, on se raconte un peu les uns aux autres, on re-danse, et on se re-raconte. Puis quand l’heure de filer à l’INSOLITE -sur propositon de Roberto- arrive, je me rends compte que j’ai perdu ma carte bleue. Aïe ! Il est trois heures du matin, je retourne vite faire un check-up dans la boîte... Rien. Nous voilà donc devant le guichet automatique pour que je fasse opposition. Mais je ne veux pas laisser ce détail entacher notre folle nuit ! En voiture, Simone ! Après avoir embrassé Jennifer qui nous quitte, nous entrons à quatre dans un taxi en direction de l’INSOLITE !
Le petit escalier de ce vieux disco-bar me fait penser à l’entrée du Stonewall Inn de New York, tel que le présente Nigel Finch dans son film du même nom. L’ambiance est à la fête et nous découvrons un antre de folie en arrivant en bas. Roberto me paie un gin-tonique ( Plus gin que tonic d’ailleurs ! ) et il me raconte plein de choses amusantes sur sa relation de couple avec Laurent qui est parmi nous… La musique va un peu fort, on transpire, mais rien ne pourrait arrêter mon plaisir en ce moment.
Je me retourne, et me rends compte que le garçon qui s’occupe du vestiaire est le vendeur de la boutique Fabien Nobile dans laquelle j’ai acheté la salopette que je porte, une semaine plus tôt. Le monde est petit ! Dernières histoires et nous voilà en train d’échanger nos numéros de téléphone avant de partir… Ce qui est certain c’est que nous allons bien, très bien dormir.
PS : Et que penser de Piero, le bel italien faisant partie du groupe, qui deux secondes après m’avoir vu, m’as dit « - Tu es belge, comédien, et tu as une sœur ! » ? Rien… si ce n’est qu’arriver à l’embrasser juste avant de partir n’aura pas été facile mais délicieux.
Il est des choses qui ne s’expliquent pas, et ce doit être ça qu’on appelle le bonheur.
Il était temps que je me fasse couper les cheveux. Ça y est, c’est fait !
Non sans mal, parce que j’avais oublié qu’en France, le 14 juillet tout est fermé et que du coup le seul salon que je sois arrivé à trouver c’est le TONI & GUY de la rue Tiquetonne après deux heures de marche… Mais bon ça y est, j’ai évité l’ulcère, je suis beau comme un acteur X dans ma salopette Fabien Nobile et tous les garçons du Marais se retournent sur mon passage ! Alors vive l’été qui est enfin là !
Cédric, qui devait venir me chercher au théâtre à 22h pour que nous filions nous préparer chez moi comme à l’ordinaire, m’appelle vers 21h30 pour me demander si ça ne me dérange pas qu’il me rejoigne directement chez moi, parce qu’apparemment il a une idée de cadeau pour moi qui risque de le mettre en retard au rendez-vous initialement prévu… Pas de souci, on se retrouvera donc une petite heure plus tard à l’appartement.
Sur le quai du métro, nouvel appel : « - Dis-moi… Plutôt Formidable ou Féerie ? » et le voilà qui raccroche aussitôt ma réponse donnée. Je commence à avoir ma petite idée, mais je ne veux rien prévoir, car après tout, qui sait ? Il va peut être simplement m’offrir une carte postale pour déconner ?
Trois odeurs de transpiration et deux d’enfant sale plus loin, j’arrive à mon appart, et alors que je suis en train de manger mon bloc de poisson pané avec une portion de blé complet que j’ai stupidement fait valdinguer dans l’eau de vaisselle avant de me la servir, on sonne à la porte. Cédric débarque, hystérique, avec deux sacs d’achats du Moulin Rouge. Ce garçon est fou, mais c’est un plaisir… « -Tiens, celui là est pour toi ! » J’ouvre mon paquet et y découvre le cd de la bande originale de la nouvelle revue ! Ça y est, je suis hystérique à mon tour ! « - Et je t’ai acheté le stylo pour qu’on l’aie tous les deux mais surtout parce que je voulais avoir un sac avec marqué Moulin Rouge moi aussi ! » Trois embrassades, et le cd tourne déjà dans la chaîne hifi ! Nous mimons les Doris Girls sur leur grand escalier. Débiles, nous ? Que penser alors des petits maillots en skaï vert et bleu électrique que nous nous sommes payés en solde, il y a une semaine chez IEM ?
Dernière retouche gloss pour Cédric, un peu de gomme sèche dans mes cheveux et nous voilà en route pour retrouver Jennifer que j’ai croisée dans la journée et qui nous accompagne à ce fameux bal « Francofollies » du Tango. ( Une soirée avec que de la chanson française ! Que demande le peuple ? )
Cependant, ça démarre mal !
Il n’y a personne. A part deux couples ringards qui valsent sur le parquet de danse au son de l’accordéon. Cédric me montre sur le programme qu’une soirée spéciale a eu lieu la veille. Y aurait-il moins de monde à cause de cela ? Nous verrons bien. A 01h00, si ça n’a pas changé, on s’en va… On discute de conneries avec Jennifer et on est en train de faire les imbéciles avec nos panachés, lorsqu’un groupe de mecs entre trente cinq et quarante cinq ans débarque à la table toute proche de la nôtre. L’un d’eux est visiblement atterré par la sélection musicale, alors qu’un autre adore le glam-kitsch des faces B des disques qui passent ! De notre côté nous ânonnons les morceaux avec bonheur. Au son du Madison, Jennifer se lève pour aller danser en compagnie des autres amateurs. Elle est très douée ! On dirait presque que c’est elle qui mène la danse. Cédric et moi sommes morts de rire, et on applaudit comme des sots, ce qui ne manque pas d’attirer l’attention de l’homme qui adore l’endroit. Puis soudain, la sélection musicale vire au « French Disco », alors Cédric et moi ne tenant plus, commençons à hurler les paroles que nous connaissons. “-Look, dear ! They know the lyrics. They’re so young but they know the lyrics of these old songs ! Comment vous connaissez ces chansons ?” Premier contact établi !
Ils sont tous très amusants et après leur avoir expliqué que mon premier 33 tours était un album de Sheila, notre adoption est signée. L’un d’eux me dit « On doit s’échanger les numéros de téléphone pour se revoir ! » Mais sur le moment, je ne sais pas trop… « -Well, who knows ? Maybe later… » dis-je, un peu embarrassé avant d’aller rejoindre Cédric qui danse sur « Poupée de cire, poupée de son » comme un dingue. Nous voilà reines du dance-floor en trois secondes. Les gens s’écartent pour nous laisser chorégraphier au mieux notre performance. Je m’éclate comme un fou !
La soirée qui avait bizarrement commencée est en train de prendre un tournant magique. Ça faisait des lustres que je ne m’étais pas autant amusé. Et surtout c’est la première fois que nous rencontrons vraiment des gens sympas ! Cédric est déchaîné, moi aussi et Jennifer semble ravie. Il fait chaud, nous avons soif, mais fauchés comme des étudiants, nous n’avons plus un sou… Alors en rigolant, Cédric crie « Qui nous paye un verre ? » et deux minutes après, trois boissons sont posées devant nous. J’hallucine. En plus d’avoir le sens de l’humour, ces mecs sont trop choux !
On danse, on se raconte un peu les uns aux autres, on re-danse, et on se re-raconte. Puis quand l’heure de filer à l’INSOLITE -sur propositon de Roberto- arrive, je me rends compte que j’ai perdu ma carte bleue. Aïe ! Il est trois heures du matin, je retourne vite faire un check-up dans la boîte... Rien. Nous voilà donc devant le guichet automatique pour que je fasse opposition. Mais je ne veux pas laisser ce détail entacher notre folle nuit ! En voiture, Simone ! Après avoir embrassé Jennifer qui nous quitte, nous entrons à quatre dans un taxi en direction de l’INSOLITE !
Le petit escalier de ce vieux disco-bar me fait penser à l’entrée du Stonewall Inn de New York, tel que le présente Nigel Finch dans son film du même nom. L’ambiance est à la fête et nous découvrons un antre de folie en arrivant en bas. Roberto me paie un gin-tonique ( Plus gin que tonic d’ailleurs ! ) et il me raconte plein de choses amusantes sur sa relation de couple avec Laurent qui est parmi nous… La musique va un peu fort, on transpire, mais rien ne pourrait arrêter mon plaisir en ce moment.
Je me retourne, et me rends compte que le garçon qui s’occupe du vestiaire est le vendeur de la boutique Fabien Nobile dans laquelle j’ai acheté la salopette que je porte, une semaine plus tôt. Le monde est petit ! Dernières histoires et nous voilà en train d’échanger nos numéros de téléphone avant de partir… Ce qui est certain c’est que nous allons bien, très bien dormir.
PS : Et que penser de Piero, le bel italien faisant partie du groupe, qui deux secondes après m’avoir vu, m’as dit « - Tu es belge, comédien, et tu as une sœur ! » ? Rien… si ce n’est qu’arriver à l’embrasser juste avant de partir n’aura pas été facile mais délicieux.
Tuesday, July 11, 2006
Au feu !
Mais d’où me vient cette envie perpétuelle de sexe, nom d’une pipe ? ( C’est le cas de le dire ) Voilà plus d’un mois que pas une journée ne se passe sans que le loup qui sommeille dans mes veines ne soit sur le qui-vive. J’ai envie de sexe tout le temps et partout… Un véritable obsédé ! Tout est prétexte à déviation sexuelle. Un regard un peu insistant dans la rue, et je m’imagine en pleins ébats quelques instants plus tard, avec le garçon en question. Chose qui n’arrive pas bien entendu, parce que pour ça le Marais est la zone la plus frustrante de Paris ! Tout le monde se mate, mais les mecs sont tellement prétentieux et ont tellement peur de rater quelque chose de mieux un peu plus loin, que personne ne fait jamais rien au final. Les hommes baissent les yeux quand on leur sourit et le contact physique est carrément banni. Internet a vraiment fait des petits miracles au niveau de la communication entre les êtres humains… L’autre jour, j’ai glissé un ticket de paiement Starbucks avec « Vous êtes sublime » et mon numéro de téléphone écrits au verso, dans la poche arrière du jeans d’un garçon que j’avais observé en buvant mon Frappucinno dominical avec Cédric. Pas de réponse ! Pas même un sms pour me dire que j’étais un pauvre connard.
Idem deux jours plus tard avec un spectateur qui était arrivé en retard au théâtre. Lorsqu’il avait voulu entrer dans la salle je lui avais demandé si son téléphone portable était bien éteint, sans quoi je serais obligé de le fesser, sur quoi il m’avait glissé à l’oreille « Avec plaisir » tout bas avant d’aller s’asseoir. Avant la fin de la représentation, je lui avais rédigé une missive que j’avais mise sous enveloppe, dans laquelle je lui disais que j’étais très sérieux concernant les fessées et que si l’une de ses soirées de juillet se libérait, il ne devait pas hésiter à m’appeler au numéro que je lui avais laissé. Jamais de nouvelles non plus… Alors je me dis que je dois passer pour le demeuré de service à oser comme cela entrer vraiment en contact avec les gens ! Toujours est-il que du coup, côté cul ça n’avance pas des masses. Et je commence un peu à en avoir marre de farcir les Falcon en boucle.
Idem deux jours plus tard avec un spectateur qui était arrivé en retard au théâtre. Lorsqu’il avait voulu entrer dans la salle je lui avais demandé si son téléphone portable était bien éteint, sans quoi je serais obligé de le fesser, sur quoi il m’avait glissé à l’oreille « Avec plaisir » tout bas avant d’aller s’asseoir. Avant la fin de la représentation, je lui avais rédigé une missive que j’avais mise sous enveloppe, dans laquelle je lui disais que j’étais très sérieux concernant les fessées et que si l’une de ses soirées de juillet se libérait, il ne devait pas hésiter à m’appeler au numéro que je lui avais laissé. Jamais de nouvelles non plus… Alors je me dis que je dois passer pour le demeuré de service à oser comme cela entrer vraiment en contact avec les gens ! Toujours est-il que du coup, côté cul ça n’avance pas des masses. Et je commence un peu à en avoir marre de farcir les Falcon en boucle.
Sunday, July 02, 2006
Noyé dans la connerie
Rien ne nous réuni autant que le foot ! Tu parles…
Rien ne nous réuni autant que la connerie, oui !
Et quand en plus le phénomène frappe dans la capitale, on a de quoi atteindre des sommets. La France a joué, la France a gagné et la terre a tremblé, alors que l’équipe nationale n’est qualifiée que pour la demi-finale. Je suis atterré par le comportement festif démesuré du supporter lamda ! Dire qu’on va se coltiner ça jusqu’à ce que les bleus se fassent éliminer. Vivement que ce soit fait !
Parce que si ils ne sentent déjà plus pisser maintenant… Qu’est-ce que ce sera s’ils gagnent la coupe du monde ?
Le football brasse, en temps normal, une certaine catégorie de gens, on le savait, mais à la veille des qualifications importantes, ce sport fait sortir tout ce qu’on a de plus populaire ( dans le plus mauvais sens du terme ) sur les trottoirs et la bière coule à grands flots dans la gorge déployée des vrais hommes… Un vrai scénario de Falcon. A la différence près que dans un Falcon, le football ne serait que le prétexte à une bonne partie de fers en l’air !
Cédric était venu me rejoindre à la sortie de mon travail, comme à l’accoutumée, pour que nous allions manger un bout dans le centre-ville, avant de sortir nous amuser… Mais c’était sans compter sur l’affluence ! Des centaines de personnes observaient la retransmission du match France-Brésil sur les écrans télévisés accrochés aux murs des bistrots. On avait du mal à passer dans les rues, tant la foule était compacte. Terrifiant.
Arrivés au Daily Monop’ -le magasin de prêt-à-manger où, bien entendu, la musique avait été remplacée par les commentaires des journalistes sportifs- nous prenons une pause alimentaire, assis sur les sympathiques tabourets recouverts de gazon synthétique, lorsque qu’un jeune homme de couleur, assis derrière nous et sous l’emprise de l’alcool, nous interpelle agressivement. « - Wouaiiiii ! » Pas de réaction. Cédric et moi, nous contentons d’ignorer en continuant d’avaler nos taboulés respectifs. Mais soudain, quelque chose heurte la visière de ma casquette. Le mec vient de me jeter un morceau de pizza au visage. Toujours pas de réaction. Si nous mangeons calmement, sans le considérer, il va se désintéresser puis partir, c’est sûr. Malheureusement, il se lève et s’approche. « - Bon appétit, les gars. »
Je regarde Cédric qui est de plus en plus mal à l’aise. « - Bandes d’enculés, va ! » et le mec nous tape ses mains dans le dos avant de s’en aller plus loin.
Et voilà. Il me semblait bien que l’injure tardait à venir. Et bien entendu, pas une once de réaction de la part du vigile responsable de la sécurité de l’établissement, car visiblement c’est un ami. Cédric me demande poliment si on peut partir. Ce à quoi je rétorque que je commence à en avoir marre de devoir constamment avoir honte de ce que je suis pour être toléré dans la société. Mais nous partons tout de même, car Cédric s’est fait agresser par un homme noir quelques temps auparavant, et il n’est pas encore remis psychologiquement.
Juste une injure… Comme ça. Pour le fun. On ne met pas quelqu’un en prison pour cela, donc pourquoi s’en priver ? Personne n’aurait rien vu de toute manière. Les employés du magasin auraient certainement été en train de regarder ailleurs, ou d’écouter les commentaires radios…
Et je vous passerai les détails du type qui nous a lancé « - Alors ? On est tout tristes parce qu’on est tous seuls ce soir, les minous ? » alors que nous essayions de passer dans la masse de gens agglutinée sur l’un des trottoirs du Marais… Un comble : Se faire insulter dans le lieu même où l’on croit pouvoir se sentir en sécurité.
J’ai vraiment des envies de tuer, certaines fois. Et le pire, c’est que ce ne serait que par plaisir !
Vive le patinage artistique, bande de dégénérés…
Rien ne nous réuni autant que la connerie, oui !
Et quand en plus le phénomène frappe dans la capitale, on a de quoi atteindre des sommets. La France a joué, la France a gagné et la terre a tremblé, alors que l’équipe nationale n’est qualifiée que pour la demi-finale. Je suis atterré par le comportement festif démesuré du supporter lamda ! Dire qu’on va se coltiner ça jusqu’à ce que les bleus se fassent éliminer. Vivement que ce soit fait !
Parce que si ils ne sentent déjà plus pisser maintenant… Qu’est-ce que ce sera s’ils gagnent la coupe du monde ?
Le football brasse, en temps normal, une certaine catégorie de gens, on le savait, mais à la veille des qualifications importantes, ce sport fait sortir tout ce qu’on a de plus populaire ( dans le plus mauvais sens du terme ) sur les trottoirs et la bière coule à grands flots dans la gorge déployée des vrais hommes… Un vrai scénario de Falcon. A la différence près que dans un Falcon, le football ne serait que le prétexte à une bonne partie de fers en l’air !
Cédric était venu me rejoindre à la sortie de mon travail, comme à l’accoutumée, pour que nous allions manger un bout dans le centre-ville, avant de sortir nous amuser… Mais c’était sans compter sur l’affluence ! Des centaines de personnes observaient la retransmission du match France-Brésil sur les écrans télévisés accrochés aux murs des bistrots. On avait du mal à passer dans les rues, tant la foule était compacte. Terrifiant.
Arrivés au Daily Monop’ -le magasin de prêt-à-manger où, bien entendu, la musique avait été remplacée par les commentaires des journalistes sportifs- nous prenons une pause alimentaire, assis sur les sympathiques tabourets recouverts de gazon synthétique, lorsque qu’un jeune homme de couleur, assis derrière nous et sous l’emprise de l’alcool, nous interpelle agressivement. « - Wouaiiiii ! » Pas de réaction. Cédric et moi, nous contentons d’ignorer en continuant d’avaler nos taboulés respectifs. Mais soudain, quelque chose heurte la visière de ma casquette. Le mec vient de me jeter un morceau de pizza au visage. Toujours pas de réaction. Si nous mangeons calmement, sans le considérer, il va se désintéresser puis partir, c’est sûr. Malheureusement, il se lève et s’approche. « - Bon appétit, les gars. »
Je regarde Cédric qui est de plus en plus mal à l’aise. « - Bandes d’enculés, va ! » et le mec nous tape ses mains dans le dos avant de s’en aller plus loin.
Et voilà. Il me semblait bien que l’injure tardait à venir. Et bien entendu, pas une once de réaction de la part du vigile responsable de la sécurité de l’établissement, car visiblement c’est un ami. Cédric me demande poliment si on peut partir. Ce à quoi je rétorque que je commence à en avoir marre de devoir constamment avoir honte de ce que je suis pour être toléré dans la société. Mais nous partons tout de même, car Cédric s’est fait agresser par un homme noir quelques temps auparavant, et il n’est pas encore remis psychologiquement.
Juste une injure… Comme ça. Pour le fun. On ne met pas quelqu’un en prison pour cela, donc pourquoi s’en priver ? Personne n’aurait rien vu de toute manière. Les employés du magasin auraient certainement été en train de regarder ailleurs, ou d’écouter les commentaires radios…
Et je vous passerai les détails du type qui nous a lancé « - Alors ? On est tout tristes parce qu’on est tous seuls ce soir, les minous ? » alors que nous essayions de passer dans la masse de gens agglutinée sur l’un des trottoirs du Marais… Un comble : Se faire insulter dans le lieu même où l’on croit pouvoir se sentir en sécurité.
J’ai vraiment des envies de tuer, certaines fois. Et le pire, c’est que ce ne serait que par plaisir !
Vive le patinage artistique, bande de dégénérés…
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